FAUSSE VRAIE PORTE

ou

LA VRAIE « PORTE DES POISSONS »

Le présent dossier confirmera encore davantage l’imposture de Claude Vorilhon alias Raël qui, après avoir plagié des auteurs comme Jean Sendy, a cherché dans La Bible ce qui pourrait bien paraître confirmer sa prétendue révélation systématiquement inspirée du contenu du livre l’ère du Verseau de Jean Sendy, comme on le constate « ad nauseam » dans le dossier Du Sendy tout craché ou Le faux « prophète de l’ère des Poissons ».

S’étant enveloppé d’une aura de « sainteté » en faisant coïncider son année de naissance (1946) avec l’incontournable passage de la Terre « dans » l’ère du Verseau, Claude Vorilhon chercha donc dans La Bible le moyen de confirmer que son invention d’une rencontre avec un extraterrestre avait une sérieuse résonance dans ce livre de grande notoriété universelle. Et il a non seulement trouvé matière à le faire paraître, mais aussi à le faire croire.

En effet, en utilisant les instruments de recherche de la Bible et en la feuilletant quelque peu, il a trouvé la perle rare, c’est-à-dire, une phrase dans le Livre intitulé Sophonie I (dans la partie dite Ancien Testament) qui lui a servi à faire croire que le passage « dans » l’ère du Verseau en 1950 à l’occasion de sa naissance en 1946 (donc tout proche de 1946) avait été annoncé. Mieux encore : que l’impact de cette concordance y était décrit. Et les mots-clés de Sophonie I pour le faire croire était « la porte des Poissons ». Autrement dit, au lieu d’évoquer l’entrée « dans » l’ère du Verseau, il a choisi cette fois de focaliser sur une inhabituelle allusion à une sortie de l’ère des Poissons, d’où son appellation voulue très apparentée à l’astrologique expression « maison des Poissons » : la « porte des Poissons ».

Afin de n’être pas contredit ou trahi par une version de la Bible dont il n’aurait pas pu prendre connaissance, l’imposteur a suggéré très expressément, tout comme l’avait fait Jean Sendy avant lui, d’utiliser la Bible de la Pléiade, traduite par Edouard Dhorme, comme livre de référence principal. 1

Dans le dossier Du Sendy tout craché, je disais que la première porte d’entrée de l’imposture de Claude Vorilhon alias Raël se trouvait dans l’insertion dans son premier livre de la phrase « Et si vous êtes né en 1946 ce n’est pas par hasard. » (p. 106, LVVDD, p. 75). Dans ce dossier-ci, je dirai que la deuxième porte d’entrée de l’imposture, c’est l’usage qu’il a fait de la notion de « La porte des Poisons » qui se situe dans la même page; qui est une page très chargée comme on le verra.

On comprendra tout cela en prenant connaissance maintenant de ma démonstration à l’effet que Claude Vorilhon l’imposteur a récupéré malhonnêtement La Bible afin de consolider son imposture. Partons donc de ce qui a été démontré dans le dossier Du Sendy tout craché. On a vu dans ledit dossier que l’imposteur s’est approprié une notion de Sendy, à savoir 1950, comme pouvant être l’année présumée du passage de la Terre “dans” le Verseau, dans le but de faire croire… qu’il était, lui, un personnage annoncé par les astres et les constellations.

On verra maintenant que l’imposteur, grâce aux outils de La Bible, a trouvé dans cette dernière une notion dite “la porte des Poissons” susceptible de confirmer sa première notion empruntée à Sendy (la prétendue concordance 1946 / 1950 comme période de passage « dans » l’ère du Verseau).

Et, on verra que l’emprunt à La Bible par l’imposteur via la dénomination de Porte des Poissons est aussi « frauduleux » que la première notion (1946 /1950 = passage « dans » l’ère du Verseau). Et que les deux notions conjuguées lui ont permis de crédibiliser sa prétention d’être un prophète, confortant ainsi son imposture. Rappelons qu’on a vu dans le dossier Du Sendy tout craché que l’imposteur avait eu l’occasion en or d’apprendre à la lecture du livre l’ère du Verseau de Jean Sendy que la Terre était passée « dans » l’ère du Verseau en 1950, ce qui était une magistrale erreur de fait de la part de Sendy, mais une formidable aubaine pour Claude Vorilhon alias Raël. Cependant, Jean Sendy évoquait aussi, lui, l’hypothèse du passage « dans » l’ère du Verseau en 2700 environ. Ce que n’a évidemment pas retenu l’imposteur.

Un avantage de choisir 1950

En effet, entre les deux périodes (1950 et 2700) évoquées par Sendy, Claude Vorilhon alias Raël avait choisi 1950 parce qu’il s’agissait d’une date irrésistiblement récupérable à des fins occultes et d’une manipulation. Alors que 2700 ne l’était pas puisqu’elle n’allait avoir aucune utilité à son projet de se remplir les poches. L’imposteur qui s’intéressait à tout ce que produisait Jean Sendy depuis plusieurs années, a retenu la date de 1950 à cause de la proximité de celle-ci avec sa propre année de naissance, à savoir 1946. Rien d’étonnant à cela puisque il allait ainsi donner à sa naissance une impression d’extraordinaire pouvant lui fournir un impressionnant coup de pouce pour l’invention, non seulement d’une rencontre avec un extraterrestre supposé être « dieu », mais surtout pour la fondation d’une religion dont le cadre pourrait être personnellement très lucratif.

Une religion « auto-reconnue »

On se rappellera que suite à une reconnaissance de peu de portée sur le plan international d’une « Église » (raëlienne) par opposition à « une communauté », au Québec en 1995 et qu’après 25 ans d’existence de son organisation et après plusieurs années à essayer de faire croire aux autorités de certains états que cette organisation « constituait » une religion (sans dieu), l’imposteur a publié en 1998 en page 92 et répétée en page 102, dans la version téléchargeable des messages qu’il prétend avoir reçus, et dans un texte on ne peut plus laconique constituant une note de bas de page, que son organisation était devenue une religion constituée, ce qui était une pure fausseté comme cela est démontré clairement dans le dossier Du Sendy tout craché aux paragraphes intitulés « Une religion à faire atterrir en douce… » et « …dans la fausseté ». Je ne saurais trop insister pour que le lecteur aille lire cette partie particulièrement significative de mon blogue à propos du comportement de l’imposteur et de son entourloupette pour faire croire à une religion « constituée » 2.

Cette « parenthèse » ayant été faite, allons voir comment l’imposteur a récupéré La Bible pour faire croire au caractère exceptionnel de sa très ordinaire personne en quête de valorisation sans doute due au caractère exceptionnel de son enfance.

