LETTRES AUX RAÉLIENS

Trois lettres, minimalement, étaient prévues s’adresser aux simples raéliens 1. Dans ce nouveau chapitre, des faits précis seront rappelés aux Raéliens qui, en général, ont tendance à ne pas vouloir voir la vérité en face, sauf la fausse vérité de leur chef.

Une quatrième lettre qu’on trouvera ici, donnera à mes anciens coreligionnaires la preuve que Raël a menti pour se faire passer pour un messie.

Voici la 3ème lettre [La 2ième et la première lettre suivent dans l’ordre]

À mes anciens coreligionnaires

CLONAGE ET VIE ETERNELLE

UN GUIDE COMPLAISAMMENT MANIPULÉ

Le prétendu prophète Raël s’est attribué le droit de faire évoluer sa révélation inventée : grâce aux talents particuliers de ceux qui ont adhéré, grâce aux avancées de la science (eh oui!) et grâce au contenu des medias qu’il utilise dans la controverse. C’est par cette évolution assumée qu’il souhaitait s’enrichir à grande vitesse: il n’aura eu qu’à faire preuve d’un discret opportunisme. Et peu importe ce à quoi il s’accrocherait, il se devrait de toujours rester crédible aux yeux de ses fidèles. Cette question d’une évolution de sa révélation s’est posée plus que jamais - et fondamentalement - à l’occasion du prétendu clonage du bébé Ève.

 

Le message initial prétendument reçu par Claude Vorilhon affirmaitait que les Elohim recevaient des informations par télépathie, i.e. par un déplacement d’ondes qui se dégageaient du futur raélien au moment de la transmission de son plan cellulaire qui le faisait devenir Raëlien. Comprendre : lors du baptême raëlien. Cela fait invariablement partie du credo raëlien. Il faudrait être malhonnête pour le nier.

 

Pourtant….

 

Quand j’ai décidé de sortir du mouvement en 2005, après 19 ans à ressasser le credo raëlien, Vorilhon-Raël disait confortablement, dans le sillon du prétendu clonage d’un premier enfant (sans preuve, après 12 ans), que la vie éternelle était possible grâce au clonage que l’on pouvait maintenant réussir. Il disait même sans sourciller que les raéliens de moins de 40 ans vivraient éternellement. Or l’on sait maintenant que la vie éternelle raëlienne est aussi mystérieuse que celle des Chrétiens. Beau résultat de la part d’une religion qui devait impérativement tout démystifier.

 

Deux explications qui s’excluent

 

Depuis ce prétendu clonage, comme elles existent maintenant dans le credo raëlien, deux approches totalement différentes - recréation par les Élohim (au début) et clonage (finalement) – existent en  paraissant nettement s’exclure si on les considère bien, l’une étant de l’ordre de la croyance et l’autre, de la science ; il aurait dû s’imposer que ces deux potentialités soient bien évaluées, d’autant plus que la croyance était sensée ne pas avoir cours dans la révélation du prétendu prophète. Moi, j’étais arrivé à penser que ces deux thèses s’opposaient plutôt que d’être complémentaires et que Claude-Vorilhon se contredisait radicalement.

 

Plus. Il a même utilisé un de ses guides charismatiques du Québec, Michel C, le frère de l’autre, pour mieux faire passer son changement de paradigme interne. « Pour les Raéliens, la vie éternelle passe par le clonage », avait dit Michel Chabot au Journal de Montréal du 5 avril 1999, p.51. Cette déclaration cristallisait le changement d’approche.

 

À vrai dire - et partons du début - c’est la naissance de la brebis Dolly qui a incité à, et facilité l’avènement de ce changement. Vorilhon a alors circonstanciellement entrevu le chemin par lequel il allait s’enrichir. Il lui restait alors à faire croire à une nouvelle explication scientifique tout en laissant croire qu’elle équivalait à la première approche qui, elle, paraissait dorénavant relever de la magie.

 

C’est à ce moment qu’ont commencé à s’éloigner presqu’imperceptiblement les lignes stratégiques qui se superposaient (la sienne et celle de son mouvement), ce qui explique honteusement tous ses mensonges de l’après-clonage, ce qui fonde ma théorie des deux agendas. Après ce fait marquant, historiquement et scientifiquement, est apparue la tentative du chef de s’enrichir confortablement par une manne inattendue, ce qu’il avait fait auparavant par des moyens moins ostensibles et moins importants au plan quantitatif, et à peine occultés (objets de promotion vendus, dont la photo encadrée de sa femme nue, droits totalement récupérés de la vente du médaillon, revenus des séances de méditation sensuelle partagés avec des guides proches, testaments récupérés de la division [provoquée] des familles, etc)

 

Il y eut un agenda parfaitement collé aux actions de son mouvement (inscriptions aux stages, vente des livres de la révélation monnayée au profit du fondateur et des rééditions successives, nominations payantes dans la structure de soumission via le commandement du 1%, en même temps que le squattage de certains de ses fidèles pendant ses séjours prolongé à l’étranger) ; ce qu’on pourrait qualifier d’agenda d’avant Dolly.

 

Puis il y eut celui de l’imposteur, complètement cupide, qu’on pourrait qualifier d’agenda d’après Dolly ; cette allusion à Dolly venant du fait qu’il s’est rendu aux Bahamas, après l’annonce du clonage de la célèbre brebis, pour ouvrir un compte qu’il réduisait verbalement à l’ouverture d’une simple boite postale, alors que ce fut un compte de banque que par ailleurs, les Bahamas ont dit avoir fermé.

 

L’agenda dit d’après Dolly s’est caractérisé par une action intérieure voulant l’assurer de garder sa crédibilité d’homme à deux visages en un : l’homme d’affaires, investisseur de l’argent de son mouvement, à son profit, caché derrière le chef religieux incontesté parce quetotalitaire. De l’argent provenant prétendument d’ investisseurs non-raéliens, pour payer les frais tangibles d’une opération de clonage pourtant réellement essayée, que Marc Hunt ne voulait plus payer, qui n’était pas donnée et qui devait finalement rapporter à lui, le prophète, d’où la fermeture en juillet 2001 de la Fondation raëlienne qu’il prétendait être SA fondation.

