LUCRATIVE FAUSSE AMBASSADE

ou

L’AMBASSADE : 35 ANS D’ASTUCES

Le présent dossier démontrera que Claude Vorilhon alias Raël, dans le cadre de son imposture a menti systématiquement à propos de la construction d’une prétendue résidence pour extraterrestres qu’il a appelée « l’ambassade » et que, pour ce faire, il a usé de subterfuges et de louvoiements qui ont fini par faire la démonstration qu’il n’a jamais eu d’intérêt pour la construction de la dite résidence, pour laquelle pourtant il a amassé plus de 14 millions de dollars US.

 

Le présent dossier démontrera aussi que, vu les mots qu’ont prétendument utilisés les extraterrestres, la grande preuve de ce qu’il a prétendu lui avoir été demandé, aurait dû se retrouver dans l’usage d’un intelligent marketing visant à rentabiliser le projet de construction, ce qu’il a bien évité de faire évidemment, puisque sa révélation était mensongère à la base.

 

Ce dossier fera voir aussi que le faux prophète a même fait croire qu’une condition de réalisation de ladite résidence - la neutralité territoriale - devait être imposée à Israël, ce qui, comme on le verra dans la révélation qu’il prétend avoir reçue, ne fut jamais une exigence de base.

 

En effet, une étude attentive de sa prétendue révélation d’abord, une constatation d’absence d’actes de construction en ce sens ensuite et une prise de connaissance finalement de ses déclarations ultérieures permettent de conclure que, comme un escroc l’aurait fait, il a compté sur un illusionnisme à grande échelle dans son organisation. Pour manipuler ses adeptes au maximum, il a même laissé ses adjoints utiliser la confection d’une maquette et le phénomène des Crop circles pour entretenir cette illusion profitable.

 

Finalement, ce dossier démontrera principalement que l’imposteur a fait diversion auprès de ses membres pendant 35 ans en leur faisant croire que des extraterrestres lui avait demandé de construire ladite résidence à Jérusalem en prévision de leur retour sur Terre alors que cela était complètement faux; on verra que même les prétentions de demandes de terrain à Israël ont été, de la part de l’imposteur, l’objet d’un mensonge totalement inattendu.

 

Commençons donc en parlant d’une manière personnalisée de cette dernière allégation.

 

Malgré que je ne faisais plus partie de l’organisation du faux prophète, je continuais à m’intéresser à ce qui s’y passait en continuant à lire l’organe interne le Contact que me faisait parvenir une copine à chaque publication. Je le faisais avec d’autant plus d’intérêt que je commençais à penser sérieusement que quelqu’un parmi ceux qui avaient récemment démissionné, et qu’on identifiait par l’expression « exraélien », devrait peut-être faire le sacrifice de beaucoup de son temps pour écrire et faire voir le vrai visage de Claude Vorilhon alias Raël, ne serait-ce que pour avertir les « curieux » d’un danger réel de se faire berner à leur tour. Ainsi, cela ne pouvait pas nuire que de continuer à me renseigner sur les frasques de l’imposteur.

 

Quelle ne fut pas ma surprise quand, dans le numéro 295 daté du 20 décembre 2005 (60 a.H, selon le prétentieux calendrier raëlien), j’ai pris connaissance d’un extrait disant une chose qui, de mémoire, m’apparaissait tout le contraire de la vérité.

 

En effet, ce Contact rapportait le contenu d’un discours de l’imposteur en Afrique le 18 décembre 2005, à son arrivée au Congo-Brazzaville où il se rendait à l’occasion du stage d’éveil international d’Afrique, qui faisait croire à une exigence que les extraterrestres n’avaient vraiment pas eue lors de la prétendue rencontre de l’imposteur avec un extraterrestre en 1973. Une vérification à partir de la version téléchargeable dans le premier livre m’avait donné la certitude que Claude Vorilhon mentait à ses propres membres sur la prétendue demande d’une résidence sur Terre par et pour les extraterrestres en 1973.

« …près de Jérusalem ? »

L’organisation du faux prophète reproduisait cela de la façon suivante: « Dans le message donné à Raël, le 13 décembre 1973, les Elohim […] créateurs de la vie sur Terre, souhaitent que nous construisions une ambassade pour les accueillir officiellement, en présence des chefs d’états et des médias, près de Jérusalem. » Et le Contact complétait le rapport ainsi : « Raël ajoute : ” L’Afrique n’est pas loin de Jérusalem. Si Israël continue à faire la sourde oreille, les Elohim seront heureux de venir au Congo, dans l’un des Congo, et pourquoi pas dans cette partie du Congo qu’est le Katanga. ” » [NDLA : Le caractère gras est de moi] C’est ce « près de Jérusalem » qui m’avait fait tiquer.

En mettre plein la vue

Oh comme cela m’apparaissait avoir été préparé pour en mettre plein la vue à du monde « déjà bien disposé à le croire », au moment où à Montréal je venais, dans des entrevues à la radio et à la télé, de donner la preuve, en parlant du dossier de l’ambassade au Brésil que j’aborderai plus loin, que la construction d’une résidence pour extraterrestres était le dernier des soucis du faux prophète.

L’imposteur racontait alors ainsi aux Africains ce qu’il racontait jadis aux raëliens de France et du Canada à l’encontre de ce qu’il avait écrit. S’il ne s’est pas mis à croire maladivement ses propres mensonges, alors il mentait effrontément pour un avantage qu’on identifiera tôt ou tard. Et il ne faut pas exclure que les deux explications, conjuguées, soient justes.

Un « pays agréable au climat doux » sans le nom

Je lance donc un second défi 1 aux raëliens : dans un premier temps, qu’ils nous montrent, dans le premier livre qui traite de la prétendue rencontre de décembre 1973 (publié en 1974) où il est censé être écrit que les Élohim demandaient qu’une ambassade soit construite à Jérusalem ou à proximité de cet endroit. Et, vu que les extraterrestres n’avait pas visé Jérusalem, qu’ils nous disent alors pourquoi les Élohim auraient changé d’idée quelques mois plus tard, puisqu’aux dires de l’imposteur, ils suivent un plan ! Un plan par ailleurs dans lequel, de toutes évidences, l’identification du pays n’avait pas plus d’importance que cela s’il était d’abord d’un climat doux! En effet, la prétendue révélation du 13 décembre 1973 à propos du lieu de construction identifiait ce strict minimum : « dans un pays agréable au climat doux[…] » (p. 132, LVVDD, p. 90)…

Le fruit d’une improvisation

Sinon, soyons alors conséquents et constatons le mensonge de l’imposteur puisqu’en décembre 1973, contrairement à ce qu’il fait et laisse courir dans ses discours, les prétendus extraterrestres n’ont ni identifié ni suggéré un lieu préféré pour la construction de « leur future » résidence sur Terre. Et puisque l’imposteur leur a fait dire: « dans un pays agréable au climat doux », nulle part à ma connaissance il est écrit que le mot « Jérusalem » signifierait : « pays agréable au climat doux ». Car, si l’on avait appris à l’imposteur que ce fut le cas, soyez sûr qu’il se serait empressé, à titre d’ajustement à sa révélation, de consigner l’information dans un de ses écrits subséquents afin que cela fasse partie du… credo raëlien.

De plus, de toutes évidences, selon la même référence, et en acceptant pour un court instant que l’imposteur ait pu dire la vérité, les extraterrestres n’avaient pas prévu donner plus de précision quant au lieu de l’ambassade, puisque le message destiné aux Terriens devait être le dernier pour longtemps. Conformément à ce que la partie du premier livre la plus signifiante à cet égard laissait entendre très clairement, ledit premier livre devait être le seul et unique porteur, pour un bon bout de temps, d’une prétendue révélation. À cet égard, en effet, l’imposteur avait fait dire à l’extraterrestre : « Notre seule aide se bornera à apparaître de plus en plus fréquemment…» (p. 134, LVVDD, p. 92). C’était clair: « se borner à apparaître de plus en plus fréquemment… jusqu’à la rencontre fantastique » devions-nous comprendre.

Et très bizarrement pourtant, moins de deux ans plus tard (du 13 décembre 1973 au 7 octobre 1975), les extraterrestres se seraient mis presque subitement à avoir un avis différent là-dessus… Et un avis qu’on aura appris comment ? Très précisément dans un second livre des messages de l’imposteur qui faisait d’eux alors des extraterrestres improvisateurs et… incohérents quant à leur planification ! Dans les pages concernées donc, il n’y eut jamais ni le mot ni l’idée d’un lieu dit Jérusalem rattaché à un projet de construction d’une résidence pour extraterrestres.

De plus, il est très intéressant de lire la citation plus complètement: « Notre seule aide se bornera à apparaître de plus en plus fréquemment afin de sensibiliser les gens au problème et de leur donner envie de prendre connaissance de la vérité… » Tiens ! «…au problème » !, leur faisait-il dire. Mais quel problème, au juste ? Leur retour devait-il être assimilable à un problème ? Ce retour ne devrait-il pas plutôt être perçu comme une solution dans l’économie générale de l’invention de l’imposteur ? Mais, s’il y avait problème, raison de plus de laisser au monde le temps de digérer la bonne nouvelle… ! De laisser donc le problème se résorber…

Une seconde rencontre devenue commode

Mais passons et demandons-nous si un voyage sur leur planète allait constituer une aide supplémentaire ou pas. Qui osera dire que ça n’en aurait pas été une et qu’il n’y a pas donc contradiction flagrante?

De plus, on peut indéniablement affirmer que cette aide qui « se bornera à apparaître de plus en plus fréquemment… », ça exclut une autre rencontre à court terme. En effet, avant que leurs apparitions successives n’aient eu un effet de sensibilisation à un problème - qui ne peut pas être anodin sinon pourquoi en faire un tel cas ? - il aurait dû se passer beaucoup de temps. Or, 22 mois après la prétendue première rencontre, ils sont supposés l’avoir amené sur leur planète pour un voyage éclair de 24 heures… Outre la distance énorme à parcourir que cela supposait et le problème technologiquement inhérent à l’aventure, comment, en soi, cela pouvait-il être crédible sans faire de la pensée magique ? Une seule raison pouvait expliquer un tel retournement de situation : l’imposteur avait besoin d’un contexte nouveau pour passer des idées nouvelles, omises dans le premier livre, comme, par exemple et justement, celle de l’implantation d’une résidence pour extraterrestres à proximité de… Jérusalem. Ce qui, dans les faits, a donné lieu à un deuxième livre, c’est-à-dire, à un prétendu complément de révélation, à la possibilité ensuite de parler d’une révélation d’une ampleur nettement plus significative et à des rentrées de fonds personnelles additionnelles… finalement non négligeables en ces débuts d’exercice de la « profession de prophète ».