Reprendre où j’avais laissé

Mais qu’on me permette d’abord de personnaliser ce dossier. Après avoir eu largement l’occasion de douter des motifs du prétendu prophète à l’occasion du clonage dit raëlien, je me suis dit : « S’il est prêt à dire n’importe quoi pour faire grandir sa crédibilité, et possiblement son compte de banque, quel sera le prochain mensonge important qu’il utilisera? Et à ce compte-là, quel était le mensonge précédent? »

C’est exactement à ce moment que je me suis dit qu’il faudrait bien que je me remette à la relecture, avec des yeux nouveaux, de sa prétendue révélation. Et surtout pour approfondir la notion de « PORTE DES POISSONS » qu’il avait assise dans son premier Livre qui dit la vérité, justement là où j’avais arrêté ma recherche au moment d’adhérer… à l’organisation raëlienne. En effet, au moment où j’ai décidé d’aller à une première activité importante de son organisation, j’avais presque réussi à compléter l’identification des références bibliques 3 que Claude Vorilhon avait utilisées en indiquant seulement le numéro de chapitre, sans écrire donc celui du verset, ce qui obligeait souvent à lire plusieurs pages pour retrouver une citation donnée. À cet égard, la citation relative à la « la porte des Poissons » ne faisait pas exception. J’ai complété cet exercice uniquement après être allé aux stages de formation d’été sans avoir évalué, hélas ! la justesse de ladite référence…

Jamais je ne serais devenu raëlien…

Je vous le dis tout de suite : si j’avais pris le temps d’approfondir cette partie du « message » de l’imposteur; si j’avais seulement remarqué qu’il avait tronqué une citation en mettant un « . » final là où il ne devait pas y en avoir un, avant d’aller à un premier stage qui représente une part significative de cette organisation, je n’aurais jamais adhéré à ce qu’il est convenu d’appeler le « mouvement raëlien ». Car j’aurais eu l’occasion de avoir ainsi un petit aperçu du mensonge qu’il a si bien réussi à nous cacher. Un mensonge si significatif qu’il jette par terre toute sa prétendue révélation dès qu’on en prend quelque peu connaissance.

Une recherche à deux

C’est pendant que j’étais en conversation téléphonique avec un exraélien comme moi que la question est revenue très concrètement sur la table : « se pourrait-il que la notion de « porte des Poissons », qui était une notion qui paraissait plutôt astrologique, et sur laquelle l’imposteur s’était substantiellement appuyé, ne fut finalement qu’une vraie porte, quelque part? » Cette recherche était à mon agenda pour les prochains jours, mais l’occasion était trop belle. Nous avons tous les deux eu le goût de fouiller cela à ce moment précis. C’est donc pendant que cet ex-raélien cherchait sur Internet et que moi je le faisais dans la Bible traduite par Edouard Dhorme dite Bible de la Pléiade, précisément au livre Sophonie I, que nous avons eu la certitude qu’il se trouvait un mensonge fondamental et de taille dans la prétendue révélation de Claude Vorilhon alias Raël; un mensonge qui emportait tout comme un torrent au printemps. Et qui faisait du fondateur du raëlisme un véritable imposteur. J’avais sur cet ex-raélien au bout de la ligne un avantage certain, comme on le verra; je pouvais me promener d’une note de bas de page à l’autre du livre de référence de base « recommandé » par le faux prophète; cela a donné lieu à une jouissance indescriptible. Nous n’en revenions pas de voir là devant nos yeux la preuve que Claude Vorilhon avait incroyablement menti à propos de sa révélation.

*

Ce mensonge incroyable, on le reconnaîtra à travers 2 démonstrations principalement. D’abord, celle d’une première importante fausseté par laquelle il essayait de faire croire qu’il n’est pas n’importe qui, étant donné que sa naissance correspondrait (faussement bien sûr) à l’entrée de la Terre « dans » l’ère du Verseau. Cette fausseté, on la reconnaîtra sous le vocable de « LA PORTE DES POISSONS ». Ensuite, celle où il récupère Isaie pour se faire passer pour le Messie, c’est-à-dire un personnage attendu et devant avoir un rôle salvateur et pour dire des âneries que les Élohim n’ont pas pu lui dire. On la nommera : « RENVOIS ET CONCORDANCES ».

[NDLA : La pagination à laquelle je ferai référence tout au long du présent dossier quant aux deux premiers livres de Claude Vorilhon, Le livre qui dit la vérité, dans lesquels se trouve prétendument l’essentiel de la révélation qu’il dit avoir reçu d’un extraterrestre, c’est la pagination de la réédition en un seul livre de celui intitulé Le vrai visage de Dieu, dans sa version téléchargeable sur Internet. Ces références seront présentées de la façon suivante, par exemple : LVVDD, p.80. Il arrivera peut-être que je doive indiquer une pagination relative aux deux premiers livres du faux prophète, auquel cas, la présentation sera la suivante, par exemple : p. 113, LVVDD, p. 80]

 

LA « PORTE DES POISSONS »

ou le mensonge fondamental

Comme un cheveu sur la soupe, pour l’immense effet escompté, à partir d’une phrase tirée de La Bible, mal citée par surcroît, qui comportait l’avantage de contenir les mots « la Porte des Poissons », Claude Vorilhon l’imposteur a prétendu que sa révélation aura un impact majeur dans le temps du seul fait qu’elle sera rendue publique. Mais pour ce faire, la seule partie qu’il a citée de cette phrase disait : « Il y aura en ce jour-là, une clameur bruyante du coté de la Porte des Poissons. » Et remarquez ce point (« . ») à la fin de cette phrase. En réalité, cette phrase est absolument incomplète. S’il a mis un point « . » après le mot « Poissons », c’est qu’il en avait bien besoin pour faire croire à son invention. En effet, pour atteindre son but, il devait cacher le reste de la phrase. Ce qu’il a continué à faire dans les différentes éditions. Ce qu’il a d’ailleurs continué à faire aussi dans la version téléchargeable de sa prétendue révélation (LVVDD, p. 75) dans laquelle il a pourtant corrigé des erreurs beaucoup moins graves et importantes que celle-là.

Et, tout autant comme un cheveu sur la soupe, Claude Vorilhon ajouta une explication succincte provenant prétendument de l’extraterrestre qu’il a prétendument rencontré, tel que la fin de la citation au grand complet maintenant, le laisse croire. Voyons cela : « La Porte des Poissons s’est (sic) le passage dans l’ère nouvelle du Verseau. Le moment où le soleil se lève sur la terre, le jour de l’équinoxe de printemps « dans » le Verseau. La clameur bruyante c’est le bruit que fera cette révélation. » En effet, tout autant encore, comme un cheveu sur la soupe, il ajoutait, comme pour bien enfoncer le clou de son prétendu extraterrestre: « Et si vous êtes né en 1946, ce n’est pas par hasard. »

Incluant ces trois phrases-clé que je viens de citer, le faux Messie aura pris précisément 17 lignes dans son premier livre pour tenter d’asseoir sans démonstration aucune, une information appelée à devenir, dans sa future organisation, une croyance - ailleurs on dirait un credo - à savoir qu’il était le prophète d’une nouvelle ère. Tout comme Jésus fut celui de l’ère chrétienne et tel que l’imposteur l’évoque dans ces 17 lignes. Or, ce bloc de ces 17 « précieuses » lignes commençaient par : « Certains hommes l’ont déjà écrit mais on ne les a pas cru.(sic) ». On remarquera que deux fautes de français dérangeantes pour l’attention se situent justement dans ces 17 lignes capitales…

Personne n’avait annoncé Vorilhon

Ironiquement, le lecteur aura pu constater dans le dossier Du Sendy tout craché que l’imposteur a plagié l’un des auteurs que ce dernier avait probablement à l’esprit en utilisant l’expression « certains hommes ». Mais en réalité, et strictement parlant, aucun auteur ni prophète n’avait explicitement annoncé l’avènement d’un prophète qui, par surcroît, pouvait avoir le profil simpliste et peu équilibré de Claude Vorilhon. Cela serait venu des Élohim…! Il nous faut quand même être capables de leur prêter de l’intelligence, peu importe qui ils sont vraiment, d’où ils pourraient venir et la croyance qu’on pourrait avoir envers eux.

La « nouvelle ère »

Et durant ces 17 lignes condensées, l’imposteur a essayé de créer un lien de cause à effet entre l’emplacement des constellations, la situation de la Terre par rapport à elles et l’avènement d’un nouveau « messie » (et soyons de nouveau ironique) qui ne pouvait qu’être lui puisqu’il était né au moment où notre planète était censée être passée « dans » l’ère du Verseau, ce qui était un mensonge dont la fausseté a été substantiellement démontrée dans le dossier Du Sendy tout craché.