 

 

 

REVENONS AU CLONAGE ET LA VIE ETERNELLE

 

La première approche n’était absolument pas ostensible puisqu’elle était totalement invisible, se passant prétendument sur une planète que le prophète prétendait avoir été le seul Terrien à l’avoir fréquentée. S’il y avait mort de Raélien, on présupposait que le décédé se rendait  sur la planète des Élohim sans quitter la Terre. Si bien qu’en cas de catastrophe, les Extraterrestres devaient venir les chercher, selon Raël. Mais selon  cette approche, ils auraient pu mourir en toute quiétude et être recréés… Dur à concevoir, mais logique selon l’histoire inventée. Comme à l’OTS.

 

Réal Th.

 

C’est ce qu’aurait vécu Réal T., plusieurs mois avant le dit historique clonage, si on croit les propos du Chef lors de son discours aux funérailles péniblement loufoques de Montréal, en 1999 si ma mémoire ne me trompe pas, ce qui accréditait, hors de tout doute, cette première approche. « Réal a été recréé sur la planète des Elohim », avait affirmé Raël qui prétend depuis le début, par surcroît, entendre la voix des Extraterrestres.

 

Par contre, l’autre approche est ostensible et concrète : une cellule parfaitement manipulée permet une recréation, affirme le prophète. C’est grosso modo le principe du clonage. Le bébé grandit. Il retraverse toutes les étapes habituelles de la vie terrestre. Puis il meurt et on recommence à nouveau. C’est le clonage perpétuel, mais pas la vie éternelle car il ne s’agira jamais de la même personne. Or, jamais il ne fut dit que Réal T. avait fourni des cellules pour son clonage. Ce qui permet de dire que Réal n’est nullement et nulle part dans notre entourage. Selon l’une, Réal est recréé et selon l’autre,  il ne l’est pas. Ce n’est pas l’harmonie des résultats, car autrement les deux auraient mené à une recréation. Michel C. voit-il l’horreur de ce qu’il disait en avril 1999 ?

 

Réal Th. n’a jamais eu droit au niveau 5 malgré son intelligence, son vécu et son grand dévouement. Mais il a été récupéré à sa mort et à ses funérailles - déguisé en clown dans une tombe de bois brut - selon le désir de Raël, après qu’on lui ait fait changer ses dernières volontés pendant son agonie souffrante. Réal m’avait fait connaître son testament. Je sais de quoi je parle : j’étais le gardien des copies des testaments des Raéliens. Et quand j’ai voulu remettre celui de Réal au nouveau responsable des Affaires légales qui, par surcroît, était le médecin de Raël au chevet de Réal, ledit responsable m’a dit de le jeter cette copie puisque Réal avait changé ses dernières volontés sur son lit de mort. Merci Réal; ta mort nous est utile.

 

Réal avait été instrumentalisé jusqu’à la toute fin pour accréditer les théories du fondateur. Comment a-t-on pu arriver à croire à cette théorie qui contredisait la précédente?

 

C’est l’engagement de tous les guides, les adjoints de Raël, à accréditer aveuglément cette thèse, qui a le plus contribué à ce résultat,

 

Michel Chabot.

 

C’est Michel Chabot que Raël a utilisé sur le territoire canadien, pour jouer ce rôle public de faire le passage d’une croyance à une thèse voulue payante.  Ce guide reconnu pour sa complaisance, a été couvert par le Journal de Montréal (5 avril 1999, p.51) pour avoir dit publiquement, avant l’annonce du prétendu bébé raëlien cloné : « Pour les raéliens, la vie éternelle passe par le clonage » niant ainsi l’approche découlant de la Révélation originelle. Pour ce faire, Michel ne pouvait qu’avoir été conditionné par les propos de son chef toujours voulu controversés. Depuis que son frère Daniel avait eu inventé une théorie que le chef n’avait pas eu le courage de contredire et qui a produit un schisme dans le Mouvement, le chef ne pouvait qu’avoir donné un mandat à Michel à cette fin.

 

En route pour le pays de la Grande illusion

 

Pour faire croire à cette approche, vu la contradiction, le Chef a inventé qu’il y aura un jour transfert de la personnalité de la personne… clonée. Il s’agirait donc du transfert des contenus relatifs aux facultés intellectuelles sises dans le cerveau : intelligence, mémoires, intuition ; une approche qui supposerait forcément l’existence d’un très grand souci d’avoir partout le prélèvement de l’os frontal, une technique qui n’est pourtant permise qu’au Québec. Il n’y aurait donc qu’au Québec que les Raéliens auraient droit au clonage à répétition. Je gardais les testaments requis, mais aucunement des parties du corps propices au clonage. Il n’y avait que l’os frontal des Raéliens vivant au Québec.

 

Des prétentions menant nulle part

 

Faisons abstraction de ce fait tout en admettant que des retards à récupérer ces contenus de personnalité, laisseraient beaucoup de gens à moitié fonctionnels, sinon aucunement. Mais le plus inquiétant serait la difficulté qui proviendrait du fait que les neurones se multiplient au besoin, à l’usage et au compte-goutte… Et que le gavage de données n’aurait absolument rien de certain. Mais cette hypothèse pourrait ne jamais s’avérer juste, puisque toutes les prétentions de paroles des Élohim n’étaient que mensonges en vertu du mensonge fondamental de Claude Vorilhon alias Raël..

 

Il y a des mensonges qui mettent irrémédiablement en doute et en péril toutes les  opérations subséquentes.

 

 

 Voici maintenant la deuxième lettre.