De plus, s’ils y tenaient tant au site de Jérusalem tout en se contentant d’apparaître de plus en plus fréquemment plutôt que de faire un premier contact officiel à court terme, vous pensez bien qu’ils auraient dit à leur prétendu représentant sur Terre, dès la première rencontre avec leur prétendu dernier des prophètes quelque chose comme: «Faites construire une résidence à Jérusalem ». Or ce n’est pas ce que l’imposteur a écrit. Au contraire, le gourou a dit qu’ils ont clairement laissé entendre que dorénavant, ils se laisseraient désirer… cela rendant encore plus évident le mensonge de l’imposteur Vorilhon et encore plus suspect l’avènement d’un deuxième livre en peu de temps qui constituait alors un supplément de révélation et surtout une plus garantie de rentrées de fond dans la tirelire personnelle du prétendu dernier des prophètes.

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NOTA BENE : Pour des fins de bonne compréhension, disons tout de suite que la pagination évoquée dans le présent dossier sera celle du livre édité en 1998 et rendu téléchargeable gratuitement via Internet peu de temps plus tard, mais tout de même 25 ans après la prétendue révélation. La présentation des références sera la suivante : par exemple (p. 134, LVVDD, p. 192), la première pagination visant l’édition de 1974 et la seconde indiquant celle du livre de 1998, Le vrai visage de Dieu (LVVDD). Et rappelons par la même occasion que ce nouveau produit (plus nouveau qu’on ne le croit) contient les deux premiers livres publiés par l’imposteur. Prenons note que l’équivalent du premier livre, Le Livre qui dit la vérité, est consigné entre les pages 1 et 108 de la nouvelle édition. Et que le deuxième livre, qui s’intitulait Ils m’ont emmené sur leur planète, est consigné entre les pages 109 et 206, 9 autres pages (207 à 215) constituant alors un bloc de documents supplémentaires à savoir : un Message datant du 13 décembre 1997, un Post-scriptum de l’imposteur datant aussi de 1997 et des « informations additionnelles » et un « Addendum ».

Je prends la peine de faire cette remarque parce qu’il m’apparaît important pour ce qui est du contenu du présent dossier de bien distinguer la première révélation (consignée dans le premier livre) de celle qui est venue s’ajouter dans un deuxième temps après un prétendu voyage-éclair de l’imposteur sur la planète des extraterrestres et qui a donné lieu à un deuxième livre. Cette deuxième révélation de même que les ajouts écrits en 1997, insérés en 1998, ont eu, autant les uns que les autres, pour objectif d’ « ajuster », pour ne pas dire « amplifier », la prétendue première révélation de l’imposteur. Avec le temps, l’ensemble a finalement été commodément considéré et dit par ce dernier comme étant une seule et même révélation. Et cela a eu l’avantage, le temps qui passait aidant, de masquer un bon nombre des erreurs que l’imposteur a vu un intérêt à éliminer de sa prétendue (première) révélation, dont celle (qui fait l’objet du présent dossier) d’une résidence pour extraterrestres devant « supposément » être construite à Jérusalem, alors qu’il avait omis d’indiquer cette donnée, toujours supposément, capitale dans son premier livre à l’effet que cette construction prétendument demandée par l’extraterrestre (qu’il prétend avoir rencontré le 13 décembre 1973) devait être construite à cet endroit mythique.

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Il n’y a sans doute pas de plus honteux mensonge que celui qui est fait sous des prétextes religieux et au nom de la vérité. - l’auteur

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Justifier la cueillette de fonds

Après avoir réussi à établir le fondement d’une prétendue révélation sur la base d’un plagiat dans l’œuvre de Jean Sendy, et particulièrement, dans son livre paru en 1970 intitulé l’ère du Verseau; et après avoir réussi à se faire passer pour un prophète en récupérant La Bible à ses fins personnelles, et pour un prophète annoncé par surcroît, Claude Vorilhon alias Raël, a mis sur pied le projet qui allait lui rendre possible d’amasser substantiellement de l’argent sur la base de la croyance en sa prétendue révélation : la construction d’une résidence (dite « l’ambassade ») pour les extraterrestres dits les Élohim.

LES LOUVOIEMENTS DE L’IMPOSTEUR

Le lecteur verra ci-après que depuis le début et qu’entre le fait d’en parler et la réalité, il y a eu chez Claude Vorilhon l’imposteur un cheminement rempli de louvoiements qui, avec le temps, m’ont donné le goût d’aller fouiller ses écrits plus en profondeur, ce qui m’a permis de comprendre que, dès le début, Claude Vorilhon n’a pas eu la volonté de construire une telle résidence prétendument demandée par des Extraterrestres dits Élohim. Ni à Jérusalem, ni ailleurs. Parce que, d’abord, il n’a jamais rencontré d’extraterrestres, ce qu est déterminant, comme je l’ai allégué dans le dossier Les cinq points et démontré dans le dossier Du Sendy tout craché de même que dans le dossier Fausse porte des Poissons et aussi parce que son écrit initial ne faisait aucunement allusion à Jérusalem comme site d’une future résidence sur Terre pour extraterrestres.

Le prisme déformant

Si vous demandez à un raëlien ce qu’il croit à propos de la future ambassade prétendument demandée par des extraterrestres, il vous dira que ladite ambassade a été demandée par les Elohim quand Raël a rencontré Iahvé en 1973 et que celui-ci lui a alors demandé qu’elle soit construite dans les environs de Jérusalem. C’est la croyance en effet que l’imposteur entretien dans son organisation. Or, je le répète : c’est faux, archi-faux. Alors, comment les raëliens en sont-ils arrivés à croire cela? La prétendue révélation de l’imposteur est remplie de ces impressions d’après lecture, et de lectures répétées, qui ont la vie tenace étant donné que l’imagination greffe à son tour des bouts de croyances à des choses écrites qui s’imposent au cerveau grâce aux discours « enlevants » du prétendu dernier des prophètes.

Aucune allusion au site de Jérusalem

Or, dans le message du 13 décembre 1973 qui correspond au premier livre, nulle part il n’y est fait allusion à Jérusalem. Là, l’imposteur, avec la complicité des responsables de la parution du Contact, réécrivait sa prétendue révélation en y superposant un mensonge pardessus le mensonge. Alors, qu’il nous dise donc où, dans la prétendue révélation de décembre 1973, et cela devrait être normalement dans le chapitre où il est fondamentalement question de ladite résidence pour extraterrestres, à savoir le chapitre intitulé Votre mission, là même où est faite la commande d’une résidence, qu’il nous dise, dis-je, où on peut trouver une allusion à Jérusalem comme lieu de construction souhaité par les extraterrestres. Moi je vous dis, après une vérification extrêmement serrée que dans dans le livre et ledit chapitre, il n’y a rien à ce sujet. D’ailleurs, dans le même livre, aucun chapitre non plus ne reprend cette question fondamentalement!

L’ambassade telle que demandée…

Mais qu’était-elle au juste la prétendue demande des extraterrestres selon l’imposteur? Très simplement, le maximum qu’il fut dit dans ce premier livre, à propos du lieu de construction, c’était : « dans un pays agréable au climat doux[…] » . Comment peut-on ne pas croire alors que cette question importante ait été l’objet, il faut le répéter, d’une improvisation dès le départ ? Celle d’un imposteur, forcément, qui avait oublié d’y introduire un attrape-nigaud. Et qui a donc cherché plus tard à se reprendre comme on le verra.

Maintenant qu’il nous a été possible d’éclaircir ce louvoiement du faux prophète, voyons encore plus précisément ce que disait sa prétendue révélation. En se référant au texte original, on comprendra encore mieux que Claude Vorilhon alias Raël voulait véritablement nous amener en bateau. On ne se trompera pas en allant voir dans le « Le livre qui dit la vérité », qui est LE livre de la révélation, ce que les extraterrestres souhaitaient prétendument à ce sujet. D’ailleurs, vu qu’il s’agit de l’un des deux principaux objectifs de sa prétendue mission, tout aurait dû y être ramassé au même endroit, car faire autrement eut été un « excellent » moyen d’oublier quelque chose d’important, et d’ainsi bien mal commencer une importante mission (!!!).

… dans une situation bordélique « insoluble »

Il est important de lire l’invention du faux prophète dans le contexte historique du moment. Les Élohim ne devaient-ils pas savoir en 1973 le bordel qui existait depuis 1948 particulièrement et qui allait exister pour longtemps dans cette région du monde avec la création d’un État israëlien superposé, grâce à l’intervention des Britanniques à l’ONU, à un État palestinien qui y avait déjà droit de cité? Et ils, les Élohim extraterrestres, étaient censés bien savoir qu’ils n’étaient pas du tout étrangers à la situation bordélique qu’on y trouvait en 1973, historiquement parlant; non? Comment Vorilhon pouvait-il inventer une révélation qui ne tiendrait pas compte de cela de façon responsable? Comment les Élohim auraient-ils pu suggérer à leur représentant terrestre qu’une ambassade pour extraterrestres soient érigée à Jérusalem dans un contexte semblable? Poser la question, c’est y répondre.

L’unique réponse possible

Alors, voyons comment a été amenée cette question de l’endroit dans la prétendue révélation de l’imposteur : « Où ? », faisait alors dire l’imposteur à l’extraterrestre (p. 132, LVVDD, p. 90) qui a fait alors la seule réponse intelligente qui convenait : « Dans l’endroit que vous aurez fait aménager pour nous accueillir ». Et devenait-il plus précis? Oui! Un peu. Ligne suivante, il ajoutait ce que l’on connaît déjà: « Faites construire une résidence dans un pays agréable au climat doux […] ». Il n’y nommait donc ni Jérusalem, ni Israël. Plusieurs pays pouvaient correspondre à cette description, et c’était bien ainsi. Et suivait un résumé des résumés d’une sorte de cahier de charge établissant la nature d’une telle bâtisse à venir.

La vraie apparente intention décrite par l’imposteur

Page suivante, l’imposteur faisait dire à l’extraterrestres : « Faites près de la résidence, sur une montagne, venir du monde entier tous les ans, les gens qui souhaitent nous voir venir après avoir pris connaissance de ces écrits. » En effet, voilà bien ce que l’imposteur attribuait vraiment aux Élohim à la page suivante de son premier livre (p. 133, LVVDD, p. 91). Rien de plus précis. Tout simplement parce que l’imposteur, dans son processus d’invention d’un contact extraterrestre n’avait pas pensé à tout. Et que l’idée extrêmement brillante pour son effet persuasif, d’impliquer Jérusalem lui était venue trop tard. Hélas, pour lui. Il fallait donc un deuxième livre à effet correcteur, et donc une suite à la prétendue première révélation. Pas plus grave que cela cependant, allait-il se dire. Cela fera entrer substantiellement des sous de plus et faire la démonstration que ses adeptes allaient acheter tout ce qu’il écrirait, même d’une manière répétitive. Et c’est bien ce qui s’est passé!