Toute cette mise en scène perfide et fourbe de l’imposteur se passait à la fin du chapitre intitulé « 1946 an 1 de l’ère nouvelle » (p. 106, ou p. 75 dans la version téléchargeable LVVDD) dans la partie de son livre où Claude Vorilhon, par une entourloupette extraordinaire, tentait de faire croire à tous ceux qu’il invitait à le suivre que l’avènement de l’ère du Verseau correspondait à l’année de sa propre naissance (1946) et à la période où Israël renaissait (1948).

Après avoir allégué, comme une « vérité d’évangile » que la Terre était passée « dans » l’Ère du Verseau à ce moment, il disait, en faisant parler l’extraterrestre, que cela était une affaire pré-arrangée, donc plus qu’une simple coïncidence « … car le mouvement de la galaxie suppose cette connaissance », écrivait-il (p. 106, ou p. 75 de LVVDD). Il fallait avoir du toupet pour faire un tel lien; mais il lui était facile de nous faire marcher : ça nous était très difficile de voir du premier coup toute la portée de ce lien-là; c’était même presque naturel parce qu’il arrive souvent que l’on confonde dans un lien donné la cause et l’effet.

On est encore dans l’ère des Poissons

Or, malgré sa prétendue naissance fantastique il y avait 61 ans en 2007, nous sommes toujours « dans » l’ère des Poissons. Les astrologues le disent, les astronomes l’affirment et la mythologie ancienne, par une extraordinaire continuité des connaissances transmises, tend à confirmer cette réalité. Par exemple, la renommée astrologue québécoise André D’Amour annonce pour 2008, le passage dans l’ère du Verseau. Ce qui est quand même 62 ans après la naissance de Claude Vorilhon en 1946. Il n’y a que ce dernier pour laisser croire le contraire depuis 1973, en nous divertissant avec d’autres sujets de préoccupation comme ses nominations en tant que « guides honoraires » de vedettes provenant de tous les horizons.

Le lecteur qui a déjà lu le dossier Du Sendy tout craché aura déjà fait des liens forts pertinents à l’égard de ce que je viens de mettre sur la table.

Un prophète né beaucoup trop tôt

Donc, astrologiquement parlant, Claude Vorilhon devrait naître en 2008 pour qu’il y ait concordance entre l’entrée de la Terre « dans » l’ère du Verseau et l’année de sa naissance, selon sa mensongère prétention. Ce serait là ce qui se rapprocherait le plus de son affirmation. Mais, il se placerait ainsi, lui qui se revendique de la science, dans la ridicule position qu’il doive faire appel à quelque chose qui n’a rien de profondément scientifique, pour faire triompher sa fourbe affirmation. Mais, soyons clair, il n’atteindra pas ainsi la vérité.

Il pourrait se rabattre sur le phénomène New-Age. En effet, pour les adeptes du New-Age, c’est vers les années 1970 que ce passage devait se faire. Du moins, c’est l’impression qu’ils ont laissé grâce au phénomène hippie. Cela avait donné lieu à une comédie musicale, Hair, qui a tourné partout dans le monde à la fin des années 60, début des années 70. Cela avait même donné lieu à un film de Milos Forman en 1979 qui portait le même titre. Cette mode a passé, mais elle n’a pas eu pour effet de faire passer la Terre « dans » l’ère du Verseau. Car, seule une explication scientifique sera probante.

Pour les astronomes, plus sérieux ceux-là donc, nous sommes encore dans l’Ère des Poissons et cela jusqu’en l’an 2600-2700 environ. Une vérification faite auprès du Planétarium de Montréal a permis de connaître le point de vue des astronomes à cet effet. Les scientifiques en fonction sont formels : contrairement à ce que pensent les raëliens sous l’influence de leur prétendu prophète, nous sommes encore présentement « dans » l’ère des Poissons, celle sous laquelle Jésus est présumé avoir vécu, ce qui explique le premier symbole que les premiers chrétiens utilisaient à savoir deux poissons entrelacés.

Un peu de science

Pour réussir à « arrêter la date » de début d’une Ère qui est une histoire de position de la Terre par rapport à un cycle de 12 constellations, on doit absolument tenir compte du phénomène de la précession des équinoxes. Ce phénomène provient d’un léger changement de la position de la Terre par rapport à son axe et il a pour effet de créer de telles différences dans le temps relativement à la perception du phénomène de changement d’ère (et donc de constellation) que l’accumulation de ces différences a fini par constituer un retard important par rapport aux prévisions qui ne pouvaient donc qu’être théoriques. Ces effets que reconnaissent les astronomes d’aujourd’hui étaient aussi reconnus par Hipparque, un astronome grec, du IIième siècle avant JC, qui, de toutes évidences l’a appris des Sumériens.

Et conformément à la mythologie ancienne

Les Sumériens ont laissé de nombreuses preuves illustrées quant à leurs connaissances à ce sujet. Il est donc possible de se rattacher à ces connaissances pour établir la date hypothétique du début et de la fin des Ères.

Zecharia Sitchin avançait dans son livre La 12ème Planète (1976 en anglais), 1988 en français, en page 205 dans ce cas) sur la base des tablettes sumériennes, et trop tard pour que le faux prophète ait pu le consulter, que les professeurs Langdon (selon le calendrier nipourrien) et Jeremias (selon les textes mésopotamiens et hittites) ont établi chacun le moment du début d’une Ère passée, ce qui a permis d’établir maintenant la date des suivantes. Ainsi donc, celle du Taureau a débuté en 4400 (plus précisément en 4380) avant JC. Chaque ère durant 2 160 ans en moyenne, celle du Bélier arrivait en 2220 avant JC et celle des Poissons en 60 avant JC. Selon cette hypothèse, celle du Verseau arrivera en 2100, c’est-à-dire, 149 ans après la naissance de Claude Vorilhon. Et c’est sans compter que le temps de déplacement (et c’est une façon d’en parler) d’une constellation à une autre est inégal puisque les constellations ne sont pas réparties dans une parfaite égalité dans le cycle complet. À cet égard, le lecteur pourra aller voir en Annexe 1 un petit essai de clarifications à l’intention de l‘imposteur À propos de l’inégalité de la durée des ères. Et il y a la précession des équinoxes qui a pour effet d’ajouter des années au temps qu’il faut attendre pour constater un changement d’ère.

Déjà, si l’imposteur avait compris toute cette dynamique et vu les conséquences, il aurait renoncé à essayer de nous raconter une histoire d’extraterrestres impliquant une prétendue histoire parallèle de changement d’ère à sa naissance, car il aurait réalisé qu’il risquait de devenir le dindon de sa propre farce. Rions-en donc.

Le rigolo prétendu prophète s’est piégé

En effet, grâce à l’avancement de la science, la réalité constatée et les connaissances acquises à ce sujet ne correspondent en rien à la rigolote annonce de Claude Vorilhon qui essayait de nous faire croire à la fin du chapitre intitulé « 1946 an 1 de l’ère nouvelle » de son premier livre (p. 106; LVVDD : p. 75) que l’avènement de l’ère du Verseau a correspondu à l’année de sa propre naissance (1946) et à la période où Israël renaissait (1948). On a vu dans le dossier Du Sendy tout craché que cette allégation lui a été inspirée entre 1970 et 1974 par l’auteur à la mode, Jean Sendy, grâce à son livre l’ère du Verseau au moment, pour l’imposteur, d’inventer sa prétendue révélation. Et pas du tout parce qu’il en a reçu la révélation.

