SA TIRELIRE PERSONNELLE

L’ESCROQUERIE RAÉLIENNE MIEUX EXPLICITEE

L’imposteur, Claude Vorilhon alias Rael, est maintenant totalement démasqué. On sait que depuis le début, il voulait s’enrichir. Pour y arriver :

1. il a inventé, lors de la crise du pétrole de 1972 qui faisait très mal à revue de course-automobile, un contact extraterrestre dans le but d’ériger une religion qui l’enrichirait ;

2. il a mis à exécution ses plans inspirés d’une conversation lors d’un repas d’amis, qui l’avait mis sur cette piste lucrative ;

3. il a commencé à s’enrichir en recevant de l’argent comptant qui un jour, en arrivant au Québec, a fini par être vu dans une valise de ses valises, cela ne pouvant être que des recettes non déclarées aux impôts;

4. il a fait installer sur tous les continents et dans la plupart des pays « occupé », un réseau de magasins de médailles (d’objets à mettre en vente) organisés par des militants serviles, dont les coûteux et très lucratifs médaillons qui devaient lui rapporter absolument comme s’il détenait un brevet ;

5. il a structuré son mouvement en entités nationales et internationale ; et en composantes où les véritables raisons de l’enrichir se sont retrouvées principalement dans la charte de La Fondation dite raélienne ;

6. il a concocté les raisons de dépenser de la Fondation raélienne (ci-après La Fondation) de façon à justifier d’en sortir de l’argent à volonté ;

7. il a, dans l’inconséquence, à cause de sa volonté d’imposer une dictature de ses intérêts personnels, mais sans faire de vagues cependant, fait naître une Fondation « fourre-tout » , dans l’ambigüité des noms (raélienne plutôt que vorilhonnienne), où sa subsistance, imposée prétendument par les Extraterrestres, ouvrait la porte à mettre beaucoup d’argent dans ses poches d’une manière dite non limitative pour ses projets lucratifs;

8. il a cherché, en 1994, en interrogatoire au Palais de justice de Montréal, à créer la perception qu’il prenait peu d’argent du fonds de La Fondation pour sa subsistance, créant ainsi le sentiment de sécurité qu’il était raisonnable et soucieux des bonnes finances raéliennes et en faisant croire que des membres le faisaient vivre… en voyage;

9. il a laissé au Mouvement raélien international dit le MRI qui amasse des millions depuis 40 ans, de non-signifiantes raisons d’exister (« entretenir de bonnes relations avec les Elohim et préparer les habitants de la terre à leur venue ») ; et non pas de construire une ambassade comme il le disait et le faisait rêver depuis le début (« à demain dans l’ambassade » était l’omniprésent slogan);

10. il a profité pendant 10 ans d’un luxueux logement gratuit à Valcourt (Québec) dont il a suscité subtilement la construction en utilisant une part importante de l’argent, amassé au MRI, pour étancher une énorme dette due à un impressionnant déficit, à l’incurie et au laxisme qui a existé lors de la construction ; et en quittant le Québec tout en provoquant une perte de $1,5 millions ;

11. il a fait en sorte que tout se passe, pour la Fondation, dans un paradis fiscal - le Liechtenstein - où les règles d’association et d’incorporation relâchées lui ont facilité ses manigances financières ;

12. il a méticuleusement évité de dire à ses membres que La Fondation était administrée par un Trust à laquelle il donnait ses directives ; il leur faisait plutôt croire faussement que c’était un groupe de gens d’affaires qui administraient pour lui faire réussir ses objectifs de « contacté » ;

13. il a avoué, en 1984, à l’occasion d’une dépression, en visite à Montréal, ne pas avoir été « contacté », une condition mentale dont il a hérité de son mensonge fondateur, des obligations qu’ils s’est imposées sans les avoir pleinement assumées, et de sa vie sexuelle débridée, au cœur de son mouvement et grâce à ce dernier; tout cela l’ayant forcément acculé au divorce (un échec de plus);

14. il a rendu secrète La Fondation, comme un black-out total sur un portrait, pour cacher l’usage qu’il a déjà fait des fonds dont une part infirme devait lui revenir, mais qu’il disait et croyait être sa tirelire personnelle dans sa totalité, par ignorance des règles et par vénalité;

15. il a aussi profité de cette véritable opération de black-out, pour redresser les textes fondateurs à son avantage, sinon pourquoi ce black-out sur la réalité collective qu’était la Fondation et qui ne devrait pas souffrir de secret? Poser la question c’est y répondre ;

16. il a fait passer l’argent de La Fondation, de la Suisse aux USA (via Barney & Smith), en ouvrant un compte dit de la Fondation raélienne internationale, pour justifier d’avoir rendu secrète la Fondation raélienne et en faisant croire faussement aux membres qu’une banque suisse avait mis son mouvement dehors, par de honteuses allégations de discrimination religieuse ;

17. il a compté sur le fait qu’il paraissait naturel de finir par tout installer aux États-Unis, « le pays de toutes les libertés » (les siennes) ;

18. il a fait en sorte que les profits des magasins de médailles s’en aillent au-delà des frontières via des envois interbancaires internationaux, grâce à des traites bancaires et des militants loyaux, au bout desquels envois, par la multiplication de transferts - 4 fois par années, en mon temps - pour qu’il puisse récolter de l’argent exempt d’impôts personnels avant le dépôt suivant, à l’aide évidemment de plus d’un compte, lors de ses voyages de plusieurs mois, en Floride USA notamment, ou à l’aide d’une technique se rapprochant du scénario décrit;

19. il a planifié de s’enrichir du clonage humain dès qu’il a su le clonage de la brebis Dolly, en allant lui-même ouvrir un compte aux Bahamas, compte que ce pays a fermé, alors qu’il a dit plus tard l’avoir lui-même fermé, un scénario visant à confondre d’abord les membres de son mouvement;

20. il a ouvert plus tard aussi un autre compte, Valiant Venturely cette fois, en prévision d’y déposer de l’argent et en prévision de son déplacement éventuel à Las Végas USA où il est installé maintenant;

21. il a demandé avis au responsable des affaires légales (que j’étais à ce moment) pour être mieux renseigné sur la portée financière de son titre de Guide des guides, et du potentiel pour lui de ce titre, dont la réponse l’a éveillé à son erreur, se rendant bien compte que le Guide des guides, Vorilhon et Raël n’étaient pas des équivalents interchangeables;

22. il a dû se rendre à l’évidence qu’une subsistance, pour être non imposable, devait être remise au Guide des guides et non à « M. Claude Vorilhon », comme les statuts de la Fondation le prévoyaient;

23. il a cherché à cacher toutes ses manigances et erreurs, en juillet 2001, en faisant rendre La Fondation secrète et transmutée (black-out) par un fonctionnement nouveau qui l’avantagerait à coup sûr;

24. il a fait usage de beaucoup d’argent de La Fondation après que l’avocat Hunt l’eut laissé tomber lors de la fermeture du laboratoire jugé insignifiant, ouvert pour des raisons fourbes, qui n’était en fait qu’un laboratoire d’école;

25. il a investi cet argent de La Fondation pour compenser le retrait de l’avocat Mark Hunt (père d’un bébé décédé qu’il souhaitait retrouver par clonage) ;

26. il a fait ce choix financier afin de pouvoir financer sa recherche et son développement, sachant bien que les nombreuses mères porteuses raéliennes, nécessaires au clonage, allaient en exiger beaucoup, vu les promesses de « rémunération » et de voyages, faites généreusement aux raéliennes par un encart dans la revue raélienne Apocalypse ;

27. il a cherché à confondre ses adhérents en leur faisant croire la fausseté à l’effet que Clonaid fonctionnait grâce à des investisseurs non-raéliens alors qu’il était, dans les faits, l’investisseur principal avec l’argent des raéliens ;

28. il a alors cherché, par le biais de ces argents de La Fondation, à fournir des fonds à la prétendue compagnie Clonaid, privée de fonds et aux prises avec des engagements financiers et l’obligation de payer des factures d’avocats;

29. il a cherché à faire répandre par ses adhérents alors mal informés par une non-fourniture de preuves, qu’un clonage raélien avait eu lieu en fin de décembre 2002 ;

30. il a fait en sorte, par un rituel manipulateur, qu’une portion des adhérents deviennent militants-dépendants, lui assurant ainsi sa subsistance et des services personnalisés sans fin, en les nommant à un niveau de prétendue responsabilité (de 0 à 5) et en les mettant en compétition les uns les autres dans une structure où la valorisation est constamment recherchée par ces militants qui financent son mouvement à gros prix et dans une constante sollicitation financière ;

31. il a toujours évité qu’un lien direct soit fait entre ces dons, faits à son mouvement, provenant surtout des membres de ladite structure de soumission et d’aliénation, et les rétrogradations fréquentes de « niveaux » (qu’il avait lui-même distribués aux divers stages d’enseignement) à des membres qu’il invitait maintenant à faire de l’introspection pour comprendre par eux-mêmes pourquoi cette perte de confiance leur tombait subitement sur la tête (dans le cadre d’une invitation à l’humilité);

32. il fait maintenant la belle vie dans le Jet set de Las Vegas où il s’est installé à demeure, profitant du fait que seuls les USA ont accepté de reconnaître sa RRI (Religion raélienne internationale) sans fondement réel, ni administratif, ni universel ;

33. il se rend tout cela possible en sortant l’argent à l’occasion des transferts interbancaires internationaux et de dépôts d’un compte à un autre en prenant une cote avant dépôt qu’il n’hésite pas à aller chercher lui-même si la préposée qu’il a nommée, agissant sans vraiment comprendre le truc, n’a pas la disponibilité de le faire ;

34. il avaIt historiquement créé son mouvement à titre d’association en France, dit le MADECH qui a été sabordé parce qu’il ne contrôlait pas cette association qui était trop démocratique, qui est cependant devenue l’Église raélienne au Québec par simple incorporation religieuse en 1995, mais qu’il disait être devenue, en mentant effrontément, la religion raélienne internationale (RRI) qu’il avait, dans la même période, fait reconnaître facilement aux USA où, il vit maintenant pour personnellement en retirer les profits escomptés originellement, toujours en trichant sur la véracité des faits et en récupérant tout ce qui se présente dans son environnement (idées, créativité, invention, savoir-faire, notoriété, et même le corps de son épouse en portrait pour des fins d’encan rémunérateur pour lui, etc) ;

35. Il a, pendant 30 ans, vendu, comme un commerçant, une vérité qu‘il prétendait lui être venue d’ailleurs, dans une littérature où, le lecteur ne pouvait même pas savoir, avec certitude, qui lui parlait. C’est en 1995, 22 ans après, qu’il a clarifié par des guillemets, dans une nouvelle édition, la part venant des Élohim et la sienne.

36. Conclusion :
Tous comptes faits, de par ma vie au sein de son mouvement, de par mes doutes constants, de par mes mandats, de par mes recherches dans la Bible, de par ma lecture de Jean Sendy, de par les confidences reçues, de par la lecture du livre de feu Jean-Denis Saint Cyr et mes rencontres avec celui-ci, de par les documents accumulés, de par ma réflexion, de par tout mon vécu et mon expérience, force m’a été de constater que l’imposteur, Claude Vorilhon alias Raël, a grandement profité de tout son mouvement au sens large:
d’abord de la composante Fondation, il a tiré de l’argent grâce aux magasins de médailles, une subsistance assurée à « M. Vorilhon » et des projets devant faire sortir de l’argent d’une manière « non-limitative »;
ensuite de la composante MRI, il a tiré tout son confort à grand prix : hôtels 5 étoiles sine qua non, subsistance assurée lors de longs voyages climatiquement inspirés, par des membres dont certains ont été systématiquement parasités par lui pour s’épargner des frais ; résidence gratuite ayant provoqué, par des actions stratégiques fourbement imaginées - par ex. : résidence miniature pour musée devenue projet de condominiums - et ayant mené à des pertes substantielles élevées, et finalement une maison au Japon, symbole de sa réussite ;
et puis des femmes appelées « anges » et « cordons dorés » (son harem), qui lui aménagent ses rencontres sexuelles où il trouve son rapide plaisir, le temps pour la bagatelle n’ayant pas à être long, selon ses dires, la fornication quoi !
Sans parler des héritages obtenus du vivant de ses adhérents grâce à la division des familles qu’il provoque et des documents encourageant le don au prophète.
Ses trois piliers de vie (philosophique, financier et affectif - il appelle cela des plans - sont ainsi comblés. C’était l’objectif de son invention mensongère : parasiter la religion qu’il voulait dire avoir fondée, par un agenda caché et parallèle à son mouvement, tout en satisfaisant ses besoins personnels de tous ordres.
Il y est arrivé. Pendant ce temps, ses ouailles comptent sur l’ atteinte d’une vie éternelle qui leur sert de spiritualité et qui est un leurre puisqu’il ne leur assurera jamais l’atteinte de la planète des Extraterrestres qu’il nomme les Elohim et que lui a fait connaitre son vrai père terrestre et Juif d’Alsace, Marcel Heiminger, qui fut l’amant de sa mère Colette et son géniteur adoré qui lui a légué des notions de la Torah, fort utiles, (!!!) pour ses plans d’avenir. Il n’y a pas de hasard, a-t-il enseigné devenu adulte (!!!)
Toute la structure de fonctionnement de son mouvement, née du mensonge, se met, dans l’aliénation profonde des têtes dirigeantes secondaires nettement plus encore, la structure, dis-je, se met à servir le prétendu prophète qui ne se veut qu’un « prophète professionnel », à travers ses tentatives et ses réussites d’enrichissement personnel.

Les lecteurs qui voudront comprendre davantage, pourront lire, ci-après, le chapitre que j’avais déjà publié et qui sera renouvelé éventuellement et mis à jour pour le compléter et le rendre plus concis. RD

 

CE N’EST PAS PAR HASARD SI…

ou

LA « FONDATION X »

PRÉLIMINAIRES

Nous nous pencherons dans ce dossier qui commence, sur des pratiques pour le moins douteuses au plan financier, et qui pourraient justifier éventuellement une investigation d’ordre fiscal et/ou criminel, impliquant l’imposteur Vorilhon alias Raël et ses complices par aliénation profonde pour certains, par simple ignorance pour d’autres; les deux à la fois pour plusieurs autres. Et par complaisante complicité pour certains, un petit nombre cependant.

Dans cette démarche, plus large que la mienne, de démonstration du véritable visage de Claude Vorilhon alias Raël au plan financier, le présent dossier intitulé « Sa tirelire personnelle » s’avèrera le plus important à cause de ma source documentaire. Les dossiers publiés précédemment dans le présent blogue ont démontré que celui qui s’est nommé lui-même Raël et s’est prétendu le dernier des prophètes a, en réalité, menti au monde entier en tentant de lui faire croire d’abord qu’il a rencontré un extraterrestre en 1973 dans un ancien volcan de France; et ensuite qu’il a fait un voyage-éclair en 1975 sur la planète dudit extraterrestre, dite « des Elohim ».

Ces dossiers ont démontré, preuves à l’appui, et avec moult détails, que ces prétentions étaient fausses et malhonnêtes. Un de ces dossiers, Lucrative fausse ambassade, écrit tout autant préalablement que prioritairement, a de plus démontré que les sommes d’argent que le faux prophète a recueillies dans le cadre de cette imposture n’ont jamais correspondu à une intention, réelle et arrêtée, de construire la résidence pour extraterrestres qu’il prétendait lui avoir été demandée par lesdits extraterrestres… qu’il n’a alors jamais rencontrés!!! Cela ouvrant ainsi la porte à la démonstration d’une partie de l’escroquerie.

Un élément de plus

La très brève « apparition » publique récente de son principal adjoint des années 1980-90 au Canada, Jean-Denis Saint-Cyr, dans le cadre de l’émission Les infiltrés à FR2 présentée le 18 décembre 2008 en France et reprise sur FRO (les Iles St-Pierre et Miquelon) le 6 janvier 2009, est venue confirmer avec éclat ma démonstration à l’effet que le faux prophète n’a jamais rencontré d’extraterrestres. « Les extraterrestres, oublie ça; je n’ai pas rencontré d’extraterrestre », avait alors confié l’imposteur à son adjoint et ami personnel de cette époque. Cela se passait il y a 18 ans.

Beaucoup de brassage d’argent

Or, s’il n’y a pas eu de rencontre extraterrestre, il y a eu pourtant beaucoup de brassage d’argent sous l’empire d’une telle imposture. Puisqu’on y est, continuons à parler de l’aveu de l’imposteur Vorilhon à son ami Saint-Cyr il y a 18 ans et voyons-en rapidement des connotations financières.

Malgré l’existence d’une règle interne à l’effet qu’aucun membre de l’organisation raëlienne ne devait chercher à s’enrichir par son appartenance à ladite organisation, via une quelconque rémunération, M. Saint-Cyr, alors président du Mouvement raëlien canadien (MRC), ayant une responsabilité de niveau 5, avait pourtant eu l’idée d’exploiter, à des fins personnellement lucratives, la « méditation sensuelle », une pratique caractéristique de la philosophie raëlienne, inculquée officiellement (et très habituellement) par les « bonzes » de l’organisation. Des adeptes choisis sur le volet étaient, par invitations personnalisées, amenés à venir bénéficier dans sa résidence personnelle sous la forme de services d’animation rémunérés, des services que devaient normalement, et c’est là le hic, dispenser gratuitement les guides (niveaux 4 et 5) de l’organisation prétendument religieuse et athée. Le lecteur verra au chapitre 9 (partie III) à quel laxisme cela a donné lieu de la part de l’imposteur. Disons pour le moment que c’est là un exemple des moyens pris par l’organisation pour faire indirectement ce qui ne pouvait se faire directement.

Une explication plausible

Contentons-nous de dire pour le moment qu’aucun travail des adeptes ne devait être rémunérateur dans le MRC, comme ailleurs dans toute l’organisation. Ceux qui chercheront à comprendre pourquoi M. Saint-Cyr n’a accepté de dire la vérité que 18 ans plus tard, trouveront peut être ici une partie de réponse à leur questionnement. En effet, dans de telles conditions, ce « bénévole » de haut rang, n’ayant pas senti la nécessité de révéler tout de suite le secret que l’imposteur venait de lui confier, son geste de condamnation du prétendu dernier des prophètes est forcément devenu de plus en plus difficile à poser et de plus en plus suspect. Malgré ce que j’en dis, je persiste cependant à croire que ledit geste récent M. Saint-Cyr devant la caméra de FR 2 a exigé de sa part une bonne dose de courage. Voilà pourquoi je l’en remercie malgré les réticences que je formule ouvertement.

Je préviens ceux qui diront que M. Saint-Cyr ment, et certains ont déjà commencé à le dire, feront la preuve qu’ils souffrent d’une « courte vue » évidente, tellement ils se montrent alors incapables de comprendre la difficulté au plan de l’amour propre et de l’ego que cela constitue de poser le geste que M. Saint-Cyr a posé en avouant le secret que l’imposteur lui avait confié, 18 ans auparavant, par surcroît.

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Mais la relation de cet épisode peu développé encore, démontrait déjà, hélas, que ce n’est pas d’hier que la vénalité caractérise le fonctionnement de l’organisation raëlienne.

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Le comportement de l’imposteur

Pour des raisons qui ne m’apparaissent pas devoir être toutes explicitées ici, et au milieu de la rumeur qui est fondamentalement caractéristique du fonctionnement raëlien, M. Saint-Cyr a finalement quitté l’organisation raëlienne en, ou vers, 1992, en gardant son secret jusqu’à aujourd’hui (été 2008). Or quel comportement allait être celui de l’imposteur pendant tout le temps qu’il y avait un risque réel qu’il soit dénoncé par son ancien adjoint de niveau 5, dit guide-évêque, surtout depuis le départ de ce dernier? La réponse est relativement simple, et cela explique toute la manière d’être de l’imposteur depuis ce temps à savoir chercher à se faire passer pour très utile, voire même pour indispensable; en agissant, comme s’il était un curé sans formation préalable, en véritable professionnel de l’aide au développement spirituel… à l’ego démesuré. Cela explique pourquoi il a constamment répété à ses adeptes, pour les flatter, qu’ils sont la « conscience de l’humanité ». Mais ce n’était que de l’utile poudre aux yeux. Comment peuvent être la « conscience de l’humanité » des personnes qui font tout en leur possible pour être constamment dérangeantes et controversées, à l’image voulue ainsi de leur chef imposteur et faux prophète? Tout en démontrant constamment leur incapacité de penser par elles-mêmes, obligées d’attendre le point de vue du « prophète bien-aimé » pour se faire une idée sur toute chose?

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La bière salvatrice et harmonisante

Sera-ton surpris d’apprendre que, pour en arriver à dormir, le « très harmonieux prophète » aux dires de ses adeptes, doive se lever la nuit pour boire le contenu d’une bière? Lui qui décourage constamment ses adeptes d’ingurgiter de l’alcool…!!! Quel est l’effet d’une bière bue en état de jeune? N’est-ce pas une manière de développer une dépendance? Poser la question, c’est y répondre…

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Le moment est donc devenu tout à fait propice à démontrer que tout ce qui s’est passé au plan financier en relation avec l’ancien coureur-automobile devenu le « dernier des prophètes », après son invention d’une rencontre avec un extraterrestre, totalement facilitée par le plagiat (comme je l’ai démontré dans le dossier Du Sendy tout craché) s’avère maintenant avoir été une véritable escroquerie.

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En 2003-2004, après avoir démissionné de la structure de soumission [1] au chef de l’organisation raëlienne, grâce à une autorité « autoritaire » déléguée, dans laquelle j’agissais à titre d’assistant-guide (au niveau 3) et où je répondais exceptionnellement à des niveaux 5, je faisais valoir, dans le contexte particulier de la saga du clonage « raëlien »,  par des échanges de courriels avec certains des adjoints francophones d’Amérique (niveau 5) du gourou Vorilhon alias Raël que la question du clonage faisait du Mouvement raëlien « une affaire de fric » et que, eux, les guides (ses adjoints), ils s’en faisaient complices non seulement au plan moral, mais aussi au plan légal. Ils m’ont alors, pour la grande majorité, dit « bonne chance dans ta nouvelle voie » ou encore « c’est dommage car tu étais si près du but » [2], et m’ont demandé, chacun leur tour, sauf très rares exceptions, de ne plus leur écrire ni leur parler. Parce que j’évoquais des choses qui ne leur sont jamais venues à l’esprit ou qu’ils refusaient de concevoir, ils croyaient alors que j’avais perdu la tête. N’eut été de cette situation, peut-être n’aurais-je jamais eu l’occasion d’écrire le présent blogue. Ils n’auraient alors pas eu à s’inquiéter. Oh comme ils ne savaient pas dans quelle situation ce comportement allait les placer un jour…!

[1] L’organisation raëlienne fonctionne à partir d’une structure d’autorité, imitant celle de l’Église catholique, aveuglement et totalitarisme par surcroît, que les membres appellent alors « la structure ». Dans la strate la plus élevée, il y a le niveau 6 jamais nommé ainsi (« le pape raëlien », dit « le Guide des guides), le niveau 5 (dit guide-évêque), le niveau 4 (dit guide-prêtre), le niveau 3 (dit « assistant-guide »), les niveaux 2, 1 et 0, tous appelés communément « les niveaux ». Ces trois derniers niveaux apprennent à devenir les « esclaves » des précédents et travaillent très fort pour monter afin d’obtenir le premier niveau significatif, à savoir le niveau 3 qui donnent tout leur temps libre dans l’espérance de devenir « guide ». À partir de ce moment, ils ne s’appartiennent plus. Ainsi donc, par cette structuration, le chef détient sur ceux qui en font parti un  pouvoir absolu. En effet, il peut alors aller jusqu’à leur faire porter publiquement, et à sa place, un blâme qu’ils n’ont jamais mérité. Dans ce cas, un « bon guide » se tait en croyant qu’il fait la seule chose qui était juste.

Les guides, sur le plan structurel, sont l’équivalent des prêtres et des évêques dans la religion des catholiques. Claude Vorilhon l’imposteur a copié leur structure d’autorité et en a fait une stricte structure de soumission.

Dans cette structure de subordination, le niveau 1 répond illusoirement au niveau 2 qui n’a aucune autorité et qui, lui, obéit au niveau 3 qui, lui, fait les « 4 volontés du niveau 4 » qui, lui, exécute aveuglément les directives d’un niveau 5 qui, lui, sans poser de question, accomplit avec zèle et prétendument avec rigueur, tout ce que demande le « pape » des raëliens, même si cela n’a aucun bon sens. Voilà pourquoi je l’appelle « la structure de soumission » .

[2] « Près du but »? Quel était ce but que j’ignorais? Devenir guide? J’avais fait aviser le gourou que je ne souhaitais pas devenir guide pour la simple raison que je voulais rester maître de mon agenda. Ou alors d’obtenir de Clonaid d’être cloné dans le but d’obtenir la vie éternelle? Pourquoi moi et pas les autres raëliens? Aucune offre de service n’a formellement ni officieusement circulé à l’effet de donner une trace de son ADN à Clonaid à cette fin. À moins que cela se fasse par « tri sur le volet »… Donc « avec le plus grand soin »…comme dans une oligarchie, sous le pouvoir d’un groupe très restreint. Mais sachant bien que la rencontre extraterrestre de Claude Vorilhon est une imposture, une telle possibilité offerte par Clonaid relèverait tout autant d’une imposture… Alors, quel était donc ce but?

***

Quand on fait un exercice comme celui que je suis en train de faire, tous gestes (accomplis ou constatés) finissent par remonter à la surface. Et cela permet alors de faire des liens qu’on a jamais pu faire avant, faute de concentration possible sur le sujet. Ce sont les guides par leur comportement condescendant qui m’ont permis de faire cette démarche et d’en faire profiter à tous ceux qui seraient tentés par l’imposture de Claude Vorilhon alias Raël. Par exemple, sans me pencher sur le comportement de ces guides, il ne me serait pas revenu à la mémoire que j’ai déjà fait des chèques adressés à la Religion raélienne internationale (RRI). On verra plus tard jusqu’à quel point il m’a été utile de me rappeler cela.

***

Sa « tirelire personnelle »

Au sujet de la Fondation raëlienne (FR), une des composantes du labyrinthe [3] qu’est son organisation, l’imposteur Vorilhon alias Raël, a dit à maintes reprises à ses membres qu’elle était « sa tirelire personnelle », ce qui n’avait rien d’anodin comme le lecteur le verra tout au long du présent dossier. Ce n’est alors pas un hasard que ce soit le titre principal du présent dossier.

[3] Outre la Fondation raëlienne (FR), les principales composantes sont le Mouvement raëlien international (MRI), et le Mouvement raëlien (MR) qui est le mouvement au niveau national (Église raëlienne au Canada). De plus, dans chaque pays, où il a formé un Mouvement national et où l’on distingue l’association à buts non lucratifs de celle qui est lucrative, le faux prophète a mis en place à des fins de rentrée de fonds des « comptoirs » plus ou moins formels à des fins de vente de toutes sortes d’objets de promotions, dont une très grande part des bénéfices sont ensuite transférés dans le compte de la FR, dite par le gourou sa tirelire personnelle. Ces composantes complexifient l’étude de l’organisation de Claude Vorildon dit Raël, et cela est normal : elles ont pour raisons d’être de dissimuler tout son aspect lucratif et ainsi faire croire qu’il n’existe pas.

Labyrinthe. Selon Le petit Robert :  « Enclos enfermant des bois coupés par un réseau inextricable de sentiers, des bâtiments, des galeries aménagées de telle sorte qu’une fois engagé à l’intérieur, on ne peut que très difficilement en trouver l’unique issue. Thésée sortit du labyrinthe grâce au fil d’Ariane. Le « fil d’Ariane », c’est la longue liste des indices que la recherche nous livre à propos de l’imposteur et de ses adjoints. À l’issue, du labyrinthe, c’est l’imposteur qu’on devrait inévitablement trouver. Ce n’est pas un hasard que l’organisation de l’imposteur ait pris toutes les apparences d’un labyrinthe.

Le lecteur de mon blogue se rendra compte qu’il est tout à fait juste de dire que l’apparence d’invraisemblance est l’arme la plus efficace de l’imposteur. Elle mène à dire : « Ça ne peut pas être comme ça; c’est sûrement de l’humour »; et on passe à autre chose. En effet, dire de la Fondation raëlienne, une importante des composantes de l’organisation raëlienne, que c’est sa « tirelire personnelle », c’est faire usage d’une invraisemblance. Mais n’importe laquelle personne qui prend conscience de ce qu’est véritablement une « fondation » ressent à cet égard l’usage des mots « tirelire personnelle » comme une pure hérésie pour ne pas dire une aberration. En effet, ce qui rend la chose digeste, c’est qu’on a l’impression qu’il y a là en effet une forme d’humour. Claude Vorilhon était très sérieux en employant cette expression parce qu’il croyait à ce qu’il disait, lui. En réalité, le faux prophète a profondément souhaité que ce soit le cas. Ce faisant, il confondait un compte de banque de caractère corporatif avec le compte de banque personnel qu’il aurait dû se donner dans ces circonstances. Cela en a fait le cadre d’une possible très grande escroquerie qui sera éventuellement constatée.

Une croyance des adeptes

Les adeptes du faux prophète ont alors cru à cette notion de tirelire personnelle, et ils ne peuvent que continuer à le croire, puisque, pour eux, officiellement, la FR est censée avoir pour but fondamental d’assurer la subsistance (d’autres diront « la survivance ») de leur prophète dit « le Guide des guides » [4].  L’imposteur a lui-même initié cette interprétation officielle dans sa prétendue révélation commodément élargie en 1975 en faisant usage d’un alibi, celui d’un prétendu voyage-éclair sur « la planète des Elohim » en faisant croire que lesdits extraterrestres ont souhaité que le prophète [qu’on sait faux] puisse vivre des dons de ses adeptes. N’ayant jamais rencontré d’extraterrestre comme mes dossiers précédents l’ont démontré, l’imposteur a tout simplement fait usage d’une astuce qui a conditionné, à son avantage, toute la suite de sa relation avec ses adeptes et surtout, tout son potentiel de s’enrichir grâce au fait qu’il créait l’obligation de mettre en place un cadre s’avérant un véritable fourre-tout que, lui, il a rendu manipulable à sa guise, comme on le verra.