Revenons à la citation du début du présent sous-chapitre. On admettra que cette citation n’apparaît aucunement être un incitatif à faire traîner le projet d’une construction d’ambassade pendant 35 ans. Tout au contraire. Par cet extrait, l’imposteur s’obligeait plutôt à une action plutôt expéditive. Sinon, comment, un coup mort, l’imposteur qui dit en avoir reçu le mandat, pourrait-il faire « venir » des gens du monde entier tous les ans? C’est bien à lui, n’est-ce pas, que s’adressait la directive : « Faites… venir…tous les ans »! Passer à côté de cela, c’est vraiment assumer de commencer à inculquer à son organisation une culture du mensonge!

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Formidable et permanent ballon d’essai

Face à l’inexistence de comportement significativement intéressant de la part du Gouvernement d’Israël face au projet de construction de ladite ambassade, l’imposteur, au lieu de pratiquer la patience et la rigueur dont il disait lui-même qu’elles devaient être les qualités devant accompagner le dossier, s’est mis, comme on l’a vu plus avant, à menacer le peuple d’Israël d’une nouvelle dispersion, quand ce ne fut de construire l’ambassade en territoire ennemi (palestinien), ou en Égypte, aux pieds («les côtes en bas ») du mont Sinaï (LVVDD, p. 213).

Le plus grotesque finalement a été cet accent mis sur la neutralité du territoire dans les années 1990, alors que le texte de l’imposteur en 1974 disait bien clairement : « Vous essaierez d’obtenir que le terrain (…) soit considéré comme neutre (…). » Comment un point de vue aussi mou de la part des extraterrestres en 1973 a-t-il pu finir par devenir une condition aussi rigide en 1990? Et à quelle sorte de perception et de réaction cela pouvait-il bien mener de la part d’Israël?

De plus, comment a pu être perçue par Israël une première approche faite en 1991, 18 ans après une prétendue rencontre avec Iahvé? Quelle raison primordiale a pu paraître justifier une aussi grande hésitation de la part du prétendu dernier des prophètes? Et dans ces conditions, comment peut-on croire que l’amateurisme n’a pas fait générer des perceptions de base ayant mené à une méfiance alors devenue parfaitement justifiée?

Mêler « diffusion » et démarches diplomatiques

D’ailleurs, quiconque se met à la lecture des pages 212 et 213 de la partie dite Post-scriptum de la réédition des livres un et deux de l’imposteur en 1998 rendue téléchargeable, perçoit inévitablement une impression d’amateurisme quand il constate et comprend ainsi mieux quand et comment se sont passés les contacts avec Israël. Quand une organisation supposément sérieuse compte sur une rencontre « fortuite » d’un militant raëlien avec un homme politique israëlien important en visite quelque part ailleurs pour lui remettre un document important en guise de contact officiel (ce fut le cas de Yitshak Rabin) et ou pour lui remettre un livre contenant la prétendue révélation de l’imposteur (ce fut le cas de Shimon Perès), alors qu’on possède un minimum d’organisation dans le territoire d’Israël, c’est que le chef et fondateur ne paraît pas certain de ses assises… et qu’il laisse alors faire compenser ses lacunes par la bonne volonté de militants déterminés. Cela s’est fait et n’a pu que donner une perception d’amateurisme… et, conséquemment, compromettre les chances d’obtenir une réponse positive de l’État israëlien qui ne pouvait pas se permettre de donner l’impression de badiner avec ce genre de dossier. La perception d’un tel amateurisme s’est probablement aggravée quand, pour des raisons de valorisation desdits militants, le succès de l’opération a ensuite été annoncé dans les organes internes officiels comme un véritable succès de… « diffusion personnelle».

« Vous essaierez d’obtenir… »

En politique, et encore davantage plus précisément en diplomatie, les essais, tout comme pour les ballons d’essai, sont très rapidement décelés et traités avec tout le sérieux qu’ils méritent : celui des essais tactiques. En diplomatie, on n’essaie pas de faire ce qui doit être fait; on le fait… par les moyens reconnus ou mis à la disposition par les services diplomatiques ou protocolaires et qui assurent la perception d’un minimum de sérieux… et donc la crédibilité nécessaire. Si les extraterrestres tenaient à la neutralité territoriale, il fallait en imposer d’abord le concept dans la révélation. Claude Vorilhon alias Raël, lui, leur a fait dire : « Vous essaierez d’obtenir que le terrain […] soit considéré comme neutre […]. » Qui osera dire que les extraterrestres auraient commis une telle erreur, EUX?

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Je suggère au lecteur, pour se distraire, d’aller lire le dossier intitulé Cocasses invraisemblances. Le seul contenu de ce dossier suffira à faire comprendre que Claude Vorilhon ne peut pas être un prophète choisi par les Élohim extraterrestres. Si ces extraterrestres avaient eu besoin de charger un humain du suivi de leur plan impliquant les humains de la Terre, pourquoi auraient-ils choisi, pour ce faire, un personnage si capable de divertir, mais si peu doté de jugement et si peu capable en dehors des rangs de son organisation de soutenir la crédibilité qui devrait accompagner sa fonction, comme c’est le cas du Dalai lama, par exemple?

Ainsi donc, obnubilé par la diversion et le divertissement de son chef spirituel, quand le raëlien lit : : « Faites construire une résidence dans un pays agréable au climat doux[..]. » il agit comme s’il avait réellement lu : «Faites construire une résidence à proximité de Jérusalem ».

On a vu jusqu’à maintenant que, selon le premier écrit de l’imposteur, les extraterrestres n’avaient pas jugé bon de préciser qu’ils souhaitaient une résidence aux environs de Jérusalem; et pourtant, 35 ans plus tard, l’imposteur continue à essayer de faire croire que ce fut réellement le cas. Ce qui est purs mensonge et manipulation.

Tergiversations devenues significatives

Mais, il y eut pire : l’imposteur a tergiversé constamment sur le lieu de construction de cette résidence en s’entêtant à vouloir faire triompher un lieu que les prétendus extraterrestres n’avaient même pas, eux-mêmes, demandé de construire, à savoir Jérusalem comme on l’a vu plus avant.

Ainsi donc :

Il y eu à ce jour, sous diverses formes, 7 demandes de terrain au Gouvernement d’Israël toutes sans réponses sur le fond. Ainsi donc, après trois absences de réponses, l’imposteur aurait dû conclure lui-même à un manque de crédibilité de son action de prétendu prophète. Mais il s’est entêté. Le nom seulement, Raël, qu’il s’est lui-même attribué et que les Israëliens entendent comme voulant dire « le méchant de Dieu » (comme on l’a vu dans le dossier Cocasses invraisemblances), s’avérait déjà une embûche majeure pour qu’il soit perçu comme crédible.

Ayant accepté de s’ouvrir à d’autres lieux à « climat doux », il en a parlé partout dans toutes les rencontres de son organisation. Et ainsi donc, une île lui a été offerte gratuitement, de même qu’un terrain dans un lieu où le développement touristique aurait été stimulé par la présence de la résidence extraterrestre. Et si ces faits étaient devenus possibles aux dires du faux prophète, c’était parce que les extraterrestres avaient consenti télépathiquement à ce que ce ne soit pas à Jérusalem …

Et, malgré qu’il y ait eu activement un dossier « Brésil », comme on le verra plus loin, il continuait à dire que ce serait à Jérusalem, incapable qu’il était de lâcher prise. Et en décembre 2005, il a trouvé le moyen de faire s’illusionner les Africains du Katanga au Congo… à leur tour.

Mais avant de développer cette partie du dossier où je vais focaliser sur le cas du Brésil, permettez-moi, de vous fournir le contexte par lequel j’ai découvert le pot-aux-roses le plus révélateur quant à cette ambassade qui a rapporté plus de 14 millions de dollars US en cueillette de fonds, dont la construction n’est d’aucune façon commencée à ce jour.

Un dernier mandat utile

À mon retour d’un voyage en Floride où j’ai pu mieux comprendre les événements qui ont entouré l’annonce du prétendu bébé cloné Ève et la portée desdits événements pour les finances personnelles de l’imposteur (comme je l’évoquais dans le dossier Mensonge dissimulé et comme on le comprendra mieux encore dans le dossier Sa tirelire personnelle), je démissionnais de la structure de responsabilité dans laquelle j’avais une nouvelle fonction d’adjoint au responsable continental, de niveau 5, de la diffusion en Amérique latine depuis ma démission de responsable des « affaires légales » qui me rendaient littéralement malade. Je fus suffisamment longtemps à cette fonction dans le cadre du développement de l’Amérique latine pour découvrir premièrement que Claude Vorilhon alias Raël n’avait aucune conviction relativement à la construction d’une ambassade pour les extraterrestres; de constater ensuite jusqu’à quel point le prophète se foutait bien du temps qu’il faisait perdre à ceux qui se mettaient à son service; et surtout finalement de découvrir son mensonge relativement à la résidence qu’il prétendait lui avoir été demandée par des extraterrestres.

Un rattrapage impossible à réaliser

J’étais en train de rédiger une « embêtante » réponse à un fonctionnaire travaillant à la Planification du territoire du Brésil quand je suis parti en voyage pour la Floride. À ce moment, il était évident que le dossier de la construction de l’ambassade était la dernière des préoccupations du faux prophète. Et sa tergiversation a fini par avoir un prix qu’il n’aura pas fini de payer de sitôt. À cet égard, le détail est croustillant.

« A demain dans l’ambassade » au… Brésil

Dans sa tentative de laisser croire qu’il tenait à la construction d’une ambassade pour les Élohim même ailleurs qu’à Jérusalem (ce lieu où la crédibilité de son action serait assurée éternellement) l’imposteur a fait entreprendre par ses adjoints en l’an 2000 une démarche d’obtention d’un terrain au Brésil. Peu de temps après l’envoi de la demande, le Gouvernement du Brésil via son Ministère du Plan a répondu et demandé à connaître la grandeur du terrain qu’on voulait obtenir. Cinq années plus tard, l’imposteur ne s’était pas encore soucié de faire envoyer une réponse cohérente, et surtout engageante, à cette question, ce qui fournit bien une autre preuve du peu d’intérêt qu’il avait pour la construction de cette ambassade qui est, il faut le rappeler, un élément-clé des objectifs de son organisation, comme on le verra dans le dossier « Sa tirelire personnelle ».