À mes anciens coreligionnaires

LA REQUÈTE D’UN EX-NO 2

Gérard Jeandupeux, le No 2 de Raël, avait réussi à faire paraître dans l’organe interne raëlien Le Contact - ce qu’il était déjà suspect d’avoir réussi - le verbatim de sa décision de prendre ses distances d’avec le Mouvement raëlien. Voici les réactions et les réflexions que cette apparente action de collusion et la démarche de corrections qui en a découlé, a suscités chez moi :

1. Il y disait ne plus vouloir être associé à ce dernier, pour le futur, ce qui ne correspondait quand même pas à faire une fleur à ce mouvement qu’il a tant chéri et qui lui a tant procuré de plaisir. Voici le verbatim copié-collé de cette déclaration que me faisait parvenir son avocat : « Messages important Par conviction personnelle, j’ai démissioné (sic) du Mouvement Raelien et je me distancie de toutes ses activités quelles qu’elles soient. Gérard Jeandupeux » On y voit très clairement, sans interprétation outrancière, qu’il n’y est pas question du passé et des actions auxquelles il a été associé à titre de No 2. Alors que ce sont justement celles-là qui sont importantes et qui m’ont justifié de le nommer.

2. Puis, il a chargé cet avocat, patient, de travailler à faire disparaître les évocations de son nom sur Internet, ce qui était susceptible d’être bien reçu, en principe. J’ai donc reçu une requête en ce sens.

3. Il faut dire que j’avais reçu positivement une première demande en ce sens de la part de Gérard parce que j’avais voulu faire preuve de compréhension.

4. Pour mon passage dans ce mouvement pendant 19 ans, quant au rôle moins important qui fut le mien, j’ai senti lors de mon départ du mouvement le besoin de poser un geste fort pour me faire pardonner le mal que j’ai pu contribuer à faire en me faisant, sans le percevoir, un des complices du prétendu messie autoproclamé Raël. Cela s’est concrétisé dans le présent blogue.

5. Gérard se bute au problème que je n’ai pas cru à son réel détachement du mouvement. J’ai plutôt tiré la conclusion que pour faire « des affaires » sans rebondissements négatifs pour lui, ce qui était son droit, il s’est épargné d’entreprendre des démarches naturellement attendues de celui qui fut No 2 et qui ne l’est plus officiellement.

6. Il croyait qu’il suffirait de faire croire qu’il a pris ses distances… Après réflexion, avant de répondre à son souhait, j’ai plutôt cru qu’il me fallait exiger un réel et formel reniement de ce à quoi il a participé. Sinon, son nom continuerait à exister dans mon site pour le rôle qu’il a joué ostensiblement et officiellement en tant que personnage public, selon les exigences expresses de son chef qui supporte mal l’esquive de ses adjoints. L’épisode McCan a largement démontré cela. Le chef avait mal pris que des adjoints aient pu dire : OUF! Tous ses adjoints québécois devaient en avoir été affectés.

7. L’essence de ma réponse définitive à son avocat était la suivante : « La voie du reniement me paraît nettement plus être la bonne solution, si tant est que la démission de Gérard Jeandupeux se voulait constituer un vrai désengagement. ” C’était son choix “, disent habituellement les Raéliens devant une difficulté inattendue et difficile à assumer. Voilà une occasion qui répond à ce critère. » Je serais maintenant porté à ajouter : « Qu’il assume ». Il relève nettement de lui qui fut le No 2, de trouver sa solution. Et non pas à nous, de la lui fournir.

8. J’avais écrit au paragraphe précédent : « À côté de ce qu’on trouvera d’autre sur Internet, mes corrections auront l’air complaisantes, un cadeau que je ne veux faire à personne de mes anciens coreligionnaires. Je ne pense pas devoir être ainsi conscrit pour le bénéfice de quelqu’un qui ne fut pas un allié. » Par surcroît.

9. Je songe maintenant à rétablir mes écrits selon ce qui était écrit dans mon site avant la faiblesse passagère que je considère avoir eue de répondre positivement à sa première requête. J’étais parfaitement légitimé de le nommer avec transparence et cela demeure encore vrai. 6 octobre 2013  

Première lettre

À mes anciens coreligionnaires

LES FRUITS DU PRÉTENDU PROPHÈTE 

Raël répète qu’on juge l’arbre à ses fruits. En voici quelques uns de ses fruits:

Par [Jean2] Roland Dussault

Le projet de la présente 1ière lettre aux Raéliens m’est venue à l’esprit quand, en écrivant mes deux premiers projets de lettre personnalisés, il m’est revenu jusqu’à quel point Raël faisait marcher les Raéliens sans que ces derniers ne s’en aperçoivent, sur la seule base qu’il réussissait à leur faire espérer… une promotion.

Le doute

Il te paraît probablement insolite que le travailleur acharné du mouvement, que je fus pendant 19 années, semble aujourd’hui défaire ce qu’il a tellement participé à construire. Il n’y a pourtant rien-là de surprenant. Le vrai Prophète des Elohim aurait mérité tous les égards, mais un prophète, professionnel et menteur, ne mérite que la prison. Mon travail s’étant fait sincèrement au milieu la part publique du double agenda du chef, je n’ai découvert que trop tard un menteur que je croyais contacté, occupé que j’étais à l’aider à réaliser la mission qu’il s’était inventée, qu’il disait lui être venue des Elohim, une réalité de la Bible que je respectais. Le doute m’a accompagné tout le temps que j’ai cherché à aider Claude Vorilhon. Un doute d’ailleurs qu’il nous encourageait fourbement à entretenir. Et un doute inévitable, du fait qu’aucune preuve n’était, ni voulue, ni fournie, Une preuve dont les Raéliens avaient un énorme besoin, vue que tout semblait concocté pour ne jamais devoir en fournir. La télépathie étant le seul moyen fourni, ce qui voulait dire : arrange-toi avec ça. Les Crop circles sont alors devenus le moyen privilégié par les Raéliens. Une théorie que le chef paraissait…acheter, mais qui comportait trop une grande part de rebondissement, éventuellement.