[4] Le Guide des guides est cette appellation apparue par écrit pour la première fois dans la prétendue 2ième partie de la « révélation » de l’imposteur, dans son deuxième livre donc, au moment d’imposer (ans le chapitre intitulé Les nouveaux commandements) à ses adeptes qu’ils donnent 1% de leurs revenus annuels au Guide des guides, une astuce qui est devenue une formidable et commode couverture (« front »). 

Et cette astuce a commencé par l’instauration du commandement dit familièrement « du 1% » [5], qui, intégré dans une histoire de rencontre extraterrestre inventée, copiée ici et là, et conjuguée au titre de Guide des guides, a assuré à l’imposteur des « conditions gagnantes ».  Même si elle est largement partagée par l’ensemble de ses adeptes, il s’agit-là d’une interprétation qui n’a pas de fondement dans le réel sur le plan légal comme on le verra plus loin au chapitre 5 du présent dossier et intitulé « Le Guide des guides : une fonction et non la personne ». Mais ce n’est pas par hasard que cela en soit ainsi : l’imposteur y a vu très attentivement, et très spécialement, en 1978 d’abord, pour initier un avantage personnel, puis en 2001 ensuite, pour fermer la boucle, comme on le verra plus tard.

[5] Le « 1% » : dans son deuxième livre, au chapitre Les nouveaux commandements, l’imposteur, Guide des guides, a instauré une « dîme » équivalant à « un pour cent du revenu » dont le point de chute financier allait devenir, officiellement, à l’intention dudit Guide des guides, « la Fondation raëlienne ».

Anguille sous roche

Profiter largement de son invention exigeait qu’il ait un sens de la planification. En fait, la qualité la moins connue du faux prophète est qu’il est un grand planificateur de ses affaires personnelles… Et, à cause de cela, si ses écrits prétendument prophétiques paraissent, régulièrement et à l’analyse, cesser (et tous mes dossiers le démontrent) d’être la référence de base au plan financier et relativement aux actes légaux, ce n’est pas par hasard. C’est qu’il y a anguille sous roche, comme on le verra dans le présent dossier.

Il ne faut jamais oublier que nulle part dans ses écrits, dits de la révélation des Elohim, de 1973 et de 1975, il n’était dit manifestement que, lui et/ou son organisation, devaient procéder à poser des actes de caractère génétique se référant au clonage humain, une notion totalement inexistante en 1973-75, mais relevant d’une idée éventuellement payante qui lui est venue d’abord quand il a appris en 1978 qu’un bébé aurait été cloné aux USA (Max ou « le cas Rorvick ») et « présomptueusement confirmée » par le clonage de la brebis Dolly qu’il a appris dans les années 1990. « Il n’y a pas de hasard », comme l’imposteur s’évertue à l’enseigner à ses adeptes.

Contraint de déposer en… cour

Compte tenu de l’interprétation de ses membres, figée dans la notion de tirelire personnelle, l’imposteur a fait en sorte, le 9 juillet 2001, que ladite interprétation devienne indiscutable, et surtout définitive, afin qu’aucun doute ne vienne jamais altérer la commode perception des raëliens à l’effet que le fonds de la Fondation raëlienne (FR), « la tirelire personnelle du prophète », est uniquement dédié à la subsistance « du prophète ». Mais, heureusement, des documents, normalement « habilitants » (ou « fondateurs ») [6], de la Fondation raëlienne (FR), ont été déposés à l’insistante requête d’un avocat au Palais de justice du Québec à Montréal en 1993-94. Il s’est agi de documents que je n’avais jamais vus durant les 19 années que j’ai été membre (de 1986 à 2005) et que je n’ai donc pas vus, non plus, tout le  temps que je fus responsable des affaires juridiques (légales et statutaires) au niveau canadien. Des documents dont le contenu ne m’était aucunement familier. En fait, il me faut croire qu’un nombre infime de personnes les ont vus avant aujourd’hui.

[6] « Habilitants » (ou « fondateurs »). Du verbe habiliter. Rendre quelqu’un apte à accomplir un acte, une action d’un point de vue légal » (Larousse). Capacité légale à exercer certains pouvoirs, à accomplir certains actes. (Le Petit Robert). « Fondateur » : Qui sert de fondement (Le Petit Robert) Pour une association ou une société (corporation), ce serait lui donner le droit de fonctionner dans un environnement public selon les règles établies.

« FACE »

Un de ces documents comporte en outre les mots « recherche visant à la création artificielle de la vie » (sic), (comprendre « clonage » sans le mot, puisqu’à l’époque où ces mots ont été écrits, le mot « clonage » n’était pas encore en usage). Il s’agit là en fait de l’une des raisons d’être officielles de la FR, tel qu’on le constate dans le document concerné intitulé « STATUTS de la FONDATION pour l’accueil des ELOHIM “ FACE ” » dont le nom a été changé ultérieurement (23 mars 1978) pour Rael Stiftung / Fondation Raëlienne / Raelian Foundation » [7]. NB. La lecture de la note que je viens d’annoncer ici sera intéressante pour le lecteur qui tient à tout savoir du présent dossier et qui verra ainsi la fiabilité de ce que j’allègue.

[7] Deux documents, conjugués, permettent de tirer une conclusion sécuritaire. Un premier, celui dont il est question ici, est signé d’un dénommé « I » ou « J »  « Waler » sous-nommé « Le fondateur ». Il est daté du 28 décembre 1977, date de la veille de son enregistrement. Et il s’intitule « STATUTS de la FONDATION pour l’accueil des ELOHIM “ FACE ” ».

Même s’il semble refléter le fonctionnement brouillon d’un débutant qui fait en cachette lui-même des choses pour lesquelles il n’a pas de préparation préalable, il m’apparaît à l’évidence être le document qui est apparu officiel au Registre du Commerce, et sur lequel les services liechtensteinois de ce Registre se sont appuyés le 23 mars 1978, lors d’une requête faite par un représentant du nom de Arno Scalet de la firme Admintrust, pour accorder un changement de dénomination à l’entité enregistrée le 29 décembre 1977 qui, tel qu’il appert du second document, est alors et ainsi devenue : « Rael Stiftung / Fondation Raëlienne / Raelian Foundation »,

En effet, ce document de reconnaissance d’un nouveau nom, de toute évidence issu d’un registre officiel car il en a non seulement la forme, mais aussi toutes les apparences, reproduit fidèlement, expressément et formellement, en allemand (qui est la première langue officielle du Liechtenstein) les objets initiaux, i. e. les raisons d’être déclarées de l’entité légale originelle, contenues dans le premier document (« STATUTS de la FONDATION pour l’accueil des ELOHIM “ FACE ” ») enregistré le 29 décembre 1977.

La correspondance constatée en comparant les raisons d’être reprises dans les deux documents, garantit qu’il n’y a que très peu de possibilités qu’on ait à faire à un faux. Si le contraire s’imposait comme preuve, il y aurait davantage là de raisons que l’imposteur en paie le prix un jour. Et de toutes façons, le document cité plus haut provient des services gouvernementaux concernés. Afin de rester fidèle à ma stratégie de publication, le lecteur pourra trouver, éventuellement, le verbatim, en allemand, en comparaison du français, de la partie concernée du dit document, en annexe d’une autre partie du présent dossier.

Génétique et FR

Pour en saisir toute la portée, le premier document (« STATUTS de la FONDATION pour l’accueil des ELOHIM “ FACE ” ») doit être mis en interface avec celui qui est son équivalent au Mouvement raëlien international (MRI) pour ce qui concerne les objets (raisons d’être). Les objets du MRI possèdent nettement moins de portée à cet égard que ceux de « FACE ». Il faut surtout comprendre que ce qui est dans l’un des papiers statutaires ne se retrouve pas dans l’autre et vice-versa, cette comparaison constituant alors commodément une base d’analyse essentielle à la compréhension des véritables intentions de Claude Vorilhon alias Raël telles que je les fais ressortir des dits documents, ce qu’on constatera très concrètement dans le chapitre 4 portant sur les Papiers statutaires… (de toutes évidences, traficotés) du présent dossier.

Une réalité cachée

Or, à ma connaissance - et j’y fus pendant 19 années - jamais il ne fut dit, d’une manière explicite, ni à moi ni aux raëliens de tout mon entourage, en en faisant la chose personnelle de Claude Vorilhon. Jamais non plus il ne fut possible de lire dans les écrits du faux prophète relativement à sa prétendue mission, que ce devra être une raison d’être du Mouvement raëlien international (MRI) - et encore bien moins, de la Fondation raëlienne (FR) - de créer des « laboratoires de recherche » à des fins génétiques.Et il fut encore bien moins dit qu’on devra, sous la gouverne du « dernier des prophètes », procéder à des expériences ayant pour objectif de créer la vie. On se rappellera utilement que le faux prophète, tout le temps qu’il a voulu faire durer le « mystère Clonaid », a bien pris soin d’en mettre et d’en remettre pour faire croire à l’hypothèque qu’il n’avait rien eu à voir avec Clonaid, comme on a pu si bien le constater dans le dossier Mensonge dissimulé. Voilà pourquoi on est si étonné quand on constate que ces « laboratoires de recherches » étaient en fait et concrètement une des raisons d’être (objets) de la Fondation raëlienne (FR) qu’il prétend être sa « tirelire personnelle ».

Vorilhon et le clonage

Donc, dans ces conditions-là, et conséquemment à ce que l’on verra plus loin dans le détail, et conformément à ce qu’une investigation démontrerait, qui pourrait encore refuser de croire que le « clonage raëlien » a réellement été, et continue encore à l’être, l’affaire personnelle de l’imposteur grâce aux objets de la FR? À vrai dire personne, à moins d’être idiot ou fortement atteint d’aliénation. Et sachant le sort qu’il a réservé à la FR, personne ne pourra douter non plus du fait que tout l’argent ($) qui s’est engouffré dans les coffres de la FR a été considéré dans la réalité, par le faux prophète, comme étant sa propriété personnelle. Même les adjoints de l’imposteur ne pourront nier cela, eux qui lui sont si aveuglément dévoués et qui souhaitent tellement son enrichissement personnel, peu importe comment cela devra se passer, et le prix à payer autant pour eux que pour l’organisation, tellement dis-je, ils sont prêts à faire n’importe quoi qu’il exige d’eux en leur faisant croire souvent que l’idée lui est venue d’eux [8]. À cet égard, les courriels et Internet sont devenus les plus grands atouts du faux prophète qui, par ce biais privilégié et convivial, mais à sens unique quant à leur portée décisionnelle, s’est assuré de plus en plus une complicité effective des « guides » (ses adjoints), une complicité qu’il deviendra difficile à ces derniers de nier tellement ils s’y sont enfoncés dans l’aveuglement.

[8] « …que l’idée lui vient d’eux » : Cette remarque n’a rien d’anodin. Le faux prophète arrive

régulièrement à faire concrétiser un projet qui lui tient à cœur en faisant accroire à celui qu’il charge de l’exécuter qu’il lui a été inspiré par ce dernier et que sa raison d’être pourra être explicitée par ce dernier aussi. La mise en place de l’Association raëlienne des minorités sexuelles (ARAMIS) a vu le jour exactement dans ces conditions-là. Mais cette dernière association ne sert qu’à réaliser les vœux de la haute direction raëlienne. Et à se prémunir contre les décisions des promoteurs des défilés gais du monde qui cherchent de plus en plus à exclure les raëliens de leurs activités puisqu’ils y trichent en ne respectant pas les règles dictées par la corporation organisatrice.

Se percevoir comme étant des marionnettes

Les guides qui sont les adjoints immédiats du gourous, se reconnaissent un tel pouvoir et sont si aveuglés par leur certitude d’être dans la bonne voie qu’ils ne peuvent même plus en arriver à se percevoir comme des marionnettes agissant à leur tour sur ceux qu’ils sont appelés à diriger dans la structure d’autorité et de soumission de l’organisation raëlienne.

« OUF! »

Le moindre signe qu’ils donneraient à l’externe à l’effet qu’ils cherchent à diminuer les apparences de leur asservissement raëlien et dont le mot « OUF », interdit d’usage [9], en donne toute la portée, les catapulterait en dehors du cercle d’influence auquel ils ont l’illusion d’appartenir. Ainsi donc, cela donne au chef un pouvoir incroyable d’infléchir toutes choses dans le sens de son intérêt personnel, de sa vénalité [10]. Une preuve : les adjoints de l’imposteur croient tous, sauf très rare exception, que le gourou administre la Fondation raëlienne à l’aide prétendument d’« hommes d’affaires non raëliens »,  une expression bien commode pour neutraliser la curiosité des « suspicieux », comme on le verra.

[9] « OUF » est le mot que certains des guides, adjoints de l’imposteur, ont utilisés quand ils ont constaté que leur nom n’apparaissait heureusement pas dans la série d’articles de Brigitte McCann dans le Journal de Montréal en octobre 2003; ce « OUF » a alors provoqué une colère très explicite de la part du faux prophète. Ces « guides » n’ont alors plus eu d’autre choix que de devenir de potentielles victimes au plan professionnel. Mais pour le faux prophète, c’est une manière de faire perdurer son pouvoir absolu sur le dos de ses adjoints.

[10] De vénal. Selon Le petit Robert, « qui n’agit que par intérêt ».

***

Une équation qui tue!

Comme le lecteur a sans doute déjà commencé à le comprendre, le présent dossier permettra de constater que, dans une planification de l’organisation raëlienne au plan international, faite d’opérations successives, sur une durée de 5 ans, durant laquelle la Fondation raëlienne (FR) devenait « transmutée » (modifiée à d’autres fins) et « confidentielle » (assujettie au secret), en juillet 2001 (moins d’un an et demi environ avant l’annonce de la naissance du bébé cloné Ève), il s’impose de plus en plus à l’analyse une perception à l’effet que « la Fondation raëlienne = la tirelire personnelle du prétendu prophète = des revenus connus et occultes = « l’argent de Clonaid » = la propriété effective de l’imposteur », une équation tout à fait réaliste et susceptible de justifier une enquête de caractère judiciaire et/ou fiscal.

De la poudre aux yeux

La perception d’une telle équation ne m’est apparue plausible que tout récemment. Elle était même inimaginable. Elle était encore bien moins pensable pour les raëliens et les journalistes attitrés à ce genre de dossier tant que ne se présentait pas l’occasion de savoir que la recherche scientifique à des fins génétiques était formellement devenue, depuis 1978, une raison d’être de la FR et donc l’affaire de la « tirelire personnelle » de Claude Vorilhon. Cela se passait donc bien avant que la brume du « mystère Clonaid » - et je vise ici bien plus que les bébés prétendument clonés - ne s’avère n’être que de la poudre aux yeux au monde entier (ses adeptes compris) dans le but qu’elle lui devienne éventuellement et très personnellement profitable. Et cette équation s’avèrera réaliste et fondée à mesure que ce dossier se développera. Disons pour le moment que la chronologie des événements en démontre une totale et évidente probabilité.

Une religion payante, en attendant mieux

J’avais eu, pour ma part, comme pour bien d’autres sans doute, jusqu’à l’annonce de l’existence de plusieurs « mères porteuses raëliennes » à des fins de clonage, l’impression très nette que l’imposteur ne cherchait qu’à faire reconnaître formellement son organisation comme « le fait » d’une religion et cela grâce à la vente de ses livres. Mais, j’ai dû me rendre à l’évidence qu’il n’a pas attendu que SA reconnaissance découle d’un large consensus sociétal pour conclure malhonnêtement en 1998,  dans une nouvelle édition de ses deux premiers livres regroupés en un seul - Le vrai visage de Dieu, LVVDD - rendu accessible gratuitement sur Internet, qu’elle avait été « constituée » en 1995; pour me rendre compte aussi qu’il la gérait comme s’il était le propriétaire d’un fond de commerce. Rien de surprenant, comme on le verra à l’analyse.

Pas surprenant non plus que sur le site de son organisation, l’imposteur avait malencontreusement osé faire écrire que ” En janvier 1995, le Mouvement Raëlien Canadien est officiellement reconnu comme une religion par le gouvernement du Québec ” et que la ” religion raëlienne est alors née “; ce qui était une pure fausseté relevant d’une malhonnête et évidente préméditation, sinon d’une ignorance crasse et sans borne.

Un mensonge doublé d’une bourde

J’avais pourtant écrit dans un courriel destiné aux autorités de l’organisation en début janvier 1995 que, le 19 décembre 1994, le « Registraire du Gouvernement du Québec avait reconnu officiellement l’Église raëlienne » [11], ce qui ne pouvait pas s’interpréter comme voulant dire « la religion raëlienne officielle » ni le Mouvement raëlien canadien (MRC). On verra au chapitre 7 comment le faux prophète a réglé la question de la reconnaissance de « sa » religion afin de passer à plus lucratif que la vente des livres.

[11] Ce n’est pas le rôle de l’Inspecteur général du Québec de reconnaître une religion, d’un caractère international par surcroît. Il ne pouvait qu’acquiescer à l’enregistrement d’une corporation dite religieuse, à savoir très explicitement d’une église par opposition à une communauté religieuse (« frères », « sœurs », « pères ») .

Une vente de livre planifiée…

Parlons-en de ces livres. Comme bien d’autres, j’ai pu constater qu’il existait (mondialement, en fait) une opération planifiée pour la vente des livres que le faux prophète prétendait être le contenu de la parole des Elohim de la Bible présentés comme des extraterrestres » (alors qu’il n’en a jamais rencontrés, je le répète), et dont la réédition (desdits livres) en 1998 a démontrée que de larges pans étaient issus de sa vision personnelle et non de celle des dits extraterrestres [12]. Mais avant 1995, l’imposteur « planifiait » la vente de ses livres prétendument « religieux » comme s’il était le propriétaire des idées prétendument reçues des Elohim.

[12] Avant la réédition des deux premiers livres en un seul volume sous le titre de Le vrai visage de Dieu (LVVDD), rien ne distinguait sauf pour les dialogues, ce qui était prétendument issu des Elohim. Dans cette édition, il a ajouté des guillemets à de rares endroits ce qui n’a pas vraiment réglé le problème d’attribution du texte. Mais cela a concouru à démontrer qu’il n’avait pas correctement distingué ce qui était issu de lui. Et maintenant, on doit se rendre à l’évidence que sa part est encore bien plus considérable qu’on pouvait le constater avant, ce qui rend donc son exercice encore plus évidemment suspect. Et avec raison puisqu’il n’a pas rencontré d’extraterrestre.

Par exemple, pour contourner le règlement de la Ville de Montréal relativement à la sollicitation « sur la rue » en vue de vendre du matériel imprimé (comprendre des livres), son organisation avait même inventé une technique de vente qu’on s’entêtait en haut lieu à dire conforme aux exigences légales : ainsi donc, le raëlien, muet, tournait en rond sur le trottoir en face d’un grand magasin, en montrant le livre à vendre bien ostensiblement dans sa main, en espérant que quelqu’un s’arrête, s’informe et fasse finalement une démarche pour acheter. N’oublions pas qu’on a à faire à une organisation tricheuse; on y prétend d’une manière ostentatoire respecter les lois, mais on fait discrètement tout ce qu’il faut pour les contourner. Ce qu’on appelle en d’autres lieux : faire à sa tête.

Une chose m’avait échappée et j’y reviendrai. L’imposteur avait trouvé le moyen de faire entrer beaucoup d’argent dans ses poches, pardon!, dans sa tirelire personnelle, en rééditant à répétition, et sous une forme peu différente finalement, ses premiers livres contenant la prétendue révélation reçue. Contrairement à plusieurs raëliens, ayant personnellement un peu l’impression qu’il y avait exagération, je n’achetais pas nécessairement l’édition suivante. Et ce fut évidemment le cas particulièrement quand le faux prophète a réédité ses deux premiers livres en un seul, sous le nouveau titre de Le vrai visage de Dieu. (LVVDD) [13] Il s’est avéré que le contenu de cette édition différait de la précédente à cause d’ajouts devenus nécessaires et justifiés par la livraison brouillonne de ses premiers livres. On y reviendra en développant un autre aspect.

[13] Ce livre, Le vrai visage de Dieu (LVVDD), après plus de 25 ans d’exploitation financière des prétendus textes des Elohim, a été rendu gratuitement disponible sur Internet, sous ce nouveau titre qui avait d’ailleurs été emprunté au projet d’un panneau-réclame concocté par des adeptes raëliens de Montréal.

Un « grand coup » avant les « messages » gratuits sur Internet

Mais surtout, il avait réussi à faire instaurer dans son organisation, partout dans le monde, un système de vente à pression subtile… sur les vendeurs [14], enfariné dans un esprit de compétitivité telle que certains étaient devenus finalement des experts de la vente de ses livres. Un trophée a même été instauré pour récompenser annuellement les « plus gros vendeurs ». Ceux-là, sauf très rare exception, et sinon très tardivement, n’ont cependant jamais obtenu la fonction de guide (adjoint du gourou) qu’ils pouvaient mériter de devenir. La raison? C’aurait été financièrement contre-productif de les faire travailler à d’autres objectifs moins lucratifs pour… l’imposteur. J’ai particulièrement en tête un très sympathique raëlien de Québec qui a eu longtemps droit à ma compassion et à celle de ses pairs à cause de la situation décrite ci-haut.

[14] Des cours adaptés , avec simulation, de vente en séances de formation lors des stages d’enseignement étaient prodigués, à tout le monde évidemment.

Une religion planifiée dans la tricherie

À part celle de la vente des livres, une autre planification avait dû être constatée. Alors que je refusais, comme je le disais plus haut, de me laisser exploiter par l’achat des lucratives rééditions « du prophète », un fait important m’avait échappé à savoir que l’imposteur avait profité d’une nouvelle édition pour y introduire des textes nouveaux dont l’un de ceux-ci, en outre, faisait comme un bilan favorable de son action depuis 1973; mais il y eut surtout l’ajout d’une toute petite note de bas de page, entre les deux parties du livre, dans laquelle le faux prophète annonçait d’une manière bien anodine et, surtout très astucieuse, une fausseté impardonnable.

En effet, il annonçait la « constitution » de la « Religion raëlienne » (RRI). Ce n’est donc que récemment, après être sorti de l’organisation de l’imposteur et en approfondissant mes recherches sur l’imposture vorilhonesque, que j’ai pu constater de visu comment le faux prophète avait réussi à faire croire malhonnêtement qu’il avait « constitué » la Religion raëlienne (RRI), comme on vient de la voir partiellement dans une note précédente et comme on le verra avec encore plus d’étonnement et plus explicitement au chapitre 6, dans la section intitulée « En 1998 :  « Religion raëlienne » du présent dossier.

Une planification pour des agendas parallèles

Mais la planification la plus importante tentée par l’organisation pour un effet plus large que national ou local, a été celle qui était prévue sur 5 ans. Elle a été annoncée par l’adjoint principal de l’imposteur de l’époque aux stages de formation à la fin des années 1990 avec des détails à l’évidence guidés par un calcul stratégique; et l’objectif ultime visé se devait d’être atteint à l’occasion d’un événement important qu’on s’est bien gardé d’identifier à ce moment-là; « un événement spectaculaire », avait-il fait miroiter. L’annonce d’un bébé cloné s’est avéré être tout à fait ce qui s’y prêtait, puisqu’il fut de plus en plus explicitement question de cela à l’interne, à mesure qu’on se rapprochait de la période visée durant la période de ladite planification; surtout de la part du faux prophète qui s’est tellement et orgueilleusement mouillé à propos du clonage et de Clonaid qu’il s’est  mis terriblement en contradiction avec ce qu’il dira ultérieurement comme cela a été démontré dans le dossier Mensonge dissimulé.

Le rôle inconnu du Dalaï lama

Longtemps les raëliens ont pensé que l’événement allait être celui fort attendu d’« adhésions massives » (à leur « religion ») selon l’expression employée par le faux prophète, surtout en provenance des bouddhistes, des adhésions qui devaient découler d’une rencontre avec le Dalaï lama, mais qui a « flopé » lamentablement parce que l’imposteur qui jubilait déjà face aux avantages attendus de cette rencontre, a donné trop de signes au leader bouddhiste qu’il cherchait à récupérer sa notoriété internationale à son propre profit de prophète inventé. En effet, les fils étaient à peine attachés que l’imposteur avait déjà « affrété » un photographe pour l’occasion historique. Mais le clonage qui faisait déjà réagir les media à cette époque a joué contre le projet de rencontre, l’organisation du Dalaï lama ayant posé des questions à ce sujet avant de refuser l’invitation. J’espère avoir l’occasion éventuellement de vous raconter dans le détail cette risible épopée.

Il apparaît maintenant, et à l’évidence, que l’annonce d’un premier bébé cloné avait une double commodité : faire croire aux raëliens que la « recette cosmique » de leur gourou les menait tout droit à une possibilité de vie éternelle tout en ayant un impact certain sur le membership de l’organisation, d’où l’accent mis sur la publicité avantageusement obtenue, pendant qu’elle (cette recette) permettait en toute quiétude à l’imposteur de vaquer à la réalisation de son objectif personnel du tout début : faire beaucoup d’argent vénalement grâce aux portes qui s’ouvriraient suite à l’invention de toutes pièces d’une rencontre avec un extraterrestre. Des portes qui ne pourraient qu’avoir des caractéristiques propres à un esprit mercantile [15]. Car c’était dans la nature des choses qu’il en fut ainsi.

[15] Selon Le petit Robert et d’après le sens que le mot avait à la fin du XVIIIième siècle : Digne d’un commerçant cupide, d’un profiteur. »

Des avantages réciproquement différents

Le résultat de ladite planification a été perçu, par les membres de la structure de soumission à l’autorité conformément aux vœux du gourou, comme un succès retentissant puisque le bébé-événement, attendu pour février-mars 2003, le point culminant de la planification selon les attentes internes, est arrivé le 26  décembre 2002, à savoir bien avant le moment évoqué par Brigitte Boisselier, et cela d’une manière heureuse pour la… planification de l’imposteur. Parallèlement, cet objectif événementiel très alambiqué, commun au gourou et à la structure, et calqué « brumeusement » sur les intérêts très apparemment visés par l’organisation, était aussi et surtout celui de l’agenda caché de l’imposteur Vorilhon.

200 000$ par clone

En effet, l’atteinte de l’objectif apparemment commun permettait aussi au faux prophète de faire grandir son potentiel financier et de faire progressivement avancer ses pions sans que ceux-ci ne puissent se rendre compte du rôle réel qu’ils étaient en train de jouer. Et cela se faisait si progressivement, et d’une manière si « imperceptible », que même ses adjoints immédiats n’ont pu se rendre compte que très tard, s’ils l’ont vue, de la véritable portée des gestes et des déclarations de leur gourou.

Autrement dit, l’annonce d’un bébé cloné a passé pour avoir apporté de la publicité à l’organisation, mais elle visait parallèlement à apporter de l’eau au moulin de Claude Vorilhon. Ainsi donc la réussite publicitaire était un avantage pour le mouvement et ses membres pour les adhésions massives qu’elle laissait présager, mais elle était un avantage financier pour l’imposteur à cause des 200 000$ par clone que cela allait générer… éventuellement.

Des conséquences pour des complices

Ce fut facile à ce dernier d’en arriver à ce résultat avec ses adjoints puisque ceux-ci font des mains et des pieds pour réaliser tout ce que l’imposteur demande mielleusement. Si au delà de ce que je crois sincèrement, plusieurs voyaient clairement et lucidement ce qui se passait, ils mériteront de subir le même sort que leur gourou, éventuellement.

Le gourou, sa marionnette et leur haut-parleurs

Selon mon impression première, les très rares de ses adjoints qui ont pu avoir une toute petite intuition de la vénalité de ce qui se passait réellement (un petit groupe de niveau 5) se sont tus puisqu’il leur apparaissait « normal que le gourou s’enrichisse lui aussi », une opinion que ceux-là faisaient circuler ostensiblement depuis plusieurs années à l’insistante inspiration du chef.

Ainsi, ils se faisaient tous « avoir » en se démenant pour la mission du gourou et en ayant le sentiment très tranquille qu’ils la faisaient formidablement avancer. En réalité, je pense que personne ne savait ce qui se passait réellement, sauf bien sûr le gourou et sa marionnette Brigitte Boisselier, et quelques rares personnes qui, strictement au plan des « livres comptables », ont réalisé très tard, et encore que très vaguement, qu’ils jouaient un rôle discret de commis au plan financier à l’égard du clonage voulu très rentable par l’imposteur. Certaines de ces personnes ont alors pris leurs distances du gourou.

La commode espérance raëlienne

Ainsi donc, les adjoints proches de l’imposteur croyaient - et ils le faisaient croire aux simples membres - que le Mouvement raëlien international (MRI) était le cadre de ce qui se passait de plus important dans toute l’organisation, pendant que le gourou, lui, développait le cadre de ses affaires personnelles, à savoir la Fondation raëlienne (FR) qu’il appelait d’une manière divertissante sa « tirelire personnelle ». En effet, plus il divertit et fait rire, mieux il passe ce qu’il veut. Ce qui n’est pas un hasard, non plus.