Malgré un « OK » des Elohim pour construire ailleurs!

Je me rappelle trop bien la réaction de joie et d’euphorie de Nicole Bertrand, la Guide, responsable à ce moment-là, de la diffusion en Amérique du Sud, quand elle m’a appris la « grande nouvelle », mal interprétée par ailleurs, à l’effet que le Brésil nous avait envoyé une réponse positive, en portugais, à notre lettre de l’an 2000.

Je me rappelle aussi très bien la réaction de son adjoint pour l’Amérique latine, Daniel T., mon supérieur hiérarchique immédiat, à propos de la situation ainsi crée qui ne pouvait que nous laisser perplexe surtout à cause de l’incapacité de Gérard Jeandupeux, l’adjoint-en-chef de l’imposteur, de trouver la preuve d’une réponse de l’organisation à la lettre-réponse reçue du Brésil qui, elle, était bien tangible. Devant moi, sur son ordi, j’ai très bien vu le premier préparer un courriel adressé au second. On verra plus loin quel en fut le résultat.

Je me rappelle aussi qu’il était devenu évident que cette absence de réponse nous mettait dans une situation inconfortable et risquait de gaspiller un précieux résultat obtenu.

Par conséquent, je ne peux pas croire que les explications consignées dans le Contact no 317 en relation avec le lieu de construction de l’ambassade n’ont pas cherché à cacher une tentative de redressement des perceptions chez ses adeptes et ses adjoints en particulier de la part de l’imposteur. Cela était fait en effet afin de ne pas perdre contenance face à la perception à laquelle donne de plus en plus lieu, chez les membres, tout le traitement du dossier de l’ambassade dont l’érection n’est commencée nulle part, ni en Israël ni ailleurs, en cette année 2008, presque 35 ans après la prétendue rencontre du 13 décembre 1973.

De toute évidence, ou il y a un problème de perception par ses guides-adjoints dans ce dossier; ou le prétendu prophète est mêlé dans ses prétendus messages télépathiques avec les extraterrestres et donne alors de mauvaises consignes à ses adjoints. Vivement l’invention d’un classeur et d’un classificateur efficace de messages… télépathiques !

Un dossier minimalement actif

Si l’objectif no 2 , la construction de la résidence pour extraterrestres, était une véritable priorité dans les faits et quand le Brésil a répondu : « De quelle grandeur vous le voulez ce terrain ? », pourquoi le faux prophète n’a-t-il pas envoyé le guide responsable du Brésil rencontrer le signataire de la lettre de réponse ? Ou une personne reconnue pour être capable de développer un comportement diplomatique. Serait-ce parce que le prophète ne fait confiance à personne ? Oui cela y est pour quelque chose, c’est sûr. Mais la vraie raison est qu’il ne dépose des demandes que pour pouvoir dire aux membres que le dossier avance. C’est tout. C’est de la manipulation de ses adeptes.

Surprenamment, peu importe l’existence de messages télépathiques prétendument ouverts à d’autres lieux que Jérusalem, dans le cas du Brésil, il y eu une importante réponse que la haute direction de l’organisation n’attendait pas ! Mais l’imposteur n’avait pas préparée celle-ci à ce résultat que, lui, il ne souhaitait pas… Cette réponse ne venait pas d’Israël…(!!!) l’objet de tous ses entêtements utiles… Et je dis bien « utiles ».

Et il était impensable qu’il vienne à l’esprit d’un guide de niveau 5 que son chef était en train de jouer un jeu relevant de la plus pure fourberie.

Un brouillon de réponse

Quand on m’a confié la responsabilité de faire le suivi de la demande de terrain au Brésil, j’ai demandé de pouvoir compter sur l’ensemble du dossier. Mais surtout sur une quelconque réponse qui pouvait bien avoir été envoyée en l’an 2000. Au moins, pour m’assurer qu’on n’allait pas faire rire de nous… Et Daniel T., mon supérieur immédiat, n’a pas ménagé les efforts pour arriver à des résultats. Ne voilà-t-il pas qu’après d’énormes difficultés à trouver des suites à la réponse nous provenant du Brésil, Gérard J., en tant qu’adjoint principal du pape Vorilhon, nous envoie copie de son projet de réponse datant de l’an 2000 qui, de toutes évidences, et logiquement non signé, n’a jamais dépassé le stade du brouillon tellement il ne répondait pas à la question du Brésil (« De quel grandeur vous le voulez ce terrain? »); un projet qui était écrit comme si on voulait faire du prosélytisme auprès des fonctionnaires de ce pays et qui semblait avoir finalement pour objectif que le Brésil ne donne aucunement suite à ladite prétendue réponse.

Et un brouillon de direction

Mais, c’est l’euphorie de Nicole B. qui me revient sans cesse à la mémoire. Comment a-t-elle pu me dire (avant ma démission de la structure en mars 2005), avec autant d’emballement, qu’on venait de recevoir une réponse positive du Brésil à laquelle il fallait répondre rapidement alors que la seule réponse reçue datait de l’an 2000? Tout simplement parce que les adjoints de l’imposteur sont tout autant amenés en bateau par le chef que les simples membres sur la question de l’ambassade, la résidence attendue.

Au tour de la République dominicaine

Il est tellement vrai que ce dossier a été traité d’une manière qui n’était aucunement un gage de succès que, le 29 juillet 2005, une autre demande de terrain a été faite… à la République dominicaine, cette fois, selon un compte-rendu fait dans le Contact 280 (erronément indiqué 279 dans tout le reste du document). Tout le fruit de ce qui s’était fait au Brésil étant alors abandonné… en pure perte. Et ce n’est pas par hasard !

« Mais construisons d’abord l’ambassade ! »

Pourtant, à l’été 1997 (24 ans après sa prétendue rencontre avec un extraterrestre), le faux prophète avait l’air de tellement vouloir la construire cette ambassade… (Rions-en) En effet, à la fin du post-scriptum écrit à l’occasion de la publication de la version téléchargeable de sa prétendue révélation, Le vrai visage de Dieu (LVVDD, p. 215), il avait écrit : « Mais construisons d’abord l’ambassade ! ». Ce « d’abord » m’a intrigué énormément. Et même tellement, que j’ai senti le besoin d’aller en voir le sens dans le dictionnaire… En effet, il me semblait que l’expression « d’abord » voulait dire « avant tout, pour commencer » (comme me l’a confirmé Larousse). Donc « avant toutes autres choses » !!!! Et pourtant il s’est passé 10 ans depuis. Donc, après une vaine attente de 35 ans… rien n’est encore commencé, sauf une maquette, à toutes fins pratiques puisqu’il n’y a pas eu acquisition du terrain requis. Et qu’on a même laissé passer la seule ouverture intéressante qui s’est présentée : celle du Brésil.

« À demain dans l’ambassade » : où ça?

«… construisons d’abord l’ambassade ! », pensait-il donc. Mais, si cela était la façon « hyperbolesque » de l’imposteur de « gagner du temps » (en disant plus, pour offrir moins) afin de privilégier Jérusalem et Israël, il semble bien que ses guides-adjoints n’ont jamais osé le voir ainsi. Ils croient dur comme fer, comme l’adjointe Nicole Bertrand en 2004 au moment où elle croyait à une réponse récente du Brésil (qui datait finalement de l’an 2000), que l’ambassade se construira très bientôt, il y a belle lurette que l’un d’eux a salué un membre en le quittant avec l’usage des mots « À demain dans l’ambassade » (comme cela se faisait fréquemment quand je suis arrivé dans cette organisation en 1986) car la réponse pourrait-être : « Où ça? » Mais, la formule pourrait redevenir à la mode suite à la présente remarque… car l’imposteur ne laisse rien passer… qui puisse être utile à sa crédibilité! Ou au rétablissement de celle-ci!

Des guides hypnotisés

Revenons aux adjoints de l’imposteur. Ces guides sont aussi « hypnotisés » que les simples membres, car, plutôt que de réfléchir, ils ressentent, eux, comme leur chef leur a appris à le faire. Alors, ils ressentent qu’il y a une chose qui a perdu de son intérêt; il s’agit de l’objectif numéro 2 de l’organisation internationale. Mais, ils n’ont pas le droit de se demander « pourquoi? » S’en est-il trouvé au moins un dans les 10 dernières années qui ait demandé au chef : « Dis-moi Raël, l’ambassade, on s’en va où avec ça ? ». Aucun. Je le répète, les guides ne posent pas de question au prétendu prophète. De peur d’être perçu comme « critiques » des politiques du chef. Ils assimilent alors tout ce que dit l’imposteur, comme tous les simples raëliens. Et, s’il y a un signe d’intérêt subi pour quelque chose que le chef a à coeur, ils s’emballent et essaient de faire passer leur enthousiasme au reste du troupeau. C’est le cas de « l’ambassade », qui est un autre mensonge de taille perpétué par les adjoints qui sont incapables de percevoir comme tels les louvoiements de leur chef.

UN FAUX PROPHÈTE EFFRONTÉ

Mais il y a un épisode encore plus incroyable : une implication imprévue, imposée à Israël par un imposteur devenu assez effronté pour tenter de se donner une apparence de cohérence dans un fonctionnement discordant.

« Israël doit construire… »

Pour cela, revenons au propos du prophète menteur et fourbe relatif à la construction de l’ambassade. Un extrait (annexe 1) révélateur tiré du texte du Contact no 317 disait : « La protection de “dieu” (Elohim), dont bénéficie Israël, risque de disparaître. Cet état pourrait donc être détruit une nouvelle fois et cela pourrait être dû à la non construction de l’Ambassade et aux crimes contre l’Humanité que pourrait commettre Israël .»

Encore des menaces !

Vous avez senti là de la menace ? Vous avez tout à fait raison. Faute d’avoir l’influence souhaitée, l’imposteur use de menace pour arriver à ses fins. À cet effet, le lecteur s’amusera à l’annexe 2 portant sur une menace faite aux Coréens. On y verra comme la menace lui est devenue naturelle. En effet, on constatera que les raëliens saisissent rapidement les menaces que Vorilhon fait au peuple Coréen, mais qu’ils se taisent face à celles, plus subtiles, que l’imposteur profère à l’égard des Israëliens depuis plusieurs années.

Un constructeur inédit de la résidence pour extraterrestres

Mais le plus important que je voulais faire ressortir s’en vient. En effet, l’imposteur ajoutait : « Car les Elohim cesseront aussi de protéger Israël si ses armées ont des comportements sanguinaires et contraires aux Messages, même si l’Ambassade y était construite. En d’autres termes, non seulement Israël doit construire l’Ambassade, mais doit également avoir un comportement humain et humanitaire exemplaire. […] Étant le peuple élu, ils se doivent d’être extraordinaires et exemplaires s’ils veulent mériter de conserver cette terre promise provisoire. » Voilà quand même une belle façon de se renforcir de la situation des autres. [NDLA : Le caractère gras est de moi.]

