MENSONGE DISSIMULÉ

ou

LE CLONAGE PROFITABLE

Le présent dossier pourrait s’appeler aussi : La culture raëlienne du mensonge. On verra dans ce dossier que Claude Vorilhon alias Raël, tout au long de l’épisode du « clonage raëlien » ayant abouti au « bébé cloné Ève » de « Clonaid », autant avant l’annonce de la naissance de cette dernière qu’après, mais plus significativement après, par un va et vient contradictoire constant concernant ses faits et gestes à l’égard dudit clonage raëlien, a tenté de dissimuler une information significative qui aurait dû contribuer bien avant aujourd’hui à comprendre la véritable motivation personnelle de l’imposteur pour le clonage humain. Autrement dit, il a systématiquement menti par intérêt. Et j’en fais l’hypothèse en alléguant que ce fut pour des fins de profitabilité concernant le potentiel financier des activités de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler « CLONAID ».

En effet, vu et ressenti de l’intérieur d’abord et de l’extérieur ensuite, toute aliénation s’estompant, il s’est progressivement imposé à mon esprit que le faux prophète Claude Vorilhon alias Raël cherchait à léguer à l’opinion publique et à ses membres particulièrement, et d’une manière qui n’avait rien de fortuit, une perception à l’effet que, d’abord, comme chef des raëliens, lui il n’avait strictement rien eu à voir avec le fonctionnement de CLONAID (dont la vraie nature fut délibérément et longtemps, gardée dans une confusion entretenue par toutes sortes d’astuces) et qu’ensuite cette entité (gardée confuse) avait été strictement « la chose » de la chimiste Brigitte Boisselier, excepté pour les 3 faits suivants bêtement admis par l’imposteur :

  1. une toute petite participation à une ouverture de case postale aux Bahamas au profit d’activités de clonage;
  2. « l’initiation » (il disait être « l’initiateur ») d’un prétendu « Projet Clonaid » «… en créant un site Internet pour » prétendument « étudier la faisabilité d’une telle entreprise »; et finalement,
  3. la promotion active, par lui-même, sur toutes les tribunes, du clonage humain en tant que tel, une promotion qu’il admet avec la plus apparente naïveté tout en évitant de parler des effets intéressants d’une telle promotion sur… la rentabilité financière de « CLONAID »;

ces trois faits constituent déjà une très considérable admission, contrairement à sa prétention, car il s’agissait de faits impossibles à faire oublier ! Mais il cherchait surtout à masquer qu’il y avait tellement plus que ces trois admissions. Voyons cela de beaucoup plus près.  Rappelons-nous d’abord que l’imposteur était l’auteur du livre Oui au clonage humain! En faisant perdurer son image de promoteur du clonage humain, le faux prophète faisait en sorte que ladite promotion continue à entretenir son image de leader controversé, cela devant mousser les ventes de son livre. Sans compter que ce livre était annoncé sur les sites raëliens où il était dit qu’il était le chef. Ce qu’on peut difficilement nier. Ainsi donc, la promotion du clonage humain n’était pas, non plus, et de loin, la chose exclusive de CLONAID. Normal : CLONAID était la seule « compagnie de clonage » à faire un tel tapage autour du fait que des bébés clonés étaient en route que cela s’est mis à alerter les dirigeants politiques de la Terre et les media par ricochet; en fait, plus l’imposteur en parlait, plus ses propos identifiaient l’activité controversée du clonage humain à son organisation dite le mouvement raëlien. Ce faisant, le gourou est donc devenu, par sa propre faute, victime de sa propre politique. Il est donc parfaitement injuste qu’il s’acharne à déplorer que ses adeptes se soient approprié le clonage humain, puisque c’est lui qui leur en a transmis la propriété morale.

Nous reprendrons cela pour en voir toute la portée; et nous verrons comment cela avait pour objectif de nous lancer de la poudre aux yeux. On verra donc ci-après, que sa prétention à n’être pas impliqué significativement dans « Clonaid » ne correspondait pas et ne pouvait pas correspondre à la réalité qu’il laissait percevoir « à propos de CLONAID ». Et surtout, nous verrons pourquoi.

Mais avant, afin de ne pas en parler hors contexte, essayons de cerner le décor dans lequel le faux prophète, chef du Mouvement raëlien international, a raconté ses mensonges à propos du clonage humains.*

LE MENSONGE « NÉCESSAIRE »

Ce n’est pas par hasard que l’organisation raëlienne a tellement focalisé sur la valeur de la publicité dont elle a bénéficiée à l’occasion de l’annonce du bébé cloné Ève. « Une valeur de cinq-cents millions de dollars », criait, faussement triomphant, le faux prophète sur tous les toits. En effet, une telle focalisation ne pouvait que correspondre à la plus facile des perceptions qu’il aurait pu vouloir créer dans les circonstances, vu la couverture médiatique mondiale à laquelle l’annonce dudit bébé cloné a donné lieu, « le médium devenant le message », comme l’aurait dit McLuhan.

Il aura fallu qu’on arrive à mettre tous les faits ensemble pour s’apercevoir que le faux prophète mentait à répétition et qu’il se démenait pour avoir l’air d’être le plus cohérent possible entre ce qu’il disait avoir fait avant et ce qu’il voulait paraître avoir fait réellement, les versions étant hélas incompatibles. Autrement dit : il cherchait à mentir par nécessité, à tout le monde incluant ses membres et surtout ceux-ci, tout en faisant en sorte que le réel profond mensonge ne paraisse pas. En dissimulant donc sa véritable et profonde motivation sous un tissus de mensonges. D’où mon titre de dossier « Le mensonge dissimulé ».

C’est quand il a impérativement chargé son adjoint Gérard Jeandupeux et sa scientifique de service, Brigitte Boisselier, de mettre les pendules à l’heure - la sienne évidemment - chez les raëliens, que cela est devenu clair pour moi. De toutes évidences, il lui était apparu que tout risquait de basculer, ce qui était le pire qui pouvait lui arriver : cela lui aurait fait perdre le contrôle sur la perception qu’il arrive à imposer constamment dans ses propres rangs. En effet, ainsi à découvert, on aurait tout compris chez ses adeptes de ses véritables motivations, comme on commençait à percevoir cela en dehors de leurs rangs, l’absence d’aliénation aidant.

Un élan donné par Dolly

Ayant inventé une histoire de prétendue révélation extraterrestre pour s’avantager financièrement le moment échéant et surtout les occasions s’y prêtant, il ne faut pas se surprendre qu’il ait joué le tout pour le tout en 2002-2003, en évoquant lui-même la possibilité que l’annonce de la naissance du bébé cloné fin décembre 2002 puisse s’avérer être un canular. Mais, celui qui veut être cru sur le fond des choses n’invente pas qu’il puisse avoir recours à un canular. Cela le rend suspect.

Comme on pourra le lire dans le dossier intitulé Sa tirelire personnelle, Claude Vorilhon alias Raël depuis 1975 mais plus particulièrement à partir de la fin de l’année 1977, a progressivement tassé les choses de façon à réaliser son rêve de départ : profiter d’une histoire inventée de rencontre avec un extraterrestre pour amasser substantiellement des sous. Il n’avait plus alors qu’à attendre l’occasion propice.

De fait, ses projets ont pris une tangente intéressante et de la potentialité financière certaine lorsque l’annonce de la naissance de la brebis Dolly (issue du premier clonage animal connu et réalisé le 5 juillet 1996) a été communiquée le 23 février 1997. Selon toutes apparences, cette naissance est apparue à Claude Vorilhon alias Raël comme la première grande occasion à aménager pour faire entrer substantiellement du fric dans sa « tirelire personnelle ». Pour ce faire, il n’avait plus qu’à bien divertir - son talent pour la manipulation le lui permet bien - et qu’à donner une nette impression de n’être surtout pas concerné par le clonage, dans son aspect technique, tout en donnant cependant l’impression de se réserver tout l’aspect promotionnel. Le contraire lui aurait paru inacceptable, lui qui tient à passer pour l’instigateur de tout 1. Ainsi donc, pendant ce temps-là, on ne devait jamais avoir à questionner l’aspect « rentabilité financière », et encore moins les modalités de la gestion de cette rentabilité. Mais, le faux prophète à cet égard, avait préparé ses instruments, comme il m’a été possible de le constater. Et comme on le verra dans le dossier Sa tirelire personnelle.

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Un extraordinaire déclic

Permettez-moi d’abord de personnaliser la chose. Un certain dimanche matin, à Montréal, pendant une réunion, dans le cadre de ce qu’il était convenu d’appeler « une synagogue 2, durant la fameuse période où les media commençaient à mettre en doute la véracité du clonage dit raëlien, un membre de la secte, reconnu pour sa sincérité profonde et son dévouement, Jean-François C., à un moment de la rencontre où on s’y attendait le moins, avait dit grosso modo : « En tous cas, moi, si j’apprenais qu’on n’a jamais fait de clonage, ça ne me poserait pas un gros problème. Cela nous a valu tellement de publicité gratuite. »

Je pense profondément que ce propos reflétait la pensée générale dans l’organisation de Claude Vorilhon alias Raël, à ce moment-là. Et cela n’a probablement pas vraiment changé depuis. Mais moi, cela m’avait fait profondément tiquer. Et à la première occasion de prendre la parole, j’avais rétorqué : « Je ne suis pas d’accord avec Jean-François. Bien au contraire, si j’apprenais qu’il y a eu là un mensonge grave, je ferais une grosse crise. » Ce fut-là un extraordinaire déclic.

Un voyage fructueux en Floride

Dès que j’ai su que ça « grouillait » chez les membres de la Floride, où une grande part de l’action relative au dit clonage raëlien, et où s’était particulièrement déroulée l’annonce de la naissance du bébé dit Ève, j’ai décidé d’aller faire un voyage d’une semaine à Miami. Ce que j’y ai entendu a été déterminant. Il m’est alors apparu que l’information que l’on arrivait à regrouper donnait de Claude Vorilhon dit Raël une nette impression de mauvaise foi et qu’en conséquence, une concertation devrait naître le plus tôt posible dans le but de faire connaître la vraie vérité.

Cette concertation fut très longue à se mettre en branle car les raëliens en phase de prendre leurs distances étaient de la mouture habituelle : individualistes, en fort besoin de valorisation personnelle et énormément craintifs quant aux gestes de rancune qu’ils pourraient s’attirer de la part du chef.

Voilà pourquoi, revenu à Montréal, j’ai fait cavalier seul assez longtemps. Je fus le premier du groupe de démissionnaires de l’époque à quitter mes fonctions d’abord et la structure de fonctionnement ensuite. Tout en questionnant profondément ce qui se passait. Du côté clonage raëlien, particulièrement. Et c’est sur les guides francophones 3 de toute l’Amérique, de Montréal à San Francisco, en passant par Chicago, que j’ai jeté mon dévolu.

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Nous, les membres, nous venions depuis peu de vivre les « affres » des pages de Brigitte McCann dans le Journal de Montréal, connue sous le nom de « l’infiltrée » dans les rangs raëliens. Malgré que ce fut de toutes évidences l’objet principal du mandat journalistique de son enquête incognito, madame McCann n’avait pas réussi à en apprendre significativement sur la question du clonage. À Montréal, personne ne savait quoi que ce soit. Perçue comme nouvelle adepte, son voyage à New-York, sous l’autorité du guide de niveau 5 Pierre Bolduc de Montréal, ne lui a rien appris non plus de significatif sur le clonage raëlien. Pour cela, il aurait fallu qu’elle aille en Floride. Mais, je crois qu’il lui aurait été difficile de continuer à y cacher son rôle. Après avoir fait preuve d’un courage à toute épreuve et de beaucoup de témérité pour réaliser son mandat, elle n’a pu que conclure, et probablement hâtivement, qu’il n’y avait pas de bébé cloné. Et elle a alors déplacé totalement le focus tout en accentuant la théorie du canular.

Pour ma part, toutes mes lectures des déclarations de Claude Vorilhon alias Raël et de son comportement m’avaient convaincu qu’il mentait, mais je n’arrivais pas à mettre le doigt clairement sur ce qu’il cherchait à dissimuler, donc le but du mensonge. Mais ce qui m’apparaissait évident, c’est que l’imposteur était en constante contradiction entre ce qu’il avait déjà dit dans un passé pas si lointain et ce qu’il devait dire ponctuellement face aux événements qui se précipitaient. Je sais maintenant que sous des apparences de grande transparence, le faux prophète cachait son secret le mieux qu’il pouvait vu qu’il avait un agenda bien personnel à cet égard.

Remise du « secret » à l’ONU

Dans l’organisation raëlienne, ça prend souvent peu de chose pour qu’un événement crée une grande commotion. À cause de l’absence de transparence réelle dans son fonctionnement. À ce moment, la machine à rumeurs s’emballe et le faux prophète doit performer en terme de manipulation pour ne pas perdre le contrôle. C’est ce qui s’est passé dans l’année qui a suivi l’annonce du bébé cloné Ève.

Un raëlien français, membre de la structure en France, et que j’appellerai Jean-Luc pour les fins de la présente, avait imaginé la stratégie la plus pertinente pour démasquer l’intention des hauts dirigeants de l’organisation de l’imposteur à propos du clonage humain. Il me faisait part dans un échange de courriels « entre nous » qu’il allait demander que le secret de la technologie du clonage soit remis à l’ONU et à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Et qu’il allait suggérer que cette intention devienne le thème de la prochaine convention internationale. Ainsi donc, ou le Mouvement raëlien retrouvait sa relative quiétude, ou le duo Vorilhon-Boisselier allait être démasqué. C’est à cela que devait mener le comportement de Claude Vorilhon quand il faisait valoir à la fois une possibilité et son contraire, à savoir que Boisselier avait cloné et peut-être pas.

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UNE ACTIVITÉ MERCANTILE LICITE?

J’avais trouvé géniale et très appropriée l’idée de Jean-Luc, car nulle part dans la prétendue révélation du faux prophète, ni dans les statuts des différentes composantes 4 de l’organisation raëlienne, ni dans ce qui était dit oralement aux adeptes membres de la structure (et moi j’en étais depuis 1986), nulle part il n’était dit, dis-je, à ma connaissance, qu’il était du rôle du prétendu « prophète » ou de son organisation, de procéder à des recherches de caractère génétique; et encore moins qu’il lui ait été demandé par des extraterrestres de procéder à du clonage humain personnellement lucratif au « dernier des prophètes », en cherchant donc à faire du fric avec ce « créneau », ce qui lui confère alors une dynamique mercantile et un esprit mercantiliste.

Je présumais donc – et personne ne pourra me reprocher cette présomption - que Claude Vorilhon alias Raël, en cherchant à devenir manifestement le « raël » de ses prétendus extraterrestres, s’était enregistré et inscrit conformément aux règles prévues dans les lois concernées pour tenir compte de l’aspect lucratif d’une bonne part de son activité. C’est du moins l’impression que ses adjoints, principalement RéJean P. pour le Canada, semblaient chercher à donner verbalement. Après tout, avec l’argent recueilli par le MRI, on devait un jour construire l’équivalent du « troisième temple » 5 ce qui n’était donc pas tout à fait seulement l’érection d’un modèle miniature à défrayer sur deux ou trois budgets annuels.

Autrement dit, je présumais que le prétendu « dernier des prophètes » s’était soumis et continuait à se soumettre à la loi « habilitante » du pays où l’organisation a été enregistrée, la Suisse en l’occurrence, même si j’avais pu à quelques occasions constater que le respect des lois n’est pas une notion qui va nécessairement de soi chez le faux prophète. Entre combattre les lois en parole et le faire par un geste concret dans la confidentialité absolue d’une incorporation en paradis fiscal, il y a un pas que la vénalité peut faire franchir… surtout si on se croit le propriétaire autorisé de ladite « corporation ». Selon moi, le faux prophète a franchi ce pas comme on le verra dans le dossier Sa tirelire personnelle.

Mais, pour moi, une chose était claire : une activité mercantiliste ne pouvait pas avoir lieu directement ou indirectement au profit personnel des membres, car la Loi l’interdit. Et si j’avais vu à cette époque les papiers significatifs concernés, il me serait alors apparu inconcevable que l’on ose seulement se mette en situation de pouvoir générer des profits par des activités financées à même les dons des raëliens, pour enrichir directement ou indirectement ensuite des personnes, assoiffées de fric, à l’extérieur de l’organisation, que les Guides francophones d’Amérique semblaient connaître sous l’appellation d’« investisseurs non-raëliens », et je dis bien « semblaient », puisque, très très rare exception, ils n’en savaient rien.

Cet état de fait m’aurait d’autant moins paru acceptable que, par surcroît, il aurait pu concourir à donner à des non-membres une influence indue sur la destinée de l’organisation dont je faisais partie, une influence que, selon l’esprit des lois concernées, seuls les membres d’une association donnée doivent pouvoir exercer, cela allant de soi à tous points de vue.

Entre le dit et la réalité

Dans les circonstances, je pouvais seulement présumer comme tous les autres membres, que le chef respectait les règles; car il était impensable d’exiger des preuves de la haute direction, d’où ma grande surprise quand, après être sorti des filets de l’imposteur, j’ai pu constater le résultat des calculs de ce dernier. Cela fera l’objet du dossier Sa tirelire personnelle, l’usage du mot « sa » n’étant pas du tout anodin, comme on le verra.