L’ultime et divertissante réussite de l’imposteur

Logiquement, et conformément à l’invention d’une révélation prétendument reçue par le gourou, l’ultime événement de cette planification ne pouvait qu’être relié à l’obtention de la vie éternelle, cette carotte avec laquelle l’imposteur tient ses adeptes dans ses mains. Celle-là même que les guides de niveau 5 me disaient être en train de manquer… Mais, et ce n’est pas par hasard, l’événement important que l’imposteur a mis de l’avant pour justifier de cesser de focaliser, aux yeux de ses fidèles évidemment, sur le précédent objet, à savoir le clonage humain, ça été de déclarer qu’on allait passer pour l’avenir, à l’étape de la réalisation dite de « l’élohimisation », comprendre : le fait de créer un humain de toutes pièces, comme l’auraient fait les Elohim…. Cela se passait à la Convention de Rome en 2003.

Mais cela, c’était encore de la poudre aux yeux. Pendant ce temps, il continuait à travailler pour mettre le potentiel financier de son organisation à sa main : par une prise de possession de plus en plus efficiente découlant de ce que permettaient les « papiers statutaires » [16] préparés avant 1978 et adoptés à la fin de cette dernière année.

[16] Les « papiers statutaires » sont ces documents qui permettent de voir et de comprendre, en plus des règles de fonctionnement, les raisons d’être des « associations », « fondations »  et « corporations » que Claude Vorilhon a créés; rappelons que c’est en vertu de ces documents que les associations, fondations et corporation doivent se gouverner et qu’un manquement à s’y conformer peut entraîner des décisions de l’état où ils ont été créés (fondées), pouvant aller jusqu’à une dissolution et une saisie éventuel des comptes de banque dont l’argent peut alors être remis à des organismes équivalents en terme d’objectifs.

N’eut été des contradictions dans lesquelles l’imposteur s’est enferré après l’annonce du bébé cloné Ève, sa vénale planification ne serait pas devenue si évidente. Et le reste encore moins. Ainsi donc, les papiers statutaires n’auraient peut-être pas été « fouillés » avec autant d’ardeur, parce qu’ils ne seraient pas nécessairement apparus aussi suspects… dans le contexte.

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Un usage planifié et « imperceptible » des « papiers statutaires »

Seul un plein contrôle pouvait assurer au faux prophète de réussir son objectif du tout début. Pour cela, il fallait que les « papiers statutaires » ne constituent nulle part une quelconque entrave à ses espérances d’enrichissement personnel. En effet, il fallait que lesdits papiers lui facilitent toutes ses actions de prise de possession graduelle du patrimoine raëlien. Mais, par dessus tout, il fallait que cette « entreprise » reste la plus souterraine possible. On verra que les circonstances l’avaient bien servi jusqu’à 1992-1993 où sa cause contre Flammarion l’a alors rendu vulnérable : il avait dû, malgré lui, ouvrir son jeu. Mais jusque là, et depuis 1978, il avait pu, grâce à son  « modelage » desdits documents, mettre à portée de main tout ce qui pourrait éventuellement constituer une quote-part pour lui sans que quiconque ne se doute de quoi que ce soit. Mais à partir de cette année-là, le danger d’être démasqué est devenu réel. Il suffisait qu’un journaliste ait l’idée d’aller consulter les dossiers de Cour encore disponibles ou qu’un exraélien pose le même geste, ce qui a fini par arriver. Mais, en juillet 2001 il a fait en sorte que même la consultation desdits dossiers de Cour ne puissent plus avoir grand effet. À moins d’une investigation… musclée.

Des raisons et des justifications

On ne devra donc pas s’étonner que l’imposteur ait posé en 2001 un geste équivalent à un black-out [17] dans le but de s’approprier tout le potentiel inhérents aux papiers statutaires (statuts) de la Fondation raëlienne (FR), sa tirelire personnelle : il en avait besoin absolument pour sauvegarder des avantages qu’il s’était déjà donnés à titre de Guide des guides et pour s’en attribuer d’autres dont avait besoin la « personne » de Claude Vorilhon pour réaliser ses objectifs personnels du départ et/ou ceux que les circonstances lui auront imposées. Quoique toute cette manipulation ne pourra jamais se justifier aux yeux de la Loi, les raëliens devront vivre dorénavant avec cette terrible perception à l’effet que leur Guide des guides a fait de la FR ce que son imposture lui dictait de faire; à cette fin, il a dans le plus grand secret, infléchi les textes des papiers statutaires dans le sens de pouvoir faire en sorte que la Fondation raëlienne ne puisse plus livrer aucun de ses secrets, comme on le verra en approfondissant cette question au chapitre 11.

[17] Black-out. « Faire le silence sur… », selon Larousse

Et tout cela n’est pas sans rappeler un autre black-out, celui qu’il a quasi réussi à faire en essayant discrètement, mais vainement, de vendre le complexe de « Valcourt » (en réalité Maricourt) communément appelé UFOLAND, et qui s’est transformé scandaleusement en gâchis financier, comme on le verra au chapitre 10.

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Une déprime prévisible

L’imposteur n’a pas pu se préoccuper de mener de front deux agendas, un officiel et un caché, sans que cela finisse par lui faire mal. En effet, celui qui se condamne lui-même à une forme de prison ne peut que se rendre malade ou vivre éventuellement une formidable déprime. Or, sa fausse prétention d’avoir reçu un message des extraterrestres l’avait déjà rendu malade à l’hiver 1974-75. Mais, dans le livre qu’il a publié après cet événement (prétendue deuxième partie de la révélation reçue), il a cherché à faire croire qu’il s’agissait « d’un choc nerveux » dû au bouleversement de sa vie découlant de la prétendue réception de « messages extraterrestres ». Mais, c’est bien davantage la situation économique (le choc pétrolier) et les coûts devenus exorbitants du pétrole qui ont donné ce résultat, étant donné leur impact négatif sur sa vie de coureur automobile et surtout sur sa revue spécialisée dans la course automobile « Auto-pop » [18]¸ qui a dû cesser de paraître à cause des coûts devenus prohibitifs de l’encre (fabriquée avec ledit pétrole), et qui lui tenait énormément à cœur. D’où l’idée « éventuellement payante » d’inventer une rencontre extraterrestre… mensongère.

[18] Auto-pop a été publié de mai 1971 à septembre 1974. Le dernier numéro, le 34, a donc été publié 9 mois après que l’imposteur eut prétendument avoir rencontré un extraterrestre en décembre 1973. Le vrai choc nerveux, c’est de là qu’il est d’abord venu. Mais on peut affirmer que la fin de la Revue lui a alors créé une obligation d’entrées de fonds du côté de sa prétendue mission reçue d’extraterrestres. À cet égard, les fils blancs ont toujours dépassé. Mais ils n’étaient visibles qu’à ceux qui voulaient vraiment les voir.

Les obligations « publiques » que lui a créées son mensonge, dont celle d’un rôle de prophète actif qu’il s’est condamné à devoir jouer en permanence et donc sans grande conviction, l’ont de nouveau rendu malade durant les années 1980; et cette fois pendant un an, alors qu’il était installé à Montréal rue Raoul-Jobin, sa déprime était devenue à ce point grande qu’il a dû se faire remplacer mais surtout, à ce point qu’il n’a pas su s’empêcher d’avouer à l’adjoint immédiat chez qui il s’était installé qu’il n’avait jamais rencontré d’extraterrestres. Il lui fallait un exutoire. Un dérivatif. Un divertissement.

Si le mensonge était assuré d’être puni, il y a des comportements que personne ne voudrait prendre le risque d’avoir ostensiblement.

Un résultat inévitable

Aux termes de sa convalescence, il avait finalement choisi de continuer à assumer sa prétendue « mission »; mais cela ne surprendra personne d’apprendre que cet épisode l’a conforter dans son intention de « profiter » de sa position privilégiée, la seule issue qui pouvait vraiment lui éviter d’être chroniquement malade de son mensonge. J’en faisais un cas ailleurs dans mon blogue, dans le dossier intitulé Les cinq points, où je disais que c’est l’argent du Mouvement raëlien internationale (MRI) qu’il semblait viser. J’ai compris depuis que c’est surtout grâce à la Fondation raëlienne (FR) qu’il allait le faire, tout en n’excluant pas cependant l’hypothèse qu’une investigation pourrait fort bien démontrer que de l’argent du MRI lui a été indirectement transféré. Comme tout le monde, je n’avais pas encore tous les éléments pour y voir complètement clair. Des corrections seront donc apportées là où cela sera nécessaire. N’est-ce pas là un des avantages d’un blogue développé comme un work in progress?

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Des agendas de plus en plus divergents

Ainsi donc, jusqu’à la fin de la planification, les agendas allaient de plus en plus diverger grâce à une habile manipulation de l’imposteur : pendant que les adjoints croyaient qu’une telle planification mènerait à un résultat inespéré à savoir une publicité pour l’organisation et ultimement à des « adhésions massives » dans la religion raëlienne, l’imposteur, lui, par la même planification mais avec des moyens autres, il s’occupait de faire se développer son patrimoine personnel, grâce aux entrées de fonds attendues pour chaque clone réussi à savoir 100 000$ chacun; et il y en aura eu au moins « treize »… selon sa complice Brigitte Boisselier, sa promise future Guide des guides qui, possiblement, n’a pas encore tout compris ou qui, alors, a finalement vraiment tout compris. Faites le calcul…! Même à seulement 10 % de « lucrativité », ce pouvait être très attrayant… et en valoir le coup, même s’il y avait risque d’être « investiguée » un jour… ou même seulement celui de faire rire d’elle. Ce ne serait finalement que prendre de l’avance sur les avantages rattachés à la fonction de Guide des guides que le gourou lui a fait espérer avant même les grandes manœuvres clonadiennes (on comprendra mieux plus tard au chapitre 5 intitulé « Le Guide des guides : une fonction et non la personne »).

Des investisseurs non raëliens?

Ce double agenda allait alors faire du faux prophète, totalement mû par l’intérêt personnel, « l’investisseur » principal, mais fort probablement l’unique investisseur de « Clonaid » [19]. Cet investissement sera alors devenu possible grâce à l’argent accumulé dans la « tirelire personnelle », la Fondation raëlienne (FR), alors devenue commodément confidentielle le 9 juillet 2001 assez longtemps avant les grandes manœuvres de manipulation de l’opinion publique, pour qu’elles en paraissent dissociées, quoiqu’il m’apparaît de plus en plus évident que le black-out de la FR est survenu devant une conjugaison d’événements, pas tous contrôlés, et donc, une situation que l’imposteur n’avait pas totalement prévue, comme on le verra dans le chapitre 11 intitulé Black-out sur sa tirelire personnelle.

[19] Logiquement, Brigitte Boisselier aurait dû être le second investisseur. Mais sa déveine au plan professionnel (son renvoi en tant que chimiste de Air Liquide de France qui ne souhaitait pas avoir une vitrine raëlienne dans son fonctionnement) ne l’avait sûrement pas laissée dans une position financière très favorable). Mais par contre, cela pourrait aussi expliquer qu’elle soit si facilement embarquée dans l’aventure du clonage humain que lui offrait le faux prophète et qu’elle dit elle-même avoir suggéré « au Prophète » de lui offrir.

Sans transparence

Parallèlement, le Mouvement raëlien international (MRI), une association [20] enregistrée en Suisse mais non inscrite au registre du commerce de ce pays, le contraire l’ayant éventuellement identifiée comme étant à buts « commerciaux » (on dirait ici : « à  fins lucratives »), une impression que l’imposteur tenait à tous prix à ne jamais donner, d’où l’existence du labyrinthe raëlien (dont on parlera au chapitre 6). De ce fait, et à cet égard, ladite association ne s’était pas reconnue comme ayant une obligation de dépôt de documents auprès des officines concernées en Suisse. De la sorte, elle n’a pas démontré, officiellement et avec transparence, ses raisons d’être (objets). Et conséquemment, aucun chercheur de vérité, journaliste, adepte ou autre, n’a pu scruter le contenu de tels documents qui seraient autrement apparus déterminants et surtout suspects. Ce n’est évidemment pas par hasard.

[20] L’article 4 des Statuts (document statutaire propre au Mouvement raëlien international) donne un indice clair de la volonté de l’imposteur de faire considérer son organisation comme une « association ». En effet, il y est écrit : « Le premier exercice commencera le jour de la constitution de l’Association et se terminera le 31 décembre mil neuf cent septante - ».  À remarquer : l’année n’est pas précisée et lesdits statuts ne comportent pas non plus de date d’adoption. Coïncidence?

Il y eu des conséquences à cette tentative de cachotterie, comme on le verra plus tard. Voilà donc pourquoi il est devenu nécessaire d’évoquer tout le fonctionnement de l’organisation en parlant de composantes. L’une étant le lieu de l’activité spirituelle, une autre étant le moyen d’enrichir l’imposteur par la vente de toutes sortes d’objets de promotion; et une autre étant le lieu d’administration d’immeubles revendables et pouvant aussi enrichir l’imposteur. Pour faire court. La question ainsi clairement assise, on comprendra mieux pourquoi il y a ici « l’Église raëlienne », « Assistance-Révélation 1973», dite familièrement AR-73 et « Les Jardins du Prophète », toutes ces composantes étant administrées par des Conseils d’administration différents, dont les membres sont pré-choisis pour leur docilité à recevoir des ordres d’en haut quant aux politiques à suivre et aux décisions à prendre. On verra plus tard que ce n’est pas par hasard et que c’est même fort utile.

Ainsi donc, il arrive que les décisions finissent par ne plus beaucoup refléter le contenu des écrits prétendument prophétiques de Claude Vorilhon. Et je me plais à le répéter :  si ces écrits cessent d’être la base de référence des actes légaux au plan financier, c’est qu’il y a anguille sous roche et qu’il y a lieu d’investiguer.

Imposture et escroquerie

Les dossiers de mon blogue, précédemment publiés, ont démontré que Claude Vorilhon alias Raël est un imposteur. Or, comment appelle-t-on l’action d’un imposteur qui, sur la base de son imposture, amasse substantiellement de l’argent pour une fin qui ne se concrétise jamais? Incontestablement, cela s’appelle une escroquerie. Mais malheureusement, qui dit escroquerie, dit qu’il y a, quelque part, un ou des escrocs. Et même de possibles simples complices… un mot qui rappellera, pour leur malheur, de mauvais souvenirs à certains des adjoints francophones d’Amérique de l’imposteur parce qu’ils n’ont pas su être à l’écoute quand cela en était le temps…

Un « précédent » judiciaire : le « Saint-Paul réincarné »

Le lecteur qui a lu les dossiers précédents de mon blogue et qui vient de lire ce qui précède, pourra difficilement s’empêcher de se rappeler, s’il en avait pris connaissance, du cas de ce personnage de Grèce qui se disait « le saint Paul réincarné » [21] et qui a écopé de 13 ans de prison pour son escroquerie, après avoir recueilli, pour un projet prétendument religieux qu’il « tardait à réaliser », des sommes d’argent auprès d’un groupe de jeunes gens qui l’avaient suivi en lui faisant confiance. Cela vous évoque-t-il quelque chose?

[21] « Le Saint Paul réincarné ». Source : Journal de Montréal, sam. 9 septembre 2006. Le personnage est arrêté à Athènes précisément pour escroquerie et chantage, et pour avoir abusé de la naïveté de jeunes dans le but de leur extorquer de l’argent, sous le prétexte fallacieux de monter une affaire de publications d’écrits religieux et pour les convaincre de le suivre en Roumanie où ils ont vécu en communauté de 1999 à 2004 ; il a donc été condamné pour avoir fait usage d’une prétention aux fins de recueillir des fonds dans le but de réaliser un projet alléchant qui n’avait, par ailleurs, vraiment rien de l’ampleur de ce qui a fait rêver les raëliens pendant 35 ans, c’est-à-dire, la construction d’une résidence pour l’accueil des Extraterrestres autour de laquelle ils devaient pouvoir se réunir chaque année pour manifester leur espérance de voir revenir lesdits Extraterrestres. Imaginons, pour évoquer le langage raëlien habituel : 35 ans de manque par les Élohim de réception d’amour fervent en provenance de Terriens devant se réunir chaque année sur une montagne à proximité de ladite ambassade dont la construction, dans « un pays au climat chaud » n’est pas encore commencée.

Attardons-nous donc alors à parler plus spécifiquement de la personne dont le rôle est le plus significatif : celui du faux prophète. Il sera bien assez tôt pour parler de ses complices, si cela devient nécessaire. Et cela laissera peut-être à certains des proches de l’imposteur le temps de s’ouvrir les yeux pendant qu’il en est encore temps pour eux… et de contribuer à en faire ressortir l’escroquerie.

« Jugeons l’arbre à ses fruits »

Quelque prophète qu’il prétendra être, et quelque sera son habileté à justifier son imposture par l’usage d’une entourloupette du genre de « je peux utilement jouer le rôle d’un prophète professionnel », il ne pourra être qu’un escroc l’imposteur qui aura amassé pendant 35 ans plus de 15 millions de dollars ($) auprès de ses adeptes, en projetant explicitement de construire une résidence (« un temple », osera-t-il dire) à la prétendue demande des extraterrestres, sans jamais faire, avec l’argent ainsi amassé, ce que tout le monde s’attendait à ce qu’il fasse logiquement, à savoir :

a)     agir le plus rapidement possible pour rendre les lieux accessibles « au culte »; (bien au contraire, il a plutôt laissé le projet traîner en longueur en utilisant toutes sortes de justifications - au Québec, on dirait que le produit est « passé date »);

b)     « construire » progressivement comme ce fut le cas pour toutes les « cathédrales » et les « basiliques » édifiées antérieurement; (en 2005, à ma sortie de l’organisation, le terrain n’avait même pas encore été trouvé malgré une ouverture explicite d’un pays : le Brésil, comme j’en ai parlé abondamment dans le dossier Lucrative fausse ambassade);

c)     fonctionner conformément au mode prévu dans ses écrits prétendument prophétiques à l’égard de ladite construction; (il a plutôt fait preuve de louvoiement, d’interprétations abusives et de contradictions comme cela a été explicité dans le dossier Lucrative fausse ambassade);

L’imposteur a donc ainsi tardé à réaliser ce qu’il a lui-même donné comme ligne de conduite à l’une des composantes de son organisation et tel qu’on le voit stipulé dans les documents statutaires (statuts) [22] de cette composante; et il a alors plutôt focalisé sur une autre des raisons d’être de ladite composante à savoir la création de «laboratoires de recherche visant à la création artificielle de la vie », une raison d’être officielle d’un document statutaire qu’il n’a cependant rendu publique, à son corps défendant, et seulement à l’occasion d’un « ordre » de Cour en 1992-93, dont j’ai parlé plus haut. On comprendra qu’il n’a évidemment pas répandu la chose à l’interne.

[22] Statuts. Acte écrit constitutif d’une société, d’une association, précisant objectif, moyens et règles de fonctionnement (Le Petit Robert). Cet acte, est généralement exigé de l’organisation qui s’apprête à se faire enregistrer; dans ce cas on dit qu’il est déposé*. Il témoigne alors des intentions de l’organisation et il sera un geste éventuellement commode dans la relation de l’organisation avec l’ensemble de la communauté où elle agit, les banques, par exemple. Par prudence élémentaire, les banques exigent de voir un tel document. Les statuts doivent être conformes aux lois, en ce sens qu’ils ne doivent pas les contredire. Ils ont, de plus, une importance capitale pour les membres de l’organisation puisque ceux-ci peuvent alors vérifier si leurs dirigeants agissent en conformité avec les règles qu’ils ont, les membres, établies dans un fonctionnement d’allure démocratique. Or, le fonctionnement raëlien est par principe « géniocratique », le pouvoir reposant dans les mains d’une poignée de personnes qui se reconnaissent du génie dès que l’imposteur les nomme à une fonction d’autorité).

* Dans certains pays, ce qui est le cas de la Suisse, les statuts ne doivent être déposés que s’ils sont relatifs à des activités commerciales, un avantage que l’imposteur utilise, selon toute vraisemblance en faisant croire que les activités de son organisation » sont à but non lucratif, une constatation « confirmée » par la notion de labyrinthe dont je parlerai abondamment au chapitre 6.

Écrits et intentions

Et, ainsi donc, si tout concourre à faire voir que les intentions personnelles du faux prophète ne concordent pas aux attentes découlant naturellement de ses écrits et si, à l’encontre de sa prétendue révélation, il n’a, après 35 ans, procédé à aucune pelletée de terre officielle concernant la très promise résidence pour extraterrestres [23], la perception d’une escroquerie devient alors inévitable. Et je ne parle ici, pour le moment, que de cette attendue résidence pour extraterrestres par ses adeptes.

[23] Comme on le verra plus tard, au chapitre portant plus spécifiquement sur les Jardins du prophète, une pelletée de terre avait eu lieu pour une éventuelle construction d’une résidence miniature, un projet abandonné au profit d’un complexe pour logements en co-propriété dans lequel l’imposteur a eu l’avantage d’un condominium gratuit pendant plus de 10 ans et qui a été l’occasion d’un scandale qui comporte encore ses conséquences aujourd’hui comme on le verra au chapitre 10.

Si ses écrits prétendument prophétiques ont mis en évidence sa fonction de président [24] sous le vocable de « Guide des guides », c’est pourtant l’individu, « Monsieur Claude Vorilhon », que SA « tirelire personnelle » a ciblé et avantagé, par ses propres bons soins. Ce n’est évidemment pas par hasard. En effet, c’est l’individu qu’il cherchait à avantager et non l’officier (en poste), et donc pas la mission. Cette expression, « Monsieur Claude Vorilhon », qu’il a contribué à écrire dans les mêmes dits papiers statutaires (statuts), à savoir ceux de la Fondation raëlienne, est l’indice le plus significatif des intentions qu’il avait en « fondant » son mouvement, comme on le comprendra grâce au présent dossier.

[24] L’imposteur dit maintenant avoir libéré la fonction de président du MRI, ce qui suppose qu’il n’a plus à administrer cette association. Cela lui laisse alors tout le temps de s’occuper de « Sa tirelire personnelle ». Mais qui le connaît bien sait qu’il continuera à dicter ses volontés, ne serait-ce que pour protéger sa mainmise sur le patrimoine raëlien.

Absence de dépôt de documents et d’authenticité

Dès qu’une association fait fructifier ses avoirs par des placements risqués et sans avoir dûment déclaré sa vraie réalité statutaire, à savoir celle qui découle de ses vraies raisons d’être, il est alors inévitable de ne pas pouvoir deviner facilement son aspect mercantile. En l’occurrence, ne s’étant pas plié au dépôt de ses statuts qui, en principe, doivent contenir, entre autres, ses raisons d’être; et compte tenu de sa prétention à n’être qu’une association, il existe cependant peu de possibilité [25], compte tenu du secret bancaire suisse, de vérifier et, par conséquent, de confirmer ou d’infirmer si le fonctionnement financier du Mouvement raëlien international (MRI) est, ou a été, conforme aux raisons d’être qui sont censées être les siennes tout au moins en ce qui concerne ce qu’il en est dit verbalement, faute qu’il soit permis de les consulter de visu dans une approche de grande transparence. Ce n’est pas par hasard qu’il en soit ainsi. Mais ce faisant, l’ «association » s’est alors condamnée à devoir possiblement un jour « voir » ses biens liquides (ceux du MRI) confisqués. Ce que l’imposteur ne pouvait qu’avoir cherché à éviter dès qu’il eut appris lesdites conséquences. Cela s’est-il passé ainsi?

[25] Un moyen existe, cependant : que le grand argentier et employé de banque qui s’occupait des dépôts bancaires à l’époque où il était en fonction accepte un jour de parler. Il en serait de même pour tous les autres que le gourou à utilisés et qui ont fini par se rendre compte du véritable rôle qu’on leur faisait jouer. Mais pour cela, il va falloir qu’ils arrivent à cesser d’avoir peur de la menace que le faux prophète a insérée dans son deuxième livre, au chapitre intitulé La récompense, puisqu’il n’a jamais rencontré d’extraterrestre.

Une suspecte solidarité financière

Ajoutons un ingrédient : une offre à ses membres d’une activité solidaire à la bourse. Quel sens pouvait avoir l’offre que Claude Vorilhon a fait à ses membres de placer leur propre argent en même temps que celui du « Mouvement », sous prétexte qu’il était possible d’ utiliser « l’expert » dont disposait l’organisation au plan international pour ce faire, alors qu’il  fixait comme condition d’usage de cet avantage, de remettre à l’organisation la moitié du rendement financier qui découlerait de ces placements?

Ces questions sans réponse pour le moment amènent une question encore plus importante : ledit expert étant décédé, dans quelles proportions et quel chemin ont pris ou prendront les sommes d’argent issues desdits placements risqués, tant concernant celui de certains raëliens que de celui du Mouvement raëlien international (MRI)? Des réponses à ces questions seraient autant d’indices additionnels d’un fonctionnement singulier. Allons donc plus loin dans notre questionnement.

Le réveil brutal d’un « gérant de banque »

Comment le groupe d’individus (prétendument de six dizaines de milliers d’adeptes, selon l’imposteur, mais de quelques milliers de personnes, selon toutes vraisemblances) qui forment le Mouvement raëlien international (MRI) et qui constituent donc cette association (selon les papiers statutaires) même en la qualifiant de « organisée corporativement  » (conformément aux mots du Code civil suisse et à ceux des papiers statutaires du MRI) comme si l’usage de ces mots pouvait servir de « carte blanche »), comment ce groupe d’individus, dis-je, aurait-il pu prétendre très longtemps être une association à buts non commerciaux (« non lucratifs », ici) ? Surtout si…

  1. …si sous l’autorité de l’administrateur principal / unique qu’est le faux prophète, le groupe a engrangé plusieurs millions de dollars dans un compte de banque suisse;
  2. …s’il laisse percevoir qu’une bonne part de ces millions sont l’objet de placements financiers risqués;
  3. …s’il a transféré explicitement un million et demi de ces dollars à une société étrangère qui construisait alors et vendait des condominiums (ce qu’on verra de plus près au chapitre 10), sans compter tous les autres signes qui n’ont pas manqué de surgir en même temps que ces derniers; et
  4. …si finalement, la corporation bénéficiant du transfert de ce million et demi se dénomme aussi manifestement « Les jardins du prophète »?

Allons plus loin. Comment ce groupe d’individus pouvait-il raisonnablement prétendre très longtemps, et surtout dans les conditions décrites plus haut, être cette « association organisée corporativement » et dite à buts non lucratifs, sans qu’un jour un déclic se fasse dans la tête du gérant de la banque concernée…? Poser la question, c’est y répondre; et éloquemment. Un compte a beau bénéficier du secret bancaire, mais pas nécessairement de la part du gérant de la banque ! Faut bien qu’il y ait un suivi minimal… par quelqu’un!

La banque suisse : un commode bouc-émissaire et/ou un écran?

Avant de lire ce qui suit, il faut se rappeler que l’imposteur n’a pas rencontré d’extraterrestre et qu’il est alors devenu bien illusoire qu’une éventuelle résidence pour extraterrestres soit construite, puisqu’elle n’a jamais été revendiquée. Aussi, pour ne pas être surveillé au plan financier en vertu des règles existantes en Suisse, et sachant que la Suisse où un enregistrement minimaliste de « l’association MRI » a été réalisé, pouvait confisquer les avoirs de la prétendue Association pour non conformité aux règles légales établies, l’imposteur a alors fait le nécessaire pour que ledit argent (que tous les adeptes croyaient être celui d’une éventuelle construction d’une résidence pour extraterrestres) soit « déménagé » dans un compte de banque américain (sur lequel on reviendra plus tard, évidemment); mais il a, à cette occasion, annoncé à l’interne que la banque suisse avait « mis le Mouvement raëlien dehors »; or, ces faits amènent forcément les questions suivantes:

1.     la Banque suisse, l’UBS, a-t-elle chassé le MRI de ses coffres pour non conformité aux règles d’inscription au registre du commerce?

2.     l’imposteur, qui se dit le « principal administrateur » (à moi, il avait dit lorsque nous étions au Chili : « le seul administrateur») du MRI, pour éviter d’être démasqué, a-t-il plutôt choisi d’en « sortir » les fonds en faisant en sorte de faire paraître quelqu’un d’autre responsable de l’acte? Cela s’imposant dans sa planification personnelle, la banque se serait-elle alors avérée un bien commode bouc-émissaire…?

3.     ou n’est-ce pas finalement une conjugaison des deux approches, où la banque, en se taisant, s’évitait d’être mal jugée? Mais laissait ainsi le champ libre à une possible escroquerie? Dans ce cas, cette conjugaison pouvait s’avérer un écran parfaitement commode pour l’atteinte de ses objectifs personnels.

Il n’y avait pas que le gérant de banque qui ne savait pas bien. Il y avait toutes ces personnes qui formaient l’association dite le « Mouvement raëlien », et que j’appelle les adeptes, qui ne pouvaient pas savoir non plus d’une manière responsable à quoi elles servaient en tant que membre du regroupement, ou à quoi on pouvait bien vouloir les utiliser, puisque les documents statutaires qui sont élaborées pour expliciter cela étaient gardés secrets? Comment pouvaient-elles alors savoir les véritables desseins et intentions d’administrateurs qu’elles croyaient multiples mais qu’ils ne se résumaient finalement qu’à la personne de l’imposteur?

Le mode oral

On verra plus tard pourquoi alors les « papiers statutaires » du MRI, et ceux de la Fondation raëlienne, par conséquent, devaient être gardés secrets; et pourquoi donc l’organisation se contentait d’en évoquer les buts par oral uniquement. Pour le moment, disons que l’imposteur trouve toujours le moyen de profiter des… nœuds qui se dressent sur son chemin, pour réaliser son objectif personnel de départ : se mettre de l’argent dans les poches substantiellement ou se donner des avantages incomparables. Rappelons-nous par exemple, que ne pouvant tirer grand profit personnel de son projet de construction d’une ambassade miniature à Valcourt (avec l’argent du projet de résidence pour extraterrestres), dont une première pelletée de terre avait pourtant eu lieu, il a trouvé le moyen de faire transformer tout cela en projet de construction d’un complexe à condominiums (comme je l’ai évoqué dans le dossier Lucrative fausse ambassade, qui lui a fourni gratuitement un luxueux loft pendant dix années… un loft maintenant aussi désert que le terrain où il se trouve, faute d’acheteur.