Une autre correction à la révélation

Le plus de conséquence dans ce texte du prétendu prophète est indéniablement ce « En d’autres termes, non seulement Israël doit construire l’Ambassade[…] » ! dont j’ai volontairement souligné les mots « Israël doit construire l’ambassade ». L’aviez-vous remarqué ? Cela est très important car jamais il n’a été question nulle part auparavant de faire construire cette « résidence pour Elohim » par Israël ! Il faut à tous prix éviter de banaliser ce nouveau fait. Sinon le prophète menteur dira plus tard, quand il aura réussi à accréditer complètement cet élément nouveau, que l’ambassade n’est pas encore construite tout simplement parce qu’Israël a tardé à la construire. De plus, en disant que « Israël doit construire… », il augmente indéniablement le degré de difficulté pour ne pas dire qu’il jette le projet totalement par terre à cause de la non intervention d’une tierce partie. Il se sera alors agi d’un autre glissement progressif vers une autre interprétation de son mensonge originel. Dans le langage populaire, dans ce genre de situation on parle de « couleuvre ».

Le temps s’est bien mêlé de faire voir ses vraies motivations

À propos de Jérusalem, comme emplacement de cette dite ambassade, prenons acte du commentaire qu’il livrait aussi dans le Contact no 317 relativement au conflit Israël - Liban. Il s’agissait d’une monstruosité ressemblant à une sorte de menace affective à l’égard d’Israël; une menace équivalant à « si tu ne me donnes pas mon bonbon, tu vas être puni, menacé, exterminé ». Vous ne me croyez pas. Voici à cet égard l’extrait révélateur: « La protection de “dieu” (Elohim), dont bénéficie Israël, risque de disparaître. Cet état pourrait donc être détruit une nouvelle fois et cela pourrait être dû à la non construction de l’Ambassade et aux crimes contre l’Humanité que pourrait commettre Israël. Car les Elohim cesseront aussi de protéger Israël si ses armées ont des comportements sanguinaires et contraires aux Messages, même si l’Ambassade y était construite. En d’autres termes, non seulement Israël doit construire l’Ambassade, mais doit également avoir un comportement humain et humanitaire exemplaire. » [NDLA : Le caractère gras est de moi]. Et voyez comment il a trouvé le moyen de noyer cette monstruosité en l’accolant à un prétendu possible « crime contre l’humanité » de la part d’Israël. Ce « que pourrait commettre Israël », n’est-ce pas un procès d’intention indigne d’un chef spirituel, à ce petit peuple condamné à survivre au milieu de ses ennemis de toujours sujet à la discrimination permanente?

L’exemplarité !

Et vous avez bien lu la fin de cette citation. Pas très subtil n’est-ce pas ce lien qu’il fait entre la construction de sa prétendue souhaitée résidence pour extraterrestres et un « comportement humain et humanitaire exemplaire de la part d’Israël ». Cette leçon que l’imposteur tentait de faire aux Israëliens, cela se passait pendant que certains de ses anciens adeptes lui rappelaient qu’il n’avait pas lui-même un comportement exemplaire. Comment cet effronté peut-il alors oser faire des leçons aux Israëliens sur l’exemplarité alors que, comme le démontre le présent blogue, il est incapable lui-même d’exemplarité. La poutre et la paille… « Exemplaire », un mot qu’on n’a jamais entendu de sa bouche… qui apparaît curieusement, dans son vocabulaire, maintenant qu’on évoque son propre comportement non exemplaire… Je rappelle au lecteur qu’il trouvera à l’annexe 1 le texte à ce sujet paru dans le Contact no 317.

Flatterie envers les Africains

L’ambassade, c’est devenu un objet de manipulation des adeptes, comme on le verra maintenant.

L’organe officiel Contact permet à tout le monde de suivre les péripéties de l’imposteur. Le numéro 317 passera à l’histoire pour avoir été, peut-être, la dernière constatation importante des dernières tentatives de Claude Vorilhon de se déresponsabiliser totalement devant les conséquences de ses propres mensonges, et cela avant son dernier grand coup qui devrait rendre obsolète l’immense engagement raëlien découlant paradoxalement de ses mensonges. En effet ce Contact no 317 nous annonçait que Israël « devrait construire l’ambassade », cette nouveauté sans précédent (comme on l’a vu) et que « Adam et Ève étaient noirs ». Eh oui ! Et tout cela en le disant aux Africains, à des journalistes non encore habitués aux tentatives de manipulation des média par le faux prophète et aux membres africains qui n’ont jamais eu droit à autant de « divine » attention que ces derniers temps.

Mais, soyons lucides. Dès le début, il avait prévu des conditions qui allaient rendre le projet irréalisable. N’ayant pas rencontré d’extraterrestres comme on l’a vu dans d’autres dossiers, on comprendra que, vieillissant, il ne veuille pas s’embourber dans la construction d’une grandiose bâtisse…

UNE CONDITION POUR JUSTIFIER UN REPORT ÉTERNELLEMENT

Le vrai moyen qu’avait trouvé Claude Vorilhon alias Raël de voir traîner ce projet de « résidence pour extraterrestres » très longtemps, voire ne jamais voir véritablement aboutir ce projet, ça été de lui fixer lui-même une telle exigence, en fait une condition de réalisation telle, qu’il était déjà assuré qu’aucun pays n’y consentirait; en effet, non seulement, il prévoyait se faire donner le terrain, mais il exigeait en plus qu’une clause dite d’extraterritorialité (autrement dit : de neutralité territoriale) soit rattachée au transfert dudit terrain (p. 132, LVVDD, p. 91), qu’il évoque dans une prétendue nouvelle révélation en 1997. Même le projet de réponse de Gérard Jeandupeux au Brésil ne l’évoquait pas, alors que ce devait être la prochaine étape à franchir.

Une fausse obligation de neutralité ?

Grâce à cette clause de neutralité et à son évidente très grande difficulté d’application, au dessus de Jérusalem par surcroît, il finira par faire valoir à ses adeptes crédules et obéissants que l’exigence de la neutralité du territoire a énormément retardé l’avènement d’un choix de terrain. Qui prendra cela au sérieux ? D’ailleurs, la prétendue révélation nous donne l’heure juste à ce sujet. Page 132 (LVVDD, p. 91 ), il faisait dire à l’Extraterrestre : « Vous essaierez [NDLA : Tiens, tiens ! Essayer seulement !!!] d’obtenir que le terrain où s’établira cette résidence, plus vaste possible qu’il est prescrit, soit considéré comme terrain neutre[…]» N’était-il pas devenu évident après 15 ans de recherches de terrains et 7 « NON » de la part d’Israël que l’idée « d’essayer d’obtenir » avait atteint ses limites évidentes. Et que, cela n’étant pas une obligation absolue, le prétendu prophète était bien fou de continuer à exiger l’application d’une clause… non obligatoire, s’il s’agit de Jérusalem par surcroît. Mais, c’est ce qui paraissait; croyez-moi, il savait très bien ce qu’il faisait. Alors, donc, à quoi jouait-il ? C’est simple : à gagner du temps, pour n’avoir jamais à la construire cette résidence.

Normal, il n’a pas rencontré d’extraterrestre et il n’y a donc jamais eu de demande de résidence par et pour des extraterrestres lors de leur prétendu retour sur Terre.

 

UN POTENTIEL DE MARKETING GASPILLÉ

C’est du côté des avantages à l’utilisation d’un marketing avisé qu’on prend connaissance d’un autre indice important à l’effet que l’imposteur ne voulait d’aucune façon procéder à la construction de l’ambassade prétendument demandée par les extraterrestres. En effet, un des plus grands signes d’inconséquence dans le cheminement du faux prophète à l’égard de cette résidence, c’est bien qu’il n’a pas utilisé le potentiel de marketing qu’offrait ledit projet comme grand moyen de faire avancer sa mission d’une manière accélérée; et au delà du fait qu’il a montré une maquette de ladite future résidence à quelques journalistes, et à ses membres évidemment, l’imposteur, contrairement à toute attente, n’a vraiment jamais cherché à utiliser la construction de l’ambassade en tant que tel à des fins de marketing.

Même le projet d’une reproduction miniaturisée et anticipée de ladite ambassade à Valcourt, dont une première pelletée de terre avait eu lieu, a été abandonné dès que l’imposteur et ses adjoints qui pensent d’abord à son bien-être personnel avant la réalisation de sa prétendue mission, eurent conçu que dans un complexe à condos dans lequel une exposition dite UFOLAND allait tout de même pouvoir être intégrée, un logement gratuit pourrait être avantageusement fourni… au gourou.

Le modèle réduit aidant, la construction de l’ambassade serait peut-être en marche depuis très longtemps, et possiblement même terminée, ce qui n’est pas du tout le cas actuellement puisque le terrain n’est même pas encore désigné. Même là, le marketing n’a pas su trouver sa place. Et, fait inquiétant, ces événements, tous réunis, rendent le personnage extrêmement suspect.

Le texte de sa révélation l’y incitait pourtant

Je le répète, il y avait dans la réalisation du projet d’une résidence grandiose (à plusieurs millions de dollars) un tel potentiel au plan marketing qu’il est totalement impossible d’y voir, après 35 ans de vaines attentes des membres qui faisaient, pour plusieurs, des dons substantiels pour la réaliser, d’y voir, dis-je, autre chose qu’un désintéressement du gourou raëlien pour la construction de cette bâtisse destinée à y accueillir des extraterrestres.

Et si donc, au contraire, il avait démontré par une démarche de marketing qu’il y avait là un élément capital en termes de priorité de sa prétendue révélation, c’est logiquement très très très tôt qu’il aurait cherché à la bâtir cette résidence afin de répondre à la commande qu’il prétend lui avoir été donnée par les Elohim et qui se disait ainsi : « Faites près de la résidence venir du monde entier tous les ans, les gens qui souhaitent nous voir[…] » (p. 133, LVVDD, p. 91).

Et s’il cherchait de la crédibilité accrue pour sa « mission », et conséquemment, l’augmentation du nombre de gens qui le suivraient grâce à ce moyen privilégié de marketing, c’était à n’en pas douter la voie à suivre. D’autant plus que le financement de ladite construction en serait devenu extrêmement facilité du fait qu’elle aurait été publicisée par tous les media du monde… Prenons « Sainte-Anne-de-Beaupré » ou « l’Oratoire St-Joseph de Montréal » par exemple…, ces lieux de culte à portée touristique indéniable. Les promoteurs ont-ils attendu que tout le financement soit assuré? Non, ils l’ont assuré en construisant et en rendant le produit accessible… pendant le temps qu’on la terminait. Car, intelligemment, c’était ce qui devait être fait.