Permettez-moi de continuer encore un peu sur cette lancée. Il est évident pour moi que si le Mouvement raëlien International (MRI) qui avait un statut d’association en Suisse, dont Claude Vorilhon dit qu’elle a amassé au delà de 14 millions de dollars en dons de la part des membres, la prévision d’une activité mercantile allait créer à la dite association l’obligation de s’inscrire au registre de l’État suisse en vertu de l’article no 61 du règlement concerné et découlant du Code civil, comme on le verra dans le dossier Sa tirelire personnelle.

Quand on verra, dans ce dossier de mon blogue, le texte des objets des statuts du MRI, on comprendra que Claude Vorilhon n’avait pas jugé bon d’inscrire, et pour cause, l’association dite le MRI au registre du commerce où tout risquait d’être beaucoup trop transparent pour les fins qui le motivaient. Il a plutôt choisi de fonctionner autrement grâce à l’existence de Sa tirelire personnelle.

Voilà pourquoi une certaine part de l’activité commerciale ou mercantile, malgré les apparences, et ne serait-ce que pour ce qui concerne la vente des médaillons, est liée à la Fondation raëlienne (FR) depuis belle lurette, mais surtout depuis 1978. Il faut se rappeler que la FR est une entité légale qui fut permutée 6 et qui est devenue totalement confidentielle en juillet 2001, comme on le verra dans Sa tirelire personnelle, juste avant les grandes manœuvres du clonage humain raëlien.

Une association et rien qu’une association

Si l’on considère le MRI comme une simple association, sans aucune raison commerciale ou mercantile, et qu’on la gère en tant que tel, sans magouille ni manipulation, c’est bien, comme la vertu et la tarte aux pommes. Mais dès qu’on amasse des millions de dollars pendant plus de 35 ans sous prétexte d’un projet d’envergure à réaliser, en se considérant comme une simple association, ça change tout. Cela devient un non-sens à sa face même. Et c’est inévitablement ce qu’a dû conclure la banque de Suisse en renvoyant sa cliente l’association MRI, comme on le verra aussi dans Sa tirelire personnelle.

Généralement, les questions d’argent dans une association se résument à une cueillette de fonds pour des fins de dépenses, en totalité sur une bas annuelle, sauf exception, sans accumulation rigoureusement justifiée. Et l’exception sera alors constituée d’une réserve d’un montant très modéré, en prévision de réaliser un projet s’étendant sur deux ou trois budgets, autrement dit sur une période de quelques brèves années. Sinon, on fera tout naturellement appel statutairement à une fondation… Car c’est bien une fondation qu’on mandate pour l’érection d’une œuvre grandiose liée à un cadre philosophique et qu’on charge de la cueillette des dons et des legs, pour la réalisation de cet objectif capital.

Voilà donc ce qu’il fallait, et ce qu’il faut encore, avoir à l’esprit pour ne pas faire fausse route en se penchant sur le « mystérieux cas » CLONAID, peu importe qu’on en parle en terme de « projet », « société », « compagnie », alouette, ah…!

Le cadre financier qui explique tout

Et pour bien placer les choses dans leur vraie perspective, partons du début. Les choix organisationnels que Claude Vorilhon a dû faire après avoir assumé d’exploiter une histoire d’extraterrestres inventée, ont dû lui paraître simple, mais ces choix n’avaient vraiment rien d’anodin. Et ils étaient même d’un ordre capital. Ça ne pouvait donc pas être aussi facile que ça pouvait le paraître. Il y a donc eu forcément tâtonnement… pour garder le potentiel d’appropriation personnelle et éventuelle ouvert.

Et cela se passait pendant que les choses commençaient à évoluer avec du vrai monde, avec un membership. Des changements se sont opérés par prétendue nécessité… reliée à la mission reçue. En effet, ce fut apparemment le cas pour la première association qui fut crée, le MADECH 7. Trop démocratique et donc trop facilement contrôlable par les membres. Ce qui n’a pas manqué de paraître problématique. Ça a forcément paru être une erreur à l’imposteur puisque ça risquait de rendre plus difficile et de retarder l’atteinte de ses objectifs financiers personnels.

Il faut reconnaître qu’il est difficile de jouer le jeu de la démocratie dans le champ spécifique du credo et de la doctrine qui en découle; mais il n’y a pas que cela dans le fonctionnement d’une association qui se prétend religieuse : il y aussi l’usage des fonds, la santé financière et l’administration qui ne peuvent pas être laissés à la totale liberté d’action des hauts dirigeants. Éviter les transgressions aux règles légales relève de la démocratie associative. Et donc des membres.

Refaire ses devoirs

À cet égard, à cause de la structuration en lien avec l’encadrement qu’il avait besoin de donner à ses adeptes, le prétendu « dernier des prophètes » a tout recommencé… ailleurs. Il a alors créé le Mouvement raëlien international (MRI) avec un simple statut d’association en Suisse. Malgré que les sociétés de droit imposent des cadres de fonctionnement aux organismes et aux corporations dès leur création, il fallait à l’imposteur qu’il en arrive, lui, à un cadre financier dans lequel il allait amasser l’argent qu’il avait escompté accumuler en inventant son histoire de rencontre extraterrestre, tout en évitant cependant et à tous prix de s’enliser dans des particularités dont il ne sortirait pas facilement et qui ne pourraient que trop créer de la transparence; la transparence étant le pire ennemi de la mauvaise intention.

Il a donc fait en sorte que, par ses nominations aux différents niveaux de la structure d’autorité, il n’ait jamais à répondre aux questions relatives à l’usage des fonds. Et le droit de regard des livres relativement à l’usage des fonds est toujours resté théorique. Les quelque rares qui ont insisté pour voir les livres et les écritures détaillées relativement aux dépenses se sont fait montrer la porte au moment des assemblées générales. Et je ne parle ici que des finances des mouvements nationaux dont les réunions annuelles se devaient d’être expéditives et expédiées. Le droit de regard des livres au plan international, lui, relève tout simplement de la plus pure utopie, comme on le verra dans le dossier Sa tirelire personnelle.

Et parallèlement… un droit personnel absolu

Pendant ce temps et parallèlement, il y avait la Fondation raëlienne (FR) au Lichtenstein, dont la création s’était imposée par le fait qu’un règlement de sa prétendue révélation prévoyait que les membres devraient verser un 1% leurs revenus annuels 8 pour la survivance du prophète, et plus précisément du « Guide des guides », selon le texte même du 4ième commandement. On verra dans le dossier Sa tirelire personnelle comment doit s’interpréter légalement cette donne incontournable. Disons simplement, pour le moment, que, dans sa vénalité et son peu de connaissance des règles relatives au droit civil, il a interprété ce 1% comme un droit personnel absolu, ce qui ne devrait surprendre personne, vu ses objectifs personnels initiaux.

Un fourre-tout divertissant

Et pendant qu’il commençait à recueillir des fonds prétendument pour la construction de la résidence prétendument demandée par les Extraterrestres, des fonds qu’il a naturellement déposés dans le compte de banque de l’association MRI, il faisait alors de la Fondation raëlienne (FR) une sorte de fourre-tout dont le compte de banque recevait le « 1% » du 4ième commandement, les entrées de fonds de la publication de la plupart de ses livres (clairement identifiés comme étant édités par… la « FR ») et des retours de bénéfices découlant de la vente d’objets de promotion comme… des médaillons vendus à gros prix (dont une bonne part était confectionnée à la mitaine par un très petit nombre d’artistes de l’organisation) et autres.

C’était un modeste début. La perspective de faire entrer de l’argent d’une manière plus « enthousiasmante » n’était pas encore apparue à l’imposteur. En effet, l’inspiration « Dolly » ne viendra que bien plus tard.

Mais on comprendra qu’en fin 1977, début 1978, quand il a retouché les statuts de la FR, il leur a donné le potentiel de fourre-tout total qu’elle était devenue, la FR, en 2001 quand cette fondation a été permutée et qu’elle est devenue totalement confidentielle. Comme se plait à le dire Claude Vorilhon alias Raël, « il n’y a pas de hasard ».

La très commode théorie du canular

C’est donc par le tamis de ce cadre financier-là que l’on doit examiner toute la question de CLONAID et du clonage dit raëlien. Sinon, en se refusant de regarder les choses ainsi, on devient facilement une proie susceptible de croire n’importe quoi que dira l’imposteur faux dernier des prophètes. Il ne reste plus alors qu’à tomber dans l’explication rassembleuse et lénifiante de la théorie du canular. Et ce n’est pas mon « bag ». En effet, je vous préviens, cher lecteur, ce n’est pas dans le sens du canular que va ma principale hypothèse, cette explication m’apparaissant alors bien secondaire quoique à ne pas rejeter du revers de la main.

D’ailleurs, pendant toute cette histoire de bébé cloné, un biologiste québécois, le Pr François Pothier de l’Université Laval a prétendu qu’il était possible que les raëliens aient réussi à cloner un bébé; et il n’en a pas démordu au moment où la théorie du canular faisait fureur. La Presse (24 décembre 2003, p. A4) un an après l’annonce de la naissance du bébé cloné, écrivait que selon l’avis dudit biologiste, «… il est possible que le clonage humain soit faisable » Et je n’ai à ce jour, encore vu nulle part de recul de sa part.

Prenons conscience que ceux qui expliquent tout par la notion de canular aident l’imposteur à s’en sortir sans difficulté et à n’être jamais poursuivi. Le canular n’a pas de portée légale inéluctable. Il faudrait que, de toutes évidences, un canular soit à l’origine de la mort d’une personne pour qu’on accepte d’en faire un cas… Généralement, quand le canular est totalement confirmé, celui qui est le plus concerné est déjà allé rejoindre… les extraterrestres.

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La vie éternelle

Revenons à la suggestion de remettre le « secret » de CLONAID à l’ONU et à l’OMS. Il ne devait pas y avoir d’entrave majeure à ce que la suggestion du raëlien français Jean-Luc (pour les fins de la chose) se concrétise. Il n’y aurait eu finalement qu’un seul et noble souci guidant la décision: le pur bien-être de l’humanité. Un souci relié, par surcroît, à une technologie dont on a dit à satiété en haut-lieu qu’elle pouvait éventuellement mener à l’obtention de… la vie éternelle. Un avantage mystique contre rétribution! Cela ne vous rappelle-t-il pas le scandale, plein de bonnes intentions, des indulgences en un autre lieu et un autre temps ? Autrement dit : « Laissez-moi patauger dans l’argent et je vous aide à obtenir la vie éternelle ».

Jean-Luc mit donc son plan à exécution. Et ce fut un « NON » retentissant de la part du faux prophète via la partie la plus haute de son organisation. Et le thème qui fut finalement retenu pour la prochaine convention internationale, avec l’inéluctable connivence de l’imposteur, mettait l’emphase sur le culte de la personnalité du… faux prophète.

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VERS LE VRAI VISAGE DU PRÉTENDU PROPHÈTE

Pour ma part, le terreau des explications mensongères de l’imposteur était devenu assez fertile pour que le doute s’installe utilement dans mon esprit et que cela me mette en appétit de recherche.

Un indice des motivations du faux prophète

Durant la période où j’étais encore responsable des affaires légales pour l’organisation au Canada, il y eu cet épisode fort révélateur de l’esprit inculqué à son organisation par Claude Vorilhon. Cela se passait le 5 janvier 2003, à l’émission Maisonneuve à l’écoute sur le réseau RDI (associé à Radio-Canada), quelques jours seulement après l’annonce de la prétendue naissance le 26 décembre 2002 du bébé cloné Ève que les raëliens attendaient plutôt eux-mêmes pour le mois de mars suivant, selon les indications fournies aux raëliens par Brigitte Boisselier elle-même, la présidente du « PROJET CLONAID », ce qui a donné lieu à une impression très nette chez les membres de la Floride à l’effet qu’il s’agissait d’une naissance prématurée dont la date a été expressément choisie pour un effet appréhendé ». Comme on le verra dans le dossier Fausse vraie porte, l’imposteur raffole des coïncidences date-événement utiles à lancer de la poudre aux yeux.

À micros ouverts

Donc, dans l’euphorie de ses actions prétendument payantes, au plan publicité, pour son organisation, le prophète autoproclamé s’est fait prendre en flagrant délit de manipulation de l’opinion publique dans les studios de la Société Radio-Canada, à Sherbrooke où il enregistrait pour une télé britannique. Il s’est fait prendre, grâce à des micros restés ouverts durant une pause, à chercher à manipuler les téléspectateurs, selon la seule interprétation qui découle des faits.

Ainsi donc, au milieu de son émission, Pierre Maisonneuve qui avait Brigitte Boisselier comme invitée, a fait écouter à ses auditeurs un extrait de cette conversation tout en chuchotement à Sherbrooke entre Claude Vorilhon (ClV) et Brigitte Boisselier (BrB), que voici : 

BrB : Oui.

ClV: Il faut faire pleurer les familles.

BrB: Oui, oui.

ClV: Il faut faire pleurer les familles. »

ClV: C’était bien, c’est dommage qu’il n’ait pas eu la dernière phrase … »

La dernière phrase de la citation démontre l’insatisfaction des manipulateurs. « …faire pleurer les familles » devait donner comme résultat que le public passe du mode « rationalité » au mode « émotivité ». Un usage de la manipulation pour bien vendre l’idée que les parents dudit bébé cloné avaient bien raison de refuser que leur enfant soit l’objet d’une « preuve scientifique » 9. Ce qui pouvait avoir pour très utile résultat que Claude Vorilhon n’allait plus avoir à fournir d’information tout en allant chercher le profit escompté.

Et ce « Oui oui » de Brigitte Boisselier ne montre-t-il pas la complète connivence des deux personnages et surtout la dépendance de l’une (Boisselier) envers l’autre (Vorilhon)?

Pour bien comprendre, il faut se rappeler que durant l’épisode de l’affaire du clonage, Claude Vorilhon et sa docile « responsable » de CLONAID cherchaient à faire diversion en montant en épingle qu’un avocat de la Floride, Bernard Siegel, tentait de faire remettre à l’État le bébé cloné né le 26 décembre 2002, ce qui était sans doute une tactique de l’avocat pour obliger les comparses cloneurs, Claude Vorilhon alias Raël et Brigitte Boisselier, à aller au bout de leur logique de prétendus faiseurs de clones.

L’arroseur arrosé

L’usage de cet extrait par l’animateur Maisonneuve fut évidemment interprété par la haute direction de l’organisation du faux prophète comme un geste de pure manipulation des auditeurs. En réalité, on avait assisté à une « séance » de « l’arroseur arrosé ». Cela m’a valu de devoir passer de nombreuses heures à préparer une inutile plainte à l’ombudsman de Radio-Canada. Tout simplement parce que le « guide » attaché à ce dossier avait compris d’une prétendue conversation avec un raëlien en poste à Radio-Canada que la solution pour « sauver la face » du prophète était une plainte en règle à l’ombudsman. Quand j’eus terminé mon devoir, par souci de ne pas faire rire de « nous », et malgré la consigne qu’on m’avait bien clairement formulée, j’ai consulté ce raëlien dont voici l’essentiel de ma conversation avec lui:

- Salut Rudy (nom fictif)

- Salut Jean Roland

- Je viens de compléter la plainte à l’ombudsman de Radio-Canada relativement à l’émission de RDI, Maisonneuve à l’écoute.

- Oui…

- J’aimerais savoir ce que tu en penses.

- Sur quoi l’as-tu appuyée? 

- Il n’y avait qu’une possibilité: la mauvaise foi des techniciens qui ont enregistré Raël et Brigitte, à leur insu.

- Mais vous allez perdre votre temps. Ça ne donnera rien…

- Qu’est-ce que tu veux dire?

- On ne peut rien reprocher aux techniciens ni à leur boss immédiat: c’est la politique, et ça se passe comme ça partout, de laisser tourner le son pendant les pauses…

- Mais comment Raël et Brigitte auraient pu savoir ça?

- Ce sont les “relations publiques” qui auraient dû le leur faire savoir. C’était leur rôle de le leur dire…!

Cette brève conversation avait alors tout arrêté. Voilà donc par exemple, comment, dans cet organisation d’amateurs, on est appelé à perdre son temps. On y donne l’impression de tout savoir, mais en réalité on a à faire avec des incompétents qui, malgré que leur rôle le commande, ne savent pas prévenir des embûches possibles et ne font vérifier leurs écrits qu’une fois qu’une gaffe a été commise comme celle dite de la « religion officielle » qui a tant faire rire Jean-V. Dufresne des Raëliens dans le Journal de Montréal au moment de l’obtention d’un statut d’assemblée d’Église au Québec.

Jouer un rôle sans savoir à quoi il sert vraiment

Aux affaires juridiques, ça faisait partie du rôle de jouer le jeu de la diversion pour et avec Claude Vorilhon l’imposteur. Car, les rôles, dans l’organisation de Claude Vorilhon, c’est ce dernier qui les distribue. Passer à côté, c’est devoir partir ou baisser de niveau dans la structure. Ce n’est pas par hasard qu’il enseigne que « la vie, c’est du cinéma ».