Des raisons de douter

Durant la même période, Raël m’avait donné trois raisons de douter de son intégrité : 1. Le repas dont il a essayé de ne pas payer une partie (un gros jus d’orange que Sophie n’avait pas trouvé assez frais et qu’elle a fait remplacer). Une demande de répartir les frais sur trois factures a permis de constater que le prophète n’était pas dérangé par le fait que la serveuse ait à payer une partie de sa facture à lui. Entre la première « nota » préparée et les suivantes, je le voyais très occupé à regarder le personnel chercher les raisons d’une différence finalement découverte, et plutôt gêné quand quelqu’un est venu nous demander où il fallait inscrire le prix du jus d’orange. 2. Le discours du prétendu prophète en voyage semblait présumer que tout le monde connaissait les circonstances de son prétendu contact. Il ne les répétait pas, ce qui lui assurait de ne pas se contredire et de se faire prendre par ses propres missionnaires présents. Ce qui lui avalu que plusieurs personnes présentes ont voulu se faire rembourser 3. Le fait qu’il me contredisait à propos de son propre discours. Je lui disais, pendant que nous attendions d’être amenés à notre table, que je trouvais sécurisant pour notre crédibilité de groupe que des hommes d’affaires contrôlent les finances, ce qu’il avait souvent répété, il m’a contredit en disant que c’est lui qui contrôlait tout l’argent. Oh, comme il s’est fait mal en me répondant cela ! Ne crois pas que ce doute est maintenant devenu absent. Le doute est un merveilleux moteur. Indispensable, même. Car il est l’interface de ce dont on a besoin pour se rappeler et continuer. De continuer dans un sens ou dans l’autre. Des évènements continuent d’alimenter ce doute en même temps que d’autres viennent en encourager l’existence. Et parfois, ils te font réaliser que la prétendue bonté raélienne n’est que purement factice. Ma sortie du mouvement m’a libéré de la haine qu’engendraient tout naturellement les actions raéliennes qui prenaient tout le monde de front. Raël avait osé dire qu’il est venu pour diviser les familles. Rappelle-toi que c’était dans le contexte de toucher… les testaments… Dans ce sens, je te rappellerai la mort de… Réal T. Le raélisme était la première prétendue religion qui n’empruntait rien à ce qui existait déjà. Orgueil et invention aidant. En empruntant à une théorie de portes inexistantes en astrologie comme en astronomie. C’est de maison dont on y parle et non de porte. Tu l’avais pas vu venir celle-là. Les exemples suivants te rappelleront quelque chose. Et des personnes que tu connais sont reliées à ces évènements. Ces personnes sont, comme cela se peut pour toi, manipulées pour faire triompher la fausse vérité du chef, avec l’espérance d’une promotion dans la structure, qui devient alors une structure de soumission, par la force des choses.

1. Les petites croix… haineuses

Sais-tu, Maxime G., toi qui fut un pionnier du mouvement en Amérique (en même temps que ton ancienne blonde de la famille des Chabot), que ta recherche de valorisation aux yeux du chef, à des fins de parvenir dans le cercle sacro-saint des guides de Raël, a failli valoir à Nicole B. d’être arrêtée pour incitation à la haine ; ton idée, qui a cheminé, des petites croix noires à être brûlées sur la montagne, étaient en fait l’utilisation du symbole d’une autre religion pour mousser le culte de la personne de ton chef. Des croyants de la thèse d’un homme (que ton chef prétend être son demi-frère) crucifié et ressuscité, une thèse qui n’était pas valable pour toi, se sont annoncés pour empêcher que leur symbole soit ainsi malmené. Ce qui allait être le fondement de la mesure légale de l’incitation à la haine. Tu n’es pas devenu guide et ce sont les guides qui ont préparé les petites croix noires qui en furent ainsi valorisés. Mais toi, tu as contribué à faire grandir une guerre de… religion, non pas islamo-chrétienne, mais raéliano-catholique.

2. Une affiche… trompeuse

Et toi Joseph K, l’idée de faire croire que la chef du PQ avait été condamnée par l’ONU, et qui était une fausseté prouvable et lamentable, que tu as utilisée, à l’aide d’un petit groupe que tu avais réuni pour aller répandre ce mensonge à la porte d’une assemblée politique, un petit groupe que tu avais transformé en fanatiques, pour aller venger le chef et être bien vu de lui, aurait pu valoir une condamnation à chacun des participants pour discrimination très explicite. Je vous ai vus et vous m’avez vu. Je suis reparti et quand je suis revenu quelques minutes plus tard, vous aviez étrangement… déguerpi. Raël a tellement réussi à embrigader ses fidèles qu’il arrivait à leur faire faire l’inacceptable. Pas à tous. On ne peut pas inclure ici tous ceux qui venaient aux réunions de préparation des actions élaborées par les guides. Certains, plutôt que de se rendre sur les lieux de l’activité, reprenaient le chemin de leur demeure. Au fond d’eux, apparaissait la petite voix qui leur disait : c’est trop.

3. Les parades gaies… récupérées

Et toi Pierre-Paul B. qui était ouvertement gai, qui utilisait les gens de « ta race » en les amenant à récupérer la parade gaie, tu savais très bien que tu récupérais la symbolique gaie aux fins de promouvoir ta religion pour faire le jeu de ton chef qui l’a si apprécié qu’il t’a nommé responsable de faire ce petit jeu manipulateur partout dans le monde. Cela me rappelle ce que tu nous disais en réunion de type atelier que Raël te faisait comprendre, en te nommant responsable de la réaliser, qu’il se montrait ainsi d’accord avec l’idée que tu lui avais soumise. Entre ce que les gens des diversités sexuelles demandaient en terme de moyens à prendre chez les gais pour faire la promotion du mouvement et ce que tu as fait valoir au chef, il y avait un monde de distance. Rien de ce à quoi avait inutilement réfléchi tes futurs subalternes, n’a été retenu. C’était pourtant le résultat des fastidieuses pertes de temps répétées des anciennes responsables du comité des diversités sexuelles dont les réunions étaient centripètes pour 99% du temps, et utilitaires à 1%, pour les commandes venues d’en haut, à la fin des réunions et en toute vitesse. Tout à fait l’inverse de ce qui aurait dû être. Ce qui laissait peu de place au goût de la participation. Et toi, Pierre-Paul, tu savais très bien que de déroger ensuite aux modalités du principe soumis, allait te coûter ton nouveau poste. Alors, les gens dont tu t’entourais, se trouvaient réduits à être de purs « suiveux », puisque tu ne réalisais que ce que tu as fait valoir à Rael et ce que l’on te commandait ; et non pas ce que, eux ces exécutants, t’avaient fait valoir, à savoir : une participation appuyée sur un social contagieux plutôt que d’aller montrer ses seins dans les parades gaies pour attirer les caméras de télé sur le mouvement. Une recette qui a été d’ailleurs très profitable partout dans le monde, mais combien récupératrice des efforts des autres.