Entre lui et sa mission, le choix sera toujours personnellement intéressé…

Si, par contre, le faux prophète cherchait de la crédibilité pour sa personne, il suivait alors tout à fait la bonne voie : étirer la chose dans le temps, continuer à parler d’un terrain près de Jérusalem même dans la contradiction, faire intervenir des messages télépathiques afin de pouvoir changer d’idées au besoin, multiplier les demandes de terrain à différents pays, comme ce fut le cas au Brésil et en République dominicaine et utiliser l’argent recueilli prétendument pour l’ambassade aux fins de se construire des résidences un peu partout sur la Terre au gré des lieux dédiés à la diffusion de sa prétendue révélation. Ou encore de trouver d’une manière parasitaire des « endroits » où il lui sera régulièrement possible d’aller passer l’hiver au chaud. Ou encore, de « travailler » à des demandes de permis de séjours comme ce fut le cas en Suisse, des séjours qu’on va possiblement et de plus en plus lui refuser (comme ce fut le cas en Valais), mais dont le refus pourra servir à fouetter les troupes pendant un certain temps. L’incitation à la colère est pour l’imposteur un moyen incroyablement efficace en termes de leadership. Pendant plusieurs années, l’animateur de l’émission française Ciel, mon mardi, Christophe De Chavane, a été harcelé par les raëliens du monde entier à l’incitation du gourou parce que ce dernier n’avait pas apprécié le traitement spécial qu’il prétendait avoir eu droit lors de son passage remarqué à cette émission française, un modèle de fonctionnement rancunier que l’imposteur a cherché par la suite à faire appliquer à Pauline Marois, l’actuelle chef du Parti Québécois, alors simple députée mais candidate à la chefferie de son Parti. Une action quasi permanente avait été concoctée pour l’amener à s’excuser d’avoir traité de « fou à lier » le gourou pour son comportement erratique à l’émission Tout le monde en parle, version québécoise.

DES PREUVES OFFICIEUSES

Deux autres indices de la fourberie de l’imposteur se trouvent dans deux objets qui sont comme les deux doigts d’une même main dans l’organisation raëlienne : la maquette de l’ambassade, évoquée plus haut, et les Crop circles 2, qui sont comme autant de moyens de démontrer son style de fonctionnement.

L’imposteur avait, vers 1990, demandé à un raëlien de France, Jacques Ayzac, un de ses adjoints, architecte de formation, de préparer une maquette de la future ambassade en prévision du retour des Élohim sur terre, celle dont la construction, on ne le dira jamais assez, est nommément dite la deuxième raison d’être de l’existence du Mouvement raëlien international, la « diffusion des Messages » prétendument reçus, en étant la première. L’imposteur avait d’ailleurs à ce sujet insisté pour que ces deux objectifs soient au cœur de la Charte du Mouvement Raëlien Canadien, ce qui était une incongruité, mais aucunement le fruit du hasard.

La petite histoire de la maquette

Ce que les raëliens savent probablement très peu à l’égard de la maquette, c’est que Jacques devait travailler à partir de la description que le prétendu prophète avait consignée dans son premier livre (p. 132 ; LVVDQ, p. 91) et qui était censé être ce que les Élohim souhaitaient. Dans la pratique, il a profité, durant la période de la conception et de la réalisation de ladite maquette, de la découverte d’un crop circles dans un champ d’Angleterre, celui de Alton Barnes, tombant à point et même trop, récupérable aux fins de son imposture même si c’était beaucoup trop tôt pour Claude Vorilhon. Il ne faut pas oublier que c’est un journaliste qui avait suggéré publiquement la confection d’une maquette… ce qui n’était apparemment pas dans les plans du faux prophète qui s’est vu ainsi pris à devoir agir !

En 1991, Jacques a indiqué dans un article de la revue interne « Le Raëlien » (au niveau canadien), si je me souviens bien, tout comme, de toutes façons, il m’en avait fait part personnellement lorsque, au Québec, je lui faisais visiter les Laurentides à cette époque, qu’il s’est inspiré du crop circles dont le monde entier avait pris connaissance en 1990. Cette explication a été reprise dans un tract distribué par les raëliens, dont le lecteur pourra prendre connaissance du contenu en lisant l’annexe 3 intitulée Improvisation fantaisiste et raëlienne à propos des crop circles . Une comparaison entre les données du document distribué et celles du site internet du mouvement raëlien m’a permis de constater l’embrouillamini dont il a été l’objet. Il démontrera à lui tout seul le peu de sérieux que l’on doit accorder à l’hypothèse très personnellement intéressée de l’imposteur cherchant à faire croire que les Crop circles sont reliés à sa prétendue révélation. Si lien il y a, c’est qu’il aura fait en sorte que ce lien soit fabriqué.

Une hypothèse devenue une certitude

Quoi qu’il en soit, ces Crop circles et leur origine extraterrestre, c’est une hypothèse devenue une certitude sans confirmation d’autorité, tout simplement par volonté d’apporter une preuve sans qu’elle en soit vraiment une. En effet, l’imposteur a toujours dit que les Élohim ne voulaient pas fournir de preuve. Sinon ils lui auraient permis d’apporter une caméra dans la soucoupe volante…

D’ailleurs, en date d’aujourd’hui le 12 mai 24 juin 2008, je le dis par précaution, car cela va donner des idées à l’imposteur à propos de ces Crops circles, nulle part il n’a été confirmé ni dans le message supposément révélé au prophète autoproclamé, ni par un message télépathique formel et additionnel, que ces phénomènes apparaissant épisodiquement dans les champs d’Angleterre, sont attribuables aux extraterrestres qu’il dit avoir rencontrés.

Pourtant, dans un message d’invitation envoyée aux membres du Québec d’assister au Rassemblement du 18 décembre 2005, il était écrit : « À travers différents documents vidéo anglais et américains, venez découvrir l’impact à ce jour de ces apparitions merveilleusement orchestrées, dans les champs et dans le ciel par nos créateurs extraterrestres, sur les habitants de notre planète. » « Orchestrés… par nos créateurs… », y lisaient-on donc. Mais, l’orchestration n’est pas celle que l’on pense. Comme beaucoup d’autres éléments de la prétendue révélation de Vorilhon, il s’agit d’une croyance, puisque nulle révélation formelle ne fait des extraterrestres les parrains de ces réalités champêtres britanniques que même l’imposteur ne leur a jamais formellement attribuées car il sait trop bien que cela risquerait de lui retomber sur le nez s’il affirmait avoir appris par télépathie qu’ils sont l’œuvre des extraterrestres. Il ne le dit pas, mais il prend bien garde d’avertir ses ouailles de ne pas continuer à utiliser ce genre d’argumentation.

Voilà bien où mène la manie de la récupération que le chef de l’organisation raëlienne pratique sur une haute échelle et par laquelle il donne un mauvais exemple de laxisme. L’imposteur dit depuis le début que les Élohim ne veulent pas fournir de preuve, mais les raëliens, ils en veulent tellement…

Bénéficier de preuves fabriquées ?

Revenons aux preuves. Faut-il, encore une fois, arrêter toutes recherches pouvant mener, par exemple, à des explications à propos des Crop circles ayant un lien avec des extraterrestres sous prétexte que cela pourrait paraître donner raison à Claude Vorilhon? Bien sûr que non. L’imposture de ce dernier est déjà démontrée. Et bien assise. S’il y a un lien entre sa prétendue révélation et les Crop circles, ce lien en est un de récupération pure.

Et s’il y avait un second lien, il pourrait être celui-ci : en 1990, au moment où un Crop circle pouvait être utile à l’imposteur, ce qu’on avait découvert avait des formes plutôt rudimentaires. Et le symbole, composé de cercles, d’arcs et de rectangles, dont avait besoin l’imposteur, ne comportait aucune grande difficulté de réalisation en tant que Crop circle.

Un fanatique a pu se prêter au jeu

Un fanatique de Claude Vorilhon, un peu au courant « du besoin » d’un « coup de pouce des extraterrestres » (rions un peu), maintenant prisonnier de son geste de tricherie, a bien pu s’être prêté à ce petit jeu, assisté ou pas. J’ose l’affirmer parce que je sais que la docilité raëlienne n’a pas de limites. Preuve que cela relève d’un très grand possible, deux hommes bien ordinaires en ont fabriqués entre 1976 et 1991… En effet, selon Wikipedia, en 1991, Doug Bower et Dave Chorley révélèrent qu’ils ont fait des crop circles au Royaume-Uni depuis 1976 en utilisant « des planches, de la corde, des chapeaux et des fils » comme seuls outils. Même plus, Wikipedia nous apprend que Circlemakers.org, un collectif d’arts basé au Royaume-Uni et fondé par John Lundberg, a créé de complexes crop circles depuis le début des années 1990.

Comme pour les graffiteurs, les créateurs de crop circles, à mesure qu’ils voient les réalisations des autres, deviennent de plus en plus audacieux… cela dit sans exclure pour autant l’hypothèse d’une intervention d’extraterrestres qui eux, ne travaillent pas forcément pour l’imposteur parce que l’imposteur cherche à le faire croire. L’explication n’est pas forcément unitaire, et elle pourrait même être tout au contraire plutôt diversifiée

Une question devient alors parfaitement justifiée : « Quel sens doit-on donner à la coïncidence à l’effet que pendant que Jacques Ayzac travaillait à la conception d’une maquette de la « future ambassade pour extraterrestres », le crop circle d’une facilité déconcertante à réaliser et qui devait inspirer ladite maquettiste, venait d’apparaître dans un champs à Alton Barnes en Angleterre? Oui, quel sens…? Avec la culture du mensonge qui existe dans l’organisation de l’imposteur, tout devient pensable et possible.

*

Mensonge éloquent

Pour terminer ma démonstration, le mensonge de l’imposteur dont je vais maintenant vous entretenir, devrait suffire à vous démontrer qu’il a, en disant n’importe quoi, utilisé la prétendue demande d’une résidence pour extraterrestres aux fins de garder ses adeptes captifs. En effet, en 1981, il déclarait au journaliste du journal La Presse, Pierre Gingras (Cahier E, p. 1 de l’édition du jeudi 19 novembre): « Cette ambassade devait être construite à Jérusalem. Il semble que cela sera impossible. Ce pays n’a jamais répondu à nos demandes. Heureusement, nous avons établi d’excellents contacts avec le Costa-Rica… [NDLA: le caractère gras est de moi].