Une escroquerie de plus en plus flagrante

Et il y a tout le reste de ses actions, dont le présent dossier sera riche de révélation. En effet le présent dossier sera rempli d’information très utile au plan financier et viendra confirmer encore davantage que pendant plus de 35 ans le faux prophète a tout aménagé, patiemment et progressivement, pour profiter directement ou indirectement de la manne qui passerait (j’ai volontairement usé du conditionnel). C’est parce qu’il l’a fait dans un ordre chronologique révélateur de ses comportements, de plus en plus signifiants, et avec des précautions qui le rendaient suspect et me rendaient méfiant, que je peux aujourd’hui livrer tout le contexte de son escroquerie.

Communication de « bouts de papier »

D’où, maintenant, l’apparence de contradiction, qui découle de ses réponses aux questions posées par les différents intervenants dont les journalistes; les seules par ailleurs qui lui sont posées puisque les adeptes, eux, ne le font que très rarement étant donné qu’on ne leur en donne que très peu l’occasion. Quand cela arrive, ça se fait d’une manière filtrée. Quand cette occasion se présente pour les adeptes, personne n’ose aller très en profondeur, l’aliénation jouant à plein; comme dans les stages de formation, par exemple, par le biais de bouts de papier parmi lesquels les adjoints choisissent les questions acceptables et peu susceptibles de débordements, comprendre susceptibles de créer de la méfiance. Dans le présent blogue, le dossier intitulé Le mensonge dissimulé, est très riche d’enseignement à cet égard. Ceux qui ont osé chercher à  approfondir sont maintenant ailleurs. Ils n’ont pas pu faire long feu dans l’organisation raëlienne. En réalité, il est devenu évident que depuis 35 ans l’imposteur avance à pas feutrés et progressivement selon un agenda caché de caractère très personnel, ce qui ne peut qu’obliger à une communication… prudente.

Un prophète misérabiliste squattant ses « amis »

Le faux prophète a régulièrement squatté des membres de son organisation partout dans le monde, la Floride ayant été à cet égard la plus « chanceuse » des hôtes. Il agissait ainsi afin de paraître le plus misérable possible et afin de ne pas avoir l’air de vouloir vider la caisse de sa tirelire personnelle; afin donc de faire perdurer l’impression que la Fondation raëlienne (FR) est vraiment le moyen ultime d’assurer sa subsistance, le commandement du 1% des revenus du membre, qu’il a lui-même édicté dans son deuxième livre, devant alors continuer à lui rapporter gros sans faire de bruit.

Ainsi donc, questionné « sous serment » par le procureur des Éditions Flammarion en 1993 dans le cadre des préparatifs de l’audition de la cause, il répondait en deux temps qu’en 1991 et 1992, il n’avait « rien » reçu de la Fondation raëlienne, ayant alors pu bénéficier personnellement de dons de la part de ses amis raëliens d’un montant de 7 000 dollars à chacune desdites années. Ce qui est parfaitement discutable et finalement risible. Comment pouvait-il subvenir à ses besoins, à lui, puis à ceux de Sophie, son épouse qu’il a épousé en 1992, si ce n’est dans les derniers mois de 1991, avec ce maigre 7 000$ par année, sans aucune aide de la Fondation raëlienne (FR), pourtant dite par lui-même sa « tirelire personnelle » ? Affirmer de la sorte ce genre de restriction de revenus sans broncher ne pouvait que semer le doute sur son fonctionnement financier à court, à moyen et à long terme. S’il est vrai qu’il n’a rien reçu de la Fondation raëlienne (FR) ces années-là, il a alors reçu beaucoup plus des différentes autres sources que les 7 000$ qu’il évoque. Quelque part, il nous amène en bateau…

À moins que…

À moins que soit totalement fondée la rumeur à l’effet qu’il faisait confectionner par des raéliennes (dont une en particulier que je connais très bien et que cette tâche occupait énormément) tout ce que porte Sophie son épouse; et à moins qu’il ait vraiment poussé le parasitisme à ce point qu’il se soit fait vivre systématiquement, lui et sa compagne, quand ils sortaient de leur résidence « montréalaise » qui était, à cette époque, le logement d’un adjoint (« contracteur-bénéficiaire » en rénovation de maisons) de Verdun, au Québec. Et encore là.

Et à moins qu’il ait entamé substantiellement les deux-cent-trente-mille dollars can. (230,000 $CAN) qu’il disait être son avoir, selon sa propre affirmation dans une requête à l’immigration en août 1993, pour être reçu ici. L’histoire ne dit pas encore s’il s’agissait de l’argent comptant qu’il transportait avec lui dans une valise de voyage comme on l’a déjà vu.

Un « affidavit » révélateur

Or, dans une déclaration assermentée le 2 novembre 1992, identifiée très spécifiquement « Affidavit » [26], il écrivait en outre: « Depuis la cession de mes droits d’auteur à la Fondation raëlienne [NDLA : cette cession est datée du 6 août 1978] je reçois de cette dernière la majorité de mes revenus annuels de subsistance. » (art. 5) [27].   Autrement dit, la FR redonnait à l’imposteur ce que ce dernier donnait à la FR. Il faut donc ne pas se surprendre de l’aspect laconique du document de donation de ses droits d’auteur [28]. Le lecteur pourra lire ledit texte de cession, à l’annexe [1]

[26] Affidavit : Déclaration assermentée déposée dans le cadre de la même cause impliquant les Éditions Flammarion et Claude Vorilhon.

[27] Dans la revue Dernière heure publiée le 21 janvier 1995, son épouse Sophie déclarait (p. 26) qu’ils étaient mariés depuis 3 ans.

[28] Ce document a été rendu disponible parce qu’il a été exigé à Montréal en 1992 dans le cadre du procès Claude Vorilhon dit Raël c. Flammarion.. C’est Érick Lamarche, un exraélien traité d’« antiraëlien » par l’imposteur, et resté longtemps seul dans son combat contre ce dernier, qui a découvert l’existence de ce document à la Cour. C’est une chance inouïe que cela se soit produit. Merci à Érick de m’en avoir gracieusement remis une copie.

Assermenté, le faux prophète risquait gros s’il se faisait prendre à mentir lors de la signature d’un Affidavit exigé par un Tribunal. Je prends donc pour acquis que c’est à ce moment qu’il disait la vérité. Je le crois d’autant plus que cette cession de droits, et donc d’argent, était étonnamment conditionnelle. et vu qu’elle l’avantageait personnellement, comme on le verra plus loin, et alors que les raëliens comprenaient, eux, que l’ostentatoire cession de droits d’auteur de leur « prophète » était en fait sa généreuse  (!!!) contribution aux fonds prévus pour la construction du « troisième temple ». Mais alors, cette majorité ne pouvait pas n’être que d’environ 6 à 7,000 dollars par an. Par contre, si c’était vraiment le cas, il se parjurait donc dans son Affidavit de novembre 1992. Mais en disant la vérité dans son Affidavit, il mentait à ses adeptes à propos de la cession de ses droits d’auteur à la… FR. [29] Ce n’est pas par hasard que l’imposteur enseigne l’importance des perceptions…

[29] Le faux prophète disait à ses adeptes que la construction de la résidence prétendument demandée par les extraterrestres équivaudra à la reconstruction du temple de Jérusalem détruit en l’an 70 par les ennemis des Israélites. Cela donnait alors de la sensibilité et de la crédibilité spirituelle à ses cueillettes de fonds au profit du… MRI. Mais on se rappellera que son « don » était fait à la FR… sa tirelire personnelle et non au MRI.

Une action en justice finalement non fondée

Faisons ici une parenthèse pour faire remarquer une chose importante : n’ayant jamais rencontré d’extraterrestre, ni Satan dont il prétendait qu’il en était un aussi, Claude Vorilhon mentait effrontément au « Tribunal », dans un interrogatoire assermenté, en accusant les auteurs Martin & Cotta de l’avoir « diffamé » dans leur livre intitulé Dans le secret des sectes. Sachant maintenant le mensonge raëlien qui change forcément bien des choses, on peut dire qu’ils avaient eu parfaitement raison d’attribuer à Claude Vorilhon le texte qui était censé poser problème. En fait, ce texte écrit par Claude Vorilhon attribuait à Satan  un jugement énorme sur le comportement des humains de la Terre. En l’absence de rencontre avec Satan (prétendument extraterrestre aussi), le faux prophète Vorilhon redevient alors seul auteur de l’énormité décrite et du jugement qu’elle suppose.

L’épreuve de Satan

La vérité est que pour arriver à passer pour un prophète à la hauteur de celle de son prétendu demi-frère Jésus, il est apparu important à l’imposteur de chercher à ressembler à ce dernier dans la logique du messianisme. Pour y arriver, l’imposteur, presque 6 ans après avoir inventé une rencontre extraterrestre, s’est de plus inventée une épreuve de Satan comme celle que les écrits du Nouveau Testament ont attribué à Jésus en lui empruntant une logique comparable. Dans son livre Accueillir les extraterrestres (p. 78), achevé d’imprimer le 20 novembre 1979 (pour le compte de la Fondation raëlienne et juste à temps pour la vente dudit livre lors de la fête raëlienne du 13 décembre suivant) l’imposteur a cherché à faire croire à une « tentative d’achat » de sa propre personne par Satan en échange de l’obtention éventuellement d’une somme considérable d’argent et d’un pouvoir incommensurable sur les humains. Évidemment, dans le même livre (p.  80), l’imposteur s’est donné le beau rôle en refusant l’offre de Satan arguant qu’il préférait mettre toute sa confiance dans le fait de « voir les hommes supprimer la violence et échapper à la destruction. »  Or, quelle belle diversion! En effet, depuis ce temps, l’imposteur n’a pas cessé de faire usage d’un pourcentage proche de 100% pour convaincre ses adeptes que les terriens sont de plus en plus près de s’autodétruire…

Une victoire de peu de gain

Quoique son action en justice contre les auteurs édités chez Flammarion n’était pas fondée, elle a quand même eu pour résultat d’obliger la maison d’édition à apposer des autocollants dans les livres encore à vendre pour avertir les futurs lecteurs de la prétendue erreur des auteurs Martin & Cotta. Pour rejeter la prétention du faux prophète, le juge aurait alors dû faire préalablement la preuve de son imposture, une preuve plus difficile à produire à l’époque, mais très faisable aujourd’hui, le temps ayant substantiellement passé.

Le pauvre prophète au restaurant

Revenons au pauvre prophète. Je ne peux pas m’empêcher de me rappeler le discours que certains adjoints du faux prophète tenaient quand, durant les stages de formation, ils nous incitaient à mettre de l’argent dans un « chapeau » à la sortie de la salle à l’attention du « bien-aimé prophète ». Cela visait un effet misérabiliste. Et je me sentais chaque fois amené en bateau surtout après que j’eus su la somme qu’il transportait avec lui. Mais cela m’apparaissait encore plus misérabiliste quand ces adjoints nous incitaient, dans les dernières minutes du même stage, à en remettre encore « pour permettre au Guide des guides d’aller prendre un bon repas au restaurant à votre santé , faute de ne pas pouvoir permettre à tous de l’accompagner à sa table ». Quelle subtilité! Tout était bon pour justifier des cueillettes d’argent ne laissant aucune trace dans quelque comptabilité que ce soit. Les plus riches des participants, à eux seuls, laissaient ainsi dans les poches de l’imposteur des sommes considérablement plus élevées que le prix du repas, vin dispendieux compris. Mais, les adjoints qui manipulaient les raëliens en lieu et place de l’imposteur s’assuraient ainsi de garder leur glorieux et commode niveau de responsabilité, qui comporte des avantages pratiques au plan sexuel.

Un misérable parasite imposteur

En se prêtant à faire croire à cette situation de pauvreté extrême, le gourou accentuait de plus en plus une perception de lui, à savoir qu’il est un misérable parasite. Et, c’est dans cette prise de conscience qu’il faut placer toute la question de la construction d’installations sur les terrains des Jardins du Prophète « à Valcourt » (en réalité, Maricourt) dont la scandaleuse érection de l’édifice communément appelé UFOLAND dans lequel il s’est fait littéralement aménager, une très grande, très luxueuse et très gratuite unité de logement en co-propriété (condo) grâce à une annonce préalable de la construction d’une « ambassade miniature », une entourloupette qu’on verra dans le détail plus tard. Des événements récents, comme on le verra aussi plus loin, ont heureusement ramené cette question à la surface à l’occasion d’une vente avortée desdites installations. La vente des lieux aurait pu effectivement faire oublier les faits purement scandaleux qui se sont greffés à cette vénale fourniture - le faux prophète dira : « acceptation » - de logement gratuit. Malheureusement pour l’imposteur, la tentative de vente a connu des ratés.

D’énormes revenus pour l’imposteur

Ce petit jeu d’apparence misérabiliste n’avait, depuis longtemps, plus aucune justification puisque la Fondation raëlienne, qui est progressivement devenue une fondation purement «vorilhonnesque », donc très facilement mise à son service, pouvait assurer la subsistance du Guide des guides (l’équivalent raëlien du mot « pape ») conformément à ce qui était officiellement et oralement, dit à ses adeptes.

En effet, depuis les débuts de son organisation, les revenus de l’imposteur Vorilhon, sont officiellement constitués du 1% du revenu annuel des membres après impôt, de la vente des médaillons dits « magnétisés » [30], de la vente de ses livres dont il a souvent dit du premier livre seulement qu’il a été vendu à un million d’exemplaires, des revenus de la vente de djellabas dont il a imposé le port comme dans un rituel et, finalement de legs (testaments) de membres décédés, tout cela étant détaillé dans l’annexe [2] intitulé Revenus assurés de l’imposteur, un document qui s’appuie, entre autres, sur les déclarations parfois vantardes de l’imposteur. L’imposteur ne l’est pas à moitié. Et cela a des conséquences.

[30] Médaillon : un mot que les membres remplacent très souvent par le mot « médaille », car il s’agit bien de la même symbolique : un signe ostensible d’appartenance. On verra plus tard, pourquoi l’imposteur invite ses membres à les faire magnétiser par lui, un rituel qui équivaut à les bénir, par imposition de la main sur ledit objet. Eh oui!

Des dépenses de mégalomane

Profitons-en pour dire qu’à un profond souci de faire entrer beaucoup d’argent dans sa tirelire personnelle correspond chez le faux prophète une mentalité de parvenu. Ça lui prend toujours le meilleur, le mieux coté et le plus dispendieux. Par exemple, quand le faux prophète se faisait préparer des conférences publiques à l’étranger (il n’en fait plus, préférant le mystère sur sa personne que le de visu), qui lui étaient exigées annuellement par télépathie, disait-il, il imposait à son organisation l’obligation de trouver des « hôtels 5 étoiles » comme lieu de séjour, une condition sine qua non de la finalisation du projet. C’était le cas des missions auxquelles j’ai participé à la préparation sur les lieux mêmes (le Chili et la Colombie) et ce fut aussi le cas de San Juan à Puerto Rico [31] dont l’évènement n’a finalement pas eu lieu.

[31] Celle de Puerto Rico a été l’occasion  de démarches interminables, et finalement inutiles, parce que le lieu idéal pour tenir ladite conférence publique ne comportait qu’un luxueux « hôtel 4 étoiles »… « Ca n’en vaut pas la peine », avait prétendu le faux prophète pour arrêter le projet. Je le sais parce que ce fut ma dernière préparation de mission à l’étranger.

La question centrale du 1%

Revenons aux revenus et particulièrement à ceux correspondant au 1%. Si la moitié seulement des 65,000 membres que prétend avoir le chef de l’organisation au plan international, avaient donné le  “centième ” (1%) de leurs revenus à Claude Vorilhon chaque année sur un revenu moyen de 10,000$ après impôts (un chiffre très conservateur) durant les 5 dernières années, l’imposteur aurait amassé la jolie somme de seize millions deux cent cinquante mille dollars (16 250 000$). En effet, 1% de 10,000$ = 100$. Or, 32 500 membres X 100$ par membre X 5 ans = 16 250 000 $. Et je n’aurai aucune objection à ce que l’on coupe ce chiffre par deux puisqu’il n’y a pas 32 500 membres dans son organisation. Ce serait encore plus de 8 millions, pour les 5 dernières années des 35 ans concernés. Et si on coupe plutôt par quatre (16259 membres, ce qui est nettement plus proche de la réalité), ce sera encore plus de 4 millions de dollars. Compte tenu de cette perspective, je laisse au lecteur faire les calculs servant à établir la fortune qu’il a accumulée en gérant “sa” religion comme une grosse « affaire » de fric. Car, on peut bien penser que lui, il les avaient fait ces (et ses) calculs avant d’arrêter la politique du « 1% », en inventant son histoire d’extraterrestres. N’était-ce pas, en effet, le fric, la raison principale pour laquelle il a inventé cette rencontre avec un extraterrestre? Et on ne parle ici que du 1%… Et ce 1% est censé, principalement, aller alimenter la Fondation raëlienne, la tirelire personnelle du faux prophète.

Quêtes tactiques et misérabilistes aux portes

Dans ces conditions, l’imposteur qui faisait dire aux dits extraterrestres (Élohim) dans son deuxième livre intitulé Ils m’ont emmené sur leur planète en 1975 qu’ils étaient satisfaits de son rôle jusqu’à ce moment-là, et qu’il était alors, grâce à ce résultat, assuré de la vie éternelle, avait-il besoin qu’on fasse constamment des quêtes pour suppléer à ses prétendues lacunes financières, ces quêtes qui lui ont donné chaque fois l’occasion de passer pour être « dans la misère »? Évidemment non!  Sauf pour les toutes premières années, évidemment.

La vente des livres, édités par la Fondation raëlienne, sa tirelire personnelle, puis des médaillons, dont les recettes venaient s’ajouter aux revenus dudit « 1% découlant du 4ième commandement imposé » dans la deuxième partie du livre (p. 160, version Internet) censé contenir la prétendue révélation reçue, devait depuis longtemps et devrait encore plus largement maintenant, suffire à le faire vivre lui et son épouse Sophie. Cela suffirait même à faire vivre tout un harem!

Même 15 000 membres peuvent rapporter gros…

Selon des calculs conservateurs faits à partir de données internes de deux catégories de statistiques et malhabilement fournies par l’organisation raëlienne, il n’y a pas plus de 15 000 membres dans ladite organisation au plan international. (Je suis personnellement arrivé à un chiffre de 13,500 environ). Et tous ceux qui quittent l’organisation ont tous le même sentiment à cet égard. Une démonstration sera fournie éventuellement dès que les choses les plus urgentes auront été expédiées.

Le calcul des revenus de l’imposteur en regard dudit « centième » (1%), fait à partir de ce nombre nettement plus réaliste, mène à une somme, encore et malgré tout, fort enviable. Voilà pourquoi finalement, le résultat ne justifie pas, et depuis longtemps, les « quêtes aux portes » au profit du gourou. Pour arriver à ce nouvel éclairage, on n’a alors qu’à tout diviser par 4.33 (le taux obtenu en divisant 65 000 par 15 000). Ainsi donc les seize millions deux cent cinquante mille dollars deviendront alors (en arrondissant quelque peu) 3 millions 753 mille dollars, ce qui suffit très largement à faire cesser les quêtes misérabilistes qui se font durant les stages de formation où il est présent. Et croyez-moi, il en rate aucun… Et dire que dans cette organisation il existe une règle à l’effet qu’aucun membre ne doit être rétribué pour son travail!

Rentabilité due à la complicité d’adjoints proches…

Quand les fonds d’une fondation deviennent la propriété du bénéficiaire, UNIQUE en l’occurrence, au point que celui-ci l’appelle fièrement, mais frauduleusement, sa tirelire personnelle, il vient rapidement un moment où rien ne fonctionne plus d’une manière qui soit socialement, financièrement et légalement acceptable. L’UNIQUE BÉNÉFICIAIRE, en mettant en place un système de gestion efficace et efficient, devient alors tenté de jouer avec les perceptions afin de s’en faire de précieuses alliées. D’où, en l’occurrence, l’active manipulation et l’incessante récupération en tout qui sont l’apanage de Vorilhon l’imposteur et d’où le comportement misérabiliste emprunté par celui-ci et dont les adjoints proches contribuent à rendre la chose superbement efficace.

… et à l’existence secrète d’un gestionnaire docile

En effet, comme on le verra plus tard, l’imposteur a fait le nécessaire pour que le bénéficiaire, en l’occurrence lui-même, soit servi docilement au niveau du transfert de fonds, conformément au contenu des « papiers statutaires », comme on le verra plus tard au chapitre 7.

Un appétit et une vénalité débordante

Tout cela amène une question. Le fait qu’autrui puisse se rendre compte des moyens sur lesquels comptait l’imposteur depuis le début pour s’enrichir, avec l’aveugle complicité de ses guides-adjoints, a-t-il suffi à faire apparaître à l’imposteur qu’il serait justifié de chercher un moyen de tout rendre souterrain, dans une noirceur totale comme on verra plus tard qu’il l’a fait ? D’après moi, non.

Je pense au contraire que le temps passant et les perspectives d’enrichissement devenant encore plus intéressantes, il est apparu qu’il y avait plus palpitant à faire. En effet, c’est connu que celui qui s’enrichit en veut toujours plus, et par des moyens toujours plus expéditifs. À partir de 1978, en intensifiant vers 1980, l’imposteur n’a pas manqué de chercher à suivre cette voie. Il a progressivement, mais d’une manière accélérée, reluqué vénalement du côté du clonage humain en s’efforçant constamment de paraître l’instigateur en tout, via « la création » de « Clonaid », jusqu’à ce que ladite information, plus tard dans la période « chaude » qui a suivi l’annonce de la naissance du bébé cloné Ève, se mette à jouer contre lui légalement comme cela fut démontré systématiquement dans le dossier Mensonge dissimulé du présent blogue.

Des signes qui ne mentaient pas

C’est dans cette période (1978-1980) que l’imposteur a écrit son livre Méditation sensuelle (achevé d’imprimer le 2 septembre 1980) dans lequel il faisait croire à ses lecteurs qu’un clone humain a été réussi au États-Unis. Il ne nommait pas le prétendu « cloneur »; mais on a pu apprendre plus tard qu’il s’est agi d’un canular lancé par un journaliste du nom de Rorvick. C’était déjà une juste indication de la direction qu’entendrait prendre l’imposteur Vorilhon alias Raël.

Et, entre 1980 et le moment où le monde entier a appris le clonage de la brebis Dolly, Claude Vorilhon a cherché toutes les indications susceptibles de l’avantager. Et dans les jours qui ont suivi cette annonce, preuve de sa vénalité, il est lui-même allé personnellement enregistrer aux Bahamas une « compagnie » dont on parlera beaucoup dans ce dossier à cause de son aspect suspect : Valiant Venture. Il se prétend le pape des raëliens. Vous imaginez, vous, le pape, le chef incontesté d’une religion, aller lui-même poser un geste semblable? Dans des conditions normales, un adjoint, aurait pu faire cela… à sa place. Mais, le geste n’aurait pas eu le même sens.

Puis il a accéléré la formation de ses adjoints, les « guides », en les impliquant tous successivement, dans l’enseignement, même au prix de prodiguer une médiocre formation au reste des membres de la structure, afin de se libérer du travail fastidieux qu’allait lui imposer de plus en plus sa mission « obligée ».

Davantage de temps pour la « tirelire »…

Puis un jour, l’imposteur a fait circuler une information à l’effet qu’il a libéré la fonction de président de son organisation au plan international (MRI), ce qui supposait qu’il n’avait plus à s’occuper de l’administration de cette prétendue « association ». Déjà que la perception générale était à l’effet qu’il ne faisait pas grand chose de son temps. Cela lui laissera alors tout le temps de s’occuper personnellement de « Sa tirelire personnelle », la Fondation raëlienne (FR), peu importe le nom sous lequel celle-ci fonctionne actuellement, et maintenant que Brigitte Boisselier lui a suffisamment tracé le chemin de la rentabilité de « Clonaid ».

… et la poudre aux yeux

Mais l’imposteur continuera à « pontifier » grâce à la mise en place de la pompeuse plate-forme dite « raël-science » [32] (car il ne peut pas se passer de pontifier) occupé qu’il est ainsi à chercher sur Internet des justifications pour continuer à lancer de la poudre aux yeux de ses ouailles, afin de les convaincre davantage de l’idée contenue dans la phrase qu’il leur répète à toutes occasions: « La science confirme ma révélation ». (Une pure aberration puisqu’il n’a bénéficié d’aucune révélation extraterrestres!!!) Et il pourra continuer aussi à jouer au jeux de courses-automobile sur ordinateur, convaincu que ses adjoints sont maintenant prêts à le remplacer dans la sphère « spiritualiste » de sa prétendue mission, le fric restant alors et substantiellement sa préoccupation principale.

[32] Raël-science est cet instrument informatique accessible sur Internet par lequel l’imposteur « s’associe » - comprendre : « récupère » - à tout ce qui se passe d’important dans le monde scientifique. Grâce à cet instrument de manipulation, il dit à ses adeptes ce qu’ils doivent penser pour être conformes à la doctrine raëlienne découlant prétendument d’une révélation extraterrestre. Ainsi, beaucoup d’adeptes raëliens*, conséquemment, ne manquent pas de croire que ce sont les scientifiques qui sont à la remorque de leur gourou et non pas le contraire, ce qui est une véritable aberration puisque l’imposteur ne fut la source d’aucune découverte scientifique. Il n’a fait jusqu’à maintenant qu’extrapoler sur des possibilités scientifiques futures comme celle, par exemple, qu’un jour une main de robot soit « branchée à un bras humain ». L’imposteur ne dit jamais comment ces hypothèses s’avèreront possible. Le faux prophète est bien loin d’être un Jules Verne. Même le clonage humain lui a été suggéré par l’auteur d’un canular, David Rorvick, en 1978, cette année charnière, et même par une information de caractère génétique parue en 1975, comme on le verra.

* Dans un courriel daté du 4 octobre 2008, à l’occasion d’un compte-rendu au sujet d’une découverte récente, un de ces raëliens m’a écrit que le scientifique dont parlait le compte-rendu, « avait reconnu Raël », ce dont je lui faisais remarquer que l’article scientifique concerné n’en parlait même pas. Ce même raëlien à qui j’avais tenté de faire remarquer son aliénation m’avais répondu qu’il était « fier d’être aliéné ». Tout se tient.

Le paravent Clonaid

L’imposteur continuera alors à voir de près au rendement financier du créneau occupé par lui et ses très rares complices : le clonage humain de Clonaid qui restera le « paravent » derrière lequel tout continuera à se passer en catimini, maintenant que le raccordement financier Clonaid / Fondation raëlienne ne pourra plus formellement être vérifié grâce au black-out réalisé en 2001, comme on le verra plus tard au chapitre 8 et dont je parlerai à ce moment sous le vocable de la « FONDATION X ».

Ou l’imposteur deviendra de plus en plus « invisible », ou il passera beaucoup de temps à essayer de corriger les perceptions auxquelles donnent lieu de plus en plus à son égard les critiques et les dénonciations similaires aux miennes. Pour le moment, il se fait discret pour éviter de donner de la publicité à ceux qu’il considère comme ses détracteurs, incapable qu’il est habituellement d’assumer qu’on puisse être critique à son égard.

Mais on ne devra jamais oublier en continuant la lecture de ce présent dossier que le faux prophète n’a jamais rencontré d’extraterrestres, ce qui fait de lui l’imposteur qui s’est mis de plus en plus à compter sur ses adjoints pour inciter ses adeptes à l’enrichir, par toutes sortes de moyens.

Un droit injustifié à l’argent

Ainsi donc, au delà de toutes ces découvertes, et ce n’est pas fini, il faut se rendre compte que les entourloupettes du faux prophète ont eu pour justification principale [33] une interprétation à l’effet qu’il avait personnellement des droits inaliénables, sous le prétexte qu’il était le Guide des guides, sur l’argent déposé dans le compte de banque de la composante de son organisation dite la Fondation raëlienne. On verra au chapitre 5 (« Le Guide des guides : une fonction et non la personne ») que non seulement son interprétation était une véritable hérésie, mais qu’en plus il avait eu l’occasion de se rendre compte que son interprétation ne se justifiait pas, mettant ainsi ses intentions vénales à découvert. Cela se passait à l’époque où il préparait son black-out sur la Fondation raëlienne, sa « tirelire personnelle. Il était alors arrivé, aidé par les événements, à croire que tout ce qu’il a fait sous l’empire de sa vénale interprétation, relativement à la fonction de Guide des guides, se devait alors d’être caché définitivement. Ce fait, à lui seul, justifie une investigation judiciaire, comme on le verra au chapitre 5.

[33] Selon Le petit Robert, « justification » : Action de justifier quelqu’un, de se justifier; résultat de cette action. « Justifier : Faire admettre ou s’efforcer de faire reconnaître (qqch.) comme juste, légitime, fondé.

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L’édification d’un empire financier

L’organisation que l’imposteur a mis sur pied a rapporté beaucoup d’argent et nettement plus rapidement que ce qu’il avait escompté au départ; une réalité qui allait finir un jour par être perçue par « sa » banque comme étant anormale de la part d’une association d’apparence insignifiante, qui ne devait donc pas paraître trop prolifique. Une situation que la banque, comme on vient de le voir, ne pouvait pas laisser aller sans rien dire ni rien faire. Au fond, c’est la raison d’être du MRI qui a été de plus en plus en cause. En effet, la souris était en train d’accoucher d’un empire… financier.