Mais dans le cas de Maisonneuve à l’écoute, ce fut encore plus significatif : Claude Vorilhon et Brigitte Boisselier se sont retrouvées les culottes baissées parce qu’ils avaient essayé de faire diversion face au monde et qu’on s’en est aperçu dans le monde des media. La diversion est un aspect très important de la stratégie du prétendu prophète.

Revenons à la « vie éternelle ». Croire au clonage, cela devait d’abord marcher chez les raëliens. Quoique ce n’était pas difficile d’y arriver : toute l’organisation de Claude Vorilhon avait besoin d’y croire. Car y croire faisait augmenter l’espérance de l’obtention de la « vie éternelle ». Il devenait alors très facile de focaliser sur ce qui allait le mieux dissimuler les vraies motivations de l’imposteur. Voilà donc pourquoi les raëliens ont tellement cru que son vrai objectif était de faire de la publicité facile à son organisation. Quelle belle illusion!

**********

L’infiltration

Revenons à mon implication personnelle. C’est au moment où j’avais dans l’organisation raëlienne au niveau canadien, la responsabilité des Affaires légales, qu’est arrivé, en 2003-04, le fameux épisode du « stage » de Valcourt infiltré par deux représentantes du Journal de Montréal, c’est-à-dire le moment de l’infiltration en tant que telle et celui de la couverture journalistique qui est survenue quelque neuf mois plus tard. Une gestation durant laquelle le rédacteur en chef de ce journal a dû se bidonner énormément, vu les rapports que ne manquaient pas de lui faire régulièrement ses « envoyées spéciales ».

Qu’il s’agisse de Claude Vorilhon qui a baptisé la journaliste, ou de quiconque de ses responsables, tout le monde n’a vu que du feu, ce qui a facilité l’infiltration à Brigitte McCann, la journaliste; cette dernière avait assisté à toutes les séances d’enseignement, mais elle avait aussi réussi à s’introduire dans des réunions plus intimes, dont celles des « anges» 10, ces membres féminins les plus en communication avec la scientifique de service Brigitte Boisselier, vu le besoin passé et futur de mères porteuses pour assurer la réussite des clones. Cela se passait à l’été qui a suivi l’annonce de la naissance du bébé cloné Ève prétendument née le 26 décembre 2002, une date qui se devait sans doute d’avoir valeur de symbole.

Pour savoir si c’était vrai

Occupé à essayer de faire croire à tout le monde « et à son père » qu’il était celui qui avait eu la très bonne idée de faire du clonage, mais qu’il n’y était pour rien dans la réalisation du projet (c’est lui qui insistait pour dire le « PROJET CLONAID » alors que la banderole de CLONAID disait clairement « Clonaid première compagnie de clonage humain»), et qu’il se vantait presque d’avoir réussi le mensonge du siècle, il n’a jamais vu venir la possibilité que son organisation puisse être infiltrée ne serait-ce que pour chercher à vérifier si la paire Vorilhon-Boisselier disait vrai.

En effet, de toute évidence, l’opération médiatique de Québécor Media avait eu comme objectif principal de démasquer l’organisation de Claude Vorilhon quant à la véracité ou pas d’un clonage réussi par les raëliens. Le défi de Brigitte McCann était de taille. Elle faisait face à des centaines de personnes convaincues du fondement de l’annonce, dont personne parmi elles n’avaient même jamais vu ou entendu quoi que ce soit ou même avoir eu le privilège d’en entendre parler suffisamment pour en dire quelque chose d’intelligent. Les raëliens ne pouvaient donc que répondre : « Je ne sais rien, mais j’y crois ».

Moi aux « affaires légales », je n’en savais pas plus que les autres. Normal : deux personnes seulement devaient savoir : Brigitte Boisselier et Claude Vorilhon. Malgré que ce dernier ait commencé à dire aux journalistes que seule Brigitte savait, moi, je n’étais pas dupe de ce qu’il en disait. Dans mon esprit, il ne pouvait pas ne pas savoir. Mais, comme tous les autres raëliens, je n’avais pas d’autre alternative que de défendre le point de vue officiel. Ce qui était clair pour moi, cependant, c’est que s’il essayait de faire croire qu’il ne savait pas ce que faisait Brigitte Boisselier, c’est tout simplement qu’à un moment donné il lui est devenu évident qu’il risquait la prison s’il ne prenait pas officiellement ses distances. Il a donc assumé de sacrifier sa future remplaçante… J’y reviendrai beaucoup plus longuement, car cet épisode a eu une importance capitale en termes de déclenchement de mes réflexions dans le sens d’un retrait.

Lâcher prise…

Alors donc, mal dans ma peau et frustré de ne pas pouvoir fonder totalement mon engagement sur une connaissance adéquate des choses, je me suis résolu à l’idée que ce devait être vrai et je me suis mis à défendre le point de vue que le bébé existait. Cela aurait été très différent - et c’eut été la même chose pour Brigitte McCann - si j’avais vu clairement et réalisé pleinement que plusieurs personnes en Floride avaient été mêlées non seulement au « cérémonial » de l’annonce du bébé cloné, mais aussi aux agissements de Claude Vorilhon le faux prophète avant ladite annonce.

Faute de pouvoir se mettre de la matière significative sous la dent, la journaliste, elle, avait dû se rabattre sur une information croustillante certes, mais non significative quant au clonage. Mais moi, faute d’information éclairante, j’ai dû lâcher prise.

Un besoin insatiable de faire connaître son mensonge

L’idée de livrer mes impressions sur la question du clonage et de CLONAID a commencé à germer dans mon esprit quand Claude Vorilhon m’est apparu comme tenant à tous prix de faire croire à ses membres qu’il n’avait rien à voir avec les activités de CLONAID. Seul le geste concret de l’ouverture d’une boite postale, aux Bahamas a dit Vorilhon 11, est censée avoir été l’objet d’une action de sa part concernant CLONAID. Or le simple fait qu’il banalisait ce geste me le rendait suspect. En effet, il disait l’avoir fermée très peu de temps après son ouverture. Cette astuce n’avait pour objectif que de nous distraire de la question à savoir pourquoi il avait, lui, procédé personnellement à cette ouverture de boite postale. Nous savons tous que l’ouverture d’une boite postale dans un paradis fiscal a inévitablement une allure suspecte.

Un voyage très bénéfique

Un court voyage à Miami m’a permis de me faire une idée sur l’épisode de l’annonce de la naissance le 26 décembre 2002 du bébé cloné Ève. J’avais à ce moment acquis la certitude que Claude Vorilhon nous manipulait, nous les « membres » de son organisation. Et j’ai eu la très nette impression que de ne rien dire allait me rendre complice de ce qui se passait; et que cela allait me faire cautionner, aux yeux de plusieurs raëliens, ces gestes qui se produisaient en très haut-lieu concernant une imprécise existence d’une « maison » de clonage, en possible illégalité de fonctionnement. C’est d’ailleurs cette raison, sans explication précise, que j’ai mise dans ma lettre de démission de la structure.

L’imposteur semait lui-même le doute

En tant que chef qui essayait de se faire crédible en lançant le chaud et le froid en même temps, lors de l’épisode du clonage et de CLONAID, Claude Vorilhon alias Raël a réussi à semer le doute dans mon esprit et dans celui de beaucoup d’autres. Tout comme il l’avait fait au début des années 1970 à l’émission de télé française « Le grand échiquier » animée par Jacques Chancel, qui lui avait donné beaucoup de visibilité. Il avait alors tenté de faire reconnaître par l’animateur que si son histoire d’extra-terrestres était vraie, il fallait qu’on lui en attribue le mérite et que si c’était faux, il fallait lui reconnaître l’intelligence de l’avoir élaborée. « Voilà quand même un propos de fourbe », me suis-je dis en écoutant l’enregistrement de ce propos, dans le sillage de l’annonce de la naissance du bébé Ève.

La réédition d’un scénario similaire à l’occasion de l’épisode du clonage m’a fait réfléchir dans le sens suivant : « S’il a menti pour le clonage, quel sera le prochain grand mensonge? Et alors, quel a été le grand mensonge important précédent? » Lors de l’enregistrement auquel j’ai collaboré, en prévision de l’émission Secrets d’actualité de la chaîne de télé française M6, j’ai fait cette remarque bien sentie que l’animatrice a retenue pour son émission. C’était court, mais tout était là.

Quelle aubaine!

Puis j’ai pu, étonné, peu de temps après l’annonce de la naissance du bébé Ève, prendre connaissance de l’usage en terme de récupération qu’était capable de faire l’organisation raëlienne d’une couverture honnête, sur le plan scientifique, de la part d’une chaîne de télé. En effet, la très respectée émission Découverte, une émission de vulgarisation scientifique diffusée sur les ondes de la Société Radio-Canada, en occupant un créneau horaire intéressant le dimanche soir, présentait un spécial sur le clonage.

On y donnait fortement le sentiment que Brigitte Boisselier avait pu réaliser l’exploit annoncé en fin d’année 2002 puisque, grâce à des images d’animation bien conçues et utilisées avec beaucoup de justesse, on en arrivait à croire facilement que le clonage humain relevait d’une opération « pas si compliquée que cela » finalement. Vous vous imaginez bien qu’on s’était bidonnés dans les hautes sphères de l’organisation raëlienne. À ce point qu’il est venu à l’idée des guides d’ici de projeter la partie concernée de ladite émission aux rassemblements mensuels raëliens qui ont suivi, celui de Montréal s’étant alors tenu au Théâtre du Gésù, ce qui donnait encore plus de prestige à l’événement.

Ce que les raëliens comprennent

Et ledit extrait a évidemment circulé partout dans l’organisation. Cela a permis de conforter hautement l’opinion dans les rangs raëliens à l’effet que CLONAID, Cie ou pas, était vraiment capable de cloner des humains. Ce réconfort a été d’autant plus ressenti qu’aucun raëlien sauf Brigitte Boisselier n’était en mesure d’affirmer avec certitude que ce fut vraiment le cas.

Et pourtant, l’émission n’avait cherché qu’à démontrer la technique du clonage et non pas sa faisabilité. Elle n’avait donc pas prouvé que CLONAID avait cloné un enfant. Mais les raëliens avaient compris ce qu’ils voulaient bien comprendre, à savoir qu’ils avaient été, eux les raëliens, les premiers à cloner un humain, d’où un sentiment d’appropriation du phénomène devenu encore plus fort. Je me rappelle très bien moi-même l’effet bienfaisant que cette émission de qualité avait eue sur moi.

La complicité des « guides » a-t-elle donné des fruits?

Revenons au NON retentissant qu’a reçu Jean-Luc (anonyme) à sa suggestion de remettre le « secret » de la technologie du clonage à l’ONU et à l’OSM. Il fallait s’attendre à ce « NON » : il y avait un fric fou à faire avec le créneau du clonage humain et c’est exactement le focus que les guides francophones d’Amérique ont choisi de faire quand je leur ai dit qu’ils se faisaient complices, avec une portée légale, des comportements du chef; ils en ont alors fait une affaire d’ « investisseurs non-raëliens », une manière sûre de « couvrir » celui qui les a tous nommés à une fonction de prestige… mais une manière certaine aussi de créer encore plus de suspicion… Et donc plus de motivation chez moi pour chercher à y voir clair.

Cela m’ayant amené à sortir de la structure de fonctionnement de l’organisation du faux prophète, et, plus tard, ayant été invité à participer, comme je l’évoquais plus haut, à une émission de la Chaîne de télé M6 de France, sur le sujet du clonage, j’ai, pendant plusieurs jours, questionné le comportement de l’imposteur sur ses déclarations au sujet de CLONAID. Mais finalement, à cause des circonstances du moment, j’ai gardé pour moi l’essentiel de mes conclusions. C’est donc dans le présent dossier que je vais les livrer. Des conclusions que j’appellerai plus loin, des « tentatives » de Claude Vorilhon alias Raël de convaincre tout le monde du contraire de la réalité, à savoir qu’il n’a rien eu à faire dans le fonctionnement de CLONAID autrement qu’en faisant la promotion du clonage humain.

Mais faire la promotion du clonage humain quand on est le chef des raëliens, c’est le plus sûr moyen de travailler à apporter de l’eau au moulin de CLONAID, et par conséquent, de faire tomber substantiellement des sous dans le tiroir-caisse des « propriétaires de Clonaid » qui besognent dur !!! à s’enrichir de ce « créneau nouveau ».*

UNE GROSSE AFFAIRE DE FRIC?

Que le chef des raëliens cherche à accréditer l’hypothèse qu’il ne jouait aucun rôle dans CLONAID, c’était tenter de faire croire que l’attrait de l’argent du clonage n’avait aucune prise sur lui. Ah, ah, ah!

Omniprésence de l’argent

Pour moi cela était pure tentative de l’imposteur pour faire diversion. Car il m’apparaissait évident que, dans l’organisation du prétendu prophète, tout était une affaire de fric pour l’avantager de toutes sortes de manières, au fil d’arrivée.

En effet, le fric colorait tout ce qui se faisait ou se passait. En voici une liste non exhaustive d’exemples. Les repas dispendieux des différentes fêtes annuelles contrastant avec ceux apportés par les moins riches mangeant alors « isolément », sans compter le repas annuel de la fête anniversaire du gourou; les menus de la table de ce dernier différents des autres (les simples membres); les voyages en tant que missionnaires à l’étranger, permis à condition d’avoir fait son don annuel réglementaire; les encans qui « encombraient » les spectacles pourtant prévus pour l’expression des artistes, dont un de ces encans a servi à vendre à gros prix des portraits de nus de l’épouse du gourou photographiée par ce dernier lui-même; et les collectes de fonds expresses pour permettre au prétendu prophète de se payer un excellent repas au restaurant à la fin du stage avec ses adjoints-guides et des personnes choisies sur le volet, « en pensant à ses membres qui ne peuvent pas tous être présents ». Sans oublier les terrains « loués » à « 5000$ l’action » pour défrayer l’acquisition du terrain des « Jardins du Prophète » où a été construit le complexe à condos dans lequel on a fourni au chef un condo luxueux et gratuit; et les milliers de dollars sollicités pour permettre au prophète de participer à des courses de voitures, qu’il ne gagnera jamais, assuré même d’être toujours le dernier puisque la « forme » n’y est pas. Et les statues représentant le gourou à plus de 150$ pièce; et les « agenda » (liste des membres de la structure au niveau continental) à faible coût de revient, mais vendus $5.00 pièce. Et la multiplication à l’infini des cassettes-vidéo à $15.00 pour 15-20 minutes d’image, des rééditions des livres de l’imposteur dont on rappelait constamment la nouveauté (!) à 25$ pièce (même s’ils étaient publiés à « l’interne »12; et les djellabas à 25$ pièce confectionnées par un guide du mouvement dont le coût de revient ne pouvait être d’au plus 5$; et le médaillon dit « la médaille » dont tous les adeptes ont dû en acquérir un nouveau, à gros prix, dès que le symbole a changé de la svastika (« croix gammée ») à un autre pour faire taire la controverse, pour finalement y revenir récemment, avec les bénéfices financiers arrachés de nouveau; etc, etc, etc.

Et j’allais oublier l’invitation faite aux membres, sous prétexte qu’ils pourraient ainsi profiter de l’expertise du spécialiste en placements du MRI, d’investir leur avoir personnel dans du capital de risque en même temps que celui du MRI, sous condition que la moitié des bénéfices aillent au MRI, était un autre indice de la place que prend le fric dans l’organisation de l’imposteur.

Ce n’est pas parce que je me taisais que je n’en pensais pas moins qu’il y avait exagération quant à l’omniprésence de l’argent… Et je n’étais sûrement pas le seul à avoir un sentiment de malaise à ce sujet.

Les moyens de ses ambitions?

Donc, l’argent prenait une grosse place. Pourquoi, subitement, cela aurait changé du tout au tout, un coup appliqué au clonage? Alors que le clonage pouvait rapporter gros dès qu’il devenait faisable. Depuis l’épisode de la brebis Dolly, pour le faux prophète, tout n’était qu’une affaire de temps à combler avant que les connaissances scientifiques au plan génétique ne lui permettent d’empocher personnellement. Et entouré de gens ayant des connaissances en la matière, le faux prophète n’allait pas devoir attendre longtemps. Je pense ici au Dr Marc Rivard, qui a étudié en biologie et qui est devenu « Docteur en médecine » à l’Université de Montréal; au très influent Marcus Wenner, PhD, Neuroscience, d’Angleterre et de partout à la fois, dont le Japon; à l’étoile montante Mehran Sam, « chercheur en neurobiologie », à Hortense Dodo, PhD « Food Biothechnology and molecular Biology » of Alabama A&M University, USA; à Félix Clairvoyant, diplômé en Biologie moléculaire de l’Université de Sherbrooke, Canada et finalement au tout discret Damien Marsic, « étudiant au Doctorat de Biotechnologie » à l’Université de l’Alabama à Huntsville, USA, tous de très dévoués adeptes et membres de la structure au moment du clonage du bébé Ève.