4. Les petits miroirs

Et toi Pierre B. Un projet de remise d’une lettre à Chapleau au Salon du Livre avait été suggérée et cela pouvait paraître une bonne idée à ceux qui ont perçu leur chef comme bafoué à Tout le monde en parle (alors que pour moi ça été sa plus grande démonstration de faiblesse, n’ayant pas su rester à la hauteur de sa prétendue mission). Les guides ont fait bifurquer le projet en changent le projet au profit de la remise à Mme Brigitte McCann du Journal de Montréal, de petits miroirs que des guides avaient eux-mêmes cassés. Une idée inspirée des articles de la journaliste qui avait parlé des petits miroirs que les Raéliens utilisaient pour se regarder l’anus, une prétendue importante action devant être pratiquée par les membres du mouvement, supposément parce qu’il était important de voir toutes les parties de son corps. Une idée aussi saugrenue avait sans doute été avancée un jour par un guide de niveau 4 espérant se préparer ainsi une promotion. Cet être n’avait pas su percevoir, aveuglé par sa recherche de promotion, qu’une telle action pouvait parfaitement se faire en privé.

5. Les skis de la solidarité

Et tant qu’à parler de la valorisation personnelle, tu te rappelleras. Toi, Michel C., sans doute l’exercice des skis dans la clairière, que les guides avaient concocté, en prévision des stages d’été, en étant incapables de prévoir le résultat catastrophique que créerait trois grosses personnes sur les mêmes skis. Les trois plus corpulentes du mouvement au Québec, s’étant retrouvées dans mon équipe, à ma remarque en plénière, Michel C. avait répondu que les guides avaient essayé le jeu et que ça avait fonctionné. J’aimerais lui demander les noms des trois grosses personnes chez les guides qui s’étaient prêtées à l’exercice. Pour ma part, Rael était incapable de nommer comme guide une grosse personne. Cela lui puait au nez. Chez lui la nature ne devait produire que des personnes comme il les aimait.

6. Présence de Raël à Tout le monde en parle

Et toi, Daniel C. Un groupe religieux fier de son chef, viendra au secours de ce dernier s’il est menacé. Ou s’il s’est mis dans une mauvaise passe. A Tout le monde en parle, c’est cette deuxième hypothèse qui vaut. Le caricaturiste Chapleau a crée une situation caricaturale aprè, pendant quil a été en coulisdse, avoir entendu les propos de Raël qui dépasssaient la mesure. Qui mieux qu’un caricaturiste pouvait assurer un numéro susceptible de faire réfléchir, D’abord il a décidé de l’appeler par son prénom, Claude. Puis il a paru prendre la toque du prophète dans sa main : ce comportement voulait dire que le monsieur ne pouvait pas être ce qu’il disait être, lui qui ne se comportait pas selon sa prétendue dignité. Et pour confirmer cette analyse, tout ce que Raël a trouvé à dire, c’est : « Si tu me touches, je te touches », ce qui était la pire chose à répondre, puisque cette phrase était révélatrice d’un personnage qui portait mal sa fonction. Et qu’ont fait les raéliens ? Les guides, eux, ont versé des larmes pour ne pas l’avoir sorti de là à temps. Les simples raéliens, eux, ont accepté de marcher dans un scénario de harcèlement de Pauline Marois qui était à l’époque, simple députée à l’Assemblée nationale, elle qui n’avait pas pris parti pour Raël dont elle ne pouvait pas, comme femme politique, assumer les propos tellement ils étaient excessifs. Raël avait intérêt à faire diversion et faire porter le bonnet d’âne à une tierce personne. Moi, j’ai trop tardé à le percevoir et beaucoup de simples raéliens ne l’ont pas encore perçu.

7. René Bolduc

René B., tu avais été de service pour faire rencontrer Raël et le Dalaï lama via une première « dam » qui était ta copine (qui n’était pas une première dame). Le Dalaï lama, ayant perçu le côté récupérateur de Raël, a fait en sorte que la rencontre n’ait pas lieu. Et les rêves de passation massive de Bouddhistes au mouvement ont été complètement réduits à zéro. Raël qui s’était déjà réjoui publiquement de ce résultat recherché, a dû chercher à identifier un coupable, pour « sauver la face ». René, tu étais le candidat idéal. Mais quand tu as cherché à en assumer le moins possible, en corrigeant le texte d’une déclaration auto-culpabilisante que Raël avait préparée, tu as succombé face à la pression. Tu as signé et tu t’est fait rare subséquemment. Et malgré tout le scénario des versions voulues obligatoirement accommodantes pour Raël, de ta part, aux fins de lui « sauver » la face, il est arrivé plusieurs mois plus tard, sous les apparences d’un grand détachement du chef, que tout cela ait pu relever du canular. Cela n’a trompé personne parmi les non-aliénés. Vorilhon aurait-il enfin compris que de laisser faire des choses importantes par des gens non préparés, ne pouvait mener qu’à des imbroglios, à la perception d’amateurisme et à de possibles pertes d’importantes opportunités? Aurait-il surtout compris qu’en prenant ses désirs pour des réalités, il devient bavard et gaspille lui-même ses opportunités ? Finalement, aurait-il compris qu’il est difficile de paraître cohérent aux yeux des non-aliénés quand toute son action initiale a reposé sur… le mensonge ?