On verra plus tard que la raison pour laquelle se pose de telles questions à propos des composantes FR et MRI de l’organisation raëlienne, c’est qu’il s’est mis à y avoir fausse représentation à savoir une non correspondance entre ce que disaient les papiers statutaires quant à leurs raisons d’êtres et ce qui se passait dans la réalité. Par exemple, le faux prophète a constamment caché la vraie réalité du MRI à la banque suisse qui recevait l’argent et il a assumé, par conséquent, de ne dire à ses adeptes à propos du MRI et de la FR que ce qui était susceptible de faire avancer ses objectifs personnels. Ainsi donc les vraies choses ont été cachées à ceux avec qui il avait une relation de caractère légal et financier et à ceux qu’il prétendait aimer.

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                                                                              Celui qui prétend m’aimer tout en me mentant sur des  questions fondamentales, n’est-il pas en train de me mentir là aussi à propos de son noble sentiment. Poser la question, c’est y répondre.

- Roland Dussault

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Arrêtons ce hors d’œuvre combien déjà révélateur et allons-y en suivant le menu d’une manière plus formelle.

LE MENU

Le présent dossier fera donc la démonstration que Claude Vorilhon alias Raël fonctionne avec son organisation exactement comme s’il avait des choses à cacher. Et voilà pourquoi la notion de tirelire personnelle du faux prophète sera tellement riche de renseignements quant aux moyens que l’imposteur utilisait et continue à utiliser pour cacher ce qu’on n’hésitera plus dorénavant à nommer « son forfait » à cause de ce qu’on verra au chapitre 8, partie e).

Voici donc une idée générale de ce que va contenir le présent dossier :

PARTIE I

Chapitre 1. Un aperçu très signifiant sous le « thème » de « Ce n’est pas par hasard si… »

Chapitre 2. La tirelire : une notion inédite

Chapitre 3. Ce que les adeptes « obnubilés » comprennent

Chapitre 4. Ce qu’il en est vraiment des « papiers statutaires »…

Chapitre 5. La fonction de Guide des guides

PARTIE II

Chapitre 6. L’utilité d’un labyrinthe : un chapitre-clé

Chapitre 7. Une religion pour le vernis de respectabilité

Chapitre 8. Totale récupération de la Fondation raëlienne par le citoyen Vorilhon

PARTIE III

Chapitre 9. Des ventes, une pratique laxiste et une politique de testaments qui enrichissent le faux prophète, et pas seulement lui

Chapitre 10. Black-out sur les Jardins du Prophète

Chapitre 11. Black-out sur la tirelire personnelle : la « Fondations X »

Chapitre 12. Conclusion : Le clonage qui a trahi son arnaque

Chapitre 13. À quand le black-out total?

Importante parenthèse

Vu l’importance que j’accorderai à certains documents provenant d’un dossier de Cour, il m’apparaît pertinent de faire ici une parenthèse importante à leur sujet.

C’est grâce à ces documents que Claude Vorilhon l’imposteur s’est vu contraint par les règles de déposer à la Cour en 1993-94 à la demande des avocats des Éditions Flammarion, dans une cause que le faux prophète a intentée à celles-ci, que nous pouvons constater jusqu’à quel point le gourou était avare d’information sur le contenu des « statuts », plus ou moins formels, qui s’appliquent à son organisation que ce soit pour la Fondation raëlienne (FR) ou pour le Mouvement raëlien international (MRI).

Lesdits documents sont d’une importance capitale car ils démontrent que le tricheur Vorilhon a menti à ses membres pendant plusieurs années, et qu’il a, possiblement, menti à la Cour soit en produisant des faux pour augmenter ses chances de gagner de l’argent personnellement sur le dos de Martin et Cotta, les auteurs du livre Dans le secret des sectes et les Éditions Flammarion, grâce à des procédures légales, entamées par l’imposteur mais payées par l’organisation dont il était le chef, ou soit en répondant à des questions en omettant de dire la vérité sur certaines réalités reliées à la Fondation raëlienne (FR) ce qui m’apparaît l’hypothèse la plus vraisemblable [34]. Et si faux il y a eu, il relèvera de lui de rendre public les documents les plus officiels possible (avec explications pertinentes) à partir desquels il a appuyé le fonctionnement de son organisation (FR, MRI) jusqu’au black-out sur la FR et de leur sortie de la Suisse des fonds du MRI.

[34] Il m’est apparu important de répéter cette information pour en voir mieux les conséquences. En effet, dès que l’imposteur fait payer par l’organisation des frais de Cour qui lui rapporteraient personnellement de l’argent, il y aurait alors potentiellement malhonnêteté, car il s’attribuerait indirectement de l’argent qu’il n’aurait pas le droit d’avoir directement. Et son corollaire serait vrai aussi : en retardant systématiquement de payer des sommes que la Cour l’a condamné à payer à des personnes qu’il avait pris l’initiative de poursuivre, l’imposteur revanchard s’enrichirait d’un bien mal acquis.

Pour moi, il est très grave que le raëlien que j’ai été, comme tous ceux qui se revendiquent de cette appartenance, n’ait jamais pu bien peser cette appartenance à l’organisation de l’imposteur parce que ce dernier m’en a caché la véritable portée, comme à la plupart des raëliens, en ne me rendant pas accessible le contenu significatif des documents « fondateurs » (documents statutaires), ce qui n’était évidemment pas le fruit du hasard comme pour bien d’autres choses, et comme on le verra plus loin.

De plus, vu la complémentarité absolue du présent dossier avec celui intitulé Mensonge dissimulé (ou Le clonage profitable), et vu la stratégie de publication de mes différents dossiers, qui a déterminé que cela se passe ainsi, le lecteur verra un intérêt certain à mettre le présent dossier en rapport avec celui nommé ci-dessus.

PARTIE I

Cette partie qui commence détaillera certaines allégations qui ont précédé et fournira plus d’une indication à l’effet que le fonctionnement de l’imposteur et son organisation souffre au plan financier d’un vice certain. Nettement plus même. Ces indications s’avèreront, et encore plus définitivement après une investigation de la part d’autorités concernées évidemment, la preuve que ce qui était au départ une imposture de la part de Claude Vorilhon alias Raël, s’est progressivement et naturellement transformée en une escroquerie; une escroquerie qui correspondait à une pure intention de s’enrichir personnellement de la part de Claude Vorilhon à l’origine de sa prétendue révélation, dans les années 1972-1073.

Commençons cette partie par un hors d’œuvre éloquent et susceptible de titiller l’appétit du lecteur.

Chapitre 1.

EN GUISE D’APERÇU GÉNÉRAL

L’imposteur et faux prophète Vorilhon alias Raël prêche qu’il n’y a pas de hasard. Appliquons lui cet adage et soyons d’autant plus à l’aise de le faire que, s’il y a multiplication d’indices menant à une même conclusion, il faut admettre que ces indices conduisent naturellement à faire croire audit adage. Allons-y donc alors !

CE N’EST PAS PAR HASARD SI…

De la Suisse à « Smith & Barney » aux USA

. le compte du MRI, « mis en dehors » d’une banque suisse, s’est ensuite retrouvé aux USA entre les mains du « broker » Smith & Barney. Et qu’à ce moment, le fonds MRI a été divisé en deux lots faisant alors l’objet de deux comptes distincts : « MRI 1 » et « MRI 2 ».

. après l’annonce du bébé cloné Ève, l’un des deux comptes du MRI aux USA a servi à payer des factures d’avocat en relation avec les difficultés juridiques de « Clonaid »;

Des statuts remplis de surprises

Ce n’est pas par hasard si…

. les raëliens croyaient pouvoir voir dans les statuts du Mouvement raëlien international (MRI), ce qui était en fait dans les statuts de la Fondation raëlienne;

. c’est en fin d’année 1978 que Claude Vorilhon a produit des documents statutaires pour la Fondation raëlienne, dans lesquels il y prévoyait des activités de caractère génétique;

. les raëliens ne voient jamais les documents relatifs aux statuts de la Fondation raëlienne, ni ceux du MRI, même pas lors de leur adhésion à l’organisation raëlienne;

Black-out sur l’essentiel

Ce n’est pas par hasard si…

. la Fondation raëlienne, que l’imposteur appelait sa tirelire personnelle, a été transmutée et rendue totalement confidentielle en juillet 2001, environ 11 mois, avant l’annonce d’un premier bébé cloné à venir;

Une pratique inhabituelle

Ce n’est pas par hasard si…

. une raélienne a découvert en 1991, lors du premier stage d’enseignement raëlien tenu à Valcourt (comprendre Maricourt), aux Jardins du Prophète dit « UFOLAND » en faisant du ménage dans une roulotte qu’occupait le faux prophète à titre de résidence temporaire, une valise remplie à craquer d’argent comptant;

Des lois banalisées

Ce n’est pas par hasard si…

. l’IMPOSTEUR tient à ses adeptes un langage tendant à les encourager à payer le moins possible d’impôts aux gouvernements concernés;

. l’IMPOSTEUR invitait Brigitte Boisselier lors d’une des fêtes Raëliennes à Montréal à venir s’installer au Québec en faisant valoir que les choses sont beaucoup plus faciles ici sur le plan fiscal ;

. l’organisation raëlienne du Canada remet à ses membres un reçu pour dons à l’organisation qui a une forme telle que certains raëliens peuvent en arrivent à l’utiliser pour des fins d’exemption d’impôt alors que l’organisation n’a jamais réussi à obtenir le statut habilitant d’organisme de charité;

Un système fiscal à craindre?

Ce n’est pas par hasard si…

. l’IMPOSTEUR disait à ses fidèles qu’il ne voulait plus aller en France parce que ce pays ne le méritait pas - « nul n’est prophète dans son pays », disait-il à ses adeptes;

Le droit à la vénalité

Ce n’est pas par hasard si…

. l’IMPOSTEUR a dit à un ami d’enfance avant 1973 qu’il allait inventer une histoire de rencontre avec un extra-terrestre aux fins de se sortir de ses problèmes financiers personnels;

. l’IMPOSTEUR, à plusieurs reprises lors de ses séances d’enseignement (dits les « stages ») a appelé « sa tirelire personnelle » la Fondation Raëlienne (FR) que tous les raëliens croient avoir été mise sur pied principalement pour assurer la subsistance de leur prophète et non pas pour son enrichissement personnel à tous crins;

Clonaid : une commode façade de paille…

Ce n’est pas par hasard si…

. l’IMPOSTEUR a tout fait pour convaincre ses adeptes qu’il n’a rien eu à faire avec la « cie Clonaid », dite aussi « le projet Clonaid »;

. c’est l’IMPOSTEUR qui a d’abord rencontré le premier client de Clonaid, l’avocat américain Mark Hunt qui a alors mis dans « l’affaire » une rondelette somme de 500 000 dollars US;

. l’imposteur a pu continuer son projet de clonage même quand l’ « investisseur » Mark Hunt a retiré ses billes et l’équipement de laboratoire qu’il avait financé;

. une personne de haut rang dans l’organisation raëlienne a menacé une exraélienne de représailles si elle osait parler à la suite de sa démission;

Une façade fissurée

Ce n’est pas par hasard si…

. il s’est passé moins d’un an entre le black-out calculé de la Fondation Raëlienne en juillet 2001 et l’annonce en juin 2002 de clones en préparation;

. il s’est passé un grand maximum de 60 jours entre la radiation de Valiant Venture par le pays des Bahamas le 7 mai 2001 et ledit black-out sur la Fondation raëlienne, i. e. la transmutation [35] et la mise en confidentialité totale opérées par Claude Vorilhon et ses complices en 2001, ce qui amène inévitablement à se demander : « pourquoi? »

. l’IMPOSTEUR paraît avoir eu besoin - le fait saute aux yeux - d’une solution de rechange dans un paradis fiscal pour jouer le rôle que ne pouvait plus jouer Valiant Venture comme s’il n’en avait pas vu toutes les conséquences pour l’avenir;

. l’IMPOSTEUR a de toutes évidences jeté son dévolu (il la contrôlait déjà, par surcroît) sur la Fondation raëlienne, sa prétendue tirelire personnelle alors de plus en plus perçue comme son affaire à lui…

Des avortons utiles

Ce n’est pas par hasard si…

. l’IMPOSTEUR est allé, lui-même, en personne fonder, dans le paradis fiscal que sont les Bahamas, la compagnie Valiant Venture, une société qu’il a prétendu plus tard avoir lui-même fermé, alors que c’est le pays hôte qui a posé ce geste révélateur;

. un projet de construction d’une ambassade miniature pour lequel on avait procédé à une première pelletée de terre, a été abandonnée au profit de la construction d’un complexe à condominiums (co-propriété) à Valcourt dont le logement principal, central et très luxueux, est devenu gratuitement le logement de l’imposteur pendant plus de 10 ans;

Un commode débarras

Ce n’est pas par hasard si…

. c’est Claude Vorilhon lui-même qui avait personnellement téléphoné à un de ses adeptes du nom de Richard Baril suite au fait que ce dernier avait envoyé à plusieurs membres de l’organisation raëlienne dans le monde entier, un document visant à dénoncer l’immense gaspillage d’argent et les dépassements de coûts inacceptables qui eurent lieu à l’époque de la construction du complexe à condos de Valcourt (Maricourt) sous la gouverne de la corporation Les Jardins du prophète, qui a finalement logé et le faux prophète et l’exposition UFOLAND qui fut un « flop » monumental [36];

. à l’occasion de cet appel téléphonique à ce courageux raëlien, sorti de l’organisation depuis ce temps, l’IMPOSTEUR a cherché à lui faire dire à qui il avait envoyé massivement ladite information à propos de cet immense gaspillage;

. l’assemblée générale des membres (« actionnaires ») des Jardins du Prophète a été rendue inopérante pendant plusieurs années après que des membres eurent rouspété suite à des dépassements de coûts gigantesques;

. cette assemblée a été rétablie très peu de temps avant qu’un projet de vente des lieux dits UFOLAND fut près d’être signé chez le notaire, mais ayant avorté;

Un problème comme solution à un problème

Ce n’est pas par hasard si…

. Tout récemment, un million et demi de dollars CAN$ ont été sacrifiés par l’imposteur pour effacer l’épée de Damoclès qui pesait sur la tête des « actionnaires » des Jardins du prophète, aux prises avec une embarrassante garantie… bancaire;

Un rituel dispendieux et profitable

Ce n’est pas par hasard si…

. le prophète imposait lors des « stages » de formation le port d’une djellaba vendue par l’organisation aux environs de 25$ l’unité, un « survêtement » dont l’obligation de le porter paraissait excessive et abusive à la plupart des participants, un vêtement qui par ailleurs était fabriqué d’une manière tout à fait rudimentaire par l’un des adjoints de l’IMPOSTEUR et rendu disponible aux « comptoirs de vente des médailles », entre autres, qui rapportent tellement au faux prophète via sa tirelire personnelle;

Aide-moi, le ciel t’aidera

Ce n’est pas par hasard si…

. l’adjoint personnel de l’IMPOSTEUR confectionnait les médaillons généralement vendus aux adeptes à gros prix et que les revenus de la vente s’en allaient ensuite à la Fondation raëlienne dite la tirelire personnelle du gourou;

. l’IMPOSTEUR a réimposé à son organisation le médaillon initial qui comportait la croix gammée, la svastika selon son nom original;

Une solidarité avec le chef, coûteuse et utilitaire

Ce n’est pas par hasard si…

. l’IMPOSTEUR n’est jamais seul à entamer des poursuites contre de prétendus diffamants puisque l’organisation (niveau national ou national) se retrouve chaque fois comme partie co-demanderesse, devenant donc ainsi éventuellement et logiquement (!) payeurs des factures judiciaires, dans les requêtes du faux prophète qui s’attire sans cesse « des bosses » par ses déclarations toujours voulues controversées et amenant alors la réaction;

. un certain nombres de membres s’y retrouvent aussi comme co-demandeurs, noyant ainsi dans le tout le cas de l’IMPOSTEUR qui ne « passera » pas « pour un fou » tout seul;

Planification oblige!

Ce n’est pas par hasard si…

. aux stages d’été de 2000, on disait que dorénavant on s’activera à partir d’une planification de 5 ans.

. l’IMPOSTEUR passe de plus en plus, et partout, pour un menteur;

Une machine à générer des profits

Ce n’est pas par hasard si…

. le focus dans l’organisation raëlienne est constamment fait sur l’obligation de faire des dons au « mouvement » et au gourou;

. on enseigne dans l’organisation raëlienne que le « prophète » a aussi le droit de s’enrichir;

. le gourou avait offert à ses membres de placer leur propre argent en même temps que celui du Mouvement raëlien (MR) dans des fonds risqués, à la condition qu’ils remettent à l’organisation du faux prophète la moitié de ce que ces placements allaient éventuellement leur rapporter, soit disant pour leur faire profiter du savoir-faire de l’expert en placement (décédé depuis ce temps-là) qui s’occupait déjà de faire fructifier les fonds de  l’organisation;

. dans le cadre de spectacles à l’interne, on organise des ventes aux enchères au profit du gourou, en exploitant par surcroît et en outre la nudité de sa compagne que le faux prophète aura photographié lui-même et pris soin d’encadrer aux fins des enchères;

. une emphase a été mise sur la question des testaments des membres en rapport avec la « souhaitabilité » d’avantager le MR et le Guide des guides, une réalité qui se vivait dans un encadrement dû à l’existence d’un modèle de testament;

Le mensonge utile et révélateur

Ce n’est pas par hasard si…

. l’imposteur s’est plaint auprès de ses adeptes seulement du fait qu’une banque de Suisse ait fermé unilatéralement le compte de banque de plusieurs millions de dollars du Mouvemenent raëlien international.

[35] Transmutation : Selon Robert, « Changement d’une substance en une autre… » ou  « Changement de nature, transformation totale ». On ne se trompera pas alors en croyant que la Fondation raëlienne n’est plus ce qu’elle était; et le plus surprenant serait d’apprendre qu’elle a maintenant un caractère d’intérêt plus général. Si non pourquoi la confidentialité absolue?

[36] Un « flop » monumental : pour en avoir une certaine idée, chaque année, UFOLAND payait 10,000$ par affiche (2 ou 3) à une agence gouvernementale québécoise pour de la publicité sur les grandes routes environnantes; et les entrées d’argent à l’exposition n’arrivaient même pas à couvrir ces frais-là…

Chapitre 2.

LA TIRELIRE : UNE NOTION INÉDITE

« Ma tirelire personnelle », disait-il

L’imposteur a très souvent employé, et particulièrement pendant ses stages d’enseignement [37], l’expression « ma tirelire personnelle » (au Québec, on dirait plutôt  « mon petit cochon ») pour parler de la Fondation raëlienne (FR). Le dictionnaire Petit Robert, lui, donne au mot tirelire une connotation référant à des économies. L’idée d’utiliser cette expression peut avoir jailli à l’esprit de l’imposteur quand il a instauré, à l’adresse de ses futurs fidèles, l’obligation financière de débourser annuellement 1 % de leurs revenus afin d’assurer sa subsistance et lui procurer substantiellement des économies. Mais c’est sans doute en concoctant les raisons d’être officielles de la FR qu’il lui est venu à l’idée d’utiliser les mots « ma tirelire personnelle » pour asseoir l’idée que cet argent allait devenir naturellement le sien vu qu’il était le Guide des guides. Ce qu’il n’a pas manqué de faire régulièrement durant les stages d’enseignement.

[37] S’il faisait régulièrement référence à l’argent durant les stages de formation par opposition aux stages d’éveil, c’est qu’il se préoccupait de ne pas effaroucher les nouveaux venus. En effet, les stages de formation s’adressaient à des personnes qui avaient déjà franchi un premier pas dans le sens de se laisser attacher par l’organisation.

Que mettons-nous donc dans une tirelire dont on dit qu’elle est la nôtre? De l’argent censé nous appartenir et en prévision d’un usage ultérieur quand la somme en vaudra la peine ou quand on en aura un BESOIN URGENT. Il s’agit d’argent d’un caractère privé. Or, l’argent des autres, si on a à l’administrer ou si on doit contribuer à le « conserver », c’est ouvertement dans un compte de banque ou une Fiducie qu’on le déposera, en suivant alors les règles établies par le Législateur. Car ce dernier aura bien pris soin de distinguer ce qui a un caractère public de ce qui est privé; ce qui a un caractère collectif de ce qui est individuel. Il aura prévu aussi que le cas échéant tout ça devra être administré d’une manière transparente. Cela est élémentaire. Or, ce qui se passe dans les hautes sphères financières de l’organisation de Claude Vorilhon alias Raël n’est pas conforme à cet esprit. En effet, de l’argent d’un caractère public ou collectif est traité comme s’il s’agissait d’argent de propriété privée, ce qui est proprement scandaleux. Comme on le verra.

Un objectif du début

Poussons l’investigation plus loin. Dès le moment où, dans son deuxième livre, en 1975, l’imposteur a imposé un commandement d’un caractère religieux à l’effet que ses fidèles » se devraient de payer 1% de leurs revenus annuels pour assurer la subsistance du « Guide des guides » - l’appellation que l’imposteur s’est lui-même attribué dans sa prétendue révélation - le germe d’un contrôle de l’argent par le gourou était semé. Il ne restait qu’à faire assumer subtilement à ses membres qu’il ne s’agissait plus de leur argent à eux mais bien plutôt de son argent à lui. D’où l’escroquerie.

Transparence zéro pour la tirelire personnelle

Qu’en est-il alors de l’argent que le Guide des guides recueille auprès de ses adeptes ? Officiellement, on n’en sait rien. Mais on a maintenant des raisons de s’en douter depuis juillet 2001, comme on le verra. Si le gourou faisait un rapport verbal annuel lors des « stages  d’enseignement » dits  « de formation », à propos de la rentrée totale des dons au Mouvement raëlien international (MRI), il n’en n’est au contraire strictement rien concernant les sommes qui se sont accumulées à la Fondation raëlienne (FR). Cette constatation est capitale. On verra plus tard que cette question est devenue fort problématique tout simplement parce que les finances de la FR ont toujours et totalement échappé aux raëliens et parce que cela ne leur apparaît pas constituer un problème, ce qui n’a évidemment jamais encouragé l’imposteur à devenir transparent à cet égard, il va s’en dire.

On ne sera donc pas surpris que l’imposteur ait fait tout ce qui faisait son affaire personnellement à propos de la FR. Et ce n’est pas parce qu’il n’a pas eu l’occasion de connaître la vraie portée des mots qu’il a utilisés, comme on le verra plus tard au chapitre 5, « Le Guide des guides : une fonction et non la personne ».

Ainsi donc, les statuts tels qu’ils ont été finalisés en 1978 comprennent des dispositions tout à fait à l’encontre de ce que les raëliens pensent qu’ils sont. En effet, le faux prophète a introduit dans les statuts de la Fondation raëlienne (FR) des éléments qu’on croyait depuis longtemps se trouver dans ceux du Mouvement raëlien international (MRI). Cela pose alors la question : pourquoi aurait-il fait cela alors qu’il savait très bien que ça lui poserait un problème de crédibilité dès qu’on apprendrait l’entourloupette?

Réponse : tout simplement parce qu’il avait l’intention de cacher à ses membres d’une manière on ne peut plus définitive la réalité à cet égard dès que l’occasion se présenterait (et c’est ce qu’il a presque réussi à faire en 2001 comme on le verra plus loin) ce qui n’aurait pas manqué d’arriver n’eut été de son procès contre les Éditions Flammarion où des exigences légales l’ont mis complètement à découvert. Il ne savait sans doute pas encore que d’accuser quelqu’un de diffamation au Canada condamne l’accusateur à en faire la preuve et à se prêter en conséquence à un interrogatoire et à des dépôts de documents qui pourraient avoir ultérieurement un effet inattendu… Ici, on n’accuse pas quelqu’un de diffamateur, par simple légèreté, s’il n’y a pas matière à le démontrer…

Solution drastique

L’utilisation de l’expression « ma tirelire personnelle » par l’imposteur passerait pour une banalité aujourd’hui si ce n’était du fait que, justement, en 2001, l’imposteur a manipulé drastiquement la Fondation raëlienne (FR) jusqu’à la rendre inatteignable à tout le monde, incluant ses propres adeptes qui ne peuvent que se sentir concernés puisqu’une partie de leurs dons au profit de leur prophète ou de sa mission, est censée s’y retrouver déposée.

Chapitre 3.

OBNUBILÉS

Après avoir inventé d’avoir eu une rencontre extraterrestre; et après avoir donné à sa naissance, dans ladite invention, une fausse portée fantastique (comme je l’ai démontré dans mes dossiers intitulés Du Sendy tout craché et Fausse vraie porte des Poissons), l’imposteur a réussi à créer un climat susceptible de le rendre totalement invulnérable : grâce à une culture du « tout m’est dû » et du mensonge principalement; et grâce aussi à un laxisme latent, dans ses discours oraux particulièrement - tous systématiquement enregistrés mais très formellement inaccessibles aux raëliens - l’imposteur a inculqué à ses adeptes à propos de leurs obligations citoyennes, dont celles qui sont financières et fiscales, une conviction à l’effet que le respect des lois devrait être finalement une vertu fort relative [38]. Il faisait ainsi d’eux des complices  silencieux mais objectifs, de son arnaque.

[38] « Il faut respecter les lois, mais il faut combattre celles qui ne nous conviennent pas », disait-il.

De même, le gourou-imposteur a réussi à faire croire qu’il a raison en tout et qu’il peut triompher de tout, grâce à sa manière d’être et de faire en tout, qui est principalement caractérisée par la diversion et le divertissement qui ont fait de ses fidèles des êtres humains totalement « obnubilés » [39] par… leur gourou (comme j’espère avoir le temps d’en apporter de multiples exemples plus tard). Par ce climat, il a réussi à se frayer un confortable chemin en vue de la concrétisation de son rêve du début des années 1970 alors qu’il était dans la dèche : mettre beaucoup d’argent dans ses poches. Pour ce faire il a eu besoin d’aide de la part de personnes qui ne voyaient pas la véritable portée de leur contribution puisque c’est « la mission » qui comptait; et, surtout, il a eu besoin d’outils .

[39] Obnubilés. De OBNUBILER : envelopper […] comme d’un brouillard. (Le Petit Robert)

Dans ces conditions, on comprendra qu’il a été facile au faux prophète de rendre ses adjoints (guides) complices; et bien malgré eux aussi ceux sur qui lesdits guides avaient une autorité immédiate; c’était là le principal avantage de les « obnubiler ».

Chapitre 4.

« PAPIERS STATUTAIRES »… TRAFICOTÉS

Un premier outil primordial, à savoir un moyen pouvant conditionner concrètement et significativement l’action, a été utilisé par l’imposteur en 1978 : l’usage à ses fins personnelles des papiers légaux. Il s’est agit de faire dire à ces papiers ce qui pour lui serait personnellement utile pour empocher de l’argent et donc de les mettre à sa main de façon à ce qu’ils soient au service de ses besoins, quitte à déterminer plus tard ce qu’il en fera. Du sur mesure, quoi. C’est ce qui me fait dire qu’il les a traficotés [40].

[40] Traficotés. Fam. de TRAFIQUER. Par ex. : Un petit escroc qui traficote. N. m. TRAFICOTAGE (Le Petit Robert). Ainsi donc, des documents peuvent être traficotés de telles façons qu’ils aient un sens qui n’est pas habituel ou qui n’est pas conforme à celui que l’on pense généralement être en vigueur.

Une révélation en soi

Contrairement à ce que l’imposteur faisait croire à ses membres, à savoir que c’est dans les statuts du Mouvement raëlien international (MRI) qu’il était prévu que se fasse la construction d’une ambassade pour les extraterrestres, il s’était contenté d’y écrire  l’objectif suivant :

« L’association a pour but d’assurer de bonnes relations avec les extra-terrestres et de préparer les habitants de notre planète à leur venue. »

Oh que cela est révélateur des intentions du « prophète bien-aimé » et de sa stratégie de diversion face à la Suisse, le pays de l’enregistrement de la dite association ! Cela s’avère un fait capital incontournable que l’imposteur ait ainsi réduit le MRI aux dimensions d’une simple « association bonne-ententiste »; on y reviendra évidemment au chapitre 8 puisque cette « association » est censée avoir recueilli au delà de 15 millions de dollars en 35 ans d’existence.

Le fourre-tout dit la Fondation raëlienne…

Par contre, il réservait (destiner exclusivement) à la Fondation raëlienne (FR), sa tirelire personnelle, en en faisant un véritable fourre-tout, la très concrète question de la construction d’une résidence pour extraterrestres (dite l’ambassade) et par conséquent la question des fonds nécessaires à ladite construction. Il noyait ainsi cette délicate question dans les « raisons d’être » de la FR, dans l’ordre qu’on verra et de la façon suivante :

(Art. 4) « La Fondation a pour objet :

1 Philantropique, philosophique, scientifique, etc. dans le cadre des messages reçus ou à recevoir par Raël « Claude Vorilhon »

2 Installation [41] de l’Ambassade pour recevoir les ELOHIM [NDLA : le caractère gras est de moi]

3 Création de laboratoires de recherche visant à la création artificielle de la vie

4 Création de centres d’épanouissement ainsi que tout ce qui peut contribuer à améliorer le bien physique et spirituel de l’humanité

5 « Prise en charge des frais de Monsieur Claude Vorilhon pour couvrir ses travaux philosophiques et divers, à définir forfaitairement chaque année »

6 Toute participation directe ou indirecte se rapportant aux objets ci-dessus désignée sans que ceux-ci soient limitatifs

[41] Selon le Petit Robert : Installation: Action d’installer (qqch.); mise en place. Et ses synonymes sont : aménagement, arrangement, établissement. Aménagement : Organisation globale de l’espace…, destinée à satisfaire les besoins…en mettant en place les équipements nécessaires… Arrangement : Action de disposer dans un certain ordre; la disposition qui en résulte. Établissement : Construction. Toutes des notions qui supposent une dépense d’argent aux fins de construire et d’ériger un quelconque édifice.