Un champ déjà occupé

Et, ne nous le cachons pas : le clonage humain peut jouer un rôle utile. Il y a des parents qui ne peuvent avoir les enfants qu’ils ont espérés en s’accouplant. Ni la voie naturelle, ni la technique in vitro ne leur est le secours attendu. Pour eux, il y a donc la possible voie du clonage. D’où l’existence d’un véritable créneau, celui emprunté par le biologiste-chimiste Panayiotis Zavos et le gynécologue et embryologiste Severino Antinori 13, des professionnels dont c’était le « métier » de chercher à combler ce besoin et qui ont dû se mettre à jouer pianissimo depuis l’annonce de la naissance du bébé Ève. Personne n’a démontré qu’ils ont tout arrêté pour autant. Mais il est bien possible qu’ils paient aujourd’hui le prix de l’insouciance raëlienne au plan de l’encadrement scientifique dont Claude Vorilhon l’imposteur tenait à donner l’impression qu’il s’en foutait, puisque cela faisait controversé.

*

« CLONAID » : TENTATIVES DE CONFONDRE TOUT LE MONDE

Maintenant que le décor est planté, abordons directement les tentatives faites par l’imposteur, à partir d’une directive aux membres ayant l’objectif évident de convaincre le monde entier qu’il n’a rien eu à faire dans le fonctionnement de CLONAID autrement, grosso modo, qu’en faisant la promotion du clonage humain, un créneau prometteur sur le plan de la rentabilité financière. Et voyons jusqu’où il était prêt à aller pour confondre tout le monde incluant ses propres adeptes.

Un « clivage » MRI - CLONAID

Depuis l’annonce de la prétendue naissance du bébé cloné Ève en décembre 2002, et suite à la suggestion de Jean-Luc (anonyme) de remettre à l’ONU et à l’OMS « le secret de la technologie du clonage » prétendument détenu par CLONAID, Claude Vorilhon prétend qu’il y a un clivage total entre le MRI et CLONAID : qu’il s’agit en fait de deux entités complètement distinctes. L’imposteur ment et se contredit sur cela de façon tout à fait éhontée. À ce point qu’il en est devenu complètement ridicule.

Prenons-les, l’une après l’autre, ces tentatives de Claude Vorilhon de convaincre tout le monde que MRI n’égale pas CLONAID, qu’il n’a pas contribué à toutes fins pratiques et personnellement à donner un élan à l’activité de CLONAID, qu’il n’en a pas conditionné le déroulement et qu’il n’a que présidé à la promotion du clonage humain en tant que tel. Pour cela, référons-nous au texte de l’ANNENE 1 que l’on pourra consulter tout en bas, avant les notes de bas de page et que j’ai intitulé : « Texte de la déclaration officielle de CLAUDE VORILHON alias Raël à propos de CLONAID et de la suggestion de remettre le « secret de CLONAID » à l’ONU », qui constitue une directive donnée à ses adjoints les plus immédiats de rectifier le tir après que Jean-Luc eut fait sa suggestion.

Première tentative

« J’ai été l’initiateur du PROJET CLONAID en créant un site Internet pour étudier la faisabilité d’une telle entreprise », dit d’abord l’imposteur.

Réponse

Initier ? Oui, c’est lui qui se dit « l’initiateur ». Initier CLONAID, c’est se mêler de CLONAID; qui peut contredire cela ? Nous prend-t-il pour des cons ?

« En créant un site pour étudier la faisabilité », écrivait-il. Par un site internet… La faisabilité de quoi au juste? Sûrement pas du clonage humain. Un site internet ne pourrait pas donner ce résultat. Une seule prise de conscience de ce que dit le dictionnaire Robert au sujet du mot « faisabilité » permet de constater que le faux prophète s’est montré peu exigeant quant à ce qu’il en attendait. Selon le Dictionnaire Robert, faisabilité : [fəzabilite] n. f. • mil. XXe; de l’angl. feasibility, d’apr. faisable ¨ Ingén. Caractère de ce qui est faisable, réalisable, compte tenu des possibilités techniques et économiques. Étude, critère de faisabilité.] Une étude de faisabilité doit donc éclairer sur le plan technique et sur le plan économique. Cette étude devait donc éclairer qui, dans le cas du site de CLONAID? Des clients éventuels sur simplement l’existence d’un service. Encore de la poudre aux yeux à tout le monde et aux membres de son organisation. Il s’agissait en fait d’un souci marketing, très minimaliste. Point. Tout ce qu’il voulait faire, c’était aller à la pêche pour voir si des clients se pointeraient. Cela a marché : il y a eu Mark Hunt. Et on verra plus loin le sens à donner à cela.

Les études de faisabilité crédibles coûtent très cher. Les services qui les font sont composés de spécialistes. C’est mal connaître le faux prophète que de croire qu’il aurait été prêt à soustraire de ses recettes anticipées le prix d’une réelle étude de faisabilité. Bien trop radin pour cela, par ailleurs. Il y avait moins coûteux en tant qu’expéditif : faire créer de toutes pièces un site Internet par l’excellent personnel raëlien disponible, qui ne demandait pas mieux que d’être extraordinairement utilisé. Cela se passait pendant que Marcus Wenner, son guide de niveau 5, en qui il a toute confiance, « veillait au grain » grâce à ses connaissances poussées en informatique et à sa proximité avec les artisans informatiques raëliens mis au travail.

Une chose peu connue : après l’annonce du bébé cloné Ève, l’onde de choc fut si forte que l’infrastructure informatique n’a pas tenu le coup. Le faux prophète a alors fait une colère sans bon sens. Pourquoi? Avec des amateurs, normalement, le prétendu « contacté » des extraterrestres aurait dû se montrer compréhensif, à la hauteur de ce qu’il était censé représenter. Une seule raison a pu faire « disjoncter » le prétendu « dernier des prophètes » : l’effet négatif qui en a découlé sur la rentabilité financière attendue de l’opération marketing minimaliste.

Ce qu’il faut surtout se rappeler, c’est que CLONAID pouvait compter sur l’entier dévouement de l’équipe informatique du mouvement raëlien canadien (devenu l’Église raëlienne) et de son équipement dispendieux sans cesse renouvelé afin d’être « up to date » et afin de donner aux résultats une apparence de professionnalisme quant au travail exécuté. Plus encore, l’équipement utilisé était installé dans un des appartements d’un immeuble qui appartenait au guide qui « veillait au grain ». Un appartement, rue St-Hubert, à Montréal, pour lequel j’ai dû d’ailleurs personnellement m’impliquer au niveau de la préparation inutilement d’un bail et de la résolution à faire adopter par le Conseil d’administration pour rendre cet appartement disponible à l’organisation raëlienne.

L’étude de faisabilité du projet se devait d’en constituer une phase importante, ce qui ne devait pas laisser de place à la dissociation entre les artisans de la confection du site de CLONAID et ceux qui assuraient la pérennité du projet. Or, ces artisans, ils étaient les mêmes et ils étaient raëliens. Comment pourrait-on alors dire que CLONAID et le Mouvement raëlien fonctionnaient de façon totalement distincte ?

Il ne faudrait pas voir dans mes propos un reproche à ces artisans simples raëliens : ils ne savaient pas, eux, que leur chef essaierait un jour d’avoir l’air de se dissocier de ce à quoi servait leur travail.

Mais Claude Vorilhon l’imposteur a fait plus, même s’il semble l’avoir oublié depuis. Et c’est d’ailleurs lui-même qui nous le disait dans la version téléchargeable (p. 124) de sa prétendue révélation quand il écrivait dans le post-scriptum : « … et je suis très fier d’avoir créé CLONAID, la première compagnie de clonage… » Exactement dans le même sens, dans l’Apocalypse no 120s, (Supplément Raël Science no 1) p. 5, au premier trimestre de l’an 2000, Brigitte Boisselier, alors identifiée comme faisant partie de la « direction » de l’Apocalypse, avait alors assumé qu’on y écrive : « CLONAID la compagnie fondée par Raël… dans le but de réaliser le premier clonage humain, devrait démarrer ses activités très bientôt. » Peut-on être plus clair sur le rôle que Claude Vorilhon a joué concernant CLONAID ? Et sur l’objectif qui l’animait ? Et pouvait-on trouver personne plus crédible pour l’affirmer, à savoir la directrice de CLONAID elle-même, Brigitte Boisselier ?

« En créant un site Internet », écrivait-il donc. La réalité est qu’il cherchait, en réécrivant l’histoire, à diminuer l’impact, et donc, l’importance du geste. En réalité, il s’est servi de l’organisation raëlienne et de ses spécialistes en informatique pour se faire monter un site qui, je le répète, allait annoncer un service qui rapporterait gros plus tard aux dirigeants occultes de CLONAID, dont lui, comme on le verra plus tard.

Mais le plus beau ici, c’est l’utile ambiguïté qu’il a réussi à créer en utilisant le mot « entreprise ». « Entreprise », mot utilisé dans quel sens? Compagnie, commerce, exploitation? ou projet, dessein, plan? Voilà donc pourquoi, je disais de CLONAID en introduction : « (dont la vraie nature fut longtemps et délibérément, gardée dans une confusion entretenue par toutes sortes d’astuces) »

Deuxième tentative

Après avoir commis ces premiers mensonges, l’imposteur a immédiatement cherché à passer l’idée que « Brigitte Boisselier a proposé de reprendre sérieusement le projet et le site… », « … et j’ai accepté », s’empresse-t-il d’ajouter.

Réponse

N’oublions pas que Brigitte Boisselier n’en sait pas plus que les autres membres sur les vrais motifs de l’imposteur au moment de l’invention de sa prétendue révélation. Elle ne pouvait pas saisir qu’elle devenait elle aussi un instrument pour l’atteinte des objectifs du faux prophète.

« Brigitte a proposé… », écrit-il. Comprendre qu’il a demandé à Brigitte Boiselier ce qu’elle pouvait faire pour « la cause » et qu’elle a répondu qu’elle pouvait faire de son mieux avec les effectifs de l’organisation raëlienne. En le disant comme il le fait, cela permet d’éviter de parler d’un événement fort significatif auquel il a été mêlé et dont il ne parle nulle part dans sa directive : « les mères porteuses ». En effet, pour faire du clonage, il faut implanter des « ovules » dans le ventre de plusieurs femmes porteuses. Or ces porteuses qui se sont mises au service de CLONAID, étaient des raëliennes annoncées et affichées comme telles, dont certaines bien en vues dans l’organisation du faux prophète.

Lors de la conférence de presse où il fut annoncé que CLONAID pouvait compter sur des mères porteuses raëliennes, Claude Vorilhon était présent et était l’un des intervenants. Cette fois donc, mensonge par omission. Ajoutons que - et ce n’est pas négligeable - si l’imposteur n’avait pas joué de son influence de chef raëlien, peu de raëliennes se seraient prêtées à son jeu, à moins de se faire promettre une rémunération généreuse. Après tout, dans la somme des 200 000$ du coût d’un clonage, il devait bien y en voir une bonne part pour la ou les mères porteuses? Serait-ce la raison de l’omission? D’ailleurs, les candidates-mères porteuses avaient-elles vu toutes les incidences de leur OUI à l’imposteur?

Troisième tentative

La directive de l’imposteur ajoutait : « La première société qu’elle avait créée [NDLA : elle, c’est Brigitte Boisselier] aux USA avec un avocat américain, Mark Hunt, non Raëlien, dans le but de cloner son fils décédé d’une erreur médicale avait ouvert un laboratoire qui fut fermé suite aux pressions des autorités américaines et largement rapporté par les médias ».

Réponse

OUPS ! Le faux prophète nomme ce premier client de CLONAID, mais il prend bien soin de ne pas aborder la question de savoir qui a rencontré d’abord ce premier client qu’était cet avocat du nom de Mark Hunt. Or cette rencontre avec ce premier client, c’est justement Claude Vorilhon alias Raël qui l’a eue et non pas Brigitte Boisselier, après qu’une raëlienne, non identifiée au personnel de CLONAID, en eut arrêté elle-même le rendez-vous avec lui. Peut-on trouver preuve plus flagrante que l’imposteur a été impliqué dans des activités importantes de CLONAID? Poser la question c’est y répondre. Et cela amène forcément une autre question : à qui ont d’abord bénéficié les 500 000$ que M. Hunt y a investis, et qui constituent de facto une réalité incontournable? Car, qui croira qu’il ne fut pas question d’argent entre le « premier client Hunt » et Claude Vorilhon, le chef incontestable des raëliens, au moment de cette rencontre historique? Une rencontre qui a bien eu lieu après que l’imposteur a eu procédé à la fondation de CLONAID, selon Brigitte Boisselier, elle-même. Autre mensonge par omission de la part de l’imposteur.

De plus, Claude Vorilhon dit Raël était le président du Mouvement raëlien international (MRI). Le clivage qu’il disait exister entre lui et CLONAID valait tout autant pour le MRI face à CLONAID. Cela va de soi. Alors donc, pourquoi certaines factures d’avocats impliquant des personnages importants de CLONAID ont elles été payées par le MRI suite à des difficultés de CLONAID avec la justice américaine ? Pourquoi les investisseurs dit non-raëliens, et les rares qui, apparemment, étaient raëliens, n’ont-ils pas payés la facture des frais de justice de leur propre « société » destinée à les enrichir? Tout simplement parce qu’il est facile à Claude Vorilhon alias Raël de faire payer ses propres factures d’avocat par les autres. Cela est la norme dans son organisation. Et puis, qui a payé le très coûteux équipement informatique que l’organisation (MRI) a mis sur pied en prévision des activités que génèrerait CLONAID au moment des grandes manœuvres destinées à rentabiliser financièrement les activités de CLONAID? Des manœuvres qui s’articulaient autour d’un souci de marketing minimaliste destiné à diriger vers CLONAID des clients à… au moins 200 000$ par clone.

Quatrième tentative

« Elle a également présenté officiellement la machine à fusion qui a été mise en vente sur son site internet et testée par des universitaires indépendants qui l’ont déclarée remarquable. », ajoutait l’imposteur.

Réponse

Passons vite sur cette question destinée à jeter encore de la poudre aux yeux. « Remarquable »? disait sa directive. Selon quels critères? Pour en juger, encore faut-il chercher à réaliser du clonage avec ces machines. Donc faire un test concluant. Quels universitaires indépendants avaient l’expertise voulue pour ce faire ? Et si on l’a fait, il faut que les ovules ainsi traitées aient été implantées dans des utérus pour que l’expertise soit validée. Quel en a donc été le résultat? Pour que cela fut sérieux, il a fallu des documents signés. Pourquoi n’a-t-on pas pu les voir ? Au lieu de chercher à nous amener à faire des actes de foi et nous lancer ainsi de la poudre aux yeux ? Et bizarrement, aucun scientifique n’a déclaré publiquement sa satisfaction face à la machine à fusion cellulaire et commenté sa « remarquabilité » … avant que l’on annonce un de ses fruits : Ève. Et il n’y en a pas eu après, non plus.

Cinquième tentative

Dans sa directive, Claude Vorilhon écrivait aussi : « Les médias ont ensuite fait l’amalgame en prétendant injustement que “les Raëliens avaient cloné un bébé”.»

Réponse

Et Damien Marsic, un guide de niveau 4 en l’an 2002 14 que l’imposteur a présenté au stage d’été précédent comme un artisan du succès de CLONAID, et qu’il a fait lever debout pour qu’on l’applaudisse, cela est-il une preuve d’étanchéité CLONAID-MRI ?Et le guide africain, Yves Boni, représentant de CLONAID, se présentant aux gens indifféremment comme de CLONAID et du MRI dans les milieux universitaires, est-ce aussi de l’étanchéité ?Et que faisaient alors sur le site de CLONAID, pendant un certain temps, les noms de guides nommés par Claude Vorilhon ? Dont celui du Pr Marcus Wenner et du Dr Marc Rivard, tous deux guides raëliens de niveau 5 ? Investissaient-ils dans CLONAID ou travaillaient-ils personnellement, pipette à la main, à faire des clones? Où s’étaient-ils tout simplement mis ainsi sur la liste des rémunérés de CLONAID et de la tirelire personnelle du faux prophète pour services rendus? Ou celle de Valuent Venturely dont CLONAID est un service?

Et comment se fait-il que le Dr Severin Boni, à Abidjan, connu comme représentant de CLONAID, distribuait le livre Le vrai visage de Dieu, de Claude Vorilhon à l’occasion de ses représentations? Le lecteur trouvera à l’ANNEXE 2 des extraits démontrant que CLONAID et le Mouvement raëlien fonctionnaient en Afrique dans la plus grande symbiose, sans clivage donc.