8. La radinerie de Raël

Et toi Raël, tu as permis en début 1993, une mission en Israël qui avait pour objectif d’annoncer dans ce pays que tu étais le Messie qu’ils attendaient. Cette mission, tu penses bien, avait été préparée. Vu son objectif, le budget devait être la dernière chose à mal évaluer. Et surtout, les sommes pour le fonctionnement se devaient de provenir du MRI. J’en connaissais les modalités puisque j’avais été nommé adjoint de Léon M., le chef de la mission. Je me rappelle très bien que ce dernier m’avait fait valoir que tu avais coupé de moitié le budget demandé, ce qui avait eu pour conséquence que les participants à la mission avaient dû s’impliquer financièrement, nettement plus que ce qui avait été prévu initialement. Cela avait provoqué une grogne, surprenante au mouvement, qui n’a jamais connu d’explication. Ne te mets pas en tête d’en rendre Léon responsable d’avoir fait circuler une fausseté. Les missionnaires ont payé assez cher ta radinerie toute gratuite. Permets-moi de faire valoir une anecdote vécue pendant ce voyage et qui s’explique par le fait que tes guides sont des génies du fait que tu les as nommés, mais qui ne le sont pas dans la réalité. Avec la voiture louée pour les fins de la mission, dont nous avons pris possession à la frontière de l’Égypte et d’Israël, un jour que nous roulions vers le Lac de Tibériade, pour y trouver un endroit où se réuniraient les Raéliens, le dimanche suivant, nous avons eu à décider entre aller à droite ou aller à gauche. Faisant usage de la carte comme co-pilote, bizarrement assis en arrière, je me disais qu’aller à droite nous permettrait sans doute de découvrir l’endroit où Jean-Baptiste avait baptisé Jésus dans le Jourdain, ce cours d’eau étant, à cet endroit, une décharge mouvementée du Lac. Je me disais que ce lieu pourrait être un lieu de rencontre intéressant si mon appréhension était confirmée. Ma suggestion d’aller voir à droite fut vaine. En repassant, le chef de mission pris l’initiative d’aller voir. A quelques mètres, avant de traverser le pont enjambant le Jourdain et menant en Transjordanie, une affiche annonçait, à droite, que ce lieu avait été celui du baptême de Jésus. Par la suite, Léon M. s’est félicité d’avoir trouvé ce lieu merveilleux pour des… transmissions de plans cellulaire raéliens (baptêmes).

9. « Réal chez les Elohim »

Sur son lit de mort, Réal T. a été manipulé à satiété, encore plus que de son vivant, car il n’avait plus l’énergie nécessaire et qu’il souffrait beaucoup. Et à la veille de mourir, le réservoir de conviction se rétrécit considérablement, à moins d’être à toute épreuve. Réal était de ce cas-là, je pense, mis il y a des limites. Mais cela n’a pas empêché que, Raël et un guide très proche, à son chevet, ont réussi à lui faire avoir de « nouvelles dernières volontés ». Je le sais. J’étais le gardien des testaments des Raéliens. Réal m’avait remis une copie et m’avait invité à la lire, ce qui me répugnait. Ce sont des grandes lignes qui m’ont permis de constater que ses dernières volontés n’étaient pas strictement raéliennes. Et pourtant, Réal avait tout abandonné au profit du « raélisme », en acceptant par surcroît, de se prêter, un coup décédé, à une pitrerie sans bon sens : être exposé, déguisé en clown, une exposition habituellement non encouragée par le mouvement. Manipulé jusqu’au bout.

10. Toi Régent P.,

qui était le principal responsable de la construction du logement gratuit et luxueux de Raël, qui a remplacé le projet d’une ambassade miniature (dont la première pelletée de terre avait eu lieu), suite à une habile manipulation du chef. Quand ton travail personnel t’a obligé à te rendre en Afrique pour une longue période, les choses administratives des Jardins du Prophète n’ont pas été menées correctement, les membres raéliens du Conseil d’administration n’ayant pas la même expérience que toi, tu t’es retrouvé à être le mauvais administrateur que Raël avait besoin d’identifier. Et cela n’a pas manqué. Il faut dire que la priorité avait été donnée au luxueux mobilier du logement prévu pour Raël.

11. Un guide qui se prenait pour le chef

Raël avait eu la condescendance de nommé guide un jeune raélien d’une grande ambition. Avant d’en faire un secrétaire personnel, il avait été nommé responsable Lors d’une rencontre ne réunissant que les niveaux troisdu grand-Montréal, il a essayé de faire triompher l’idée de faitre arriver les niveaux trois au moins une demi-heure avant tout le monde pour devenir les hôtes des invités. Une belle idée de bon raélien, mais l’annonce d’une malcommode situation pour les escortes de ces niveaux trois qui allaient en être profondément dérangés. J’eus la mauvaise idée de le faire remarquer. Et de faire voir que cela n’allait pas corriger la tendance gênante à commencer les rencontres de plus en plus en retard. Bobby, ledit guide, s’est mis à avoir un comportement autoritaire à mon égard qui eut l’effet de me faire vivre une énorme pression qui, elle, le lendemain matin, a eu l’effet de me créer dans l’œil droit un problème de vision confirmé par un ophtalmologiste qui s’était montré intéressé à savoir si la veuille ou le même jour j’avais connu… une énorme pression. Bobby P. copiait Raël d’une manière maladive. Et cela faisait des victimes. J’ai dû le menacer d’une démission pour qu’il accepte de s’excuser. Ce qui aurait mis fin à sa courte carrière de… copie de prophète.