…aux surprises illimitées

On constate rapidement que dans ce papier important, il y avait nettement plus que la question d’une ambassade à construire (article 2). Nul raëlien ne pourra chercher à banaliser les surprises qu’on y découvre sans se faire passer pour un véritable tapis de porte où l’on s’essuie allègrement les bottines. Les plus aliénés essaieront pourtant de se ménager.

Et on aura donc remarqué que la préoccupation « Prise en charge de M. Claude Vorilhon… » n’arrive qu’en 5ième position (point 5) alors que les raëliens croyaient tous qu’il s’agissait de la principale et presque unique raison d’être de la Fondation raëlienne… Et, à cet égard, on aura vu la grande porte béante (« …à définir forfaitairement chaque année »)  par laquelle l’imposteur avait prévu sortir de l’argent à sa guise.

Et on aura tous remarqué aussi que la dimension financière des « éditions de livres » n’est pas mise en relief dans cette liste « d’objets », alors qu’au moins 5 livres y ont été édités dont celui intitulé frauduleusement Le Maitraya. Force nous est de croire que cette notion est camouflée - et c’est loin d’être évident - dans la notion dite ² dans le cadre des messages reçus ou à recevoir par Raël « Claude Vorilhon »² (point 1) où la préoccupation mercantiliste est totalement occultée.

On devra aussi, si ce ne fut pas le cas encore, remarquer que les 5 premiers objets (raisons d’être) ramènent tout le bénéfice de l’argent concerné à une seule cause et à une seule et même personne, à savoir l’unique bénéficiaire : « M. Claude Vorilhon ».

De plus, on ne peut passer sous silence que c’est là que l’imposteur a « niché » son intention d’utiliser l’argent de la FR à des fins de clonage humain (NB en 1978, le mot clonage n’était pas encore en usage), une information qui vaudra son pesant d’or au chapitre 11.

Et finalement, en écrivant comme dernier élément de la listes des objets « … sans que ceux-ci soient limitatifs », il a pris bien soin de s’assurer que la liste des objets cités en 1978 pourrait être allongée; c’est-à-dire que la liste des types de sorties de fonds et d’entrées de fonds ne saurait être limitée à celles qui sont déjà identifiées. Autrement dit, qu’aucune interprétation ne vienne interférer et contrer ses intentions.

Bénévolat lucratif

On ne peut passer sous silence le point 4, portant sur la création de centres de méditation sensuelle (dits « d’épanouissement » dans le papier de la FR), qui fut le premier dada qui devait rapporter gros et qui fut le revenu d’un adjoint de l’imposteur, guide « canadien » à la fin des années 1980, une tolérance contraire à la règle de la non rémunération des membres dans l’organisation raëlienne.

Autre papier révélateur

Et comme preuve que l’imposteur ne cherchait aucunement à unifier ses concepts à des fins de bonne compréhension de ses objectifs, et qu’au contraire, il louvoyait  constamment, ce qui n’est pas par hasard, il a, dans un affidavit signé le 2 novembre 1992 à l’occasion de sa requête en justice contre les auteurs Cotta et Martin du livre Dans le secret des sectes (Éditions Flammarion) dont on a amplement parlé, écrit que le MRI avait pour objectif de :

« …diffuser et promouvoir la religion et la philosophie raëlienne (sic) sur tous les continents. »

Cette assertion va exactement dans le même sens que ce que les statuts du MRI identifient. On admettra aisément qu’on est loin ici de l’objectif de construire une résidence pour extraterrestres à plusieurs dizaines de millions de dollars…

Des notions capitales et de conséquence

On doit avoir à l’esprit trois notions importantes quand on parle de l’existence légale d’une organisation dite soit une « association », soit une « corporation » ou soit une « fondation » :

a)     un enregistrement de cette organisation doit avoir été faite auprès du Gouvernement concerné en toute transparence;

b)     le « papier statutaire » qui spécifie ce qu’on entend faire avec ladite organisation [42], et qu’on appelle alors la charte et ses objets, autrement dit les statuts, doit avoir accompagné l’enregistrement, de façon à ce que tous ceux qui en ont un intérêt puissent les consulter, ce qui est au moins le cas des membres; et si une telle obligation n’existait pas par exception, les membres, eux, devraient avoir l’occasion de les consulter;

c)     les pénalités qui peuvent découler du fait de ne pas avoir fonctionné d’une manière conforme à ce papier statutaire, doivent être suffisamment craints que l’argent des cotisants et des donateurs soient le mieux protégés possible.

[42] Là où on n’exige pas la totalité des documents statutaires, on demande au moins d’inscrire les raisons d’être de l’organisation dans le document de l’acte d’enregistrement. C’est dire que l’on attache de l’importance aux objectifs de l’organisation qui entend obtenir d’avoir droit de cité.

Or, de toutes évidences, l’imposteur a tout concocté pour passer à côté de la façon réglementaire et normale de faire les choses qui ont un aspect légal, ce qui équivaut à une forme de fuite en avant et à une pratique effective de fausse représentation. D’ailleurs, on verra au chapitre 6 (L’utilité d’un labyrinthe) qu’il a lui-même fourni la preuve de son inconstance à l’égard de cette question.

Une très surprenante façon de faire

Mais quand, ainsi, on paraît fuir une obligation, ce qui est le cas de l’organisation raëlienne au plan international, c’est qu’il y a anguille sous roche. En effet, malgré que le Mouvement raëlien international (MRI) a dans les faits un aspect lucratif à plusieurs égards, qu’il a toujours cherché à recueillir des sommes très substantielles, et qu’à cette fin il a instauré une très significative politique de vente d’objets de promotion, et une toute aussi lucrative politique de formation par la fourniture de stages d’enseignements (dits de formation) à tarifs élevés [43], il n’a pas inscrit (enregistré) son organisation dans le registre du commerce de la Suisse; et ses statuts n’ont donc pas été déposés par voie de conséquence. L’imposteur a donc ainsi rendu leur contenu secret. Et ainsi donc, les membres qui pensent avoir un intérêt à savoir où va l’argent qu’ils donnent en dons ou en cotisations, n’ont donc jamais pu savoir, même en cherchant à vérifier par eux-mêmes, à quoi leur argent devrait officiellement servir. Ils sont donc condamnés par un «jeu calculé de cache-cache » de celui-là à faire un acte de foi envers leur gourou… C’est le lot des raëliens de faire des actes de foi en tout, même en de telles circonstances. Et les conséquences, c’est qu’il devient alors possible d’enrichir, dans le secret, le vénal faux prophète Vorilhon alias Raël.

[43] Coût des stages d’enseignement : Il était très rare que l’on puisse s’en tirer à moins de 500$ pour assister à des stages d’été à Valcourt. Une vérification à propos d’Éden en France, permettrait sans doute d’y découvrir quelque chose de tout à fait comparable car les modèles se répercutent d’un continent à l’autre. Ceux, et c’était un très petit nombre, qui connaissaient un meilleur sort en terme de coût de formation, y étaient arrivés parce qu’ils s’étaient impliqués dans l’achat « d’actions » à raison de 5 000$ minimum, avec contrat en ce sens* , ce qui les rendaient collectivement et illusoirement propriétaires des Jardins du Prophète prétendument pour 49 années*, et ce contrat leur donnait une exemption de frais pour lesdits stages. Résultat : cela faisait alors payer tous les autres d’autant!

*Les règles ont été changées en cours de route, ce qui équivalait à changer le contrat; et les dirigeants ont trouvé le moyen de faire signer tous les « actionnaires » en ce sens sans que personne ne rouspète ostensiblement.

Le motif

Compte tenu des notions importantes qu’on vient de considérer et de leurs conséquences possibles et prévisibles, comment Claude Vorilhon alias Raël a-t-il pu décider d’écrire dans les statuts de la Fondation raëlienne (FR) UN objectif fondamental qu’il disait pourtant et verbalement à ses adeptes, être l’UN des deux objectifs fondamentaux du MRI, depuis la fondation de son organisation, à savoir : « faire la promotion » de sa révélation et « construire l’ambassade »? Comment le plus engageant au point de vue financier, « construire l’ambassade », a-t-il pu se retrouver dans les Statuts de l’autre, la FR? Quelle était l’astuce? Et surtout quelle fut l’utilité d’une telle astuce? Ce sont évidemment les questions, et plus encore, auxquelles tente de répondre le présent dossier.

Un manquement grave

Avant d’aller plus loin, rappelons-nous, pour bien nous situer, que ce n’est pas une pratique « rituelle » dans l’organisation raëlienne que les papiers statutaires dont je parle ici soient remis formellement aux membres au moment de leur adhésion (ni après), ce qui serait bien, autrement, le strict minimum. En distribuant au moins une copie de la partie dite des objets, les dirigeants poseraient un geste de respect élémentaire à l’égard des nouveaux adhérents car ils leur permettraient de voir d’une manière adulte et responsable dans quel cadre légal les dirigeants sont censés agir et censés dépenser leur argent. Mais, ils ne le font pas. Il préfèrent qu’on les croit sur parole. Pas étonnant. Ceux qui ont la fonction de renseigner à cet égard sont aussi mal renseignés que quiconque.

Il avait pourtant jugé nécessaire de faire distribuer systématiquement des copies de modèle de testament olographes aux nouveaux arrivants dans le but évident de faire en sorte qu’ils avantagent le « pape des raëliens » et son organisation. Pourquoi pas alors une copie des statuts de l’organisation? Un document d’au plus 5 pages? Ne serait-ce pas un strict minimum?

Le paiement des factures juridiques

Voilà pourquoi il est si précieux qu’un Tribunal du Québec ait obligé l’imposteur en 1993-94 à déposer à la Cour québécoise certains documents qui ont alors rendu possible de voir, pour la première fois, la vraie réalité statutaire des composantes les plus fondamentales du « mouvement raëlien » : la Fondation raëlienne (FR) et le Mouvement raëlien international (MRI). Précieux en effet. Cet évènement a permis de comprendre, entre autres, le jeu surprenant de l’imposteur et de son organisation au point de vue des dépenses juridiques, à savoir à qui il incombait de payer les factures [44]. Mais il y a beaucoup plus.

[44] Des procédures légales, initiées par l’imposteur, sont systématiquement payées par l’organisation dont il est le chef à partir des cotisations des membres. Je peux l’avancer car j’ai constaté le phénomène de visu quand j’étais responsable des Affaires légales (statutaires juridiques) de l’Église raëlienne (ER). J’étais donc la personne qui avisait celle qui préparait les chèques. Elle me demandait chaque fois quel était le niveau du Mouvement qui devait payer, à savoir si c’était à « 50-50 » (moitié-moitié) comme cela arrivait souvent, ou si c’était le MRI (niveau international) à 100%. Il était injustifié que l’ER paie la moitié des frais (avec l’argent des dons et cotisations au plan national) puisque Claude Vorilhon n’était ni membre ni dirigeant à ce niveau, ces frais apparaissant à cause des erreurs et des comportements de l’imposteur au plan international.

Dans la plupart des causes de Claude Vorilhon contre autrui, le Mouvement raëlien international, le Mouvement raëlien canadien, ou l’Église raëlienne (du Canada plus tard), étaient indiqués à titre de co-demandeurs, ce qui permettait de justifier de faire payer, en totalité ou en partie, les factures de Claude Vorilhon par ces associations, mêmes si elles n’étaient pas concernées par le fait que le chef s’était attiré des complications à titre de chef international. Par exemple, en quoi ces composantes de l’organisation raëliene étaient-elles concernées par le fait qu’une partie du livre Dans le secret des sectes de Martin et Cotta faisait une possible fausse interprétation d’un livre ayant explicitement Claude Vorilhon alias Raël comme auteur? N’est-ce pas la Fondation raëlienne qui auraient dû payer ces factures puisque l’éditeur en était justement la Fondation raëlienne? Sachant par surcroît qu’il a tout inventé et que c’est lui qui a décidé qu’à un endroit de son livre, il ferait parler Satan, il ne pouvait pas en rendre les autres responsables. Si les délais ne sont pas expirés, Flammarion pourrait faire ouvrir la cause et faire payer cher à Vorilhon sa poursuite finalement non fondée.

Un rejet bancaire suspect

On a déjà dit dans la partie intitulée « Préliminaires » que la banque de Suisse qui a « mis dehors le Mouvement raëlien international (MRI) », selon la prétention du faux prophète, s’est avérée un bien commode bouc-émissaire. Et on s’est demandé pourquoi les « papiers statutaires » étaient gardés secrets et pourquoi, surtout, l’organisation raëlienne se contentait d’en évoquer les buts uniquement d’une manière orale ou verbale. Mais surtout, on s’est demandé à propos du transfert obligé des fonds du MRI, pourquoi l’imposteur s’en prenait si âprement à ladite banque et pourquoi ladite banque s’est-elle tue.

Au delà du fait que les banques fuient la controverse, les réponses à ce questionnement se trouve davantage dans une implication mutuelle et réciproque à la fois, des deux parties concernées. La banque, située à Lausanne au bord du Lac Léman (côté nord) [45], non loin du Valais (à l’est) où l’imposteur a essayé récemment, mais vainement, d’élire domicile, la banque, dis-je, s’étant rendu compte de l’ampleur, inhabituelle pour une association, des entrées de fonds dans le compte de ladite association, connue alors sous le nom caméléon de Mouvement raëlien international (MRI), et prenant alors subitement conscience de la provenance inaccoutumée de certaines de ces entrées de fonds, la banque, redis-je, s’est mise à poser des questions à l’employé responsable des dépôts de l’organisation raëlienne, François Erth (un nom fictif) qui y a alors perdu son job à cette occasion, ce qui lui a valu d’être écarté des affaires financières raëliennes par la même occasion, accusé qu’il fut évidemment d’être responsable de la catastrophe. Cela est arrivé sans doute parce qu’il n’a pas su être capable d’esquiver les questions gênantes de la direction de la banque et probablement aussi parce qu’il n’avait pas fourni les documents qui auraient dû normalement démontré la vraie nature financière et statutaire du MRI. Cette situation était inhérente à la nature de l’association telle que le faux prophète souhaitait la faire percevoir.

[45] Je connais le lieu de ladite banque pour y avoir accompagné jusqu’à la porte, et l’y avoir attendu pendant une bonne heure, un des adjoints, et homme de confiance actuel et d’ici, du faux prophète.

Combien d’autres raëliens ont été, comme lui, sacrifiés sur l’autel de la vénalité du gourou? [46]

[46] Cela fait en outre penser à René B. qui a subi un sort comparable, mais beaucoup moins déméritant, parce que le gourou en a fait son bouc-émissaire suite à sa déveine personnelle dans une action planifiée pour en arriver à récupérer le Dalai lama à son avantage et à positionner sa prétendue religion en prévision d’adhésions massives… bouddhistes.

Transfert de fonds non banal

Toujours est-il que l’imposteur y a vu l’occasion de faire un autre pas dans la direction de son contrôle absolu sur les fonds de l’organisation, du MRI en l’occurrence. Il a alors transféré lesdits fonds ailleurs (comme on le verra plus tard), en prenant bien soin à l’interne, à l’attention de ses adeptes uniquement, d’accuser ladite banque de Suisse d’avoir « mis le MRI dehors » et il a finalement, mais très ostensiblement, écarté son dévoué guide suisse aux finances, de l’époque, en laissant planer une vague impression à l’effet que ce dernier avait une responsabilité importante dans ce qui s’était passé.

Le lieu du placement de l’argent recueilli par le MRI est alors devenu une affaire vague… mais un indice a continué à s’imposer : dès que l’on commençait à avoir une idée de l’endroit où le gourou semblait vouloir s’installer, on pouvait commencer à avoir une idée de l’endroit où l’argent allait finir par devoir atterrir… Et dans ce sens, l’épisode récent d’un projet d’installation en permanence du faux prophète dans le Valais suisse, mais refusé par l’État suisse en 2008, ne fut que de la diversion. Depuis longtemps, c’est le « jet set » de Las Vegas et ses casinos qui attiraient le gourou mégalomane [47]. Voilà pourquoi on ne fut pas surpris d’apprendre qu’il avait naguère enregistré une compagnie du nom de Valuent Venturely Lted au Nevada… à ne pas confondre avec Valiant Venture qu’il avait personnellement enregistrée aux Bahamas en 1995 et dont la radiation (fermeture assumée ou obligée?) le 7 mai 2001 a laissé des traces brumeuses, comme on le verra plus tard.

[47] On verra dans la deuxième partie au point dit Black-out sur les Jardins du Prophète que l’imposteur a lancé des ballons visant à accréditer des projets de construction soit d’un « Raelian Center » ou celui d’un « Atheist Center » dans les environs de Las Vegas, au Nevada. Mais d’ores et déjà on peut dire que son installation dans le Valais suisse n’aurait pas eu de caractère permanent puisque l’imposteur a pris l’habitude de « squatter » plus d’un de ses membres dans le monde, à chaque année.

Un gourou qui tient à administrer

Autrement dit, le faux prophète a administré [48] pendant plusieurs années, sans plus de formalité, à l’aide d’un dévoué guide de niveau 5 qu’il a ensuite sacrifié, les millions de dollars US accumulés grâce à des cueillettes de fonds extrêmement lucratives et à des placements très spéculatifs, cette prétendue « association » qui correspondait davantage dans les faits à une « corporation », et qui était justifiée d’être une fondation parce que, dans la réalité, cette entité de portée légale avait une importance nettement plus grande que celle qu’il a donnée en perception sur le plan financier, d’où le contenu des statuts du Mouvement raëlien international (MRI) en apparence de totale insignifiance, comme on l’a vu précédemment.

[48] À l’occasion d’un voyage au Chili (suivi de la Colombie lors du même périple) entre le 28 décembre et le 3 février 1992, le faux prophète, au moment où nous nous préparions à passer à la table pour le repas du soir dans un restaurant de Santiago, alors que j’évoquais ma tranquillité personnelle face à l’administration des fonds du MRI, m’avait annoncé sans broncher qu’il était « le seul à administrer l’argent du MRI » et qu’il pouvait « partir avec la caisse ». Mais il fallait bien qu’il compte sur quelqu’un de sûr pour ce faire! Mais de toutes façons, cela étant trop gros, je ne l’avais pas pris au sérieux. J’ai changé d’avis depuis ce temps…

Le secret bancaire favorable…

Pour réussir à faire croire si longtemps à une simple association (MRI), il n’a pas suffi que l’imposteur ait placé la bonne personne à la bonne place. Il a fallu, aussi, très bien divertir de l’essentiel. Et pour bien divertir, il a fallu paraître maigrichon tout en ayant la corpulence du gros ogre. Une image assez juste comme on verra. Et le moyen qu’il a choisi pour ce faire fut de multiplier les composantes de son organisation. L’imposteur en est arrivé ainsi à créer un empire tout en faisant paraître le Mouvement raëlien international (MRI) à buts non lucratifs et passablement insignifiant aux yeux de l’État suisse. Mais ce ne fut toujours qu’une entourloupette de courte durée.

Il était aidé en cela par le secret bancaire suisse. Un secret qui allait cependant montrer ses limites dès que les fils blancs allaient un peu trop dépasser. Le secret bancaire peut cacher l’existence d’un compte de banque, mais il ne peut pas paraître servir à exempter des sommes importantes de certaines obligations fiscales… qui sont effectivement la vraie raison pour laquelle l’imposteur a cherché à dissimuler des réalités financières en… omettant de déposer des documents et en soustrayant volontairement son organisation aux règles d’état concernant le fait qu’on ait des buts commerciaux. C’est ce qu’on appelle de la dissimulation de revenus imposables. Une raison sérieuse pour laquelle l’imposture se doit d’être démontrée et dénoncée.

Tant que l’État Suisse ne fut pas amené à considérer le MRI comme étant « à buts commerciaux », la banque suisse n’a pas eu l’obligation ni le réflexe d’un soupçon…!!! Mais dès que le soupçon s’est installé, il est normal qu’elle n’ait plus voulu traiter de la même manière une prétendue religion issue d’une révélation dite extraterrestre fondant son existence et son avancement sur le mensonge et la dissimulation. Dès que la mauvaise foi s’installe, elle ne peut que générer des conséquences fâcheuses dont celles de la méfiance.

…au service d’une imposture bien camouflée…

Peu importe l’ampleur de leurs activités financières et de la quantité d’argent qu’ils « brassent », ils sont probablement très rares les organismes d’intérêt public, dont les activités plus ou moins lucratives justifient qu’on en parle en terme de « corporation », et qui fonctionnent quand même, et en plein jour, comme s’ils étaient de simples associations; et par surcroît, en prétendant avoir 65 000 membres; or c’est pourtant ce que l’organisme raëlien, le Mouvement raëlien international (MRI), dit être quand il a à se définir: qu’il est une association. Il fait cela ostensiblement, en utilisant le mot « mouvement » qui passe alors pour être moyen (milieu), et qui devient ainsi une couverture extraordinairement utile; en effet le mot “mouvement » est utilisé à cette fin sous le prétexte qu’il est rassembleur et pas du tout statique. Il devient alors un véritable caméléon (qui prend la couleur utile). Et en ce sens, cette organisation est vraiment unique.

Une association qui agit ainsi a de toutes évidences quelque chose à cacher. C’est pourquoi le faux prophète a pris l’habitude de gonfler régulièrement le nombre de ses membres par strates de 5 000. Et un jour cela allait lui jouer un tour : dans le même discours, à Brantôme en France, il a dit 65 000, et un peu plus tard, 60 000 (ou l’inverse).

Mais il y a plus : il était prévisible que cela pose un jour un problème de correspondance entre une image utile mais factice et la vraie réalité; se créant ainsi comme un phénomène de réfraction. Cela a bien servi l’imposture pendant un certain temps. Mais, le faux prophète qui ne s’était jamais imaginé que son invention aurait si vite tant de succès a fini par être coincé entre ses intérêts à être le plus discret possible et l’avancement de chiffres susceptibles d’être encourageants pour les membres de la structure de soumission à sa personne. Son succès a donc fini par le trahir.

…et d’un imposteur

N’oublions pas l’hypothèse de départ que j’ai fait valoir dans le dossier Les cinq points à l’effet que Claude Vorilhon alias Raël est un imposteur qui a inventé une histoire de rencontre extraterrestre pour s’emplir les poches de fric! Cela vaut plus que jamais. Ajoutons qu’il n’avait pas prévu des accidents de parcours significatifs : une banque soupçonneuse et suisse, donc rigoureuse. Et un paradis fiscal aucunement intéressé à passer pour complice du clonage humain dénoncé partout. Il avait pourtant bien calculé ses pas… et même prédit plus d’une fois que les gouvernements de la Terre s’opposeraient au dit clonage…

1978 : une année charnière

C’est entre 1974 et 1978 que CLAUDE VORILHON s’est concocté le régime qui allait lui permettre de devenir le maître « incontestable » des raëliens et de leur argent. Et cela s’est fait grâce à un jeu de cache-cache qui transcende tous les documents qui en font foi. Mais, de cela, très peu de raëliens en ont eu vraiment conscience. En effet, pour s’apercevoir de cela, il leur aurait fallu avoir gardé ou avoir récupéré leur sens critique. Comme dans certaines religions, à propos des souliers des adeptes, il a fallu de plus en plus le laisser à la porte…

Or un regard rapide sur la chronologie des événements de ladite époque (et le lecteur pourra la parcourir éventuellement dans le dossier spécifique intitulé : Une chronologie éloquente et significative), un regard rapide, dis-je, nous fait sauter aux yeux une première concentration importante d’évènements, qui, vus côte à côte, démontrent que c’est à une période bien particulière du développement de son organisation que l’imposteur a posé les premiers gestes calculés, les plus susceptibles de faire concrètement de la Fondation raëlienne (FR) sa tirelire personnelle. À cet égard, 1978, moins de 5 ans après la prétendue rencontre d’un extraterrestre le 13 décembre 1973, est devenue une année charnière qu’il faut absolument regarder à la loupe.

Les événements de cette année-là, surtout ceux de la fin de l’année, ont permis de mettre en place les moyens d’utiliser un nouveau potentiel d’enrichissement d’un autre ordre et ô combien plus « rémunérateur » pour l’imposteur ! En effet, aux sommes provenant des livres réédités à volonté ou émanant de la prétendue révélation étirée dans le temps à n’en plus finir [49] et aux objets de promotion que les raëliens se procureront à chaque occasion de rassemblement, il pourra dorénavant s’ajouter des entrées d’argent venant de l’extérieur, donc plus facilement « soustrayables » (pour ne pas dire : « évadables ») de la comptabilité officielle… La prochaine occasion charnière viendra quand il soustraira totalement la FR aux regards des curieux…

[49] Certains éléments d’information, prétendument reçus de « l’au-delà » par télépathie, deviennent même commodément la révélation.

Grâce à des papiers statutaires plus fiables

C’est d’ailleurs lors de cette période commençant le 15 mai 1976 et culminant en 1978 que l’imposteur s’est littéralement débarrassé du Madech [50], une association embarrassante, par trop démocratique, et qu’il s’est mis à construire une organisation qui allait lui laisser, à lui personnellement, nettement plus de marge de manœuvre. En fait, toute la marge de manœuvre. Plus concrètement, le point culminant a été l’adoption de papiers statutaires nettement plus fiables pour… lui, le 28 décembre 1977 (on dira donc : « 1978 »), aux fins de dompter le plus définitivement possible les instruments à sa disposition : le Mouvement raëlien international (MRI) et la Fondation raëlienne (FR). C’est là que sont apparus et ont été répartis les objectifs de ces instruments, et particulièrement le fourre-tout de la FR, comme on l’a vu plus haut. Il établissait ainsi sa feuille de route personnelle pour le reste de ses jours. Et ce reste ne sera alors fait que d’ajustements et de diversion, quitte à faire le black-out total sur l’un de ces instruments éventuellement. Malheureusement, comme on le verra, l’écrit et l’oral, à cet égard, ne correspondront que très peu, d’où les fils blancs… qui se mettront à pendre et à faire voir la fourberie du faux prophète.

[50] L’imposteur dit lui-même dans une note de bas de page d’une réédition en un seul volume de ses deux premiers livres sous le titre Le vrai visage de Dieu :  « Le 15 mai 1976 : dernière réunion du “ Madech ” et constitution du Mouvement raëlien…». On doit donc en conclure que l’association dite « Mouvement raëlien international » est fondée en 1976.

Là où l’arnaque a subtilement commencé

Dans le fonctionnement de l’imposteur, rien n’est jamais le résultat d’une « génération spontanée »; au contraire tout est le fruit d’un tranquille cheminement vers un  positionnement toujours de plus en plus avantageux. C’est la réponse à la question qu’on peut être tenté de poser à savoir: où l’arnaque a-t-elle commencé? Bien sûr, partir du moment où il a menti sur sa prétendue rencontre avec un extraterrestre. Mais plus particulièrement au moment il a commencé à percevoir comment sa nouvelle situation allait concrètement lui être financièrement profitable.

Rappelons-nous que la Fondation raëlienne (FR) a remplacé les Éditions du Message qui, selon l’imposteur, s’étaient substituées aux éditeurs de littérature « ufologique » parce que ceux-ci n’acceptaient pas de publier sa prétendue révélation telle que relatée, sans donc y apporter un certain nombre de correctifs. Cela, c’est l’imposteur qui l’affirme. Sans qu’il en apporte la preuve, cependant. Ce qui est sûr par contre c’est que de publier son « histoire » d’une manière qui relevait à toutes fins pratiques du mode dit «  à compte d’auteur » sous l’apparence, cependant, d’une réelle « maison d’édition », allait pouvoir lui apporter personnellement et nettement plus d’argent, compte tenu du contrôle total qu’il se donnait ainsi sur la comptabilité des ventes dans un réseau de bénévoles, par surcroît, en développement et sans cesse grandissant, et donc tout désigné pour atteindre cet objectif. Ce n’est donc pas par hasard qu’il est dit que « la France le poursuit » et qu’il n’y va plus de peur d’y être incarcéré. Ce n’est pas par hasard qu’il disait pour l’effet escompté que « nul n’est prophète dans son pays »; et qu’il transportait substantiellement de l’argent comptant dans une valise…

De l’édition lucrative à « la subsistance du prophète »

La Fondation raëlienne (FR) en tant que commode continuité de la substitution Édition du Message / Éditions de la Fondation raëlienne, s’est mise à engranger les sommes censées assurer la survie, au début, du prétendu dernier des prophètes (une appellation contenue dans son premier livre) et la subsistance ensuite du Guide des guides (une dénomination, comme on le verra bientôt, apparue commodément dans son deuxième livre) [51], comme le croient la très grande majorité des raëliens qui « regardent » la FR comme le « petit cochon » qui fait vivre « la personne la plus importante du monde ».

[51] « Tu feras au moins une fois par an un don au Guide des guides, égal au moins à un centième de tes revenus annuels, afin de l’aider à pouvoir se consacrer à temps plein à sa mission et à voyager à travers le monde pour diffuser son message. » [NDLA : le caractère gras est de moi]. Cela visait à faire comprendre que la survie du faux prophète qui n’a, rappelons-le, jamais rencontré d’extraterrestres, devait être assuré par les adeptes. Mais curieusement, il a toujours été dit que les dépenses de la « diffusion du message » devaient être l’affaire du Mouvement raëlien international.

2001 : l’année où la boucle s’est… cadenassée

Revenons aux concentrations d’événements. Une autre de ces concentrations super significatives apparaît autour de 2001 pour culminer en 2002 avec l’annonce d’un premier bébé cloné. On pourra en consultant la chronologie y constater que cette efficiente manière de fonctionner du faux prophète lui sera devenue encore plus profitable… grâce au secret.  « …un tranquille cheminement vers un  positionnement toujours de plus en plus avantageux », ne disais-je pas plus haut, très justement? Et dans la réalité, « tout cela se tient », étant donné qu’il s’agit de la continuité du même objectif : du fric, du fric et du fric à travers une exploitation prétendument spirituelle de personnes de bonne foi par un gourou… se prétendant de l’ère du verseau, une ère qui n’adviendra que très longtemps après sa mort, comme je l’ai démontré dans le dossier (à lire absolument) Fausse vraie porte.