Le plus intéressant est le dernier paragraphe de l’extrait intitulé CLONAID ET LABORATOIRES D’ABIDJAN du Contact no 159, p. 3, qui démontre très clairement que CLONAID et le Mouvement raëlien c’était l’amalgame à Abidjan en Côte d’Ivoire, et que la directrice de CLONAID portait les deux chapeaux en tournée mondiale : en effet, la représentante de CLONAID diffusait elle aussi. Telle était la perception. Les propagandistes se sont trahis par leur compte rendu enthousiaste. En effet, il avait écrit : « Avant de prendre congé d’eux, nous leur avons laissé 3 recueils de Notre Prophète Bien-Aimé sur l’Afrique et, sur leur insistance, un exemplaire de Oui au Clonage Humain et un Vrai Visage de Dieu. » [NDLA : tous des écrits du faux prophète] Et ils avaient ajouté : Pour moi, c’est la meilleure diffusion que nous ayons eue depuis la visite de Brigitte » [NDLA : le souligné en couleur est de moi pour bien faire voir qu’il y a là une démonstration d’amalgame]

« Amalgame », écrivait en effet le faux prophète ? S’il y eu amalgame, il se l’est bien attiré. Non seulement il se l’est attiré, mais l’usage du mot est justifié. À ce sujet, voilà ce que m’envoyait un raëlien français à propos de cet amalgame. « … au-delà du fait que c’est Raël qui a effectivement lancé l’idée de CLONAID et s’est attelé à la promouvoir pendant son lancement. C’est bien aussi Raël qui a accompagné Brigitte au congrès américain, c’est bien Raël qui s’est présenté au côté de Brigitte à CNN après l’annonce de la naissance d’« Eve », Raël qui a rappelé aux médias que le battage médiatique à ce sujet avait économisé plusieurs centaines de millions de dollars de publicité… au Mouvement Raëlien, Raël qui a signalé que même si toute cette affaire n’était qu’un canular, Brigitte méritait la reconnaissance grâce à sa contribution pour faire connaître… les messages, Raël enfin qui régulièrement lors de communiqués de presse donne des « missions » à CLONAID et le docteur Boisselier (je pense par exemple à celle consistant à faire repousser les bras du petit Ali Abras). Vu toutes ces interventions publiques, il me semble que la confusion, « l’amalgame » dans les esprits des non-raëliens comme des raëliens n’est pas seulement dû à leurs difficultés de compréhension. » Que pourrait rétorqué l’imposteur à cette énorme et indiscutable charge ? Rien d’utile. En effet, rien ne pourra dissiper l’impression de mauvaise foi qu’un résumé aussi chargé donne de l’imposteur. Car les faits parlent tout seuls et fort. Merci, l’ami, pour tant de lucidité.

Sur le site Internet de CLONAID, Claude Vorilhon Raël proposait de donner des conférences sur le clonage humain contre une rémunération de cent mille dollars américains. De quoi aurait-il parlé s’il ne savait rien de ce qui se passait concrètement du côté de CLONAID ? De plus, cette offre n’a-t-elle pas surtout trahi son but réel : accumuler du fric avec le clonage humain ? Pratiqué par d’autres évidemment…!!!???

Et puis, quand l’imposteur cherche à distinguer CLONAID de quelque chose, c’est le Mouvement raëlien en général et le Mouvement raëlien international (MRI) en particulier qu’il vise. Mais il n’y a pas que le MRI dans l’organisation raëlienne ; il y a aussi la FONDATION RAËLIENNE (FR). Et, croyez-moi, cette remarque n’a rien d’anodin, comme on le verra dans le dossier Sa tirelire personnelle.

Sixième tentative

La directive de Claude Vorilhon disait aussi : « L’annonce de la naissance du 1ier bébé cloné a été donc faite par Clonaid exclusivement lors d’une conférence de presse tenue à Miami par Brigitte seule, et sans aucun représentant du Mouvement Raëlien International. Même si des Raeliens bénévoles ont aidé Brigitte à organiser cette conférence de presse aucun n’a pris la parole. » [NDLA : J’ai tenté de corriger toutes les fautes d’orthographe du texte de Claude Vorilhon].

Réponse

Et puis ! La plupart des personnes qui ont assisté Brigitte Boisselier à Miami étaient des responsables de l’organisation de Claude Vorilhon et parmi les plus importantes, dont la guide de niveau 4, responsable de la côte-est américaine. Un guide niveau 4, c’est une personne qui agit comme représentante du MRI en toutes circonstances. L’imposteur répète constamment qu’un membre de la structure de son organisation est une « vitrine » de son organisation. Lors de cet événement, Brigitte Boisselier a aussi pu compter sur le support indéfectible de Donna Newman, autre guide de niveau 4, responsable à ce moment-là des Relations publiques de l’organisation raëlienne des USA; et de la responsable de la comptabilité américaine, qui filmait l’événement, et qui a apostasié depuis.

De plus, si le MRI et CLONAID étaient des entités si distinctes comme le prétend Claude Vorilhon, pourquoi le courrier signé par une guide de niveau 5 du MRI au plan panaméricain, du courrier envoyé par le MRI sur papier à entête du MRI aux dirigeants politiques de Cuba, du Venezuela et d’autres pays d’Amérique latine aux fins de chercher à obtenir une collaboration en termes de développement économique (par exemple, offre de partenariat concernant “las posibilidades de la implantación de laboratorios de clonación y investigación de células madre…” / les possibilités d’implantation de laboratoires de clonage et de recherche sur les cellules souches), pourquoi, dis-je, impliquait-il la présidente de CLONAID comme si elle était subordonnée au MRI? Comme quoi CLONAID et MOUVEMENT RAËLIEN sont bien plus « amalgamés » dans l’esprit de la haute-direction de l’organisation raëlienne que le dit l’imposteur.

Et puisqu’il s’agissait de représentation à l’externe et de demande de rendez-vous ; et puisque c’est CLONAID qui aurait procédé à du développement avec ces pays et non le MRI, le courrier n’aurait-il pas dû être spécifiquement à l’enseigne de CLONAID avec signature prépondérante de CLONAID et non le contraire? Évidemment, ce sont des situations comme celles-là qui démontrent bien que MRI et CLONAID ne font qu’un dans l’esprit de l’imposteur et de ses adjoints, qui eux n’en voient pas la véritable portée. Ce sont-là des choses qui ne trompent pas…. Et qui consolident des amalgames…

Septième tentative

« Il faut que les Raëliens cessent de se sentir propriétaires du PROJET CLONAID », ajoute l’imposteur.

Réponse

D’abord, c’est bien l’imposteur qui - fait combien significatif - utilise encore l’expression « Projet CLONAID », un usage dépassé compte tenu des événements que l’on connaît. Puis, s’ils s’en sentent propriétaires, les raëliens, c’est parce que Claude Vorilhon les a profondément associés à ce dit projet malgré eux. Pourquoi les centaines de raëliens qui ont été mis à contribution partout dans le monde dans le but de crédibiliser CLONAID se montreraient heureux comme des masos, de s’être fait exploiter alors que tout le rendement s’en va, prétendument, à des non-raëliens ? En effet, ces centaines de raëliens ont concouru au développement de CLONAID sans savoir qu’ils participaient à l’enrichissement d’une société privée? Et sans donc recevoir une rémunération méritée ? Voilà donc où est le vice que ne saurait voir l’imposteur. Quand on se fait exploiter, il se peut qu’on cherche à se faire rétribuer comme on peut : c’est-à-dire d’une manière qu’on pourrait qualifier de « moral”.

L’aménagement d’un « numéro de scène » en vue de l’annonce de la naissance du bébé cloné Ève a exigé beaucoup du temps à plusieurs raëliens. À ceux des membres d’abord en Floride qui ont accompagné Brigitte Boisselier dans son annonce, sans se douter que ce serait de la manipulation autant des raëliens que des media. À ceux de partout dans le monde ensuite qui ont dû défendre cette position par leur écrits aux journaux, à la demande de l’imposteur par surcroît, sans jamais avoir la matière nécessaire à être crédibles pour jouer le rôle, vu qu’il leur prêchait que « la vie c’est du cinéma ». Cela a été le thème de tout un stage d’été précédent. Alors, chacun a cherché à jouer son rôle comme il le pouvait et selon ce qu’on lui a appris.

Puis finalement, comment est-il possible de se faire dire que le clonage, c’est vrai, mais que ce pourrait-être faux aussi, sans penser que l’on pourrait peut-être un jour subir une perte totale de crédibilité personnelle à cause du mensonge de quelqu’un d’autre, sans alors s’y accrocher comme un propriétaire qui penserait pouvoir finalement « sauver les meubles » un jour? Ce que l’imposteur demandait à ses membres, c’était de se déresponsabiliser, tout le contraire de ce qu’il leur prêche… habituellement.

Huitième tentative

Puis le faux prophète écrivait : « Cela signifie aussi que comme toute entreprise privée elle a pour but de faire des profits et d’enrichir ses propriétaires, en l’occurrence Brigitte et ses partenaires financiers, qui ne sont pas forcément Raëliens. »

Réponse

Tiens! Contrairement à ce que Nicole Bertrand, guide niveau 5 au Canada, m’écrivait dans son avant-dernier mail, lui, il ouvre la porte à ce qu’il y avait des actionnaires raëliens. Dans ce cas, c’est à lui que je fais confiance, puisqu’il est de ceux-là et qu’il sait donc, lui, de quoi il parle. En effet, sa phraséologie ne l’excluait pas. Qui croira qu’il n’en aurait pas été si cela devait rapporter beaucoup. Et pourquoi n’aurait-il pas ouvert sa « tirelire personnelle » à cette fin? Et son implication dans la promotion du clonage et de CLONAID n’aurait pas servi à rapporter du fric à Claude Vorilhon? Tout le rendement ne serait finalement allé qu’à des non-raëliens, comme il essaie de le faire croire en disant que les investisseurs ne sont pas forcément des raëliens? Nous prendrait-il pour des valises? L’imposteur ne voulait que cela : faire des gros sous avec sa prétendue révélation. Et au moment où ça pouvait rapporter gros, il aurait dit, comme le dirait Molière !: « Cachez cet argent que je ne saurais voir? » Voyons donc. N’enseigne-t-on pas dans son organisation, et avec emphase et ostentation, que le prophète a aussi le droit de s’enrichir?<

Et pourquoi cet objectif apparemment vertueux de n’impliquer que très peu de raëliens dans les profits possibles, si clivage il y avait? Car clivage voulait forcément dire : isoler les raëliens en général du potentiel de faire des sous. Pourquoi, au contraire, n’a-t-on pas vu un intérêt à en impliquer le plus grand nombre possible en terme d’enrichissement et à titre individuel ? Et en quoi cela paraissait-il juste de n’enrichir que des non-raëliens? Cet enrichissement possible n’aurait-il pas contribué à financer plus rapidement « l’ambassade » prétendument demandée par les extraterrestres ? Claude Vorilhon alias Raël n’enseigne-t-il pas dans les stages que les raëliens devraient s’encourager entre eux afin qu’ils s’aident à faire de l’argent. Comme chez les Juifs, avait-il même oser dire lors d’un stage d’été à Valcourt 15. Pourquoi ce principe ne vaut-il plus dans ce cas d’espèce? Ne serait-ce pas tout simplement parce que dans ce cas, le petit nombre de personnes concernées, lui principalement, n’était pas intéressé à partager la cagnotte ?…

Neuvième tentative

« Il est très facile de vouloir donner ce qui appartient aux autres… », dit le faux prophète en concluant avec le peu de nuance qui le caractérise généralement.

Réponse

Il faut admettre d’abord que l’argument n’était pas anodin. En effet, il permettait à l’imposteur de continuer à se fondre comme un fantôme dans le décor de la « Cie CLONAID » en disant ne pas en être, et tout en parlant en son nom cependant. Ça équivalait à dire : « Vous ne pouvez pas donner l’argent de ma tirelire personnelle. » La réponse inévitable sera donc : « Vous ne pouvez pas toucher un argent qui ne vous est pas destiné ». Mais nous savons maintenant que tout était fallacieux dans sa directive à ses membres. Et que ce dernier argument était donc de la même eau.

Continuons par analogie. Et pour s’amuser, bien sûr. Quand Claude Vorilhon préconise, dans ses discours flatteurs aux Africains, qu’on efface la dette internationale africaine, de quel argent parle-t-il? Du sien ou de celui des autres? Les deux points de la comparaison tiennent bien. N’ont-ils pas en commun le sort futur d’une certaine Humanité! Pourquoi seraient-ils alors traités différemment?

Puis

Une seule raison explique qu’il en fut rendu à parler ce type de langage : ce prétendu « contacté » des extraterrestres, qui s’est mis à remplacer Élohim (Dieu) par Elohim (Extraterrestre), qui s’est autoproclamé chef d’une « religion athée », et qu’on dit être le « Pape des raëliens » dans ses rangs, s’est mis a penser rentabilité financière à propos du clonage humain, par pure vénalité personnelle. Que dirait-on du « Pape des catholiques » s’il se mettait à se comporter comme Claude Vorilhon en essayant de s’enrichir personnellement du processus de la transmission de la vie? On parlerait d’égarement. Et avec raison.

Si Claude Vorilhon alias Raël a accepté une mission de l’ordre de ce qu’il a raconté, il a en même temps accepté les contraintes qui vont avec. Le problème avec l’imposteur, c’est qu’il s’est piégé en s’attribuant un rôle qu’on ne peut assumer que si on en accepte profondément les finalités. Or ce n’est pas le cas du faux prophète. La mission qu’il s’est lui-même attribuée l’ennuie profondément. Elle l’emprisonne. Elle lui empoisonne la vie. Car les modalités du leadership qu’elle suppose ne correspondent pas à ses premiers choix. Voilà pourquoi on a parfois le sentiment que sa priorité des priorités, c’est la pétanque. Qui des raëliens ne se rappelle pas avoir été présent dans une salle où plus de 400 personnes attendaient le faux prophète pour enfin pouvoir commencer à manger alors qu’il était en train de finir sa partie de pétanque? Ou que la fin de la partie l’a mis en retard d’une telle manière que c’est devenu complètement irrespectueux pour ses adeptes qui allaient finalement manger froid, le met étant déjà dans l’assiette?

Finalement

Revenons à CLONAID. Si l’imposteur n’avait rien à voir avec CLONAID et que cela était si évident à ses propres yeux, pourquoi à-t-il quitter la Floride en toute vitesse aussitôt que c’est devenu chaud et qu’il s’est visualisé comme étant en train d’être interrogé par un juge d’un Tribunal de Floride? « Sophie, prépare les valises… on prend le prochain avion qui part pour le Québec », avait-il décrété. Pourquoi a-t-il tant eu peur d’être arrêté par la « justice américaine » ? Pourquoi n’a-t-il pas assumé d’aller le dire au juge qu’il n’avait rien à voir avec CLONAID, si cela était si évident ? Lui qui, pourtant avait tant insisté auprès de Brigitte Boisselier pour qu’elle ne se présente pas devant les Représentants américains s’il n’était pas lui-même personnellement invité par eux, lui aussi à y parader… Et cela, c’est bien lui qui s’en est vanté lors d’un Rassemblement à Montréal ou à Valcourt, et sûrement ailleurs aussi, peu de temps après.

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Conférences tous azimuts

Sortons de la rhétorique manipulatrice de l’imposteur pour usage interne, qui ne trompe que ceux qui lui sont totalement acquis et voyons ce qui s’est passé au bas de la structure de fonctionnement dans une allégresse qui ne permettait évidemment pas l’expression du sens critique, après l’annonce de la naissance du premier « bébé Clonaid ». Dans les heures qui ont suivi, les raëliens du Grand Montréal, dans une réunion régionale spéciale ont tous été conscrits pour faire des conférences partout dans leur milieu, du cadre familial à l’auditorium universitaire, en passant par les agora de CEGEP. La consigne : « Si on vous demande si le clonage est vrai, vous répondez que vous ne le savez pas car cela concerne CLONAID et que CLONAID, ce n’est pas le Mouvement raëlien ». En leur faisant assumer l’hypothèse qu’il a pu y avoir mensonge, on apprenait aux membres à devenir fourbes comme leur chef. À l’Université de Montréal, dans ce lieu où la méthode scientifique a évidemment préséance, des conférenciers raëliens ont dit en faisant rire d’eux, que Brigitte Boisselier a fait du clonage humain mais que la preuve restait à venir.Ce qui étonnait dans cette « conscription », c’est que, habituellement, on choisissait sur le volet ceux qui allaient parler pour l’organisation. Cette fois, on ne faisait aucune discrimination… Moi, je n’en croyais pas mes oreilles. D’autant plus que les réunions de ce type servaient beaucoup plus habituellement à encadrer en prévision d’actions bien ficelées comme la « manif à Brigitte McCann », ou celle des « petites croix » qui devaient être brûlées au pied du Mont-Royal, que d’encourager le « free for all » des « vitrines » raëliennes.

L’hypothétique possibilité du mensonge (« peut-être que c’est vrai, peut-être que non ») étant ainsi bien installée, les raëliens en sont devenus les otages impuissants. Pire, des otages risibles dont on dit facilement qu’on leur raconte n’importe quoi qu’ils prennent alors « pour du cash », comme disent les Québécois.

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Le cafouillis de la vérification annoncée

Comme je le disais plus haut, les actions de l’organisation raëlienne sont généralement très longuement ficelées pour qu’elles aient un impact maximal. Or il y eu cet autre fait inhabituel que je décris maintenant.