En effet, Jean Sendy y écrivait (pp. 83-84) une suggestion dont la première partie était irrésistiblement incontournable pour le futur faux prophète: : « “Entrer dans le Verseau” peut s’interpréter de deux façons : a. le Soleil d’équinoxe se lève dans le signe du Verseau depuis 1950 environ… b. le Soleil d’équinoxe se lèvera dans la constellation du Verseau à partir de 2700 seulement… ». En se laissant influencer par cette très tentante suggestion, le faux prophète s’est bêtement piégé lui-même.

Des extraterrestres ignares?

En 1974, une telle explication, pour ce qui était de la première partie de l’allégation (« 1950 environ »), ne tenait déjà plus la route, donc au moment où l’imposteur venait de publier son premier livre, « Le livre qui dit la vérité ». Et, comme on le verra bientôt, cette explication tient encore bien moins la route aujourd’hui, maintenant qu’on peut démystifier ce que j’appelle sa « deuxième porte d’entrée dans son imposture » : sa « porte des Poissons ».

Et, en restant dans la logique de Claude Vorilhon, persister à tirer une telle conclusion nous condamnerait à dire que les Elohim extraterrestres sont des ignares, eux qui sont pourtant censés avoir ratissé les cieux et qui sont autant capables que les scientifiques terriens de confirmer que nous sommes encore « dans » l’ère des Poissons. En effet, il ne peut pas y avoir deux vérités scientifiques pour un même objet donné; une pour les Terriens et une autre pour les extraterrestres.

En terminant sur cet aspect, cette explication de caractère géopolitique stellaire et « constellaire », par laquelle l’imposteur s’est approprié fourbement l’immensité du cosmos c’est ce que j’appelais dans le dossier Du Sendy tout craché la première porte d’entrée de Claude Vorilhon dans son imposture. Allons-donc vers la deuxième porte d’entrée de son imposture.

*

Sophonie I : la très commode trouvaille du siècle !

Si Claude Vorilhon, le faux « messie » n’avait pas fait l’erreur de chercher à s’imposer comme le prophète de l’ère du Verseau, en faisant concorder sa naissance avec un hypothétique passage « dans » l’ère du Verseau aux environs de 1946-1950, je n’aurais pas adhéré à son explication et à son organisation non plus; et beaucoup d’autres auraient réagi comme moi.

Mais, à vrai dire, l’imposteur a fait beaucoup plus qu’affirmer une concordance entre sa naissance et un prétendu passage « dans » l’ère du Verseau : il a en plus utilisé une citation de la Bible qui, sortie totalement de son contexte, visait en tant que telle à valider son affirmation d’être « le prophète de l’ère du Verseau ». Et, il a, de plus, fait dire à La Bible, en focalisant sur une phrase très précise, que cette révélation aurait un impact majeur justement au moment où on sortirait de l’ère des Poissons. Et cet événement, il l’a identifié comme arrivant à la « Porte » des Poissons, utilisant ainsi une image mentale qu’on pourrait se faire astrologiquement parlant en croyant passer de la « maison des Poissons à la « maison du Verseau »; en effet, on pourrait croire qu’on utilise alors une « porte ». C’est ainsi qu’il nous a littéralement trompés avec une entourloupette ayant commodément pour nom la « Porte des Poissons ».

Où a-t-il précisément déniché cette apparente et commode allusion à cette « porte des Poissons » ? en vient-on naturellement à se demander. Tout simplement dans un texte de la Bible que je ne connaissais pas avant la lecture de la prétendu révélation du faux prophète Vorilhon et que très peu de gens connaissent : IX Sophonie Chapitre premier. En effet, Sophonie est un obscur livre de La Bible qu’on retrouve à la page 816 de la 2ième partie de l’Ancien Testament de La Bible dans l’édition de la Pléiade. Ce livre se caractérise par le très surprenant langage violent que Iahvé y tient. C’est un livre auquel on ne fait jamais allusion d’ailleurs parce que, sans doute, son contenu gêne terriblement, comme vous le verrez plus loin. Or, tenez-vous bien, c’est ainsi qu’il nous en a passé toute une.

La clé : la muraille de la vieille Ville de Jérusalem

La réalité tellement simple, qui jette sa prétendue révélation par terre, est que la « porte des Poissons » est une véritable porte dans une muraille (on dirait aussi « rempart ») comme on en trouve dans les murs fortifiés de toutes les vieilles villes du monde, bâtis pour protéger les citoyens contre les envahisseurs. Comme c’est le cas des fortifications de Québec et de ses portes historiques.

Cela fait alors toute la différence. En voici la preuve. À la page 106 de son premier livre (LVVDD, p. 75), l’imposteur se référait à « Sophonie I », (en réalité, la forme de la référence devait être « Sophonie I, 1-10 » ; mais elle a été corrigée seulement dans la version téléchargeable de 1998, 24 ans plus tard). Vorilhon avait alors écrit : « Il y aura en ce jour-là, une clameur bruyante du côté de la Porte des Poissons. » Cette citation était erronée et incitait à une mauvaise compréhension puisque la phrase tirée de La Bible ne s’arrêtait pas ainsi; c’est-à-dire que cette citation ne devait pas se terminer par un point (« . »), mais plutôt par des points de suspension (« … ») pour signifier que la phrase n’est pas complète. Ainsi donc, ces « … » auraient pu alors constituer une petite lumière rouge et mettre le lecteur sur une piste à l’effet que la citation étant incomplète et possiblement trompeuse, le lecteur devrait alors être bien avisé d’aller lui-même vérifier cela dans La Bible, par ses propres moyens.

Une vérification qui aurait pu faire la différence

Le lecteur qui serait allé ainsi vérifier aurait alors fait une grande découverte à l’effet que la phrase complète devait plutôt se lire comme suit [NDLA : on trouvera la partie citée par l’imposteur en caractère gras]: « Il y aura en ce jour-là, une clameur bruyante du côté de la Porte des Poissons et un hurlement du côté de la nouvelle ville et un grand fracas du côté des collines. » De plus, cela aurait permis au lecteur-chercheur de constater que le contexte n’était pas celui d’une thèse astrologique, mais bien plutôt celui d’une muraille (rempart) dans laquelle il y a plusieurs portes et dont chacune a un nom. Il serait très vite venu à l’esprit du lecteur avide d’information juste que la « Porte des Poissons » était une de ces portes-là. C’est-à-dire donc une vraie et très concrète porte.

Et le lecteur se serait sans doute demandé ensuite pourquoi la prétendue révélation de Claude Vorilhon qui se disait le dernier des prophètes, aurait-elle déclenché « un hurlement du côté de la nouvelle ville ». En effet, le hurlement n’est pas associé à la joie. Le hurlement, étant selon Robert, un « Cri aigu et prolongé que poussent certains animaux (loup, chien). » et qu’il s’agit en fait d’un « Cri violent », comme cela nous vient naturellement à l’esprit, le lecteur aurait sûrement voulu comprendre comment un tel état d’esprit pouvait être relié à la prétendue bonne nouvelle de Claude Vorilhon. Et le lecteur aurait peut-être voulu comprendre ensuite pourquoi « un grand fracas du côté des collines » était intervenu. En effet, qu’est-ce qu’a à voir avec « un grand fracas du côté des collines » le fait d’apprendre à autrui une nouvelle réjouissante, se serait probablement demandé le lecteur avisé ayant été mis sur une piste sérieuse par des points de suspension (« … »). Après tout, le « fracas » est très généralement perçu comme étant un « bruit qui résulte d’une rupture violente, de chocs »; et par extension, un « bruit violent », comme nous le suggère le Dictionnaire Robert.