12. L’OTS et ses mystérieuses ressemblances raéliennes

Quel lien y avait-il entre le Mouvement raélien et l’OTS ? En principe, aucun. Mais il y avait d’étranges ressemblances de fond. Il y avait particulièrement cette surprenante finalité cosmique. Mais aucun lien organique. Et pourtant, Rael m’avait demandé de faire rouvrir l’enquête de l’OTS, au Québec. Pourquoi ? Ce n’était pourtant pas son affaire. Mais il ne m’a pas dit pourquoi. Mais comme j’étais devenu aliéné, comme tous les raéliens, ayant conservé un soupçon de sens critique face au prétendu messie, j’ai accepté le mandat sans questions, en sentant cependant que cette tentative mystérieuse serait de courte durée. D’autant plus que, avant même que je m’active, le prophète avait annoncé aux media, par communiqué, qu’il souhaitait voir l’ enquête rouverte. Cette approche m’est apparue si insolite que j’ai fini par y voir un sombre intérêt. Il craignait tellement d’être scoopé par ses adjoints qu’il leur coupait l’herbe sous le pied. Il prenait alors de l’avance… pour s’assurer d’avoir tout le crédit. Je me suis rendu à Morin Heights à l’endroit des rotondes incendiées où des membres de l’OTS ont été littéralement supprimés. Parce qu’il analysait le cas québécois avec les données qui lui venaient de l’Europe, selon la théorie des « accélérants » provenant de l’armée… française, je suis allé explorer sur place le potentiel d’application. Après des questions aux voisins qui m’apprirent que tout avait été refait autour des rotondes, je suis arrivé à la conclusion que ce serait des efforts « inutiles », d’autant plus qu’un « ancien » policier de la Sûreté du Québec m’avait appris que pour réussir cette réouverture, il faudrait énormément de doigté. Ce qui était bien mal parti. En fait, une telle réouverture aurait reposé sur le fait de pouvoir y trouver de l’accélérant. Il se pourrait très bien que sa raison d’intervenir n’ait été motivée que par un souci de faire parler de lui. Ce qui était son habitude. Mais ce mandat de Raël a trempé dans le même doute. Il y avait beaucoup de gens que j’aimais bien dans le mouvement raélien. Alors, quand j’ai pris ma décision de partir, j’ai pris le parti d’essayer de protéger les raéliens malgré eux. Dans le chapitre OTS raélien, je disais très clairement que je serais très content de me tromper. Je savais trop bien la capacité du mouvement d’inventer des cérémoniaux qui pourraient faciliter une fin comme à l’OTS. Cela m’a rendu méfiant. Jusqu’à maintenant, je suis très heureux que tu sois encore en vie.

13. Top Ten vs rapports financiers

Daniel T, qui fut un ami personnel très apprécié, je t’ai donné l’occasion de réaliser combien tes dons annuels élevés étaient finalement traités honteusement. Pendant que, annuellement, tu te faisais le champion donateur d’ici, et qu’on apprenait ce don par une opération gratifiante dite top ten, Raël se résumait ainsi pour faire savoir aux membres la réalité financière du mouvement. A vrai dire, alors qu’il ne s’agissait uniquement que des entrées, les sorties, pour lesquelles il n’y avait jamais de bilans (dépenses et justifications), auraient dû être autrement plus importantes. Tu n’apprenais jamais, comme tous les Raéliens, à quoi servaient tes dons. L’ambassade n’ayant jamais été construite. C’est en travaillant avec toi à une réponse à envoyer au Brésil que nous avons tous deux compris, en demandant un document à Gérard, qu’après 5 ans, il n’y avait pas eu de réponse du MRI à la question de ce pays : « De quelle grandeur vous le voulez ce terrain ? ». Tu as cru cette explication de Raël d’une erreur administrative ? Tu crois vraiment que Raël n’avait pas la responsabilité de faire un suivi à propos d’une lettre envoyée au Brésil ? Pour une question prioritaire, de surcroît ?

14. Invitation de Léon M. de faire perdre son temps à Marie-Hélène

À l’époque de ma « démission » (ce que je n’étais pas le seul à avoir fait), Rael et ses guides, malheureux de voir partir une guide de niveau 4 que tout le monde raélien aimait sans conteste, qui connaissait très bien Raël qui l’a « squattée » de longs mois d’hiver, un guide « têteux » avait invité les Raéliens à envoyer des e.mails à cette ex-guide « pour lui faire perdre son temps ». Et quel était la justification de cette invitation ? On la soupçonnait d’écrire un livre-critique sur Raël, ce qui était une supposition totalement fausse. Cela revenait à dire qu’une nuisance informatique allait tenir lieu de vengeance sur la base d’une supposition. Cela est le côté hypocrite, « trouble maker » et revanchard du raélisme que les simples Raéliens perçoivent très mal puisque, si ça implique le chef c’est acceptable : « Raël a toujours raison et raison en tout ». On ne peut donc pas s’opposer à ses désirs de vengeance. Mais tout cela n’a qu’un seul but dans le contexte d’un chef très critiqué et controversé : « sauver la face du chef »¬ C’est sans doute une des conséquences de la fameuse émission Tout le monde en parle qui a été houleuse et où Raël n’était évidemment nullement responsable… de ses déclarations controversées à escient.

15. Le premier à dénoncer le délinquant Raël

Je « tombais » récemment, sur un communiqué de janvier 1996 de l’Église raëlienne émis pour faire part aux médias que le raélien Richard B. réintégrait son ancienne religion. À la lumière de tout ce que je sais maintenant, je me suis dit qu’une personne totalement étrangère au mouvement raëlien ne pouvait, à l’époque, que se demander en quoi y avait-t-il une nécessité que cette secte pose un tel geste face à un simple membre n’ayant aucune autorité et quelle explication a pu provoquer cette action-là ? En fait, Raël avait réussi à le faire taire et cherchait à profiter de son départ.

Il faut savoir que Richard B. avait été le premier à déceler avec énormément d’efficacité, un comportement de voyou chez son chef raëlien. En communiquant avec plusieurs raëliens détenant une fonction d’autorité dans le monde, ce dernier avait cherché à faire réfléchir. Son coup avait porté et pas à peu près.

A la suite de cet envoi, Raël qui voulait savoir comment Richard s’était procuré la liste utilisée, lui a téléphoné. Richard qui était équipé pour faire rapidement des enregistrements au besoin, a réussi à conserver toute la conversation qu’il a eue avec Raël qui avait été l’initiateur de la conversation. On trouve cette conversation dans le livre de Martin Bisaillon intitulé  Raël Enquête sur le mouvemwent raëlien. C’est ainsi qu’on a pu apprendre la somme considérable que le mouvement de Raël a perdue à l’occasion de la construction d’un condominium gratuit et luxueux devant avantager le chef Raël. Et par la même occasion, on a pu savoir à quel point ce dernier pouvait se contredire.