Or, comment peut-on croire que ce qu’il disait était le reflet de la vérité quand on voit dans le Post-Scriptum qu’il a lui-même écrit pour la réédition de ses deux premiers livres sous le titre Le vrai visage de Dieu (LVVDD, p. 212, publié en 1998 et devenu accessible par Internet), que la première approche auprès d’Israël n’a eu lieu qu’en 1991, c’est-à-dire 10 ans plus tard que ce qu’il disait au journaliste de La Presse. En effet, il écrivait très précisément dans ledit post-scriptum: « La première approche a été faite le 8 novembre 1991 […] ». Donc si la première approche auprès d’Israël n’a eu lieu qu’en 1991, l’imposteur ne pouvait pas s’attendre à recevoir des réponses datées d’avant 1981. Logiquement, ce pays pouvait-il avant 1981 répondre à des demandes qu’il n’avait jamais reçues? Poser la question c’est y répondre. De toutes évidences, Claude Vorilhon, le faux prophète, a déformé la vérité à sa guise. Et plus surprenant encore, comment pouvait-il dire en 1981, alors qu’aucune demande n’a été faite : « Il semble que cela sera impossible. » ? Un ensemble de réponses sont alors plausibles: il savait que sa démarche était volontairement irréaliste; de toutes façons, son intérêt pour une telle construction était tout à fait nulle… une telle demande de résidence pour extraterrestres ne lui a jamais été faite, tout simplement parce qu’il n’a jamais rencontré d’extraterrestre. Mais surtout, l’hypocrisie se devait d’avoir une apparence de… respectabilité.

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EN GUISE DE CONCLUSION

À propos de la résidence prétendument demandée par les extraterrestres à Claude Vorilhon alias Raël, ci-après l’imposteur, on a pu constater que :

il était totalement mensonger et incohérent que les extraterrestres l’aient voulu à Jérusalem;

l’imposteur a changé sa version relativement à qui il incombait de la construire pour pouvoir en arriver finalement à faire croire faussement que les Israëliens sont responsables de la non construction de ladite résidence ;

le prétendu voyage du faux prophète sur la planète des extraterrestres avait pour objectif de lui offrir un plateau pour corriger les erreurs contenues dans sa prétendue révélation, dont celle de ne pas avoir pensé d’écrire que sa construction devait se faire à Jérusalem ;

l’imposteur a louvoyé pendant 35 ans pour ne pas avoir à en commencer la construction;

l’imposteur a utilisé une maquette de ladite « future » résidence et les Crops circles dans des champs d’Angleterre pour accréditer son mensonge ;

l’imposteur a fait une analyse erratique de la situation en Palestine et en Israël pour essayer d’imposer une solution relevant plutôt de l’utopie ;

le comportement que le faux prophète a emprunté pour obtenir un terrain du Gouvernement d’Israël en prévision de sa construction n’était pas celui d’un chef convaincu ni celui d’un chef au fonctionnement crédible ;

le seul cas de la demande d’un terrain au Brésil a suffi à lui seul à démontrer que Claude Vorilhon alias Raël ne tenait pas à cette construction et que ses adjoints immédiats ne semblaient rien voir de son comportement tout en louvoiements et relevant de l’illusionnisme ;

l’usage de l’illusion continue en Afrique auprès d’une clientèle complètement sous le charme maintenant que c’est surtout là que son organisation se développe ;

la notion de neutralité de territoire que l’imposteur a introduit dans sa première prétendue révélation n’aura été qu’une manière de gagner du temps, sachant très bien son aspect illusoire ;

la meilleure preuve de son désintéressement à construire ladite résidence aura été le non usage du marketing qui s’y prêtait concrètement et utilement ;

le projet n’aura été qu’une façon de garder élevé l’intérêt des membres de son organisation pour qu’ils continuent à donner substantiellement de l’argent en prévision d’aider à la construire.

Ainsi donc, l’imposteur a réussi à mettre en place un élément de crédibilité qui lui a de plus en plus fidélisé quelques milliers de raëliens, pour longtemps. Son approche lui a permis de n’avoir plus à parler de la construction de cette ambassade pendant plusieurs années pour, finalement, ne parler de temps en temps que de la recherche d’un terrain, ce qui, on l’a vu clairement, a permis que l’on comprenne que la situation devenait de plus en plus en dehors de son contrôle, dépendant alors des autres, utilement pour lui. Cela faisait subtilement partie, et du mensonge et de l’imposture du faux prophète.

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Post-Scriptum de l’auteur

Est-ce un hasard, que peu de temps après que j’eus eu évoqué à la télé et à la radio québécoise le dossier de l’ambassade pour les Elohim au Brésil et la longueur de temps attendu pour répondre à une question des autorités du Brésil, que le faux prophète a fait un commentaire dans le Contact no 317 « relativement au conflit Israël - Liban » et qu’il a relié cette question à son projet d’ambassade qui traîne ? NON ! Je le répète : rien ne se fait par hasard dans l’organisation de l’imposteur. Par oubli, oui parfois ! Par hasard, non !

Cette réaction de Claude Vorilhon alias Raël n’est que de la diversion pour ses adeptes. Israël a ignoré 7 fois une demande de terrain et le prétendu prophète a répété à plusieurs reprises qu’il avait eu le « OK télépathique » des Elohim pour construire ailleurs que dans les parages de Jérusalem. Et c’est dans ce contexte que la demande au Brésil, évoquée plus avant, a été faite. Nous n’en serons donc pas dupes.

« Une lucrative fausse ambassade »

On dira chez les raëliens, en parlant de moi : il a donné un titre à son dossier, qui était Lucrative fausse ambassade ; mais il ne l’a pas expliqué. En effet. Et c’était tout à fait à escient que j’ai attendu jusqu’ici pour le faire . En voici le sens. L’imposteur a accumulé, sous prétexte de construire ladite résidence pour les extraterrestres à leur retour sur Terre, plus de 14 millions de dollars, sans compter le million et demi de dollars qu’il a engouffré dans le complexe à condos de Valcourt (précisément à Maricourt en Estrie québécois) et dont il a consacré la perte sèche, comme nous l’apprenait le journal La Tribune le 25 mars 2008. Ces millions ont été recueillis en faisant valoir la construction prochaine de ladite résidence pour extraterrestres, qui ne s’est jamais, comme on l’a vu, rendue plus loin que la construction d’une… maquette. L’imposteur, tout-puissant dans son organisation, ne s’est jamais rendu jusqu’à décréter le début de sa construction pour les raisons qu’on vient de voir.

Quand on dit lucratif, on dit « Qui procure un gain, des profits, des bénéfices », selon Robert. Et on ne peut nier que ce fut le cas. Mais alors, pourquoi avoir engrangé tant d’argent si on n’a pas fait le nécessaire pour l’utiliser aux fins décrites lors de la cueillette ? Là est toute la question ! Et la réponse ne peut pas être dans un faux-fuyant du genre : « il fallait attendre que la situation bordélique du Moyen-Orient se résorbe ». Et elle peut être encore bien moins dans le fait qu’Israël tardait à fournir une réponse. Ça, ce serait un prétexte, puisque Jérusalem n’était pas une condition sine qua non. La réponse est dans la cueillette d’argent qui était amassée pour construire une résidence pour extraterrestres et qui n’a jamais été commencée après 35 ans d’attente. On verra dans le dossier « Sa tirelire personnelle » pourquoi ce fut ainsi.

Le logement du prophète

Pour terminer, n’oublions pas que la vraie raison de chercher à construire une résidence pour les extraterrestres était d’un autre ordre que tout ce que nous avons vu précédemment : elle était censée devenir la « résidence du prophète » en attendant le retour des extraterrestres. « Vous pourrez vivre avec votre femme et vos enfants dans cette résidence… et vous pourrez y avoir des serviteurs et des invités que vous aurez choisis », a-t-il écrit (p. 133, LVVDD, p. 91). Mais quand l’imposteur a écrit cela, il ne savait pas que ses ouailles seraient tant disposées à lui construire des résidences gratuites un peu partout, comme à Maricourt. Ou à se laisser « squatter » pour lui faire un nid. Ou à le laisser prendre de l’argent prévu pour la construction de la résidence pour les extraterrestres aux fins de construire des « centres raëliens » (raelian centers ou atheist centers) dans lesquels des résidences pour le prophète pourront être aménagées comme à Valcourt.

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Globalement, on a vu que la question de l’ambassade pour extraterrestres que l’imposteur dit lui avoir été demandée par les extraterrestres, est constamment remplie de contradictions de sa part.

Finalement, et conséquemment, dans le présent dossier on a été mis en situation de comprendre que l’imposteur ne rate jamais aucune occasion d’ajouter un élément de plus à son invention, quitte à créer un événement supplémentaire ou spécial pour y arriver, et cela afin d’assurer une apparence de plus grande cohérence à sa prétendue révélation.

ANNEXES

Annexe 1

Extraits d’un discours à des Africains dans le contexte du conflit Israël - Liban, publiés dans le Contact no 317, et faisant particulièrement référence à la construction de l’ambassade

La protection de “dieu” (Elohim), dont bénéficie Israël, risque de disparaître. Cet état pourrait donc être détruit une nouvelle fois et cela pourrait être dû à la non construction de l’Ambassade et aux crimes contre l’Humanité que pourrait commettre Israël. Car les Elohim cesseront aussi de protéger Israël si ses armées ont des comportements sanguinaires et contraires aux Messages, même si l’Ambassade y était construite. En d’autres termes, non seulement Israël doit construire l’Ambassade, mais doit également avoir un comportement humain et humanitaire exemplaire. [NDLA : Le caractère gras est de moi]

[…]

Love, RAEL

Annexe 2

Toute la Corée punie

Dans le Contact 308 (et on fera erreur en écrivant 307 plus tard), l’imposteur annonçait officiellement: « La Corée punie par les Elohim ». Cela laissait peu de doute sur la nature de l’annonce. Référant au « communiqué de presse de la semaine », il y est écrit que Claude Vorilhon « proclame » ce qui suit : “Je prophétise que, tel que décrit dans les Messages de nos Créateurs, les Élohim, la punition des Élohim continuera de frapper la Corée et les dirigeants coréens avec de nombreux nouveaux scandales à venir, et des catastrophes naturelles et inexplicables.” [NDLA : le caractère gras est de moi]

Mais, cette menace de punition a évidemment bien surpris les membres de son organisation. Pour eux, normalement, ce type de punition ne visait que des individus. C’était même la première fois que le prétendu prophète des Elohim annonçait une menace des extraterrestres à l’encontre d’une collectivité, de tout un peuple. Jusqu’à maintenant, il s’était contenté d’espérer que la menace écrite qu’il a prêté aux Elohim dans son deuxième livre, (p. 143), rende ses adeptes individuellement tranquilles quant à une potentielle remise en question de son leadership.