Toutes ces questions auraient pu déclencher une heureuse et productive recherche… et possiblement même une toute autre perception du lecteur face à la prétendue révélation de l’imposteur. Ce n’est pas par hasard que parmi les critères du Conseil de presse du Québec, il en est un qui vise expressément la malhonnêteté intellectuelle comme celle qui résulte d’une troncature de citation dans une situation porteuse de conséquence comme il s’en produit dans le merveilleux monde des media.

Une carte aurait trahi Claude Vorilhon

Cette recherche, qui sait car cela m’est bien arrivé, aurait pu même mener le lecteur à aller voir dans une section de la Bible où se trouve des cartes dont celle de la vieille ville de Jérusalem. Et, tout comme moi, le lecteur aurait pu voir, p. 914, cette carte sur laquelle apparaît clairement, tout en haut, la référence à la « Porte des poissons » qui se situe dans un mur intérieur et parallèle, du nom de « rempart d’Ézéchias ». Le lecteur pourra consulter ce document à l’Annexe 2 dès que j’aurai réussi à l’intégrer dans le présent dossier.

Et des portes, la muraille en comporte plus d’une

Et le lecteur, aidé des notes de bas de page de la citation tronquée par l’imposteur, aurait pu aller voir aussi dans d’autres parties de la Bible pour découvrir la vraie nature de ladite porte. C’aurait pu être le cas de la référence suivante : Néhémie Chapitre 3, versets I à 3 qui se lit comme suit :

« …et ils construisirent la porte des Brebis ; ce sont eux qui la consacrèrent, et qui en posèrent les battants ; [ils allèrent] jusqu’à la tour des Cent, qu’ils consacrèrent [et] jusqu’à la tour de Hananeèl. »

« À côté de lui, bâtirent les hommes de Jéricho, et à côté, bâtit Zakkour, fils de Imri.

Et les fils de Hassenaah bâtirent la porte des Poissons ; ce sont eux qui la charpentèrent et posèrent ses battants, ses verrous et ses barres. »

C’est clair, n’est-ce pas ? La « porte des Poissons » est une vraie porte, dans une vraie muraille (on dira aussi « rempart ») qui est celle qui entoure la vieille ville de Jérusalem que j’ai vue et traversée personnellement en février-mars 1993. À part cette « porte des Poissons », il y avait les autres portes qui portaient des noms comme: des Brebis, des Chevaux, de la Vallée, du Fumier, de la Yeshanah (qui voulait dire la vieille), de la Source, de la maison d’Eliashib, des Eaux, de l’Est, de Miphqad, d’Ephraïm et de la Prison. Tout le chapitre III de Néhémie fait écho à la réparation de la muraille et des portes dont certaines parties avaient brûlé. Et cela de la même façon qu’à Chroniques II, chapitre 33 verset 14, il est dit : « Après cela, il bâtit [NDLA Une version informatique dit « restaura »] la muraille extérieure de la Cité de David, à l’occident de Gihon dans le Torrent, et à l’entrée de la Porte des Poissons, elle contournait l’Ophel [NDLA. La Cité de David était bâtie sur cette colline] et il la suréleva beaucoup… ».

À titre de preuve supplémentaire et d’un autre ordre, j’invite le lecteur à aller visiter le site Internet intitulé « Plan de Jérusalem au temps des Rois » à l’adresse suivante :

http://www.bibliquest.org/HR/HR-Jerusalem_au_temps_des_Rois.htm

Le lecteur y constatera qu’au no 42 de l’index des lieux indiqués sur le plan par le biais d’un ciffre, on indique trois références de La Bible où le nom de la porte des Poissons est cité (« 42. Porte des Poissons. 2 Chron. 33:14 ; Néh. 3:3 ; Soph. 1:10 »)

De plus, le lecteur qui voudra davantage d’indications dans le même sens, pourra aller lire à l’Annexe 3 : Autres indications quant à l’existence de la Porte des Poissons à Jérusalem.

Le contexte : celui d’une menace

J’ajoute, pour placer tout cela dans un contexte plus général, que la citation choisie par l’imposteur pour les fins de se rendre très important au point que la Terre passerait « dans » l’ère du Verseau à l’occasion de sa naissance, était précédée d’un texte qui constitue une menace même pas voilée de la part de Iahvé aux habitants de Juda et de Jérusalem. Ce texte qui est dans Sophonie I et que Claude Vorilhon a pu lire comme nous pouvons tous le faire, commence par « Je vais tout enlever de la surface du sol… j’enlèverai hommes et bêtes, j’enlèverai les oiseaux des cieux et les poissons de la mer…et je supprimerai l’homme de la surface du sol… ». C’est ce même Iahvé que Claude Vorilhon dit être son vrai père ; qui proférait, dans Sophonie I des menaces à des Terriens en disant : « J’étendrai ma main contre Juda et contre les habitants de Jérusalem,… », et qui finissait par dire dans Sophonie I, verset 1à 10 : « Il y aura, en ce jour-là…une clameur bruyante du côté de la porte des Poissons et un hurlement du côté de la nouvelle ville et un grand fracas du côté des collines. »

Un défi aux raëliens

Compte tenu de l’importance et de l’ampleur de l’imposture du prétendu prophète, le lecteur trouvera le texte intégral de Sophonie I, verset 1 à 18 à lAnnexe 4 ; il pourra donc lui-même tirer ses propres conclusions. Je l’incite donc à prendre le temps d’aller consulter ledit Annexe 4. Et je défie quiconque parmi les raëliens les plus têtus et les plus fanatiques de leur gourou d’y trouver le moindre signe à l’effet que leur prétendu prophète était sémantiquement et moralement justifié de manipuler et de récupérer une quelconque partie du texte se situant entre le verset 1 et le verset 10 de IX Sophonie Chapitre premier (selon son titre précis) pour faire croire en une théorie de la « Porte des Poissons » annonciatrice d’une bonne nouvelle en relation avec une « nouvelle ère », à savoir l’ère du Verseau.

Acceptons pour quelques minutes….

Soyons bon joueur et acceptons pour quelques minutes l’invention de Claude Vorilhon à l’effet que la porte des Poissons du texte de Sophonie I qu’il a utilisée est bien le passage de l’ère des Poissons à celui du Verseau. Comment alors est-il possible de concilier cette notion de passage d’une constellation à une autre compte tenu de ce qui précède la citation choisie par Claude Vorilhon et de tout ce qui la suit? Comment peut-on vraiment concilier cette prétendue interprétation avec tout l’aspect menaçant que contient le texte? Avec la promesse de catastrophes de la part de Iahvé dans l’ensemble du texte? Qui, elles, ces catastrophes, ne se sont pas produites ni en 1946 à la naissance de Claude Vorilhon, ni à l’occasion de la prétendue révélation de 1973 ? Qui pourra continuer à croire à cette incohérence pure ? Fort probablement une personne souffrant d’une profonde aliénation (au sens de la notion de caractère philosophique développée par Hegel).

Qui croira ?…

Qui, à l’analyse logique serrée dudit texte de Sophonie I 1-10, maintenant que l’on a accès au texte complet de la citation que Claude Vorilhon avait eu la malhonnêteté de nous cacher en majeure partie, aurait encore la naïveté de croire que Iahvé a pu faire part à Claude Vorilhon d’une explication aussi tordue à l’effet que la « Porte des Poissons » est « un passage dans l’ère nouvelle du Verseau » qui serait arrivé en 1946, alors que l’ère du Verseau n’est même pas attendue avant 2600 ou 2700 par les scientifiques actuels, ou que cela pourrait arriver vers 2100 seulement conformément aux données des tablettes sumériennes ? 4 (Sitchin, La 12ième Planète, p. 205, par. 1.) Personne, et je le répète, à moins de souffrir d’une profonde aliénation.