En fait, le communiqué visait à mettre fin à une hémorragie qui avait le potentiel de devenir catastrophique pour le fondateur en faisant se déplacer aux yeux des membres, la perception de mécréance de Raël vers… Richard, son premier et très efficace dénonciateur. Le contenu du communiqué s’adressait  plutôt aux… membres du mouvement qu’aux journalistes qui allaient être récupérés, ce qui explique sa large diffusion à l’interne.

Par ce communiqué, le Chef en profitait pour régler avec un autre membre un contentieux autour d’un prêt d’argent non honoré par… lui-même, Raël.

Comme quoi la vérité peut être longue à se faire. Merci, Richard !

 

 16. Faire ailleurs ce qui est inacceptable chez soi

Toi, Norberto B. qui organisait des « raves » à Montréal où se consommait les drogues que, pourtant, le mouvement interdisait de consommer à ses membres, comment te sens-tu maintenant ? En organises-tu encore ? Te sens-tu responsable des morts et des malades que tu as rendus possibles ? Ou, te dis-tu : « C’était leur choix » comme le chef te conditionnais à répondre » dans de telles situations ? Comme ton chef qui disait au membre: “N’allez pas mettre de l’argent dans les machines à sous ! ” Mais qui y allait, lui, quand il se trouvait à Las Vegas.

17. Je termine, en m’adressant à tous les Raéliens sans exception,

pour leur misérable comportement à l’égard de l’aveu de Raël à Jean-Denis Saint-Cyr à l’effet qu’il n’a pas été contacté, comme on peut le lire dans le livre de Jean-Denis, Confessions de Raël à son ex-bras droit. Cet épisode est d’une tristesse inouïe. Pendant que Jean-Denis confirmait le mensonge que j’avais personnellement découvert, les Raéliens colportaient disgracieusement une histoire d’ordinateur donné au mouvement mais prétendument volé alors qu’il s’agissait d’un ordinateur usagé et qui fut mis, à grands bénéfices pour le mouvement, entre les mains de ce guide de niveau 5 qui aurait dû bénéficier d’un ordinateur neuf pour remplir son mandat d’implantation du mouvement au Québec et en Amérique du Nord. Mais cette mentalité de mesquin est fondamentalement venue de Raël qui engageait le moins d’argent possible dans le développement, préférant plutôt exploiter les membres, comme il l’a fait pour la mission de 1994 en Israël, pendant qu’il cachait ses profits personnels dans une valise, pour mieux les soustraire aux impôts. 12 juillet 2013

L’état d’esprit qui a présidé à tous ces faits ne pouvait que provenir d’un état d’esprit similaire au moment de la fondation du Mouvement raëlien. Le post-scriptum suivant te le rappellera:

Post-Scriptum

Le fondement de l’invention raëlienne

ou

La fourberie au service d’une révélation

Le fondement de l’invention d’une révélation raëlienne, débouchant sur la fondation d’une religion, a relevé de la plus pure tromperie. Fonder une religion exige une base de crédibilité indéniable, une pierre angulaire, du moins pour les personnes qui seront le premier noyau de fans du fondateur. Raël avait trouvé l’association la plus parfaite : une association semblant réelle, mais sans prise dans la réalité. Et c’est la raison pour laquelle il n’y revient jamais. Dans aucun des multiples discours qu’il a prononcés, il en fut question. C’était pourtant la base de sa révélation. (Page 106, de son premier livre intitulé LE LIVRE QUI DIT LA VERITE achevé d’imprimer en 1979 (celui que je possède). Il citait Sophonie I ainsi : « Il y aura en ce jour une clameur du côté de la porte des Poissons. » Cette citation aurait pourtant dû se terminer par « […] » ou continuer ainsi : « et un hurlement du côté de la nouvelle ville et un grand fracas du côté des collines. » Finalement, une préoccupation d’honnêteté à l’effet de bien citer le texte de Sophonie aurait jeté par terre toute sa théorie d’un mythe qui l’annonçait comme une clameur. Son annonce aurait été joyeuse dans sa première partie (quoique une clameur n’a rien de réjouissant) et catastrophique dans la deuxième.) Sophonie annonçait finalement une catastrophe. Alors, il a triché. Il a fait le pari d’une association probable « maison / porte » pour nous leurrer. Et cela a marché pour tous ceux qui sont devenus les premiers raéliens. Moi, j’avais tiqué à la lecture du mot « porte », mais j’avais remis à plus tard avec l’objectif de vérifier dans la Bible de la Pléiade, comme le suggérait l’unique élément de bibliographie des premières éditions. Je n’ai plus jamais eu le temps jusque j’en sorte. Du moins, je n’ai jamais assumé de me sentir négatif au point d’en faire une priorité. Si le mot « maison » est devenu une notion du vocabulaire essentiel de l’astrologie, le temps n’avait jamais imposé de sens au mot « porte » que Vorilhon a pourtant utilisé, pour ne pas dire « récupéré ». Le seul endroit d’Internet où le mot “porte” est utilisé, est dans un titre de document et ce n’était ni pour catégoriser ni compartimenter l’univers à des fins utilitaires. Cela est extrêmement révélateur. L’emprunt de Rael était en fait un faux emprunt qui lui était facilité par le fait historique que les emplacements des astres et les formes alors perçues ont depuis longtemps donné leur nom à des ères (exemple : l’ère du Verseau). Et en 1973, Internet n’existait pas. Toute la révélation extraterrestre de Vorilhon commençait alors dans la fourberie. 20 juillet 2013

1 Au moment où j’y étais, il y avait dans le mouvement la haute gomme et les simples raéliens, comme dans toutes les armées où le plus grand nombre est dit simples soldats .

2 Le mouvement raélien fonctionne prioritairement avec les prénoms. Il y avait un grand nombre de Roland. J’avais utilisé le prénom Jean, qui faisait partie de mes prénoms, comme un préfixe qui allait éviter de la confusion.