Un journaliste indépendant, Michael Guillen, qui était présent à la conférence de presse annonçant la naissance du bébé cloné Ève, à Miami, avait accepté, avec l’aide de scientifiques indépendants, de réaliser des tests pour apporter la preuve que la naissance d’Ève était bien issue du clonage, à la condition cependant de disposer de toute liberté pour procéder à cette vérification, ce qui était tout à fait dans l’ordre des choses. Alors que Brigitte Boisselier avançait que des résultats devraient être disponibles “d’ici huit à neuf jours”, M. Guillen disait que “Toute la procédure prendra certainement une semaine”. Or la situation entre ce journaliste et les raëliens a tournée en un tel cafouillis que M. Guillen s’est senti obligé lui-même de parler de canular pour ne pas en devenir la principale victime. 

Il s’en est suivi que cette vérification n’a jamais eu lieu et que finalement Brigitte Boisselier en a « perdu la face ». Et Claude Vorilhon alias Raël n’eut jamais à être mêlé aux circonstances d’un exercice de vérification, ce qui l’a bien arrangé. Sa réaction à cet égard devant le propos fort pertinent d’une raëlienne (elle l’était encore à ce moment) sur l’avantage de ne pas avoir eu à faire la vérification, apportait une démonstration tangible du contentement du gourou. On appréciera mieux la chose un jour quand cette exraélienne décidera de « parler ».

*

ENCORE PLUS LOIN

Mes réflexions m’ont amené encore plus loin. Mon analyse sur le fonctionnement de CLONAID m’a conduit à m’imaginer selon quelle éthique ou morale l’imposteur s’activait dans son officieuse conduite de CLONAID, le terrain de jeu supposé unique de Brigitte Boisselier. Essayons de voir encore davantage le sens des rentrées de fonds générés par « CLONAID » et ce qui caractérise ledit argent.

L’impact fiscal du fric recherché

Le temps venu, la clientèle allait être relativement garantie, publicité gratuite aidant et besoin existant d’une solution procréatrice alternative pour une portion malgré tout encore assez grande de la population. Dit-on. Il allait donc y avoir rentabilité et grande rentrée de fonds.

Mais, pour moi, cela posait donc la question des 500,000$ US que le premier client a rapportés : qui en a bénéficié? Puis ensuite : qu’en fut-il de la ponction fiscale (impôts et taxes) qui devrait correspondre à cette immense rentrée de fonds? Pour une compagnie qui ne devait avoir que peu de frais puisque, selon Claude Vorilhon, aux stages de Valcourt, « le laboratoire de Clonaid pouvait être confiné dans une garde-robe, tellement la technologie du clonage était simple »; et que cette dernière disposait gratuitement de tous les ovules nécessaires (grâce aux mères porteuses). Et puisque le laboratoire était aux USA, selon les propos mêmes de Brigitte Boisselier, ses prétendus techniciens travaillaient donc aux États-Unis, où ils avaient des impôts à payer.

Puis, on ne fera croire à personne qu’un local de classe, qu’on fait passer pour un laboratoire, justifie un loyer dispendieux. Mais pourquoi, au juste, ces petites confidences suspectes, en apparence anodines, de l’imposteur quant à la grandeur du laboratoire?

Livres comptables d’un « projet »?!?!

Finalement, une compagnie qui n’en est pas une, ne peut forcément pas avoir de livres de comptabilité. Et encore moins de comptable. Quel est donc le fonctionnement fiscal d’une compagnie qui n’en est pas une, mais qui reçoit autant d’argent? Pire encore, quel fonctionnement fiscal existe-t-il pour un « projet », ce mot que s’est mis à utiliser Claude Vorilhon, même si la banderole officielle de Clonaid disait bien « compagnie », pour éviter les questions du type de celles que je me suis posées et que je me pose encore maintenant. Des questions qui auront des réponses le jour où des plaintes seront portées.

Ces questions, les guides pouvaient aussi se les poser. Mais ils ne voulaient pas qu’on les leur pose. Voilà donc ce qui les rendait complices à mes yeux. Et qui ternissait la mission que Claude Vorilhon prétendait avoir reçue.

Les guides et le fric

Dans ma démarche pour réformer le prophète 16, c’est cette allusion au fric, de la part du « bon soldat raëlien » que je fus jusqu’à ce moment, qui, chez les guides francophones d’Amérique que j’ai contactés par le biais de courriels, a eu un véritable impact. Ils me parlaient entre les lignes, de vie éternelle que j’allais rater. Moi, je leur parlais de complicité. Ils n’ont vu la vraie portée de ce que je disais que le jour où j’ai écrit « complicité légale » dans un dernier courriel à Marc Rivard, le responsable des affaires juridiques qui m’a remplacé.

Enrichir le « prophète »

Quant à la suggestion d’envoyer le secret du clonage à l’ONU et à l’OMS, aucun des guides avec qui j’ai communiqué, n’a traité la question sur le fond et sauf très rare exception, ils m’ont tous invité à ne plus communiquer avec eux. Non sans avoir cependant cherché à passer des messages de leur chef Claude Vorilhon. Le plus intéressant étant : « Clonaid n’appartient pas aux raëliens; cela appartient aux investisseurs qui ne sont pas raëliens. » Ah ah ah! Voilà donc qu’ils participaient eux aussi à faire diversion sur la vraie portée de l’argent dans la question de CLONAID. Pourquoi? Pour la simple raison qu’ils souhaitent contribuer à enrichir le prétendu prophète sur le plan individuel, les yeux fermés. Ça fait partie de leur credo de guide. Or le faux prophète ne peut pas être enrichi de n’importe laquelle manière. Il y a des manières qui ne se peuvent pas. Il y a donc là tout un champ de vérifications à faire dont celle qui concerne les paiements de dépenses occasionnées par les fonctions accomplies dans le flou des démarches au profit du MRI et au profit de CLONAID et de ses investisseurs non raëliens. On a parlé des factures d’avocats payées par le MRI pour les officiers de CLONAID. Mais il y a plus.

Des voyages pour CLONAID ?

Selon moi, une autre question devrait être vérifiée : celle de savoir si les déplacements, dans le monde entier, de la responsable du PROJET CLONAID, Brigitte Boisselier dont Claude Vorilhon alias Raël dit qu’elle a un fonctionnement totalement distinct du MRI, a bénéficié, de la part du MRI ou de la Fondation raëlienne, de remboursements pour voyagements partout sur la planète en relation avec son cumul de fonctions, l’une lucrative et l’autre pas. Par exemple, qui a défrayé les frais d’avions pour son voyage en Côte d’Ivoire auquel on fait référence dans le Contact 159, dont on trouve l’allusion en Annexe 2? Gageons qu’il y a eut là malversations; car des fonds d’une entité à but non lucratifs, dite religieuse par surcroît, seraient allés à faire fonctionner une entreprise à buts lucratifs, pour des objectifs qui ne sont pas ceux du MRI ni ceux de la FONDATION RAËLIENNE, ce qui est totalement contraire à l’éthique. D’autant plus que, et je le répète, nulle part dans la prétendue révélation, il ne fut question, ni directement, ni indirectement, de ce que le Mouvement raëlien doive procéder à faire du clonage humain lucratif par surcroît. Si c’eut été le cas, il y a longtemps que les raëliens auraient dû se faire offrir un forfait clonage / vie éternelle par CLONAID, moyennant quelques milliers de dollars. En 19 années de travail intensif, maintes fois reconnu comme indispensable…, cette offre ne me fut jamais faite…

Et attention, concernant les dépenses de guides : il est peu connu des membres, mais c’est bien la réalité » que des dépenses faites par des guides ne sont pas soumises au niveau comptable d’une manière formelle et habituelle, un équivalent de la dépense devenant alors considéré comme un don venant compléter l’engagement annuel pris par ledit guide en terme de « cotisation ». Autrement dit, les factures de dépenses « clonadiennes » pourraient être absentes de la comptabilité «raëlienne » qui en aurait cependant écopé… astucieusement.

RÉSUMÉ DU PRÉSENT DOSSIER

Il découle de la démonstration volumineuse et éloquemment significative de ce dossier qui achève que : d’abord l’imposteur, au delà du fait qu’il était un chef prétendument religieux qui s’était donné une mission prise au sérieux par plusieurs milliers de personnes, avait en réalité un intérêt personnel à mentir devenu de plus en plus évident. Ainsi donc :

1. Grâce au clonage humain, Claude Vorilhon alias Raël a, comme on l’a vu, « joué de ses flûtes » de telle façon qu’on arrive difficilement à comprendre son véritable rôle dans CLONAID et surtout de façon à ce qu’on en vienne difficilement à réaliser comment il a prévu s’enrichir personnellement de l’immense potentiel du créneau porteur qu’est le clonage humain, ce segment de marché qu’il a osé comparer à celui, complètement détestable et presque inhumain, des brevets pharmaceutiques où la vénalité règne en reine.

2. Mais, malheureusement pour lui, il se retrouva coincé : n’ayant rien prévu à cet égard, et s’étant plutôt donné des instruments de caractère statutaire, comme on le verra dans le dossier Sa tirelire personnelle, et puisque ses objectifs étaient inavoués et totalement personnels, les gestes qu’il avait posés avant, démontraient tous, les uns après les autres, qu’il a fonctionné comme si les activités de clonage humain étaient naturellement issues et inéluctablement au profit du Mouvement raëlien. Ce qui a donné lieu à des perceptions qui n’ont plus du tout fait son affaire à cause des conséquences et des inconvénients que ces perceptions allaient lui apporter; dont, entre autres sa peur d’être emprisonné.

D’où son invention d’un prétendu clivage omniprésent dans sa directive à ses membres en date du 2 juillet 2005, une directive qui n’avait que pour seule raison d’exister d’accréditer ce prétendu et très utile clivage MRI-CLONAID qui, par ailleurs, n’existait absolument pas dans le fonctionnement quotidien des hauts dirigeants de l’organisation raëlienne comme en font foi les faits alléguées dans le présent dossier, que ce soit en relation avec la diffusion, les dépenses de voyagement ou de frais judiciaires, les discours, les ouvertures de case postale, les incorporations, la recherche d’une clientèle lucrative, l’envoi de courrier diplomatique, etc, etc, etc

3. Pendant le temps qu’il jouait ce jeu, et qu’il arrivait à faire perdurer un flou artistique sur la nature de CLONAID, il divertissait sur une haute échelle et arrivait à minimiser les doutes qui persistaient sur sa prétendue révélation; son mensonge de fond s’en trouvait ainsi à être encore mieux dissimulé. C’est ce mensonge qu’on verra clairement disséqué dans le dossier Fausse vraie porte.

Et pendant qu’il s’enrichissait des sommes payées par les clients de CLONAID dont il a lui-même rencontré le premier client et avec lequel il n’a pas pu éviter de parler de coûts ($$$) de clonage - sinon pourquoi la rencontre? - l’auteur du livre Oui au clonage humain faisait payer les délicates factures découlant des ennuis juridiques de « Clonaid » en Floride, par l’organisation raëlienne, tout comme les membres dans les composantes nationales de son organisation, paient souvent la moitié des factures d’avocats payés pour faire croire aux membres qu’il a toujours raison contre ses détracteurs.

*

• Ensuite, étant donné ses objectifs stratégiques personnels, l’imposteur se devait d’avoir un comportement rendant difficile à tous de percevoir son organisation dans son fonctionnement réel et véritable. Quoi donc de plus commode pour cela que d’utiliser alors Brigitte Boisselier comme écran… de fumée…

Une façade à protégerEn effet, il fallait s’attendre à ce que l’imposteur fasse croire que Brigitte était seule maîtresse à bord de CLONAID. Maintenant que nous sommes tout près d’avoir totalement démontré son imposture, allons-nous croire que Claude Vorilhon alias Raël avait laissé celle qui l’appelle « mon prophète bien-aimé » risquer de faire craquer la façade et laisser voir son petit jeu à lui ? C’eut été beaucoup trop dangereux pour sa crédibilité à lui de laisser toute l’initiative du clonage à Brigitte Boisselier. Ce serait bien mal le connaître que de croire qu’il aura fait cela.

… et d’utiliser toutes autres sortes d’entourloupettes pour faire diversion. Comme, par exemple :

1. d’essayer de faire croire que son membership augmente depuis l’annonce du « bébé de Clonaid ». Il fallait s’attendre à ce que l’imposteur fasse croire cela. Car « plus de monde » voudra dire « succès accru ». Le nombre de membres n’a pas vraiment beaucoup augmenté sauf en Afrique où il a décidé de flatter les Africains d’une manière primitive en leur faisant croire que le premier homme terrien était noir, les amenant ainsi à croire qu’ils en découlent, ce qui est une forme subtile de racisme.

Ailleurs, les prospects ont plutôt choisi d’attendre que la preuve d’un bébé cloné soit faite. Et étant donné qu’elle reste encore à faire et que le faux prophète ne peut pas la faire de son propre chef puisqu’il dépend totalement du bon vouloir et d’une témérité certaine de la part des clients de CLONAID pour cela, il a continué à gonfler les chiffres de son membership.

Mais ce comportement n’avait rien de nouveau. Claude Vorilhon alias Raël a toujours gonflé artificiellement le nombre de ses membres. Après l’annonce du « bébé Clonaid Ève », il disait qu’ils était 65 000. Il y va de ses ajouts par strates de 5 000. Selon une étude que j’ai menée et que je publierai probablement dans mon blogue, le chiffre de son membership ne dépasse pas 15 000. Mais à force de jouer avec ces chiffres, il en devient lui-même mêlé. À Brantôme, en France, au cours de la même réunion, le 6 octobre 1995, 7 ans avant l’annonce du « premier bébé Clonaid », il avait dit une fois 65 000 et une autre fois 60 000…

Triomphaliste. En effet, il fallait s’attendre aussi à ce qu’il fasse croire qu’ayant atteint son objectif de cloner des humains, il pourra maintenant faire encore beaucoup mieux. Et passer à autre chose. Voilà pourquoi il a, lors de la convention internationale à Rome, l’été suivant, devant un parterre complètement gaga, décrété que la question du clonage était du passé et que l’on ira de l’avant avec l’étape suivante : « l’élohimisation », une formule pompeuse pour dire qu’on allait créer un homme « à partir de rien » qui ne serait pas déjà génétiquement concocté. Une formule dont l’usage offre l’avantage de le laisser continuer à remplir les goussets de « sa tirelire personnelle » grâce au clonage profitable.

3. Mais surtout un comportement fanfaron par le biais d’une directive à ses membres… Les faits relativement au clonage humain tels qu’ils étaient perçus à l’interne avaient réussi à semer une inquiétude chez les raëliens parmi les plus intègres et les plus soucieux de la réussite de la mission prétendument reçu par leur chef religieux. Ils n’en pouvaient plus de voir apparaître constamment des contradictions significatives celui-ci.

Quand vint la suggestion de Jean-Luc qui était un de ceux-là, de remettre le secret de la technologie de CLONAID à l’ONU et à l’OMS, l’imposteur a dû penser vite. Il fallait s’attendre à ce qu’il essaie de se protéger contre les éclairages divergents qui n’allaient pas manquer de survenir. Et face à la circulation d’une information très répandue à l’effet que l’annonce du bébé cloné Ève en fin décembre 2002 était non seulement un canular, mais possiblement même un mensonge totalement prémédité, Claude Vorilhon alis Raël n’a pas eu d’autre choix que de chercher à faire croire à une séparation totale de CLONAID et du Mouvement raëlien international (MRI) qu’il présidait. À y « installer » donc le prétendu « clivage » que toute sa directive du 2 juillet 2005 (Annexe 1) cherchait à accréditer et que j’ai largement commenté plus avant. Car, il s’est vite rendu compte qu’il allait devenir un être traqué par toutes les polices du monde dès qu’il ouvrirait la bouche quelque part sur cette question à titre de cloneur en chef effectif des raëliens, tel que le voulait la perception qui s’est profondément installée. Ne s’était-il pas, en jouant aux fanfarons, lui-même placé dans cette situation très inconfortable qui lui a attiré les foudres de la plupart des gouvernements de pays ?

4. … en tentant de faire oublier certains gestes posés et très significatifs. Étant donné la très manifeste implication antérieure de l’imposteur dans les projets de clonage de l’imprécise et floue composante raëlienne dite CLONAID17, son objectif de cliver les intervenants cloneurs ne pouvait pas être atteint seulement en cherchant à faire oublier le premier geste significatif que fut l’acte d’ouverture d’une case postale aux Bahamas, tout autant que sa fermeture rapide, dont la tentative de banalisation était déjà de la poudre aux yeux. Cette astuce n’avait pour objectif que de nous distraire de la question à savoir pourquoi il avait, lui, procédé personnellement à cette ouverture de case postale aux Bahamas. Nous savons tous que l’ouverture d’une boite postale dans un paradis fiscal a inévitablement une allure suspecte, surtout quand c’est fait par le gourou d’une secte. Il fallait donc s’attendre à ce qu’il noie la chose dans un tissus de mensonges, souvent sous la forme d’omissions.