*

Quelle mégalomanie !

Revenons à Sophonie. Ce texte tiré de Sophonie I, aurait pu être la meilleure carte de Claude Vorilhon alias Raël s’il n’avait pas été aussi inapproprié pour démontrer le grandiose que le prétendu prophète voulait attacher à son personnage. Ne disposant pas, comme son prétendu demi-frère Jésus, d’un don de faire des miracles, il lui fallait une sorte d’équivalence. Il a donc imaginé qu’il pourrait mettre le monde entier à genoux devant lui au moment d’apprendre que sa naissance correspondait à l’entrée des Terriens « dans » l’Ère du Verseau. Pire, il a imaginé que cela pourrait avoir un impact éternel. Qui parlait de lui comme d’un mégalomane ?

Si Claude Vorilhon ne devait pas connaître profondément la dynamique du cosmos, il devait en être autrement de Iahvé, qui est « Dieu » dans les bibles traditionnelles, de qui il dit voir reçu la révélation, qui est censé être un éternel et qui est censé avoir traversé les cieux depuis de très nombreuses générations, 666 en fait, et même depuis 25 000 ans, selon le prétendu message reçu. Il y a une limite, comme le fait l’imposteur, à faire passer les Élohim extraterrestres pour des ignares personnages… pour ne pas dire des êtres pathologiquement affectés.

Y aurait-il deux réalités scientifiques différentes pour la même question ?

Revenons à la « porte des Poissons ». Peu importe ce que dira de cette question Claude Vorilhon le faux prophète, il ne pourra jamais nier que les scientifiques d’aujourd’hui disposent de moyens extrêmement sophistiqués pour établir le moment de l’entrée de la Terre « dans » l’ère du Verseau. Et que ce qu’ils constatent contredit totalement ce qu’il a a écrit pour se rendre crédible, à savoir son mensonge fondamental.

Les Élohim extraterrestres, advenant qu’ils soient vraiment concernés, auraient-ils vu une réalité si différente de la nôtre au point de placer l’entrée « dans » l’ère du Verseau plus de 700 ans avant que ce ne soit réellement le cas, eux qui disposaient d’une perspective sans pareille ? Pour devoir admettre ensuite avoir fait une erreur historique ? Et pour devoir assumer ensuite d’avoir fait rire de leur petit dernier prophète?

De plus, l’argument des raëliens à l’effet que dans l’infini du temps et de l’espace, « quelques années de différence ne devraient pas être significatives », constitue à toutes fins utiles une justification après coup des erreurs de leur faux prophète. Pour eux, « sauver la face », n’est pas une mince affaire… Puisque les extraterrestres auraient choisi de faire apparaître leur prophète selon leur propre planification ou leurs objectifs propres, pourquoi l’avoir fait en 1946 plutôt qu’en… 2 008, ou 2 010, ou 2 035, ou 2 650 ? Pourquoi auraient-ils assumé de jeter un doute sur une réalité sur laquelle ils pouvaient avoir un parfait contrôle ? Puisqu’ils sont en mesure de disposer d’une information juste ? En venant eux-mêmes, s’ils le veulent, vérifier la chose à chaque équinoxe du printemps.

Ce « point » qui n’a pas été enlevé

Revenons à ce point (« . ») qui pouvait faire la différence. Claude Vorilhon plaça donc cette citation tirée de Sophonie en plein cœur de sa prétendue révélation, à la fin d’un chapitre où il est très corrosif à l’égard de la religion catholique, dans un contexte donc où son futur lecteur sera possiblement rendu émotif. Une citation tirée de Sophonie dont le nom lui-même étonne, tellement on l’a si peu utilisé même dans le monde chrétien, et dont l’imposteur fournit la source d’une manière malhonnête par surcroît, puisqu’il a mis à la fin de ladite citation, un point (« . ») de ponctuation qui n’existe pas à cet endroit de la citation, ce qui pourrait très bien d’ailleurs démontrer, tout autant que la malhonnêteté, le degré de fébrilité du « prophète » menteur au moment de l’écriture de son premier livre. Même dans la version téléchargeable de sa prétendue révélation où il a fait des retouches, changeant même le temps des verbes à l’imparfait pour le passé simple 5, il a conservé ce « point de ponctuation» honteux qui lui a servi à masquer son mensonge.

Né 654 ans avant son ère

Cela dit, revenons à notre propos. Certains raëliens, parmi ceux qui souffrent le plus d’aliénation, qui se seront hasardés à venir lire jusqu’ici, ce qui serait déjà presque un miracle, se diront : « Pis, y a rien là! Iahvé avait le pouvoir de faire coïncider la conception de leur prophète avec le passage dans l’Ère du Verseau ». Oui, je veux bien, mais le problème reste encore entier puisque le moment prévu depuis longtemps pour ce passage historique n’a pas encore eu lieu et qu’il coïncidera avec l’avènement de l’an 2600 du calendrier chrétien ou l’an 654 du calendrier raëlien!!! OUPS! S’il s’est glissé une erreur d’environ 6 ans lors de la confection du calendrier chrétien (entre la vraie date de naissance de Jésus et l’an 1 de l`Ère chrétienne), il s’en sera glissée une de 654 ans environ dans le cas du calendrier raëlien. Le prétendu prophète serait donc né 654 ans avant son ère. Mais, le plus ironique, c’est que cette erreur aura « originé du ciel »! Et que c’est LE prophète lui-même qui l’aura propagée… cette erreur!

Choisi pour sa simplicité !

De plus, pour arriver à ses fins fourbes, particulièrement dans une partie potentiellement significative de sa prétendue révélation, Claude Vorilhon n’a choisi de la Bible que les bouts de phrases qui ont fait son affaire sans respecter la ponctuation, et par surcroît, sans indiquer de quelque façon que ce soit que la citation n’est pas totalement conforme. Tout comme il a érigé en croyance qu’il soit né au moment où la Terre passerait « dans » le Verseau, en taisant les paroles introductives du chapitre de Sophonie qu’il a récupéré, Claude Vorilhon a dans la page et les paragraphes qui suivaient, fait un collage de citations tirées d’Isaïe sans jamais mettre sur la table, de quelque façon que ce soit, les paroles introductives du chapitre qui en donnaient le sens général et le contexte. Or, le texte commençait pourtant par : « Voici que règnera un roi selon la justice ; les princes gouverneront selon le droit. » On se rend bien compte qu’on annonçait rien là qui pouvait référer à une prétendue révélation de Claude Vorilhon. Ni à sa personne. « Ils m’ont choisi pour ma simplicité », disait-il un jour à ses adeptes. « Simplisme », aurait-il dû plutôt dire.

Mais, en l’absence de ces données, le lecteur pouvait difficilement se rendre compte que les choix de citations du prétendu prophète n’avaient qu’un seul but : accréditer ses propos sans devoir faire de démonstration plus formelle. Sans la fourniture du contexte réel ou grâce à des textes tronqués, que valent vraiment des citations mises au service d’une intention fourbe? Poser la question c’est y répondre..