Le rôle palliatif d’une fondation…

Compte tenu de cet éclairage événementiel, revenons spécifiquement aux papiers statutaires officiels. Ceux-ci n’étant pas disponibles, donc aucunement à la portée des fournisseurs de fonds (donateurs / cotisants) dans l’organisation raëlienne; et cela n’étant jamais l’objet de discussions dans les instances concernées [52], il n’est donc pas facilement venu à l’esprit de quiconque dans ladite organisation que la Fondation raëlienne se devait équitablement d’avoir un caractère palliatif et passager à la limite du caritatif de par son caractère d’intérêt général par opposition à un caractère d’enrichissement personnel.

[52] Mais je ne doute pas que cela deviendra le cas bientôt :-)

…d’intérêt général

Autrement dit, il fonctionnait dans un esprit qui n’était pas le bon. En effet, dans les pays où les activités lucratives ne sont pas le lot d’actions secrètes, une fondation, à sa face même, se doit de paraître et surtout d’être dans les faits une organisation d’intérêt général; elle ne doit surtout pas être ni devenir le moyen privilégié de l’enrichissement d’un individu à l’insu ou aux dépends de ceux qui assurent cet enrichissement.

Appliquons le principe par l’usage d’un exemple. Si une victime de pédophilie, par exemple, met sur pied une fondation d’aide aux victimes avérées de pédophiles, on va s’attendre, car c’est une affaire d’équité et de justice, à ce qu’une telle fondation soit plus largement utile - et je ne dis pas lucrative - qu’à la seule victime qui aurait contribué à la mettre sur pied. Tout simplement parce que le législateur qui en a légitimé l’usage a principalement fondée la mesure légale sur la notion d’intérêt général. Intérêt général et vénalité ne font pas bon ménage.

L’avocat de Flammarion, au palais de justice de Montréal, dans la cause de Claude Vorilhon c. Flammarion (et al) a fait montre d’une très grande surprise quand il lui est apparu que l’imposteur était le bénéficiaire unique de la Fondation raëlienne. Et il ne s’est pas gêné pour s’en montrer étonné. Et si cet avocat et le juge avaient plus tard dans le procès fouillé la question plus en profondeur, ils auraient été estomaqués de constater jusqu’où l’instigateur Vorilhon avait magouillé excessivement fort pour s’avantager de cette dite Fondation installée en paradis fiscal.

L’excès d’un paradis fiscal

Il n’y a à vrai dire que dans les paradis fiscaux qu’un tel excès puisse se manifester autant. C’est donc heureux que ces paradis fiscaux ne soient pas légion [53], quoique que celui qui veut tricher en prendra le moyen. Et, il est encore plus heureux que pour des raisons de crédibilité tout au moins, les fondations ayant des objectifs nobles par définition n’aillent pas s’y loger. Il est en fait clair pour l’honnête homme et « l’honnête société » qu’une fondation ne devrait jamais être le moyen privilégié choisi par un individu s’étant auto-proclamé chef spirituel pour masquer des activités lucratives visant son enrichissement personnel en mettant en avant des objectifs d’apparence nobles et de caractère collectif (coopératif ou communautaire) mais qui ne sont dans les faits que simple justification de comportements douteux comme , par exemple, de se soustraire ainsi à leurs obligations fiscales dans leur propre pays ou leur pays d’adoption.

[53] Selon le Toupictionnaire (un dictionnaire politique très intéressant logeant sur Internet) un « paradis fiscal est un pays ou un territoire où la fiscalité est très faible… » Il se définit donc de manière relative et pour certains domaines d’activité. La définition peut aussi s’appliquer à une partie d’un pays. Ainsi, une “zone franche” constitue un paradis fiscal à l’intérieur d’un pays où la fiscalité est élevée. Pour l’OCDE, “il n’existe pas de critère unique, clair et objectif permettant d’identifier un pays comme étant un paradis fiscal”. Le Code général des impôts français utilise, quant à lui, un euphémisme, préférant parler de “pays à régime fiscal privilégié”. » Selon l’OCDE, les États suivants sont jugés comme des paradis fiscaux non coopératifs (comprendre, déterminés à faire à leur tête) :

l’Andorre, la Principauté du Liechtenstein, le Liberia, la Principauté de Monaco, la République des Iles Marshall, la République de Nauru, la République de Vanuatu. Et selon Eric Woerth, le ministre allemand du Budget en 2007, les pays suivants sont sur la liste noire : les Bahamas, les îles Caïmans, les îles vierges britanniques, Samoa, et des centres financiers offshore comme Singapour. Berlin souhaite ajouter la Suisse à cette liste. Et le Luxembourg paraît à ce point problématique que le président Sarkozy en a « fait un cas » récemment dans le cadre de la crise financière, commencée en 2008, et de l’unité européenne. D’après l’OCDE qui est chargé d’identifier les États non coopératifs, « Au fil des ans, de nombreux États ont été rayés de la liste des paradis fiscaux non coopératifs de l’OCDE après avoir pris des engagements de transparence, au point que n’y figurent plus que : Monaco, l’Andorre et le Liechtenstein. » Or, c’est à ce dernier endroit, la Principauté du Liechtenstein, que la Fondation raëlienne avait élu domicile. Et Claude Vorilhon, lui, a vécu un certain temps tout proche, en Autriche.

Le moyen approprié pour ne pas prendre le risque de se discréditer soi-même, dans le cas d’une recherche de profits « personnels », partout c’est la corporation pour buts lucratifs ostensiblement avoués dans laquelle un ou des individus qui l’ont mis sur pied, deviennent des « personnes morales » qui utilisent alors le cadre légal de ladite entité pour s’enrichir privément, mais honnêtement, ce qui n’a alors pas à être caché.

Ceux qui tiennent comme Claude Vorilhon alias Raël à gérer leurs affaires dans un paradis fiscal, dans la « pénombre », alors qu’absolument rien ne devrait le justifier, se mettent en situation de laisser penser qu’ils ont des raisons inavouables d’agir ainsi. Alors que c’est parfaitement jugé comme un droit légitime et même un comportement honorable de faire honnêtement chez eux en toute transparence ce qu’ils sont tentés de chercher à faire dans un paradis fiscal, dans la « pénombre ». Dans ce cas, les raisons d’être de la « corporation » sont très clairement identifiées et elles démontrent alors très nettement qui les papiers statutaires disponibles contribuent à enrichir et selon quels buts.

Or l’enrichissement personnel d’un imposteur (une personne qui n’est pas ce qu’elle prétend être) ne pouvait d’aucune façon correspondre à l’intérêt général. Il n’y a qu’aujourd’hui qu’on peut l’affirmer aussi ostensiblement à propos de l’usage fait par l’imposteur de la Fondation raëlienne, puisque l’on connaît maintenant son imposture et la conséquente escroquerie qui en découle.

Cela saute aux yeux qu’une fondation ne pouvait pas devenir l’affaire d’un seul bénéficiaire qui fut par surcroît, et d’une manière plus qu’intéressée, l’instigateur de ladite Fondation. Car dès qu’il est dans les faits l’instigateur et l’unique bénéficiaire, il est jusqu’au cou en conflit d’intérêt. Même plus, le fait qu’une fondation n’ait qu’un seul et même bénéficiaire aurait dû être depuis longtemps un indice très sérieux qu’il y avait-là une probable tentative d’arnaque. Surtout que le nombre obligatoire d’administrateurs de la Fondation raëlienne a été réduit à la possibilité qu’il n’y en ait qu’un seul… comme on le verra au chapitre 8. Mais on ne pouvait le voir avant : les papiers statutaires concernés n’étaient pas disponibles.

L’instigateur bénéficiaire, administrateur par intermédiaire

Revenons au fait que la FR a eu dès le départ un instigateur et un bénéficiaire unique. Tout lui devenait alors permis puisqu’en devenait le contrôleur absolu. En effet, c’est exactement ce qui se produisait quand Claude Vorilhon alias Raël s’est mis à administrer par le biais d’un Trust l’argent de la FR qu’il s’est mis à appeler sa tirelire personnelle, et qui le « rémunérait » aux fins de le faire vivre et de lui payer finalement tous ses caprices, à savoir « pour couvrir ses travaux philosophiques et divers, à définir forfaitairement chaque année », le « divers » pouvant très bien être d’une ampleur nettement plus importante que le reste, s’il y a absence de contrôle comme l’aspect « forfaitaire » le rend possible. On y reviendra évidemment. En effet, comme je le disais plus haut, les cinq objets (raisons d’être) de la FR ramènent tout l’argent concerné à une seule et même personne, l’unique bénéficiaire, « M. Claude Vorilhon », et toutes ses fantaisies. C’était avant le black-out sur ladite fondation. Imaginez ce que c’est devenu maintenant que ses objets ont été changés lors d’une transmutation et qu’on ne peut plus voir ce qui s’y passe puisque la Fondation est devenue confidentielle. Permettez-moi de répéter ici ce que disait la note 35 de la partie I. Une transmutation  serait alors, selon Robert, un « Changement d’une substance en une autre… » ou  un « Changement de nature, transformation totale ». On risque peu de se tromper en croyant que la Fondation raëlienne n’est plus ce qu’elle était; et le plus surprenant serait d’apprendre qu’elle a maintenant un caractère d’intérêt plus général. Si non pourquoi la confidentialité absolue?

Le Liechtenstein : pas par hasard

Rappelons que la FR a été enregistrée au Liechtenstein [54], une principauté qui est considérée par les connaisseurs, les experts et le monde politique, états et représentants, comme un paradis fiscal. Et on n’a qu’à lire (ardument, cela va sans dire) les règles à suivre pour « s’y installer financièrement » pour comprendre pourquoi certains s’y « installent » et pourquoi ce fut le cas de Claude Vorilhon. En effet, ce n’est pas par hasard que ce dernier a choisi un paradis fiscal pour faire fonctionner une fondation qu’il a fini par appeler sa tirelire personnelle. Nous savons généralement que celui qui cherche à faire fonctionner une fondation dans un paradis fiscal annonce manifestement qu’il veut faire des transactions financières dans une absence évidente de transparence et de contrôle autant interne qu’externe. Ceux qui font cela ne publient pas leur nom dans les journaux… et ceux qui sont forcés d’en parler un peu cherchent des astuces pour en dire le moins possible.

[54] L’imposteur y a même vécu pendant plusieurs mois. Cela lui fut bien commode pour bien se doter d’un instrument financier personnellement essentiel à la réussite de ses objectifs financiers personnels. En y prenant son temps… et surtout en modelant ledit instrument à ses objectifs personnels. Si ses adeptes n’arrivent pas à être cohérents dans leur compréhension du cheminement personnel de leur chef, lui, avantageusement, il est cohérent par rapport à ses objectifs initiaux : faire du fric avec une invention de rencontres extraterrestres.

Le raëlien et la Fondation raëlienne

Si vous posez la question à un raëlien pris au hasard, il y de grandes chances qu’il vous disent que la notion de paradis fiscal ne lui est pas familière; qu’il vous réponde aussi que la Fondation raëlienne (FR) a été mise sur pied pour assurer la subsistance de Claude Vorilhon en tant que dernier des prophètes et Guide des guides et que la principale source de revenus de cette fondation est le 1% des revenus que le raëlien est invité à donner chaque année conformément au commandement contenu dans le credo raëlien (« Les nouveaux commandements »). Or on a vu que c’était loin d’être le seul et vrai sens de cette fondation. Et ce n’est pas fini.

Quelques très rares autres raëliens diront que c’est aussi le lieu de la cueillette des droits d’auteur remis par leur chef. Mais la très grande majorité dira à ce sujet, très sincèrement mais très erronément, que c’est le MRI qui reçoit les dits droits d’auteurs; cela est en effet conforme à une dynamique très interne à l’organisation, qu’on approfondira plus tard.

Donc, de l’inédit pour tous

À moins d’être un privilégié extrêmement proche de l’imposteur [55], aucun raëlien n’a eu l’occasion d’apprendre et de comprendre ce que j’ai moi-même appris et compris en voyant les documents contenant les objets (raisons d’être) et du Mouvement raëlien international (MRI) et de la Fondation raëlienne (FR) durant les mois qui ont précédé le début de la publication de mon blogue, et après, aussi. J’avais eu accès à de l’inédit. Et à de l’inédit combien significatif !

[55] Pour ce qui est du MRI, il en fut quelques uns puisque certains d’entre eux ont paraphé le procès-verbal du 2 avril 1978 dans lequel l’imposteur a fait arrêter les règles relatives à son remplacement. Ce fut en outre le cas de la raëlienne Reuille qui y agissait comme secrétaire.

La subsistance du dernier des prophètes et plus

Plus que surpris, j’ai même été renversé des découvertes que j’y ai faites car, comme tout les raëliens du monde, je m’attendais à trouver, le jour où je les verrais enfin, dans les papiers statutaires de la FR, uniquement la préoccupation de la survivance du prophète alors que mes 19 années dans l’organisation ne m’avaient jamais donné l’occasion d’y imaginer autre chose mis à part, bien sûr, et d’une manière plutôt nébuleuse, le fait que la FR éditait « les livres du prophète ». Mais, évidemment, qui dit édition dit « dépenses », mais encore plus « rentrées de fonds ».

Des recettes de ventes de livres aussi

Mais, à cet égard, il me semble important d’ajouter cependant que cette assertion ne constitue pas une garantie absolue que c’est dans le compte bancaire de la FR dite la tirelire personnelle du Guides des guides que sont allées toutes les recettes dues à la vente des livres, d’autant plus que, comme on le verra dans le chapitre 6, le fonctionnement labyrinthique permettait de vendre un objet dans une composante et de transférer ensuite les recettes ou une partie des recettes dans le compte d’une autre composante ou - pourquoi pas? - dans celui d’une autre personne. Et qu’en plus, c’est justement à cette composante-là, la FR, et non au MRI comme le croient les raëliens, que l’imposteur a posé le geste, perçu comme généreux, de remettre ses droits d’auteur à la FR « à une condition », comme on le verra au chapitre 11.

Au MRI, dans la bonne foi, croyait-on!

Et pourtant, l’imposteur avait annoncé un jour oralement, dans les stages d’enseignement, que les droits d’auteur de ses livres en français - la plus grande part - étaient remis au « Mouvement ». On comprenait évidemment que « le prophète » parlait du MRI [56]. Qu’est-ce que ça aurait pu être d’autre? La FR? Cela, il n’aurait pas pu le préciser sans qu’on y perçoive de la mauvaise foi. En effet, remis au MRI, ces sommes d’argent pouvaient le faire paraître comme fournisseur, au même titre que les adeptes, d’une contribution financière à la « construction de l’ambassade ». Mais une cession à la FR, sa tirelire personnelle, cela allait faire dégonfler l’apparence de « gratuité du geste ». C’est bien la Fondation raëlienne (FR) que sa note de cession du 6 août 1978 a avantagé (comme on peut le constater dans l’annexe [1] du présent dossier), ce qui a constitué un complet renversement de son apparente bonne foi et de son extraordinaire générosité !!!!!

[56] Comme je l’ai évoqué déjà et comme on le verra plus particulièrement dans le chapitre 6, le MR (pour Mouvement raëlien), était commodément utilisé pour parler vaguement, et sans la définir, de l’association dite le Mouvement raëlien international (MRI). Ce ne pouvait pas être la FR puisqu’elle passait pour être sa tirelire personnelle.

Dès le début, l’imposteur avait réussi à divertir tout le monde au sujet de l’édition de son premier livre: il avait allégué oralement et dans son deuxième livre particulièrement qu’aucun éditeur n’avait voulu publier son premier livre sans qu’on y ait fait des modifications importantes. Cela l’envoyait se faire publier par… lui-même. Cela est apparu crédible, même sans preuve. Cela avait donc en même temps eut l’avantage de faire diversion sur les entrées d’argent que les dits « messages » contenus dans lesdits livres, allaient générer. Rappelons que ces livres furent, en fait, la première occasion de l’imposteur de s’enrichir; et on verra plus tard, jusqu’à quel point.

S’empiffrer de la vente de la révélation?

Pour le moment contentons-nous de nous demander quelle serait la réaction du monde si les papes avaient exigé une « cote » personnelle sur la publication de la Bible, la révélation des Chrétiens? Ou si les Rabbins décidaient de se partager personnellement les fruits de la vente de la Thora ou de livres qui seraient publiés sur l’interprétation de celle-ci? Poser ces questions c’est leur répondre. Et pourtant, lui, Claude Vorilhon, le prétendu bénéficiaire d’une révélation « religio-extraterrestre » s’est empiffré des recettes de ces ventes de livre constituant la prétendue révélation. Il dira qu’il les a rendus disponibles gratuitement sur Internet. Oui, c’est vrai, mais 30 ans après s’être enrichi personnellement de leur vente et de leurs rééditions. N’oublions pas que l’invention d’une révélation extraterrestre avait cela pour objectif : un apport de fric!

Ambassade = FR et non MRI

Revenons à mes découvertes. Je fus donc très surpris, mais surtout, jamais je ne me serais attendu à trouver sous le « chapeau » de ladite FR une préoccupation financière reliée à la construction de « l’ambassade » prétendument demandée par les extraterrestres. Cela paraît invraisemblable simplement parce que tout, dans cette organisation, faisait du Mouvement raëlien international (MRI) le lieu de la responsabilité de construire une résidence pour extraterrestres en vue du prétendu retour de ces derniers sur Terre et en vue d’y tenir des actions pendant le temps d’attente de leur prétendu retour éventuellement. L’imposteur ne faisait-il pas dire aux extraterrestres dans son premier livre : « Faites près de la résidence, sur une montagne, venir du monde entier tous les ans, les gens qui souhaitent nous voir venir après avoir pris connaissance de ces écrits. » (p. 91, du livre Le vrai visage de Dieu, réédition de ses deux premiers livres). Comment les adeptes peuvent-ils s’y réunir, si le terrain n’est pas trouvé et si elle n’est pas encore construite après plus de 35 ans?

***

Les premières diversions

Un peu plus haut, j’ai parlé de « diversion » à propos des difficultés d’édition de son premier livre. Je ne le disais pas pour remplir des lignes. Je le disais parce que l’imposteur avait ainsi réussi, comme pour beaucoup d’autres choses ultérieurement, à soustraire l’attention de ses adeptes et des commentateurs de toutes provenances, sur le fait que les profits ne sont pas les mêmes quand on est son propre éditeur et qu’on dispose d’un réseau interne de distribution… gratuit;  ce qui était sa deuxième grande diversion, sa première ayant été d’avoir fait passer pour un discours joyeux (ce qui est tout le contraire et qui change tout) la partie du texte de Sophonie I de la Bible sur lequel il s’est appuyé en 1973-74 pour se faire passer frauduleusement pour un prophète annoncé, comme je l’ai démontré dans mon dossier Fausse vraie porte (des Poissons). On verra plus clairement au chapitre 9 l’impact de ladite diversion à propos de l’édition de ses livres et des recettes beaucoup plus considérables que cela lui a apportées.

Un silence calculé sur les dépenses

Cela amène à parler du silence total que l’imposteur a imposé non pas sur les sommes amassées, mais plutôt sur l’usage que lui, l’unique administrateur du MRI, selon son propre aveu, pouvait faire des dites sommes, à savoir donc la destination des fonds recueillis chez ses adeptes au fil des ans; cette pratique évitait que les membres focalisent trop sur la préoccupation de construire ladite « ambassade » (qu’il ne tenait pas à construire) et qu’elle devienne alors un trop grand objet d’attente de leur part. C’était une affaire d’avoir lié l’argent recueilli pour « l’ambassade » au fait qu’il soit utilisé pour « …diffuser et promouvoir la religion et la philosophie raëlienne (sic) sur tous les continents. » Mais c’en était une autre d’utiliser ledit argent à des fins inacceptables comme celle, par exemple, de compenser des pertes substantielles d’argent pour des projets que les papiers statutaires ne prévoyaient pas, même à une extrême limite, ce que savait très bien l’imposteur qui connaissait bien, lui, ce qu’il avait fait dire aux papiers statutaires concernés. Ce qu’on verra dans le détail au chapitre 10.

Des factures à faire payer préférablement par le MRI…

De parler le moins possible des dépenses du MRI, et, donc, de ne produire aucun bilan à cet effet, comportait par conséquent l’énorme avantage de ne pas faire voir clairement aux adeptes la réelle destination des fonds du MRI, et particulièrement comment et les voyages à l’étranger du faux prophète avec usage absolu d’hôtels « 5 étoiles » et ses déplacements annuels vers les « pays chauds », étaient normalement payés, les adeptes ne sachant pas à ce moment que, pour l’imposteur, le MRI n’avait que pour seule raison d’être de « diffuser et promouvoir la religion et la philosophie raëlienne (sic) sur tous les continents ». Ce qu’il ne sera pas inutile de répéter, étant donné qu’il n’était alors pas question que le MRI construise une ambassade.

L’exploitation des « missionnaires »

Car, autrement, les « missionnaires » qui voyaient dans leur implication spéciale une occasion de se faire valoir en prévision de « monter » dans la structure, se seraient vite rendus compte que le « missionnaire en chef», lui, ne payait jamais ce que, eux, ils déboursaient à gros frais pour aller faire connaître « le prophète » à l’étranger. Une preuve que cela était la vénale orientation de l’imposteur en est que le Guide du Brésil, le très dévoué Ursulien Déziel (nom fictif), après être devenu responsable dudit pays, n’a été nommé à la fonction de guide national qu’à la condition que cette élévation à la responsabilité de guide ne vaille que sur le territoire brésilien. Aux dernières nouvelles, il y était encore. Et on verra, un peu plus loin, en évoquant une « mission en Israël », jusqu’où la vénalité du chef pouvait se manifester à cet égard.

Cueillir sans construire!

Revenons à la diversion de l’imposteur par l’usage du silence. On comprendra facilement qu’il ne fallait absolument pas qu’on  focalise sur une dépense imposante que le faux prophète ne voulait pas devoir faire éventuellement, à savoir la construction d’une résidence pour extraterrestres, dont la seule vraie raison de sa promotion était la carotte utile à tenir les membres dans une attente passive, mais généreuse. Viens mon lapin! Le lecteur pourra lire avantageusement à ce sujet, le dossier Lucrative fausse ambassade dans laquelle j’ai démontré toutes les astuces que le faux prophète a utilisé pour retarder indéfiniment la construction de ladite ambassade… tout en rendant l’argent recueilli utile…

Des rapports annuels divertissants

Si l’imposteur faisait verbalement des rapports annuels sur les entrées de fond au MRI, jamais, durant les 19 années où j’y fus membre, je ne l’ai entendu donner le moindre détail des dépenses qui se faisaient au MRI relativement à cet argent amassé, ni à propos de prévisions budgétaires les encadrant. Il choisissait plutôt de focaliser sur les dons reçus en « proclamant » sous des applaudissement nourris le « top ten » des dix plus gros donateurs internationaux après avoir fait de même pour le mouvement du pays où se tenait le stage d’enseignement annuel.

Pour l’imposteur, il valait mieux, sans que cela soit évoqué formellement, faire payer ses dépenses de voyagement par le MRI plutôt que par sa tirelire personnelle, puisque les fonds de la FR étaient, selon sa prétention et sa conviction vénale, sa propriété personnelle; puisqu’il le croyait vraiment, il n’allait donc pas dilapider ainsi « son propre » bas de laine, ce qui n’est pas peu dire.

Et bien au delà de la question de sa subsistance

Les textes des papiers statutaires était renversants à plus d’un égard; et bien au delà de la question de la subsistance du faux prophète. Par exemple, pourquoi des recherches de caractère génétique qu’on ne peut s’empêcher de relier maintenant à Clonaid, sont elles devenues en 1978 une préoccupation fondamentale de la Fondation raëlienne (FR) ? Tout simplement parce que dès 1975 des événements ont amené Vorilhon à rêver de s’enrichir d’un nouveau potentiel financier, ce qui est alors et progressivement devenu le lot de son agenda personnel : un agenda caché. On verra dans les prochaines lignes en effet qu’en 1975, une indication scientifique l’a fait saliver, et que ledit événement (un avancement scientifique relié à « l’ovocyte de lapine ») serait alors devenu le début de son rêve de s’enrichir par le créneau génétique. Admettons que si, logiquement, la réussite du clonage humain devait être le moyen privilégié d’amener de la publicité pour faire connaître son organisation, c’aurait dû être alors un objet (raison d’être) dans les « papiers statutaires » du MRI…!!!

Or, si des dépenses devaient se faire un jour pour le créneau « génétique », il valait mieux pour l’imposteur que cela se passe dans une des composantes de son organisation qu’il contrôlait parfaitement… en l’absence de toute surveillance… des adeptes. Ce qui n’a pas manqué de se passer ainsi.

Une mission en Israël sur le dos des « missionnaires »

Un tel état d’esprit ne pouvait éventuellement que mener scandaleusement et désagréablement loin. Ainsi donc, quand est venu le temps de libérer des sommes d’argent en provenance du MRI pour finaliser la mission raëlienne de février-mars 1993 en Israël, qui était en fait la 2ième mission dans ce pays, l’imposteur avait refusé à Léon Mellul, le chargé de mission, la moitié du budget requis; et cela avait eu comme conséquence que les frais onéreux de voyagement entre les différentes villes ciblées d’Israël, ont été largement assumés par les « missionnaires » (dont j’étais) qui ont dû prendre à leur charge (dans une grogne à peine contenue) de coûteuses locations de voitures, ce qui ajoutait démesurément aux frais déjà élevés de transport outre Atlantique et d’hébergement quotidien à Tel Aviv. Par surcroît, le chargé de mission a « fait des histoires » aux adeptes ayant payé pour ces voitures, qui voulaient évidemment les utiliser à d’autres fins que celles de la mission comme telle… puisqu’ils en avaient assumé les coûts de location.

Le retour des extraterrestres vs le fric

Mais, le plus renversant (le plus signifiant de mon blogue) qui a surgi de mes découvertes fut de constater qu’était logé à la Fondation raëlienne (FR) ce qui devait l’être au MRI  conformément aux enseignements oraux de l’organisation. « Pourquoi? » me suis-je forcément dis. Car, cela était si grossier en terme de procédé qu’il n’y avait qu’une seule explication possible : cela était imposé par le cheminement personnel de l’imposteur. Ainsi donc, à un contrôle évident de sa part chez l’un (le MRI) devait paraître correspondre une absence totale de contrôle chez l’autre (la FR) puisque l’objectif était le retour des extraterrestres aux yeux de ses fidèles, mais le fric à ses propres yeux. Cela exigeait donc un canal sûr. Un canal de plus en plus exempt de vérifications éventuellement possibles. D’où l’information totalement mensongère qu’il faisait circuler à l’effet que des hommes d’affaires non raëliens s’occupaient d’administrer très rigoureusement la Fondation raëlienne. Comme on le verra au chapitre 8. D’où le black-out en 2001. Ainsi donc, dans la réalité, c’est un contrôle total et absolu que l’imposteur a exercé. Rappelons qu’il disait contrôler totalement les finances du MRI. À mon grand étonnement, il me l’avait personnellement affirmé à Santiago du Chili en décembre 1992 comme je l’expliquais en détail dans une note précédente.

Le fourre-tout égocentrique

En prenant la décision de tout mettre dans les papiers statutaires de la FR, d’où l’attribution de l’expression « fourre-tout » que je me dois d’utiliser, l’imposteur a pris le risque de passer pour un prophète vénal plus intéressé à ce que ça lui rapporterait, plutôt qu’à ce qu’il donnerait. Or, un prophète, un envoyé par plus important que soi, ça ne peut forcément qu’être perçu comme quelqu’un qui donne d’abord et avant tout… et qui aura sa récompense plus tard, la mission accomplie, que les raëliens le voient ainsi ou pas, dans leur incommensurable amour envers le « chef » bien-aimé.

 L’ovocyte de lapine

Pour comprendre totalement les intentions premières de l’imposteur, il a fallait regarder du côté de Rorvick, ce cas de prétendu premier clonage d’un humain, avant que ledit cas soit perçu comme un canular. Je n’ai donc pas manqué de fouiller de ce côté. Mais cela pouvait être arrivé un peu tard par rapport aux grandes manœuvres de fin d’année 1978.

Il m’est alors apparu que le cas Rorvick a pu n’avoir été qu’un instrument de diversion pour l’imposteur. Il y avait eu précédemment un autre moteur, celui-là en 1975. En effet, dès 1975, l’imposteur a pu prendre connaissance du cas de fusion de noyau d’une cellule de lapin avec un ovocyte de lapine, explicité dans la revue Nature en 1975, sans avoir eu donc à attendre de prendre connaissance de la réalisation du clonage de la brebis Dolly qui a eu lieu en 1994 et dont on n’a pu pendre connaissance des résultats que le 23 février 1997, ce qui avait provoqué que l’imposteur se rue sur les Bahamas pour y ouvrir une compagnie du nom de Valiant Venture.

En effet, en 1975, le chercheur à l’Université d’Oxford, Derek Broomhall, publia dans la revue Nature un article dans lequel « il détaillait comment il avait réussi à fusionner le noyau d’une cellule de lapin avec un ovocyte de lapine . » Selon l’Agence de Presse française (AFP), cela se passait trois ans  « avant la parution du livre-choc de Rorvik… » L’AFP ajoutait : « Ces travaux étaient présentés à l’époque comme une importante avancée vers le clonage animal. » Ce fait est documenté pour tous sur Internet.