Dans ce cas précis, on comprend tout quand on se rappelle que l’imposteur a été déclaré persona non grata en Corée. Le Gouvernement l’a mis littéralement dehors (comprendre : remis dans son avion) après une nuit d’attente… à l’aéroport. Son langage irrespectueux - des « imbéciles », des « stupides », des « nains », des « cons », etc - des insultes lancées à tout vent à l’égard de ceux qui ne pensent pas comme lui, lui valait à lui tout seul de devoir passer cette nuit-là dans cette salle d’attente… Et depuis ce temps, il cuve sa rancune…

Mais la punition n’en était pas une !!!

Dans le Contact 309, suite à des remarques parfaitement justifiées d’adeptes qui n’en revenaient tout simplement pas de constater que leur prophète faisait usage d’un procédé totalement injustifiable, Claude Vorilhon, se rendant bien compte de con comportement fourbe, revient à la charge pour dire la même chose et son contraire. « Des questions nous sont parvenues, suite à la publication du communiqué de presse relatif à la Corée, selon lequel des catastrophes naturelles et des scandales vont toucher de plus en plus la Corée; certaines personnes pensant que ces événements surviendraient suite à une intervention des Elohim. », relatait le Contact 308. Voici donc la réponse qui lui a permis, croit-il, de s’en sortir aux yeux des raëliens : « Le communiqué parle bien de catastrophes naturelles, et non pas déclenchées par les Élohim […] par contre, certains humains à des postes de responsabilité peuvent être guidés dans la mauvaise direction.. c’est leur responsabilité de refuser les tentations comme je l’avais fait […] cela peut engendrer des catastrophes[…] ».

Et plus loin il ajoutait : « Toutes ces punitions ne peuvent être dues qu’à des responsabilités humaines. Aucune ne viendra des Élohim. » Alors donc, pourquoi avait-t-il annoncé une punition des Élohim aux Coréens si finalement, ils n’interviendront pas avec une telle mauvaise intention? Comment pouvait-il d’abord dire : « La Corée punie par les Elohim » et dire plus tard : « Aucune (punition) ne viendra des Élohim. » ? Tout simplement pour manipuler… et menacer lui-même. Mais que valent les menaces d’une « mouche du coche » ? [NDLA : Le caractère gras est de moi]

Le « Bonhomme sept-heures »

Comment des catastrophes naturelles peuvent-elles bien naître pour punir s’il n’y a pas d’interventions malveillantes de punisseurs? Ou des punisseurs punissent et donc ils sont responsables d’actions revanchardes ou ils ne punissent pas et ce n’est donc pas la peine d’en parler. En réalité, Claude Vorilhon utilisait la même arme qu’il reproche à ses détracteurs : l’usage de la peur pour un intérêt particulier. Une arme qui ressemble étrangement à ce que faisaient certains parents pour faire obéir les enfants : on évoquait le passage du « Bonhomme sept-heures ».

C’était en réalité une menace intéressée :. « Vous me laissez entrer en Corée pour me permettre d’y jouer au Maitreya et les Élohim vont arrêter d’être fâchés!!! » Voilà bien ce qu’il fallait comprendre. Et pour son correctif, il était trop tard, on avait déjà eu l’occasion de voir de quelle pointure se chaussait l’imposteur.

Annexe 3

Improvisation raëlienne et fantaisiste à propos des crop circles

On trouvera ci-après d’abord une description de la forme et ensuite, entre guillemets, le contenu d’un tract produit par les raëliens, et destiné à faire croire à une correspondance entre une maquette produite par un raëlien d’une prétendue future construction d’une résidence pour extraterrestres (dite « ambassade ») et un « crop circle » découvert en 1990.

Voici donc ce texte commenté à mesure entre parenthèses par l’auteur du présent blogue :

Les faits

● Après août 1991, les raëliens ont procédé à la distribution d’un tract à divers endroits du globe; ce tract avait pour objectif de faire remarquer une ressemblance entre le crop circle découvert en Grande-Bretagne à Alton Barnes en 1990 et la maquette de la « future » ambassade pour extraterrestres dont la construction n’est pas encore commencée en 2008, 35 ans après la prétendue rencontre de Claude Vorilhon alias Raël avec un extraterrestre en 1973.

Description de la composition du tract

● Ledit tract comportait 3 sections. Une à gauche, de haut en bas, comportant le texte « a) » ci-dessous. Et la partie de droite était divisée horizontalement en deux parties égales. Celle d’en haut comportait une représentation dudit crop circle. Et celle d’en bas représentait la maquette que Jacques Aysac, un membre de l’organisation raëlienne, architecte de formation, a réalisée, et finalisée après avoir pris connaissance du dit crop circle d’Alton Barnes découvert en 1990, à un moment sensible de son mandat.

Remarque de première vue

● Disons tout de suite que ce qui fournit le plus de ressemblance à première vue entre les deux éléments (mais qui ne sont pas évidents sur le tract), ce sont 2 doubles arcs qui sont devenus des doubles haies sur la maquette, et donc pas un élément déterminant, et un grand cercle central. Le reste de la comparaison est très très aléatoire.

Contenu de la partie de gauche

●Le texte de la partie gauche du tract disait ce qui suit : « ARCHITECTURE ET AMBASSADE Parmi les nombreux dessins qui ont été identifiés, nombre d’entre eux peuvent être interprétés comme des dessins architecturaux.. Le plan de l’ambassade, que nous avons en projet de construire, et dont la maquette a été présentée en août 1991, s’inspire d’un pictogramme trouvé dans un champ dans le sud de l’Angleterre en 1990. » Le moins que l’on puisse dire de ce texte, c’est qu’il semble être issu de la plume d’un architecte extrêmement optimiste.

Texte d’introduction du tract

● Et le tract était introduit par le texte suivant : «Les Crop circles sont un phénomène très complexe qui n’a rien de ponctuel. Le phénomène est en phase de croissance et il n’en est certainement qu’à ses prémices (de toutes évidences : enflure verbale et prise de désirs pour ses réalités?) Gageons qu’il va encore s’amplifier (redondance et encore de l’enflure verbale).

Et le texte continuait ainsi :

Il y a manifestement une intelligence derrière chaque crop circle, et ce n’est pas une intelligence ” humaine “.

Nous sommes en présence d’une tentative de ” communication “ (évidente interprétation intéressée et subjective) et ces pictogrammes représentent un « lien » entre deux mondes, entre deux humanités (grosse grosse grosse présomption).

Il s’agit incontestablement d’une initiative de sensibilisation et de préparation à un contact direct d’une entité intelligente extraterrestre (encore plus grosse présomption).

« La scène sera d’une telle nature qu’elle ôtera tous ses doutes à l’humanité » (idem par dessus idem).

« Ce qui se prépare au delà des marques sur le sol, est une manifestation de nature physique (nulle révélation de caractère fantastique n’a ni démontré ni annoncé cela quelque part).

Et à ce stade-là nous serons vraiment parvenu au nouvel âge (ça, on peut le supposer).

Un style à convaincre les plus résistants

● Pour faire croire en un lien entre l’existence des Crop circles et la prétendue révélation de Claude Vorilhon alias Raël, les raëliens ont joint le texte à l’image. De toutes évidences, les auteurs du tracts n’avaient pas confiance en l’opération charme qu’ils menaient et ils n’ont alors pas lésiné sur les entourloupettes verbales et la présomption pour tendre leur ligne et leurs filets d’une manière grandiloquente et susceptible d’accrocher quelques poissons au passage.

À propos des crop circles

Le phénomène des crop circles a commencé dans les années 80 par la découverte d’étranges dessins dans des champs d’Angleterre, qui étaient surtout faits de cercles, d’où leur nom, des figures faciles à reproduire en attachant une corde à un pieu central, corde à laquelle on aura joint une planche avec laquelle on couchera par terre toutes les herbes qui se retrouveront sur le passage de ladite planche.

Chronologiquement, il est intéressant de constater que l’organisation de Claude Vorilhon alias Raël

  • a découvert la même représentation (formes totalement semblables à deux endroits différents de l’Angleterre (1990 : Alton Barnes selon le document ci-dessous - et 1991: Cheese Foot Head, selon (LVVDD, p. (107), justement celle qui fut utile à l’organisation raëlienne, selon deux sources différentes raëliennes; où est le mensonge?
  • a finalisé son plan et rendue sa maquette publique en août 1991 après avoir pris connaissance en 1990 des crop circles d’Alton Barnes, dont on dit expressément (voir le document reproduit ci-dessous) qu’on s’en est inspiré;
  • a dit expressément de ce document : « Il y a manifestement une intelligence derrière chaque Crop circles et ce n’est pas une intelligence « humaine ». Quelle présomption! Et
  • a ajouté que « nombre d’entre eux peuvent être interprétés comme des dessins architecturaux ». Qu’est-ce qu’un dessin architectural? À part des croquis représentant des formes manifestement habitables? De toutes évidences l’auteur préparait ses lecteurs à une lecture particulièrement dirigée.

Voilà donc pourquoi il ne faut pas prendre les désirs (des raëliens) pour des réalités, à propos des Crop circles. C’est comme pour le reste : ça fait référence à une rencontre avec un extraterrestres qui n’a jamais eu lieu. Et si des Crop circles sont dus à des extraterrestres, ceux-ci n’ont rien à voir avec Claude Vorilhon alias Raël.

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Notes de bas de page

1 Mon premier défi aux raëliens se trouve dans le dossier Fausse vraie porte des Poissons. Et je le lançais sous le sous-titre Un défi aux raëliens. Je défiais « quiconque parmi les raëliens les plus têtus et les plus fanatiques de leur gourou » de trouver « le moindre signe à l’effet que leur prétendu prophète était sémantiquement et moralement justifié de manipuler et de récupérer une quelconque partie du texte se situant entre le verset 1 et le verset 10 de IX Sophonie Chapitre premier » de la Bible « pour faire croire en une théorie de la ” Porte des Poissons ” annonciatrice d’une bonne nouvelle en relation avec une ” nouvelle ère “, à savoir l’ère du Verseau. » Car, seules de malhonnêtes contorsions intellectuelles pourraient donner ce résultat. Et encore que cela n’est pas évident. Mon défi tient toujours.

2 Crop circles : Formes paraissant appartenir à un tout, reproduites dans des champs d’Angleterre et réalisables avec des instruments très rudimentaires comme des planchettes (pour faire se coucher les herbes), de la corde et un piquet (pour réaliser des cercles ou des arcs), et dont on a découvert un jour que deux bons vieux bougres en avaient produits quelques uns avec, uniquement pour outils, lesdits instruments.