Les propos d’un amateur

Sachant cela, on ne sera donc pas surpris qu’en haut de la page 107 (LLQDLV), concernant Isaie XXXII dont il cite une partie, le faux prophète saute toute une partie de phrase sans que, par une technique appropriée et conventionnelle, il en avertisse le lecteur. Ce dernier pourra comparer les deux textes à l’Annexe 5 intitulée Omission de texte sans préavis et comparaison quant à l’usage d’Isaïe, XXXII, 3 à 5). Compte tenu de la supposée importance de ce qu’il prétend avoir reçu, il aurait valu la peine qu’il vérifie, ne serait-ce qu’auprès d’un de ses collaborateurs compétent, à sa revue de course automobile, comment on écrit et surtout comment on présente des citations de façon conventionnelle: il aurait ainsi démontré qu’il souhaitait respecter ses futurs lecteurs. Cela aurait au moins eu l’avantage de ne pas faire amateur. Mais, nous savons tous que ce n’était pas son objectif… il voulais plutôt faire simple.

D’ailleurs, ladite citation fautive et tout ce qui suit pourraient être avant-coureurs de ce qui pourrait arriver à Claude Vorilhon dès que son mensonge sera grandement connu. En effet, Isaïe y disait : « … on ne dira plus au fourbe qu’il est un grand ».

Le faux prophète récidive

Pour les mêmes raisons fourbes il a même osé profiter du fait que le mot « porte » apparaît (p. 107, LVVDD, p. 75) dans Isaie, chapitre XXIX, verset 21, sans qu’elle soit nommément identifiée et, le contexte aidant à en conclure, sans qu’elle ne puisse être vraiment la « porte des Poissons », (il s’agit en fait de celle de la Prison) pour faire croire que les paroles citées sont reliées à la Porte des Poissons. Il s’agit de la citation suivante telle que présentée par le faux prophète (avec ses erreurs de transcription…): « Ceux qui, par leur déclaration font de l’homme un coupable, tendent des pièges à celui qui rend l’arrêt à la porte et évincent abusivement le Juste» (Isaie, XXIX, 21). [NDLA : oui, avec ses fautes; et le texte de l’extrait au mot « juste » montre un « j» minuscule et contrairement à ce qu’a écrit l’imposteur, les traducteurs de ladite phrase ont écrit, eux, le mot « Porte » avec un P majuscule. Quel amateur finalement ! vous direz-vous. Et si ce n’était que pure cohérence par rapport à ses véritables intentions? En effet, on écrira Porte St-Jean (Ville de Québec) ou Porte St-Denis (Ville de Paris) comme l’équipe d’Édouard Dhorme aura écrit : Porte des Poissons. Mais ce « p » majuscule donne un sens qui n’est pas celui que l’imposteur voulait qu’on retienne. Alors, sera-t-on surpris qu’il ait transcrit « la porte » au lieu de « la Porte »? N’avait-il pas intérêt à ce qu’on ne pense pas « Porte » comme dans la Porte Jaune (toujours à Paris)?

Déni d’intelligence

Claude Vorilhon alias Raël ne connaissait pas suffisamment La Bible pour en faire un usage adéquat. Prenons par exemple un élément d’ordre juridique où il a pris un risque. La citation d’Isaie XXIX, 21 par Claude Vorilhon était complètement inappropriée et son usage a même constitué un déni d’intelligence des futurs lecteurs de sa prétendue révélation. En effet, cette « Porte », c’en est une autre « de la ville de Jérusalem » comme le démontrent les notes en bas de la page 99 de La Bible, Ancien Testament, partie II. Plus encore, il s’agit d’une Porte près d’un endroit où l’on rendait la justice. Mieux encore, où l’on arrêtait les décisions juridiques. Ce qui est cohérent puisque le chapitre concerné d’Isaïe traite des gens qui guettent l’occasion de « commettre l’iniquité ». Il est d’ailleurs dans le comportement général d’Isaie de dénoncer l’iniquité (la corruption des mœurs, la dépravation, le manque d’équité ou l’injustice). N’importe lequel juriste disponible, s’il en fut un dans les parages de l’imposteur, aurait rapidement conclu que ladite phrase ne pouvait d’aucune façon être interprétée comme l’a fait l’imposteur. Il y a eu là pure malhonnêteté de la part du faux prophète qui devait chercher par tous les moyens à faire sérieux grâce à la récupération. Une seconde fois, en deux pages, le prétendu prophète a essayé de donner le même aspect sidéral à une porte qui n’a vraiment rien à voir avec quelque constellation que ce soit. Et il a ensuite malhabilement utilisé l’environnement de cette « porte » pour se donner de la crédibilité comme prétendu « Messie ». Voyons cela dans une autre citation qu’il interprète à son pur profit.

« Les yeux englués » du… faux prophète

Ladite citation fait référence à des « yeux englués »; quand on approfondit cette notion, on comprend que cela veut dire qu’on y a mis de la glu. 6 En effet, on le comprend grâce à la même référence qui se retrouve dans Isaie VI, verset 10 (« … rends ses oreilles pesantes, enduis de glu ses yeux!… », y voit-on). On y explique la pratique qui consistait à enduire de glu les yeux de celui qui a une mauvaise intention, celle de l’iniquité, ce qui est loin de permettre de conclure qu’il s’agit de la cause comme tente de le faire croire Claude Vorilhon. C’est connu que les gamins comme Claude Vorilhon mêlent parfois cause et effet…

On comprendra ici pourquoi la révélation de Claude Vorilhon recommande de ne pas se référer à la Bible, sous prétexte qu’elle est remplie de choses insignifiantes. En effet, le prétendu prophète faisait dire à Iahvé que « Seules les parties de la Bible que je vais vous traduire sont importantes. Les autres, qui ne sont que des bavardages poétiques, je ne vous en parlerai pas. » (page 26, par. 2; LVVDD, p. 20). Il se devait en effet de décourager tous gestes ou toutes actions qui pouvaient éventuellement le démasquer.

La version de la bible des extraterrestres…

« Traduire », disait-il, par surcroît. Mais quelle était donc la langue de la Bible qui servait de point de référence? Et d’où venait donc cette bible qui, comme on le sait, devrait être composée de livres que les premiers dirigeants chrétiens ont choisis parmi ceux qui existaient? « L’Éloha » que Claude Vorilhon disait avoir rencontré, dans son premier livre, et qu’il disait être Iahvé, et son père dans le deuxième livre, aurait donc possédé une version de la Bible de la Pléiade qu’il traînait avec lui dans ses voyages intersidéraux pour des raisons de sécurité quant à l’authenticité de la vérité? Dommage cependant que cette version n’ait pas contenu la numérotation des versets… ce qui aurait eu l’avantage de permettre au prétendu prophète de les écrire à mesure au moment des prétendues explications de l’extraterrestre et donc de les transcrire ensuite en toute transparence ce qui n’a été fait, finalement, qu’à l’occasion de la réédition en 1998, 24 ans plus tard ! Trêve de plaisanteries!

Faciliter la lecture, oui… mais pas trop

La vérité est que le prophète ne tenait pas à faciliter à ses futurs adeptes leur possible recherche de l’authenticité des citations; et par ricochet à leur donner l’occasion de contester ses fourbes interprétations. Il n’a donc fourni que le numéro de chapitre, laissant le lecteur se débrouiller pour trouver le lieu de la citation pendant des dizaines de pages parfois. Dans Isaie XXIX, il a fallu lire jusqu’au verset 21 pour trouver la citation qu’il avait récupérée afin de ramener l’idée de la « Porte » (selon l’orthographe de La Bible) qui devait équivaloir à la constellation des Poissons… (selon le fourbe désir de l’imposteur).