Mais il est évident que le cas de la brebis Dolly et le moment où l’information a été rendu publique qui ont eu le plus d’impact sur l’imposteur puisque c’est à ce moment qu’il est allé lui-même ouvrir une compagnie aux Bahamas

Un deuxième livre trouve sa justification

C’est ainsi que le deuxième livre de Claude Vorilhon, paru en fin d’année (décembre) 1975, a pris toute son importance puisqu’il allait, ce deuxième livre, ouvrir la porte à l’idée d’une « recréation » d’un humain que l’imposteur dit avoir appris comme possible grâce à une expérience, vue de ses yeux vu, sur la Planète des Elohim. Le mot clonage n’existait pas encore, mais depuis 1970, on parlait de « clone »¸ à partir d’une partie de son corps; l’idée de l’utilisation de la cellule n’existait pas non plus.

Un Rorvick qui arrivait à point

Plus tard, le 3 mars 1978 (et retenons bien cette dite année 1978) alors que les États-Unis ignoraient encore tout du faux petit dernier des prophètes, Claude Vorilhon alias Raël, et pendant que, imposteur, il semblait, aux yeux des raëliens de la structure de soumission, miser fondamentalement sur la vente de ses livres, pour faire connaître sa prétendue mission extraterrestre, le quotidien New York Post faisait sa « une » sur une autre histoire hors de l’ordinaire contenue dans le livre d’un journaliste dénommé Rorvick en en publiant de nombreuses pages. Durant les jours qui ont suivi, le comportement dudit quotidien à cet égard a fait en sorte que tout le monde ne parla plus que de David M. Rorvik et du prétendu clone qui était l’objet de son livre. Le succès de librairie du livre fut dès lors assuré. C’est très peu de temps après qu’il paraîtra en français et que Claude Vorilhon pourra prendre connaissance de son existence, si ce ne fut en anglais, ce qui serait surprenant, mais pas impossible.
Mais, dans le monde politique, les réactions d’indignation se mirent à pleuvoir. Le Congrès des États-Unis désigna une commission d’enquête pour tirer l’affaire au clair. De plus, l’annonce de l’existence de ce prétendu clone humain fut accueillie avec le plus grand scepticisme par la communauté scientifique. Et, dans son numéro du 24 mars 1978, la revue Science publia la réaction de chercheurs qui refusaient de donner de la crédibilité aux assertions de Rorvik.

Mais tout cela n’allait rien changer à l’élan que l’affaire donnait à Vorilhon : c’est à la fin de cette même année 1978 que les papiers statutaires des composantes internationales Fondation raëlienne (FR) et Mouvement raëlien international (MRI) s’élaboraient, caractérisées par la très étonnante et mutuelle inversion de leurs objectifs, une inversion longtemps et commodément gardée secrète par la suite, jusqu’à aujourd’hui.

EN GUISE DE CONCLUSION DU PRÉSENT CHAPITRE

Il faut retenir que :

  1. De toutes évidences, après mars 1978, le cas Rorvick, comme pour la pensée magique, a fourni au faux prophète un hallucinant espoir d’accumuler de l’argent à l’occasion d’un plausible lucratif filon qui l’enrichirait davantage plus vite que le fait de compter aléatoirement sur les librairies pour vendre ses livres. Cela est alors devenu chez lui comme une véritable obsession. Tout, l’action comme le discours sur l’obtention de la vie éternelle, a été plié par la suite, à l’impératif de l’exploitation du clonage humain.
  2. La plausible activité de clonage humain a commencé à apparaître si lucrative à ses yeux, à lui, qu’il en a fait peu à peu, sans jamais parler de l’essentiel à quiconque sauf à Brigitte Boisselier beaucoup plus tard, et sans doute très peu profondément, l’élément le plus aliénant de son organisation et de ses membres; ils se sont alors mis à en parler autour d’eux comme s’il y avait là une certitude, sans jamais avoir pu savoir la vérité au sujet du prétendu clonage réussi. Aliénant, oui, car la vie éternelle s’est subitement imposée chez les adeptes, en tant que matériel religieux ou spirituel, comme une très grande possibilité d’obtention, qu’il fallait cependant mériter. Juste assez pour s’illusionner profondément.  On pourra lire avec intérêt à l’annexe [3], des extraits significatifs de l’article de l’AFP intitulé Le cas Rorvick.

On aura finalement compris que :

  1. ce qui paraissait important pour le faux prophète à la fin des années 1970, c’était de recevoir de l’argent par la voie de la vente de ses livres et d’autres éléments de promotion comme la « médaille raëlienne » dite « le médaillon »; mais il lui vint très vite à l’esprit, durant l’année 1975, qu’il pourrait en arriver à se donner du potentiel financier par d’autres moyens, comme ce fut concrètement le cas avec le premier client de Clonaid, Mark Hunt; pas nécessairement pour réussir du clonage humain dès le départ, ce que la technologie ne permettait pas, mais ce qui serait un jour comme la cerise sur le sundae, advenant que cela devienne possible évidemment; il comptait bien en arriver à s’assurer d’aller facilement se chercher de l’expertise dès qu’elle poindrait dans le membership de son organisation. Ce qui fut finalement le cas. Quand j’y suis arrivé en 1986, un de ses conseillers actuels au plan scientifique étudiait dans une université québécoise en biologie…
  2. le cas Rorvick, qui a fait rage en début d’année 1978 et que le faux prophète a évoqué, sans le nommer dans son livre La méditation sensuelle, fini d’imprimer le 2 septembre 1980, avait entraîné des gestes significatifs d’écriture de papiers statutaires, pour la FR et le MRI, adoptés en fin d’année 1978 qui allaient le mettre sur la voie de faire s’activer du monde un jour sur le clonage humain … à son propre profit, grâce à son absolue ascendance sur les personnes qui se joindraient à son organisation, ne serait-ce que comme « publicitaires » non rémunérés, mais s’activant avec passion à faire connaître ses livres.

Chapitre 5.

LE GUIDE DES GUIDES : UNE FONCTION, PAS LA PERSONNE

On verra dans ce chapitre capital que, si l’imposture de Claude Vorilhon a commencé avec son premier livre qui fait la narration d’une prétendue rencontre avec un extraterrestre, son arnaque, elle, a commencé avec l’invention d’un titre qu’il s’est donné dans son deuxième livre, plusieurs mois plus tard, un titre qui identifiait alors sa véritable fonction dans l’organisation qu’il travaillait à mettre sur pied. En effet, dans ce deuxième livre devenu nécessaire et utile aux fins d’instaurer le commandement du 1 % qui assurera sa survivance sous la commode appellation de « Guide des guides », ce dernier a posé le premier geste qui allait rendre lucrative sa prétendue mission inventée de toutes pièces, comme je l’ai démontré dans plus d’un dossier précédemment.

Le Guide des guides et sa tirelire personnelle

Il a ainsi commencé à accréditer dans son organisation l’idée, et il avait réussi jusqu’à tout récemment, que le fric (dons en argent et legs) lui était à ce titre de Guide des guides lui était personnellement donné à lui, Claude Vorilhon, cela allant de soi puisqu’il était le dernier des prophètes. Il a réussi ce tour de force particulièrement en utilisant l’expression « ma tirelire personnelle » pour parler de la Fondation raëlienne (FR) où l’argent devait aller s’engouffrer. Mais il a eu des doutes quant à la justesse de l’interprétation qu’il avait réussi à imposer.

Une demande d’avis inoubliable

J’annonçais plus haut que l’imposteur avait eu l’occasion de constater le vrai sens de l’expression « Guide des guides », particulièrement pour ce qui concernait l’argent destiné au porteur de ce titre. C’était à l’époque où j’occupais encore la fonction de responsable des affaires légales (juridiques et statutaires). Et quelques mois avant que je démissionne de ladite fonction. C’était suite à une question qu’il m’avait adressée par le biais de celui qui allait me remplacer aux affaires juridiques. Son mandataire et en fait son médecin personnel, m’avait demandé un avis sur la portée juridique de l’expression « Guide des guides ». Ce n’était pas par hasard. Ce ne pouvait pas être l’initiative personnelle de ce mandataire de me poser ce genre de question évidemment. C’eut été une manière de paraître critiquer son chef, ce qu’il ne pouvait pas se permettre de faire dans cette organisation qui se caractérise par l’usage fréquent de la délation mise au service de l’autorité. J’aurais donc été obligé de le dénoncer. L’imposteur tenait à en avoir le cœur net, soit pour corriger le tir, soit pour mieux masquer les traces de ce qu’il a fait pendant des années à propos de l’argent concerné (le 1%). Cette vérification s’avère maintenant avoir été un événement-clé car il fournit une explication-clé. Il y a eu là un signe d’une préoccupation significative

Une réponse délicate

Malgré qu’il m’était apparu délicat de répondre très clairement ce qui m’apparaissait être la seule réponse possible à fournir, j’avais très explicitement allégué que le « Guide des guides » était une fonction et que ça ne pouvait pas s’interpréter comme voulant dire « la personne » qui occupe cette fonction; et qu’en avantageant ainsi la fonction, c’est forcément l’organisation qu’on avantage et non la personne qui occupe la fonction.

Un ignare des choses légales

Il ne s’était pas douté en inventant ses prétendues rencontres extraterrestres de ce que cette question pourrait un jour lui poser un gros problème de crédibilité et qu’elle pourrait finalement contredire ses propres objectifs d’enrichissement personnel. En réalité, il était complètement ignare de ces choses lorsqu’il a inventé sa prétendue révélation, tout seul, sans ressource pour le conseiller, dans le secret de cette imposture qu’il était en train de manigancée. Pouvait-il même consulter en disant quelque part : « dites-moi comment je dois écrire ces choses pour m’assurer de devenir le propriétaire absolu des dons de mes prochains adeptes? »

Une réponse surtout dérangeante

Pour ma part, à cette époque, je m’étais perçu comme courageux, pour ne pas dire téméraire, puisque j’avais le devoir de lui donner l’heure juste tout en ayant cependant le sentiment que j’allais alors heurter les objectifs personnels de celui que je considérais comme mon prophète. Je n’ai jamais pensé cependant que je pourrais être à ce point dérangeant. Et, par surcroît, je n’avais pas encore réalisé que s’il se disait le « dernier des prophètes », il ne se disait jamais, par contre, le « dernier Guide des guides », cela pour des raisons évidentes pour celui qui n’a pas d’intérêt personnel à se cacher la vérité.

Il y a tout lieu de croire que ma réponse à l’imposteur a donné à ce dernier un véritable choc. Jamais il n’aura eu l’occasion de s’imaginer s’être gouré autant lui-même sur les questions d’argent, la tentative récente de vente des Jardins du prophète mise à part, comme on le verra au chapitre 10. Je crains, malheureusement pour lui, que ce fut, dans les deux cas, le véritable début d’une recherche intensive d’un moyen propice à éteindre totalement la lumière sur le fonctionnement présent et passé de la Fondation raëlienne et des Jardins du prophète, et cela étant voulu le plus définitivement possible, comme on le verra dans les chapitres concernés (Black-out sur la Fondation raëlienne et Black-out sur les Jardins du prophète).

Une idée que le vécu a imposée

Revoyons les circonstances dans lesquelles la notion de Guide des guides est apparue. Rappelons d’abord que cette notion ne se rencontre pas dans son premier livre « Le livre qui dit la vérité », (un titre devenu totalement risible maintenant et dit à l’interne « le premier message ») malgré que sa mission y est explicitement expliqué et malgré aussi que ce livre paraissait nettement devoir être le dernier à ce sujet, comme je l’expliquais dans le dossier Lucrative fausse ambassade. Cette notion de Guide des guides apparaît seulement à la page 86 du deuxième livre, dans l’édition originale qui raconte son prétendu voyage-éclair sur la planète des extraterrestres, (à la page 159 dudit 2ème partie du livre réédité sous le nom de Le vrai visage de Dieu).

C’est le vécu avec des adeptes, depuis qu’il eut parlé publiquement d’une prétendue rencontre avec un extraterrestre, puis une certaine quantité de rentrées de fonds et finalement ses objectifs personnels devenus alors plus présents, qui ont amené l’instauration de la fonction de «  Guide des guides ».

Apparence d’incohérence

On verra plus tard qu’à cet égard il semble ne pas avoir su être cohérent. En effet, le  prétendu « deuxième message » des Elohim parle, dans un commandement prétendument suggéré par les extraterrestres, d’adresser annuellement des dons (1%) au « Guide des guides » (la fonction), alors que dans les objets des papiers statutaires officiels de la Fondation raëlienne (FR) l’imposteur a plutôt utilisé, dans l’article 5, pour identifier le même but, l’expression « Monsieur Claude Vorilhon » (la personne), une constatation qui sera capitale sur notre route pour conclure sans équivoque à une arnaque de l’imposteur.

Un entêtement suspect

Après avoir fait initialement l’erreur d’utiliser les mots « Guide des guides » pour parler de sa propre personne dans sa prétendue 2ième révélation, en même temps qu’il créait à ses adeptes une obligation morale et financière de dons annuels (une sorte de dîme équivalant à un 1% du salaire annuel) et malgré la réponse que j’avais apportée à sa demande d’avis par personne interposée, il a continué à s’enferrer dans sa vénale intention de s’enrichir du 1 %, souvent alors sollicité par certains de ses adjoints sous la forme de dons en argent comptant (à ne pas faire sonner) remis dans un « chapeau », ayant entre-temps réalisé les conséquences graves que cela a fini par constituer de s’être approprié ostensiblement de l’argent qui ne pouvait et ne devait pas lui revenir, qu’il a par ailleurs et par surcroît mêlé à d’autres « argents » provenant d’autres sources, dont certaines qu’il s’était injustifiablement attribuées, le tout dans une espèce de fourre-tout incongru, comme je le démontrerai plus tard. Il n’était évidemment pas question pour lui de reculer puisqu’il avait mis dans l’usage de ce titre de Guide des guides, qui identifiait sa fonction, et dans ce dit fourre-tout, tout son espoir de s’enrichir, et bien plus qu’on pourrait le penser à première vue.      

Aussi, il ne faut pas se surprendre que les raëliens aient pris pour du « cash » que la Fondation raëlienne (FR)  était la « tirelire personnelle » de leur gourou. « Après tout, si les “ messages ” le disaient…!!! » Puis, par surcroît, comment peut-on douter de quelqu’un qui se prétend le chef spirituel d’une religion qu’il dit athée et qui découle de sa rencontre avec un extraterrestre, qui a provoqué le rassemblement?

Détournement de la caisse

Puisque les papiers statutaires du Mouvement raëlien international (MRI) et qu’un procès-verbal [57] de cette organisation, daté du 2 avril 1978, parlent explicitement du remplacement du Guide des guides par un autre Guide des guides, qu’arrivera-t-il alors de la subsistance de cette autre personne s’il a détourné à son unique profit la totalité de la caisse devant assurer la subsistance des « Guides des guides » successifs ? Autrement dit, comment vivrait le pape suivant si le précédent avait vidé la caisse de la survivance du suivant? Poser la question, c’est y répondre.

[57] Le 2 avril 1978, les « personnes concernées » sont convoquées à une assemblée extraordinaire du Mouvement raëlien international. On y adopte une annexe aux papiers statutaires du MRI qui détermine, en outre, comment sera élu le remplaçant du gourou. Il y est dit (art. 4) : « En cas de disparition de Raël, le nouveau Guide des guides sera celui qu’aura désigné Raël mais cependant sept ans seulement (sic). Ensuite, il sera, contrairement à ce qui est écrit dans les messages, élu pour sept ans par le conseil d’administration du Mouvement raëlien international. » Il y aura donc possiblement une succession de « Guides des guides ». [NDLA : le soulignement est de moi].

Investigation nécessaire

Finalement, en provoquant une modification aux papiers statutaires du MRI aux fins de prévoir la mécanique de son remplacement, par quelle sorte d’aveuglement l’imposteur en est-il venu à ne pas réaliser qu’il venait de jeter par terre son interprétation à l’égard de la fonction de Guide des Guides puisqu’il en était venu à être incapable de voir les conséquences financières de son remplacement ? Cela est moins étonnamment significatif de sa focalisation excessive sur sa propre réalité : comprendre son égocentrisme.

Rien que cette récupération de la fonction de Guide des guides à des fins de s’enrichir personnellement exigera tôt ou tard qu’une très profonde investigation soit faite par les autorités compétentes. Le fait que la question m’ait été posée démontre que l’imposteur ne peut pas plaider l’ignorance. En toute logique, il devait alors corriger dans la transparence. Il a plutôt choisi d’agir dorénavant dans la pénombre (le black-out) comme on le verra plus précisément plus loin.

En terminant ce chapitre, le lecteur appréciera de pouvoir constater que les sommes d’argent générées par le commandement du « 1 % »  ne sont pas les seules à ne pas devoir aller automatiquement à la personne du Guides des guides comme il le prétendait jusqu’à ce qu’il eut un éclairage différent de ma part. Il y a aussi les testaments (les legs) adressés au Guide des guides comme unique bénéficiaire, qui rapportent gros à Claude Vorilhon, comme on le verra au chapitre 9.

PARTIE II

Chapitre 6.

L’UTILITÉ D’UN LABYRINTHE

Si tout l’argent qui est entré dans toute l’organisation raëlienne depuis son début avait été déposé dans un seul et unique compte bancaire appartenant par la force des choses à une unique organisation hypothétique en vertu de ses papiers statutaires, tout serait évident et transparent. Car cela n’aurait laissé alors que très peu de place au traficotage. Et il n’y aurait alors eu qu’un seul agenda concerné. Et par conséquent, je ne serais pas en train d’essayer de chercher à faire la preuve d’un agenda caché de la part d’un faux prophète-imposteur… n’ayant jamais rencontré d’extraterrestre!!! Mais, on sait déjà qu’à ce sujet, Vorilhon a été démasqué… Aurait-il inventé une histoire de rencontre extraterrestre uniquement pour épater la galerie? Évidemment non , il aurait eu mieux à faire de sa vie; il y a donc une autre raison… Continuons donc notre démonstration.

Un interrogatoire révélateur…

La partie précédente a démontré que l’imposteur a fait  accroire à ses adeptes que les papiers statutaires du Mouvement raëlien international (MRI) comportaient l’objectif de construire une ambassade pour extraterrestres à leur prétendu retour sur terre alors que, dans les faits, cet objectif apparaissait jusqu’en 2001 tout au moins, dans les papiers statutaires de la Fondation raëlienne (FR) dite par lui-même sa « tirelire personnelle ». Et on a vu qu’il y avait dans les papiers statutaires de la FR un objectif - l’implantation de laboratoires de recherche génétique - que ni moi ni personne ne s’attendaientt à voir là. Et on ne répètera pas ici, tout ce qu’on a aussi découvert à cette occasion.

Contrairement à ce que les papiers statutaires du MRI évoquent (« une association »), lorsqu’il a été interrogé dans le cadre de son procès contre « Flammarion », à la page 17 des déclarations faites sous serment, de toutes évidences l’imposteur lui-même s’est contredit quant à son habitude de faire passer le MRI pour une simple association. Voyons donc cela de près par la production du verbatim d’une courte partie de l’interrogatoire assermenté auquel il a dû se prêter:

Extrait de l’interrogatoire

[Code : « Q » équivaut aux questions de l’avocat de la partie défenderesse et « R », aux réponses de Claude Vorilhon dit Raël]

Q. Et ce montant-là est insuffisant pour vous obliger à faire une déclaration d’impôt en France?[NDLA : il y a ici un objet sur lequel, on pourra revenir.]

R. En France, oui.

Q. Maintenant, le Mouvement raëlien international est une corporation sans but lucratif, vous dites, et vous en êtes l’un des membres?

R. Oui, bien sûr et je suis le président du Mouvement raëlien international.

Q. Qui a son siège social à quel endroit?

R. À Genève en Suisse.

Q Et c’est une corporation sans but lucratif également?

R. Exactement.

Q. Vous retirez des revenus de cette corporation-là?

R. Aucun revenu.

Q. Alors vous en êtes un des administrateurs de cette société-là?

R. L’administrateur principal. (Fin de l’extrait)

Que venait de faire Claude Vorilhon, exactement? Il venait de dire qu’il administrait une corporation (une société, en France), qui n’était donc pas une association contrairement à ce qu’il a fait croire, pendant plusieurs années à ses adeptes et particulièrement à la banque de Suisse, celle-là même qui a « mis le MRI dehors », selon les dires du faux prophète, quand elle s’est rendue compte de l’énorme mensonge que l’organisation lui avait passé sous le nez. Or, il arrive qu’en Suisse, une corporation n’a pas le même traitement légal qu’une association et pas les mêmes privilèges non plus… Et que cela ne peut qu’avoir eu des conséquences

…et qui en dit long

Que venait de faire Claude Vorilhon, exactement? Il venait de dire sous l’empire d’une déclaration solennelle (assermentation) qu’il administrait davantage plus une corporation (une société) « lucrative » (« commerciale », en Suisse »), qu’une association sans but lucratif, contrairement à ce qu’il a fait croire, pendant plusieurs années, à la banque de Suisse (USB) qui a « mis le MRI dehors » quand elle s’est rendue compte de l’énormité d’un mensonge. Or, il arrive qu’en Suisse, une corporation à buts commerciaux n’a pas le même traitement légal qu’une association sans but lucratif et pas les mêmes privilèges… Et forcément donc, pas le même traitement administratif que celui qui prévaut dans le cas d’une corporation à buts commerciaux. Ce que l’imposteur semble avoir très bien compris en choisissant de se donner un siège social en Suisse, comme on le verra dans le présent chapitre.

À suivre.

__________

Annexes de la partie I

Annexe 1

Verbatim de la courte déclaration écrite de Claude Vorilhon rendue disponible à un Tribunal du Palais de justice de Montréal, affirmant le don de ses droits d’auteur à la Fondation raëlienne  :

« Je soussigné CLAUDE VORILHON dit « RAËL » certifie [*] par la présente faire don de mes droits d’Edition en langue française des livres que j’ai écrit [sic] et publié [resic] dans ma maison d’édition « L’ÉDITION DU MESSAGE », qui n’existe plus aujourd’hui, ou que j’écrirais [**] dans le futur, à la FONDATION RAËLIENNE, CP 328, FL 9490 VADUZ, à charge pour celle-ci de me reverser les droits d’auteur correspondants à ces ouvrages, soit 10% du prix public. Fait à GONFARON le 6 /08 /78. » Et c’est signé : CLAUDE VORIHON.

* À remarquer qu’il n’a pas écrit « Je m’engage », mais plutôt « je certifie » comme s’il s’agissait d’un document produit récemment, devant une obligation ponctuelle, mais référant à un geste d’engagement antérieur. Le document est cependant le fruit d’une copie faite à « Tananiko Design Corporation» » et d’une transmission de document par fax à un M. Proulx (sans doute Réjean) le 3 décembre 1992.

** Claude Vorilhon mêle orthographiquement les futurs et les conditionnels comme cela se trouve à profusion dans ses premiers livres. Une analyse attentive des lignes où cela se produit mène à croire qu’il vise à employer le passé simple en faisant l’erreur d’ajouter un « s » aux verbes employés à la première personne du singulier.

(Fin de l’annexe 1)

Annexe 2

Revenus assurés du faux prophète découlant de ses propres déclarations

Claude Vorilhon, sur la base de ses textes dits « la révélation » et de ses déclarations quant au nombre de membres auraient accumulé des revenus équivalents à la description suivante, à savoir :

OFFICIELLEMENT

  1. le 1% du revenu annuel des membres après impôt, quoique stratégiquement, peu d’emphase était mise sur ce 1%; en effet, grâce à un calcul extrêmement conservateur, supposons que 32,500 membres (la moitié des 65 000 membres que l’imposteur prétend avoir) lui auront rapporté, et seulement pour les 5 dernières années des 35 ans d’existence de ladite politique, au moins 16 millions de dollars;
  2. la vente de ses livres dont il a souvent dit du premier seulement (ce que certains tracts ont par ailleurs avancé) qu’il a été vendu à un million d’exemplaires, (1,000,000 X 15$ chacun en moyenne = 15,000,000$) (avec de telles perspectives de revenus, on ne sera pas étonné que ce fut très longtemps après sa prétendu révélation en 1973 qu’il a rendu gratuit l’accès aux textex de la prétendue révélation par Internet);
  3. la vente des médaillons dits « magnétisés » (« bénis » par le faux prophète) ou pas, vendus 100$ chacun en moyenne au quart des 15 000 membres (malgré qu’il dise 65 000) pour des recettes d’au moins 280 000$ en faisant l’hypothèse très conservatrice que les trois quarts des revenus de vente desdits médaillons lui revenait) et en tenant compte du fait qu’à peu près seuls les membres assistant régulièrement aux rassemblements officiels et ceux qui appartiennent à la structure de soumission, portent ce médaillon. Et on ne parlera pas des sommes considérables que lui ont rapportées le retour à l’ancien médaillon abandonné à cause des réactions qu’il créait… 

Or, pour ce qui est des médaillons, on le sait clairement à cause de l’enseignement raëlien à ce sujet , les bénéfices s’en vont à la Fondation raëlienne que l’imposteur dit être sa « tirelire personnelle ». J’ai appris cela, pour l’oublier par la suite, durant la deuxième partie du premier stage d’enseignement auquel j’ai participé en 1986. C’est en cherchant où s’en allaient les revenus du « magasin de médailles » (et autres objets de promotion) qu’est Assistance-Révélation 1973, dit communément AR-73 au Canada, que j’ai trouvé, dans mes notes de « stages » tel quel, à propos de la FR, ce qui suit :

« FONDATION RAËLIENNE

 Buts :  permettre au Guide des guides de consacrer son temps à la diffusion sur toute la Terre

Sources de revenus : 

1. Édition et vente des ouvrages de Raël en français *

2. dons du 1%

3. vente des médaillons »

* Droits d’auteurs toutes langues : il recommence ailleurs ce qui lui a réussi (dans les pays où il y a un membership significatif) à savoir un certain temps de bénéfices, puis renonciation ostensible.

L’imposteur dira qu’une très grande partie des entrées de fond est dû à la vente des livres dont la Fondation assure l’édition. Pis? La composante « éditrice » de la FR pouvait très bien éditer et donner son dû à l’auteur en tant que tel. Et utiliser la marge de profit pour assurer la survie du prétendu prophète. Mais le choix de Claude Vorilhon a été de mettre le grappin sur toute la cagnotte. S’il voulait tout prendre, rien ne l’empêchait de « se partir » une maison d’édition. Quant à la vente d’objet de promotion, en quoi est-il justifié que le prétendu prophète ait sa « cote »? En rien. Aucune religion n’appartient personnellement à son fondateur comme un brevet appartient à son inventeur. À moins d’admettre que sa religion est une totale invention, ce que n’a jamais admis l’imposteur.

***

Ceux qui se demandaient où s’en vont les profits de la vente des médaillons (et autres objets de promotion sans doute) sauront dorénavant qu’ils vont enrichir le faux prophète puisqu’ils s’en vont à la FR qui est censé assurer sa subsistance, alors que le faux prophète dit d’elle qu’elle est sa tirelire personnelle.

OFFICIEUSEMENT

Il sera sans doute réaliste d’ajouter à cela deux autres sources moins connues, mais sans doute très importantes :

  1. fort probablement une quote-part sur les djellabas blanches dont l’imposteur a imposé le port lors des réunions de formation et dont le principal fabricant n’a sans doute pas pu faire autrement que de partager les recettes avec « le prophète bien-aimé » pour rester dans ses bonnes grâces et surtout pour conserver ses acquis de « guide » et de faux « rabbin d’Israël »; et
  2. quelques legs (héritage) de temps en temps (soyons très conservateurs et mettons ici 200,000$).

(Fin de l’annexe 2)

Annexe 3

LE CAS RORVICK (Extraits d’un article de l’AFP le 5 janvier 2003 intitulé « Clone : 1978, la formidable imposture de Rorvick. »)
[…] La controverse actuelle autour de la naissance supposée des bébés clones revendiqués par la secte des raéliens n’est pas sans rappeler un précédent fameux: le formidable canular orchestré en 1978 par le journaliste américain David Rorvik.
Cette année-là sort aux Etats-Unis un livre qui défraie la chronique: “A son image: le clonage d’un homme”. Son auteur: David Rorvik, […]

Le livre raconte comment un beau jour de 1973, Rorvik a reçu un coup de fil d’un homme d’affaires milliardaire de Californie. Celui-ci affirme vouloir un “héritier” et se dit prêt à payer une fortune pour un clone de lui-même. Il se fait appeler “Max” et demande à Rorvik de lui trouver un scientifique qui pourrait mener l’entreprise à bien.
Rorvik raconte comment une équipe de scientifiques […]
Après trois années d’expériences, […] parviennent selon lui à produire un embryon humain viable renfermant l’ADN de “Max”, implanté dans l’utérus d’une mère-porteuse au nom de code “Sparrow” (moineau), une résidente de l’île. En 1976 […]
Le 3 mars 1978, le quotidien New York Post fait sa Une sur cette histoire sulfureuse et en publie les meilleures feuilles. Dans les jours qui suivent, les médias s’emparent de l’affaire […]
[…]
Le Congrès des Etats-Unis désigne une commission d’enquête […]
[…] La très prestigieuse revue Science, dans son numéro du 24 mars 1978, publie la réaction de chercheurs qui dénient toute crédibilité aux assertions de Rorvik.
[…]
Trois ans avant la parution du livre-choc de Rorvik, ce chercheur à l’Université d’Oxford, Derek Broomhall, avait publié dans la revue Nature un article dans lequel il détaillait comment il avait réussi à fusionner le noyau d’une cellule de lapin avec un ovocyte de lapine. […]
Saisi de l’affaire, le juge John Fullam du tribunal de Philadelphie somme Rorvik de produire le clone humain. En l’absence de preuves, il déclare en 1981 que le livre “est un faux et un canular”.
[…]
Les motivations de David Rorvik ne furent jamais éclaircies. Curieusement, il n’a jamais voulu admettre l’imposture. Dans un entretien accordé au magazine Omni en 1997, il continuait de prétendre que l’histoire était vraie.
[…]

(Fin de l’annexe 3)