*

• Il se devait cependant, bien réalistement, de faire quelques admissions. Car trop ça serait trop. Ainsi donc, il a dit:

- qu’il a procédé lui-même à l’ouverture d’une case postale aux Bahamas, dont je viens de parler;

- qu’il a fait un usage d’Internet pour faire croire à une étude de faisabilité dont on a vu qu’elle n’était finalement que publicité minimaliste pour faire connaître CLONAID;

- qu’il a procédé à faire la promotion du clonage humain en prenant bien soin de faire remarquer que ladite promotion allait ^tre lucrative pour les gens que cachait le mot CLONAID

• Mais ce faisant, au risque d’être complètement démasqué, il oubliait habilement, ce qui est une forme de mensonge, de parler d’implication beaucoup plus significative. Comme, par exemple, le fait :

1. qu’il fut le premier à rencontrer le premier client de CLONAID, cette « entité » floue qui existait avant que Brigitte Boisselier n’en devienne officiellement « la » responsable;

2. qu’il fut le premier réel responsable de la composante de l’organisation raëlienne (CLONAID) à discuter des questions de fric avec un client à propos de clonage humain;

3. qu’il a fait en sorte que CLONAID utilise le personnel de l’organisation raëlienne et de l’équipement payé par cette dernière, pour l’avancement de ladite société de clonage, pourtant prétendument distincte;

4. qu’il a contribué à faire en sorte que CLONAID soit gardée floue et indéterminée aux yeux de tous, ce qui a rendu commode l’usage du mot CLONAID pour cacher le type d’activité qui se tenait dans l’organisation raëlienne, ce qui décourageait donc qu’on se pose les bonnes questions quant aux relations de l’imposteur avec CLONAID;

5. qu’il a accompagné Brigitte Boisselier devant un Comité des Représentants américains en mars 2001, une exigence qu’il avait lui-même imposée à son éventuelle remplaçante, parce qu’il ne pouvait pas s’empêcher de paraître l‘instigateur en tout où qu’il paraisse, cette comparution ayant irrémédiablement fait de lui un « cloneur d’humains »;

6. que finalement l’imposteur a agi comme si nous pouvions faire abstraction du fait que Boisselier, la directrice de CLONAID, est la raëlienne qu’il a annoncée comme sa future remplaçante; tout comme si nous pouvions faire abstraction du fait que cette raëlienne se promène partout sur la Terre en portant ses deux chapeaux de « directrice de CLONAID » et de « guide de niveau 5 du Mouvement raëlien », future guide des guides, ce qui nous fait nous poser inévitablement la question : comment se fait le clivage chez elle? Quand elle disait avec le faux prophète à l’émission Maisonneuve à l’écoute où on a entendu un extrait d’un enregistrement : « Oui… faisons pleurer les familles », qui, en fait, disait cette phrase pathétique? La directrice de Clonaid ou la guide de niveau 5 du Mouvement raëlien, la future Guide des guides?

*

• Mais surtout, Claude Vorilhon alias Raël a réussi à nous faire oublier qu’il a pu compter sur la docilité de Brigitte Boisselier, un atout précieux puisqu’elle était à vrai dire sa seule alliée possible, ayant été, préalablement aux grandes manœuvres, annoncée comme la prochaine « guide des guides » 18 donc « rangeable » dans l’armoire aux secrets, en possible complicité avec le « prophète professionnel » :

1. Toute cette situation de porte-à-faux entretenu et d’utile ambiguïté, dans laquelle il s’est lui-même placé, ne pouvait que le stresser. Il est forcément devenu plus performant et plus serein quand il s’est rendu compte qu’il pouvait faire assumer par Brigitte Boisselier tous les risques au plan de la crédibilité. Et dès qu’il eut annoncé qu’elle serait sa « successeure », tout est devenu nettement plus facile. Elle s’est très vite montrée docile vu sa déjà très grande propension à s’adresser à lui, pour l’effet escompté, en l’appelant publiquement « mon prophète bien-aimé ».

2. Ayant tassé les choses précédemment au plan financier, il ne restait plus au faux prophète qu’à toujours avoir l’air d’être au même diapason qu’elle, alors que, on s’en doute bien, c’est le contraire qui se produisait naturellement. À cet égard, il fallait le voir inquiet chaque fois qu’elle prenait la parole en public en sa présence.

3. Il ne restait donc plus, à l’imposteur, qu’à encadrer discrètement ce qu’elle allait devoir à faire ou dire, en enrubannant le tout au besoin de conseils de circonstance (dont il est un expert), par échange de courriels surtout, où qu’elle soit sur la planète, avant ses activités particulières de « directrice de CLONAID » ou de « guide » du Mouvement raëlien, ou les deux à la fois, (comme Séverin Boni en Afrique); en lui laissant évidemment assez de corde pour se pendre; mais est-ce si grave de jouer un tel jeu du moment que l’argent s’en va à la bonne place?

4. Et cette niche, il y avait déjà plusieurs mois qu’elle avait été établie, conformément à Sa tirelire personnelle. En effet, le 11 mars 1997, le Mouvement raëlien, selon un service suisse, a créé à Las Vegas, au Névada, la Société Valuent Venturely Limited dont il est dit que « Clonaid est un des services ». Voilà qui aurait, si quelqu’un en haut-lieu raëlien avait clairement livré une information en ce sens, fait disparaître une bonne part du mystère de CLONAID qui passait pour être une « compagnie », puis un « projet », puis une « société », mais qui était finalement et forcément un des services d’une compagnie, susceptible de ramasser les « billes », et possédant donc des livres comptables.

5. Je dis tout cela bien à l’aise, et d’autant plus à l’aise que, s’il y a eu un véritable clivage entre le MRI et « CLONAID », il est fort étonnant qu’à Las Vegas, en 1997, au moment d’enregistrer Valuent Venturely Limited, pour des fins de commercialisation du clonage, cette volonté de clivage n’existait déjà plus, bien avant même que ce clivage n’ait été officiellement édicté par l’imposteur le 2 juillet 2005 dans sa directive à ses membres dont on trouvera le verbatim ci-après, en Annexe 1.

6. Donc, qui pourra affirmer d’une manière crédible que CLONAID n’est pas raëlienne si elle est un service de la Cie Valuent Venturely Limited que le Mouvement raëlien (MR) a enregistrée à Las Vegas au Nevada en mars 1997 ? Et sans doute par les bons soins d’un raëlien dont, à partir de sa signature, on ne pourra jamais douter qu’il agissait pour le compte et dans l’intérêt du MR…!!! Et Claude Vorilhon dit Raël n’est-il pas le « dernier des prophètes » et le premier des raëliens dont la signature est forcément évocatrice?

7. Et, n’est-ce pas là à Las Vegas que l’imposteur voulait bâtir un « Raëlian Center »? Tout comme il avait fait la promotion d’un « Atheist religion Center »? 19 Dans lequel un condo pourrait être mis à sa disposition comme ce fut le cas à Valcourt? Ne sont-ce pas des réalités éventuellement « jumelables »? Près des machines à sous dans lesquelles il aime tellement mettre de l’argent, par surcroît.

8 Et finalement, selon quel principe incontournable le fait-on, et quels buts sert-on quand on envoi à sa tirelire personnelle les fruits de la très lucrative vente des médaillons, copie conforme de la vente de médailles en des « ailleurs » dénoncés par le dernier des prophètes, comme si l’imposteur s’était approprié les « droits d’auteur » de la fondation d’une religion dite raëlienne ? Autrement dit, peut-on dire : « À moi les profits de la vente des objets de promotion de la religion puisque j’en suis le fondateur »? Si Jésus revenait, comme avec les « marchands du temple » en son temps , il donnerait un joli coup de pied au cul du prétendu dernier des prophètes pour son honteux petit commerce.

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Pour terminer, on a vu que:

Claude Vorilhon l’imposteur a menti pour:

Pour ne pas aller en prison, ne pas être obligé d’enrichir tous ses complices dirigeants du Mouvement raëlien dans ses combines pour s’enrichir lui-même, mais surtout pour ne pas mettre fin au mystère CLONAID, cette entité gérée dans un flou artistique impressionnant et extrêmement pratique, car, le fait même d’y mettre fin aurait mis en même temps pour lui un terme au plantureux potentiel du clonage humain profitable.

Mais malgré qu’il ait fait tout en son possible pour faire diversion, particulièrement grâce au « clonage « raëlien » dont il a tout fait pour le faire passer comme strictement de l’itiative de « CLONAID », l’imposteur n’aura pas réussi à masquer totalement le mensonge qui fait de lui un faux prophète, ce qui sera « définitivement » démontré dans les deux dossiers : La fausse vraie porte et Du Sendy tout craché! Au contraire, il aura réussi en se distançant de la notion de « clonage humain raëlien » à créer à son égard une suspicion qui le perdra. Car il ne pourra pas faire autrement que de devenir de plus en plus victime de son état d’esprit fourbe et vénal. De toutes façons, c’est plus fort que lui, il finit toujours par paraître le « fin finaud de la gang », ce qui, à la longue, n’est pas une attitude gagnante.

Et aussi malgré qu’il a fait usage d’un prétendu clivage pour paraître ne pas être impliqué dans le clonage humain, il n’aura pas réussi à nous éblouir. À vrai dire, le seul clivage que Claude Vorilhon alias Raël avait pu imaginer avant l’avènement du clonage de la brebis Dolly, c’était le suivant : d’un côté Claude Vorilhon, en tant que destinataire de la cagnotte, et de l’autre les raëliens qui allaient lui rendre la cueillette facile, d’où l’utilité d’une structure obéissante et dévouée. Voilà qui est plus clair et conforme aux faits et gestes entourant Claude Vorilhon alias Raël, l’imposteur et faux prophète, « à propos de Clonaid ». En introduction je disais que Claude Vorilhon alias Raël a menti à propos de CLONAID. En conclusion, je le répète : il a menti honteusement, et pas à peu près. Il le faisait en cherchant à cacher quelque chose d’important. On en a une meilleure idée maintenant : il s’agissait de son intérêt vénal pour l’argent du clonage humain.

Nota bene

Un lien CLONAID et FONDATION RAËLIENNE (FR) sera davantage développé dans le dossier Sa tirelire personnelle. Quand le lecteur aura lu ce qui précède, il aura eu l’occasion de prendre connaissance de ce que j’avais profondément le goût de lui dire concernant les mensonges de l’imposteur à propos de CLONAID et du clonage humain dit raëlien.

Ajout

Un SUPPLÉMENT pouvait venir éventuellement, si, entre-temps, cela s’imposait pour mieux étayer les autres dossiers. LE VOICI.

L’AJOUT IMPORTANT QUE LES LECTEURS ATTENDAIENT

EN GUISE DE CONCLUSION
Le texte précédent a fait ressortir tous les mensonges de l’imposteur, Rael, aux raéliens à l’égard du clonage. Les nombreux mensonges du chef raélien, issus de son univers mensonger et fourbe, à l’égard, notamment, du dossier du clonage humain, ont cherché à dissimuler un mensonge de taille ; un mensonge non seulement relatif à l’éthique dans son mouvement, mais aussi relatif à une fiscalité, alors plus largement contournée que ne le faisait déjà le chef raélien. Ce dernier se prétendait écrivain et, selon ses dires en interrogatoire au Palais de justice de Montréal en 1994, il n’avait pas payé d’impôts depuis 20 ans. Un écrivain qui n’avait donc jamais payé d’impôts sur tous ses livres vendus, parlant de vérité sidérale et de méditation sensuelle… cosmique. 1994 moins 1974, année de son 1er livre = 20 ans.
Qui croira qu’il a payé des impôts quelque part, après 1994 ? Personne. Un écrivain, qui se prétend religieux, doit aussi payer ses impôts, peu importe où il écrit, publie ou vend ; ou dans quel mouvement il baigne. D’autant plus qu’il vendait à un prix exorbitant compte tenu des faibles coûts de publication de ses livres qui devaient constituer une révélation non-prouvée.
Son mensonge, dissimulé, avait court au début de juillet 2001 (18 mois avant l’annonce d’un enfant cloné). Voyons-en les tenants… et aboutissants :

1. Après que l’avocat américain Mark Hunt eut laissé tomber « les raéliens » en faisant fermer le très élémentaire laboratoire de la prétendue Clonaid (qui était en fait un front pour faire passer le mouvement raélien au second rang) et en retirant son investissement , Raël et Brigitte Boisselier se sont retrouvés devant un sapré problème : ils ont dû trouver une source de financement alternatif, en compensation, pour rencontrer les obligations qu’ils s’étaient créées.
 

2. En effet, réussir le clonage humain (que l’imposteur répétait pouvoir se réaliser « dans une garde-robe ») exigeait, pour la recherche et le développement, une équipe de chercheurs : des raéliens prétendument bénévoles et autres ayant une formation de techniciens et de biologistes, des mères porteuses en quantité industrielle et beaucoup d’essais, la technique étant peu connue quant à la précision nécessaire au plan humain, pour que cela ne mène pas à de catastrophiques infirmités (dont les raéliens faisaient semblant de ne pas s’inquiéter) que les contrats devraient contrer. Qui voudrait d’un enfant infirme obtenu à gros prix ?
Des engagements, ayant un sens financier, avaient été pris dans un encart dans la revue raélienne Apocalypse. Cela signifiait donc surtout un énorme besoin d’argent.
 

3. Et l’imposteur n’a pu que devoir se demander où il prendrait l’argent. Dans le Fond du MRI ou dans le fonds de la Fondation raélienne ? Ca été vite tranché. Il faut dire que Raël avait songé à cette solution avant l’investissement accepté et retiré de Mark Hunt. Il fallait donc y revenir. La Fondation était ce qui s’y prêtait le mieux.
Mais cela posait la question suivante: ça pourra-t-il ultimement lui permettre, à lui Claude Vorilhon, d’y prendre de l’argent qui lui reviendrait finalement ? Celui qui ni n’accepte pas de considérer à priori la vénalité du personnage Vorhilon, ne comprendra rien du comportement du fourbe personnage qu’est Raël.
 

4. Raël a eu un doute. Et par acquis de conscience , et pour éviter le pire, Vorilhon qui connaissait mieux que quiconque ce qu’il avait fait inscrire, guidé par ses intérêts personnels, en tant qu’objets de cette Fondation), a fait une vérification auprès de son responsable canadien des affaires juridiques (que j’étais), ce qui lui a fait réaliser qu’il s’était gouré quant à ses prévisions de pouvoir fonctionner, avec la Fondation raélienne, comme si cette dernière était la totale propriété de… Claude Vorilhon.
Ma réponse jetait un pavé dans la mare des tranquillités de Vorilhon : la Fondation, véritable fourre-tout, n’était pas vraiment la sienne. Elle ne s’appelait pas « Fondation raélienne » par hasard.
 

5. Mais il avait agi durant si longtemps comme si c’était le cas ! Et il s’était probablement et énormément servi en conséquence.
Et tout ce temps, aucun bilan financier annuel permettait de constater l’ampleur des ponctions financiètres… vorilhonniennes.
 

6. Il avait donc toute une opération à mener avant d’y prendre de l’argent pour des fins de clonage qui lui rapporterait de l’argent, à lui, Claude Vorilhon. Il a dû très mal dormir la nuit précédant la décision. Ça allait être d’essayer de réaliser la quadrature du cercle que de continuer dans le cadre du statu quo ! Il a finalement conclus qu’il valait mieux tout cacher. Il a alors rendu secrète la Fondation - ce que les règles laxistes du Liechetenstein lui facilitaient de faire de même que les statuts de la Fondation tels qu’écrits - « liquidation… par suite d’une résolution du fondateur ou de son successeur légal ».
Il a alors changé les objets en juillet 2001, c’est-à-dire, les raisons de dépenser, ce qu’on ne pourrait plus vérifier à cause du secret décrété. Il faut savoir que le successeur légal était… Claude Vorilhon. Et la résolution pouvait donc venir de lui.
 

7. En agissant ainsi en secret, l’imposteur a confirmé, hors de tout doute et minimalement qu’il y avait un vice important quelque part.
 

8. En n’y voyant pas l’énormité de son erreur et en nommant la Fondation sous le nom de « raélienne », il disait à tous qu’elle était de propriété raéliene et non de propriété vorilhonnienne.
En tirant la conclusion que la Fondation lui appartenait - d’où son appellation de « sa tirelire personnelle », l’imposteur qui dirigeait le mouvement raélien et qui prétendait « ne pas se mêler de Clonaid » - mais qui se devait de la financer s’il voulait en tirer profit - s’est placé en situation d’être investigué… un jour pour volonté de confondre (i.e. semer la confusion pour tromper).
 

9. Tout a ensuite été conséquent de ce choix trompeur. Après l’annonce sans preuve d’un bébé cloné, il a d’abord, en toute vitesse, fui la Floride quand il a été convoqué par un Tribunal de la Floride, pour ne pas avoir à se retrouver sur un terrain glissant. Et il a ensuite pris le moyen de retarder le plus possible, si ce n’est pour toujours, le moment où une investigation pourrait arriver. C’est la raison pour laquelle j’ai titré le présent chapitre : LE MENSONGE DISSIMULÉ . Ce mensonge, c’est celui de l’utilisation des fonds raéliens à des fins cachées, à savoir, faire du clonage humain, lucratif pour lui, l’imposteur, dans un agenda paraissant raélien, mais en fait complètement parallèle.
 

10. Le 9 juillet 2001, quand il a fait le black-out décrit plus haut, il ne l’a annoncé à personne. Ni avant, ni après. Même pas à ses responsables des affaires légales à travers le monde dont c’aurait été normal et naturel que ces derniers le sachent, tout au moins. Cela le condamne au premier abord. Mais, cher lecteur, il dispose du pouvoir de faire avouer à certains de ses adjoints qu’ils savaient. C’est le moindre de ses problèmes. Il a déjà fait appel à une telle lâcheté. Le cas « René » étant le plus connu.
 

11. N’eut été de l’avantage recherché, l’imposteur n’aurait jamais pris le risque de déclencher un questionnement public sur un sujet aussi controversé que le clonage. Mais l’avantage d’investir personnellement lui paraissait trop important ; la tentation était trop grande pour y renoncer. L’avantage perçu permettait trop bien de rejoindre ses objectifs initiaux de s’enrichir, ce que j’avançais dès le début de mon site, dans LES CINQ POINTS biographiques.
 

12. C’est toujours ainsi que se font prendre les tricheurs. Ils ne savent pas se dire NON ! Ils agissent alors, dans ce qu’ils pensent être la plus grande dissimulation. Puis, un jour, un accident les révèle.
Dans le cas qui nous occupe, une Fondation est née dans un paradis fiscal. Cette Fondation a été l’objet d’un tripotage dans le même paradis fiscal au profit d’une technique de reproduction largement dénoncée. Et ce paradis fiscal contribue maintenant, par ses règles inhérentes, à garder secret le fonctionnement d’une réalité qui comporte pourtant toutes les raisons de revendiquer que la lumière soit faite. Mais les preuves que constituent les déclarations de l’imposteur et les documents révélateurs qui l’incriminent, se trouvent parmi des documents qu’il a dû déposer dans un processus de Cour du type interrogatoire, comportant des questions d’un avocat et les réponses évasives et mensongères de l’imposteur.
Un mensonge dans ce type de processus, sous assermentation de type « déclaration solennelle », peut équivaloir à un outrage au Tribunal qui lui mériterait la prison.

Qui prendra le relai ?

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Notes de bas de page

1 Instigateur de tout : par exemple, Claude Vorilhon alias Raël a tellement cherché à être profondément associé à la notion de nanotechnologie que certains de ses adeptes croient sincèrement qu’il est « l’inventeur » de la nanotechnologie.

2 La synagogue faisait partie de ce qu’on appelait du « laboratoire ». À chaque réunion, un guide était particulièrement responsable de faire jaillir une discussion souhaitée par les membres présents. Le rôle du guide était de faire en sorte de bien canaliser les échanges et d’éviter les dérapages idéologiques.

3 Guides : Les guides sont dans l’organisation raëlienne les personnages les plus important après le faux prophète. La course à l’obtention d’un poste de « guide » dont les nomination sont issues de l’imposteur, conditionne une très forte partie de la vie interpersonnelle raëlienne. Surtout à cause du prestige et des faveurs sexuelles qui peuvent en découler.

Guides francophones d’Amérique : Au moment des faits que j’évoque, l’organisation avait été restructurée dans le sens de la plénitude de l’Amérique, en français, en anglais et en espagnol. Je parlais donc au haut-lieu francophone à cause de mes mandats qui relevaient de guides de niveau 5. Cette nouvelle réalité créait évidemment de la distance entre les membres et ceux qui devaient répondre de leur mandats d’élus; les membres acceptaient alors tout ce que ces guides avaient fait entre les assemblées générales annuelles en y ratifiant sans poser de question tous les actes posés durant l’année qui venait de s’écouler.

4 Les composantes, et seulement pour le Canada, sont : le Mouvement raëlien international comme chapeau omnipotent; l’Église raëlienne comme organisme national où les membres ont le sentiment de participer démocratiquement; AR-73 (Assistance-Révélation) comme organisation chapeautant tout ce qui est inévitablement perçu comme de la lucrative promotion; les Jardins du Prophète qui gèrent (jusqu’à vente concrétisée) le terrain sur lequel l’imposteur s’est fait bâtir un condo de luxe sur le dos grâce à l’immense générosité des adeptes.

5 « Troisième temple » : l’imposteur raconte que l’ambassade demandée par les extraterrestres lors de sa prétendue rencontre en 1973, où il ne fut jamais question de Jérusalem comme lieu de construction, équivaudrait au remplacement du temple détruit (« un des deux temples », aurait-il dû dire! En effet, deux temples ont existé en parallèle pendant 105 ans.) Dans le premier livre des « messages », qui devait être le seul, ainsi que les dernières pages du premier livre l’indiquaient clairement (« Notre seule aide se bornera à apparaître de plus en plus fréquemment… », p. 134), il n’y eu jamais le mot Jérusalem rattaché à l’idée de la construction d’une résidence pour extraterrestres. Pourtant, moins de deux ans plus tard, les extraterrestres se mettaient à avoir un avis là-dessus et tout un pan de tournée de leur prophète sur leur planète… est venu alimenter un deuxième livre. L’imposture continuait.

6 Permutation : Contentons-nous pour le moment de donner la définition du dictionnaire Robert qui s’applique le mieux: permutation pερmytasjT] n. f. • 1474; « échange, troc » 1261; permutacion « changement de résidence » v. 1180; lat. permutatio 1¨ Échange d’un emploi, d’un poste contre un autre. Permutation de deux officiers, de deux fonctionnaires permutant). Par ext. Changement réciproque de deux choses (ou de plusieurs choses deux à deux). [NDLA : c’est cette dernière phrase qu’il faut le plus considérer.]

7 MADECH : Le faux prophète écrivait aux pp.92, 104 et 112 (en redondance) de la version téléchargeable de 1998 de ses deux premiers livres : « Le 15 mai 1976, dernière réunion du ” MADECH “… ». Après quelques mois de fonctionnement selon un statut d’association inapproprié eu égard à ses objectifs personnels de faux prophète, il mit la dite association sur une voie d’évitement en créant une association parallèle : le Mouvement raëlien. MADECH devait signifier Mouvement pour l’accueil des extraterrestres créateurs de l’humanité ; un nom d’association sans doute choisi pour son potentiel de poudre aux yeux ; en effet, le faux prophète avait eu l’idée de lui adjoindre un second sens : « Moïse a devancé Élie et le Christ », ce qui constituait une véritable vérité de La Palice d’autant plus gratuite qu’elle était issue d’une manière de faire tout à fait anarchique. Comme on le verra dans le dossier La fausse vraie porte, l’imposteur était passé maître dans l’art de créer de faux symboles.

8 Le commandement du 1% est le quatrième commandement inscrit à la page 87 de la deuxième partie de la prétendue révélation (p. 160 de la version téléchargeable). Il dit : « Tu feras au moins une fois par an un don au Guide des Guides, égal au moins à un centième de tes revenus annuels… » Ce 1% vise à aider financièrement la personne qui détient ladite fonction, à savoir Claude Vorilhon le faux prophète.

9 Preuve scientifique : Une découverte scientifique importante est condamnée pour longtemps à l’ironie si elle n’est pas encadrée par la méthode scientifique. Donc, si un scientifique prétend avoir cloné un humain, le plus délicat des développements de la science, il est inconcevable qu’il puisse se soustraire à l’obligation de faire une preuve.

10 Anges : Nom que CLAUDE VORILHON a donné aux femmes qui ont accepté son invitation de devenir membre d’un ordre parallèle exclusivement formée de femmes acceptant de se mettre au service exclusif des extraterrestres (comprendre sexuel) et de leur prétendu messager, en attendant l’arrivée de ceux-ci en 2035.

11 Une boite postale aux Bahamas disait Claude Vorilhon. Mais une autre aussi à Las Végas, disaient d’autres. Finalement, il s’est avéré qu’à quelques jours de distance, Claude Vorilhon alias Raël a fait en sorte qu’il se fonde deux compagnies susceptibles d’être les porteurs de projets de clonage; aux Bahamas et à Las Vegas, Nevada, E.-U..

12 « À l’interne » veut dire la Fondation raëlienne. La très grande majorité des nombreux livres de Claude Vorilhon alias Raël, incluant les rééditions, ont été éditées par la Fondation raëlienne dont il était perçue par les adeptes qu’elle existait pour assurer la survie du prétendu dernier des prophètes, dit « Guide des guides » dans lesdits livres.

13 Le Dr Panayiotis Zavos et Severino Antinori avaient annoncé leurs couleurs à titre de professionnels des questions de procréation pendant que les raëliens avaient annoncé leur intention d’exploiter ce créneau. Les deux professionnels se sont alors retrouvés dans une situation de vulnérabilité parce que les raëliens, eux, parlaient de faire du clonage humain visiblement sans encadrement scientifique. Tous les scientifiques sérieux de la terre, comme Zavos et Antinori, ont payé le prix de l’insouciance raëlienne face au développement scientifique.

14 Damien Marsic, d’origine française, était étudiant dans une université des E.-U. en biotechnologie quand le bébé Ève a été annoncé. Difficile de ne pas voir dans les propos de l’imposteur une annonce quant à une implication de son guide de niveau 4 dans le clonage.

15 Comme chez les Juifs. Il avait même fait projeter sur un écran grâce à un retro-projecteur, et lui-même expliqué les règles prétendument suivies par les Juifs à cet égard. L’imposteur était le fils « accidentel » d’un industriel juif de l’Alsace. Ce sont fort probablement des règles qu’il avait fini par apprendre naturellement.

16 Réformer le prophète. Mon premier réflexe en prenant mes distances de l’organisation de l’imposteur avait été de tenter avec l’aide des Guides francophones du Québec, de réformer le « prophète », c’est-à-dire d’essayer de l’amener à changer de comportement. Mais c’était oublier que c’est lui qui avait le gros bout du bâton et que les Guides sont parmi les raëliens ceux qui souffrent le plus d’aliénation au sens de Hegel.

17 CLONAID : dès qu’on réalise qu’il s’agit d’un service d’une compagnie enregistrée dans l’État du Nevada, l’état américain le plus olé olé au plan financier (casinos, lupanars, enregistrement discret de compagnies, etc), et cela par une honorable association dont la création a été prétendument demandée par des extraterrestres (« Votre mouvement, vous l’appellerez le Mouvement raëlien »), on comprend que les intentions de départ ne pouvaient pas être les plus vertueuses.

18 Brigitte Boisselier comme « guide des guides », c’est à dire en remplacement de l’imposteur qui remplissait la fonction de « Guide des guides » conformément à sa prétendue révélation, cela veut dire qu’elle deviendrait alors la nouvelle « Guide des guides » qui dirigerait la structure au plus haut niveau, à savoir le niveau 6. Dans ce cas, Claude Vorilhon, pourrait, de sa prison, jouer le rôle de « Guide honoraire des guides », au niveau 7, inventé pour la circonstance. Elle devrait, elle aussi, bénéficier des « largesses » de la Fondation raëlienne. À moins qu’il en ait changé les règles, auquel cas elle serait une Guide des guides sans fond de survivance. Oups.

19 À deux reprises, Claude Vorilhon alias Raël a évoqué que le Mouvement raëlien pourrait commencer à mettre en chantier ces deux centres dont il a parlé vaguement auparavant, qui rappellent étrangement UFOLAND qui a été bäti à Valcourt en impliquant substantiellement de l’argent provenant du fonds dont il était dit aux membres qu’il servirait à construire une résidence (dite « ambassade ») pour les Extraterrestres. « … good time for our project to create a Raelian community in USA called “ATHEOPOLIS”, the first atheist community », disait-il.*

ANNEXE 1

Texte de la déclaration officielle de CLAUDE VORILHON alias Raël à propos de CLONAID et de la suggestion de remettre le « secret de CLONAID » à l’ONU et à l’OMS. Samedi 02 Juillet 2005. Raël-Science - A propos de Clonaid. Une lettre a récemment été envoyée à des guides demandant à ce que Clonaid fasse don de sa technologie à l’humanité au travers d’organismes comme l’ONU. Voici une mise au point sur le sujet par le Prophete RAEL : J’ai été l’initiateur du PROJET CLONAID en créant un site Internet pour étudier la faisabilité d’une telle entreprise. Après le grand succés médiatique du projet et du site, Brigitte Boisselier a proposé de reprendre sérieusement le projet et le site, et j’ai accepté. Elle a alors créé des entreprises privées (qui ne s’appellent pas CLONAID) lui appartenant exclusivement. Ce qui veut dire que ce sont des sociétés privées où le Mouvement Raëlien International n’a aucun intérêt, ni actions, ni aucun mot à dire. Cela signifie aussi que comme toute entreprise privée elle a pour but de faire des profits et d’enrichir ses propriétaires, en l’occurrence Brigitte et ses partenaires financiers, qui ne sont pas forcément Raëliens. La première société qu’elle avait créée aux USA avec un avocat américain, Mark Hunt, non Raëlien , dans le but de cloner son fils décédé d’une erreur médicale avait ouvert un laboratoire qui fut fermé suite aux pressions des autorités américaines et largement rapporté par les médias.
Elle a également présenté officiellement la machine à fusion qui a été mise en vente sur son site internet et testée par des universitaires indépendants qui l ‘ont déclarée remarquable.
L’annonce de la naissance du 1er bébé cloné a été donc faite par Clonaid exclusivement lors d’une conférence de presse tenue à Miami par Brigitte seule, et sans aucun représentant du Mouvement Raëlien International. Même si des Raeliens bénévoles ont aidé Brigitte a organiser cette conférence de presse aucun n’a pris la parole.
Les médias ont ensuite fait l’amalgame en prétendant injustement que “les Raëliens avaient cloné un bébé”. Nous avons réagi et expliqué des milliers de fois que nous n’avions rien à voir dans cette entreprise mais que nous étions simplement pro clonage. Certains médias continuent de faire l’amalgame et il faut à chaque fois faire des mises au point et demander des droits de réponse.
Il ne saurait être question d’intervenir en quoi que ce soit dans une entreprise privée et sans lien avec le Mouvement Raëlien International. Intervenir serait sous entendre que le Mouvement Raëlien International a un lien avec CLONAID or il n’en a aucun (…). Aucun Raëlien ne peut demander à une entreprise privée de “faire don au public” de ses brevets ou de ses découvertes. Ils existent justement pour faire des profits avec leurs investissements.
Il est drôle de voir certains souhaiter voir ceux qui ont investi et developpé une technique dans un but commercial faire don de leur propriété. C’est facile pour ceux qui n’ont rien. Il faut que les Raëliens cessent de se sentir propriétaires du projet CLONIAD. Une fois pour toutes, il appartient à une entreprise privée qui n’a absolument aucun lien avec le MRI.

Le monde entier aimerait avoir des preuves de la naissance des bébés clonés, et les Raëliens, et RAËL lui-même, aussi. Nous n’en avons aucune pour l’instant et on peut, Raëlien ou non, soit douter que ce soit vraiment arrivé, soit croire ce qu’a dit la directrice de CLONAID: Brigitte Boisselier.

J’ai choisi d’être de ceux qui lui font confiance et qui croient en elle. Chacun est libre de penser différemment. De deux choses l’une : soit c’était un canular, soit c’était une vraie première scientifique. Un jour la Vérité sera connue. Si un jour Brigitte décide que le moment est opportun de publier des preuves, alors ce sera un jour historique. Si par contre il s’avérait que c’était un canular, cela n’engagerait que la respectabilité et la parole de Brigitte. Aussi longtemps que des preuves ne sont pas apportées de l’un ou l’autre, personne ne peut rien dire. Et personne non plus ne peut intervenir dans les décisions du chef d’entreprise indépendant qu’elle est, et lui dicter que faire. Elle seule et ses partenaires financiers non-Raëliens peuvent décider de publier ou non les fameuses preuves. Il est trés facile de vouloir donner ce qui appartient aux autres… RAEL

ANNEXE 2

Extraits du Contact 159, p. 3, démontrant la coopération MRI et Clonaid (dans la plus grande symbiose) à Abidjan en Afrique.CLONAID ET LABORATOIRES D’ABIDJAN

Suite à l’annonce de l’installation a Abidjan d’un laboratoire de clonage humain, la Direction du laboratoire de génétique de l’université d’Abidjan Cocody a invité à une rencontre d’information, Dr Séverin Boni représentant Afrique de la société Clonaid.

(…)

Dr Boni, assumant pleinement le titre de Directeur du laboratoire de clonage humain d’Abidjan que nos interlocuteurs lui ont prêté tout le long de l’entretien, leur a communiqué en retour, sa passion pour le clonage en général et en particulier le clonage humain

(…)

Le plus important à retenir est que le directeur du laboratoire a sollicité une étroite collaboration avec les laboratoires de Clonaid dès leur installation.

(…)

Avant de prendre congé d’eux, nous leur avons laissé 3 recueils de Notre Prophète Bien-Aimé sur l’Afrique et, sur leur insistance, un exemplaire de Oui au Clonage Humain et un Vrai Visage de Dieu. Pour moi, c’est la meilleure diffusion que nous ayons eue depuis la visite de Brigitte [NDLA : Le souligné en couleur est de moi; car c’est à mon avis la phrase la plus significativement révélatrice du texte].