Vu que Claude Vorilhon n’avait aucunement de culture appropriée, il ne lui était pas possible de comprendre adéquatement les textes bibliques, et particulièrement ceux qui avaient une portée juridique! Aussi ne sera-t-on pas surpris qu’il ait fait des gaffes en les interprétant dans le sens de ses intentions fourbes. C’était une chose de souhaiter écrire à propos de la révélation d’une rencontre extraterrestre… C’en était une autre que de le faire selon les règles de l’écriture, en s’appuyant substantiellement sur La Bible et en respectant les réalités sociologiques de temps qui y sont décrits…

Un usage incohérent de la « crucifixion de Jésus »…

Voici un exemple patent d’incompétence de l’imposteur. Si Jésus a été crucifié au moment où la terre passait dans l’ère des Poissons, comme Claude Vorilhon l’a évoqué (p. 75, LVVDD) en écrivant : « Comme ceux qui, persuadés qu’ils défendaient quelque chose de vrai sans chercher à comprendre ont crucifié Jésus par peur de se voir ruinés et anéantis au moment du passage dans l’ère des poissons », comment est-ce possible que le faux prophète ait pu écrire qu’il est personnellement né au moment du passage « dans » l’ère du Verseau? Entre la mort de Jésus et la naissance de Claude Vorilhon, il s’est passé 1919 années. Or le passage d’une ère à une autre, i.e d’une constellation à une autre, prend conventionnellement 2160 ans. Il y a donc une lacune de 241 ans pour introduire le temps du passage d’une constellation dans une autre entre les deux événements que Claude Vorilhon a identifiés : la mort de Jésus (en l’an 33) et sa naissance personnelle à lui en 1946. Et le phénomène de la précession ne peut pas expliquer une très grande partie de cette différence. Ceux qui seront tentés de dire que le texte pourrait s’interpréter comme voulant dire que c’est à un moment plus éloigné de la mort de Jésus qu’il fait allusion, je les invite à relire le texte et ils verront qu’il s’agit de « ceux qui… ont crucifié Jésus ». Soyons généreux et prêtons-leur 50 ans de plus, que l’on soustraira des 241 ans cités plus haut. Il manquera encore 191 ans. 191 ans, c’est quasi deux siècles ! C’est donc énorme. Et c’est encore pire quand l’on considère le nombre d’années qu’il y a entre 1946, la période du faux passage « dans » l’ère du verseau et 2700, l’année approximative de la période où les scientifiques prévoient que l’on entrera « dans » l’ère du Verseau. L’un et l’autre des deux éléments pèsent lourd sur le capital de crédibilité qui devait pourtant servir le fourbe prétendu prophète.

Si par contre, on accepte d’utiliser l’hypothèse découlant des supputations sumériennes qui nous mènent à un passage dans l’ère du Verseau en 2100 environ… Nous aurions une donnée toute autre : entre la mort de Jésus (-33) et la naissance de Claude Vorilhon en 1946, il se passera 1979 années. Or l’ère des Poissons devant durer 2160, il en manquerait 181, presque deux siècles. Soyons généreux et interprétons, même à l’encontre du simple bon sens, que l’imposteur faisait naître Jésus au début de l’ère des Poissons, exactement comme il s’attribue un phénomène analogue pour l’ère du Verseau. Il en manquerait alors 148, c’est-à-dire un siècle et demi, pour que ses dires puissent être confirmés.

… et une occasion de rire un peu

Mais cela est incontournable : nous sommes obligés de comprendre que Claude Vorilhon faisait mourir Jésus au moment du passage dans l’ère des Poissons. On ne va pas réécrire ses livres! Donc en reculant à partir de « 1950 » pendant 2160 années, cela mène à l’an 210 avant JC (qui devient alors l’an 1 de l’ère des Poissons), ce qui fait mourir Jésus en l’an - 210 avant J. C., c’est-à-dire au moins 175 ans avant qu’il naisse. Cela aurait dû faire voir à l’imposteur sa propre incohérence!

Mon objectif n’est pas, et je pense que vous l’avez compris, d’imposer une connaissance, mais bien de faire voir les incohérences du faux prophète. Car, c’est bien lui qui a pris le risque d’essayer de faire passer sa naissance pour annonciatrice d’un autre messie. Or, ceux qui diront que le temps des ères est inégal et que je ne peux pas faire ce calcul, se trompent quant à leur deuxième allégation. En effet, entre la donnée de l’imposteur et celle des astronomes actuels, car je ne parle que d’astronomie qui est le seul objet valable, il se passe nettement plus de temps que la durée scientifique conventionnelle de 2160 ans. Voyez par vous-mêmes : -33 : date de la mort de Jésus + 2700 : date approximative du passage « dans » l’ère du Verseau selon les astronomes et selon la seconde suggestion de Jean Sendy = 2733. C’est-à-dire : 573 de plus que la moyenne. Donc tous les calculs utilisant 2160 ans sont parfaitement conservateurs et finalement très valables. Ce sont les calculs que le faux prophète aurait dû faire avant d’assumer de nous raconter son mensonge fondamental. Il aurait alors pu réaliser la grandeur de l’utopie de son histoire inventée.

Rien ne lui donne raison

Donc, ou Claude Vorilhon a écrit sur cette question machinalement. Et il ne s’est pas relu pour y trouver du recul. Ou il a plutôt calculé ses coups, sans faire usage des mathématiques, ce qui est mon hypothèse. Quand le lecteur aura lu tout le dossier, il ne pourra conclure qu’une chose : l’imposteur a cherché à s’avantager d’une manière fourbe… en récupérant tout ce qui en mettrait « plein le visage » du lecteur. Ce faisant, il s’est rendu complètement risible. En effet, qu’on regarde la question sous tous ses angles, y compris les siens (Jésus et l’ère des Poissons ainsi que lui et 1946-1950) rien ne vient confirmer ce qu’il a fait dire à « son » extraterrestre. Et surtout pas la science actuelle.

À quoi cela aurait-il servi de piéger le message ?

Tout cela ne fait que démontrer encore davantage, si cela était nécessaire, que Claude Vorilhon alias Raël a nagé en pleine incohérence quand il a écrit sa « révélation », en la plagiant ici et là, quelque part entre 1972 et 1974 et que cette incohérence ne peut logiquement pas être attribuable à un « dieu extraterrestre » ; en effet, quand on s’est choisi un messager, on ne le met pas en situation de passer un jour pour un fourbe, un menteur et un incohérent, en piégeant le contenu du message qu’on lui donne.

Si on doit attribuer de l’incohérence à quelqu’un, ce n’est sûrement pas à l’inspirateur qu’on doit le faire, vue la largeur de son point de vue qui est panoramique. Il ne reste que le messager, étant donné par surcroît toutes les preuves qui existent qu’il est un plagieur.

Et il existe une réalité qui ne pouvait pas aider les futurs adeptes de l’imposteur à y voir clair : le temps qui passe. Il a passé et ce faisant, la preuve s’est faite que l’ère du Verseau n’était pas au rendez-vous ni en 1946, ni en 1950. De la même manière, le facteur temps a joué en faveur de ceux qui doutaient de l’honnêteté du prétendu dernier des prophètes. Ils ont fini par mettre leur intelligence au service de la recherche.

« RENVOIS » ET « CONCORDANCES »

Grâce aux instruments de concordance entre les différents livres et chapitres de La Bible, dont le plus utile est l’ensemble des notes au bas des pages, qui renvoie aux différentes notes entre elles, Claude Vorilhon a trouvé inspiration et matière à se faire passer pour l’un des personnages de l’imaginaire biblique le plus important : le Messie attendu par les Juifs depuis des millénaires, se substituant ainsi à Jésus, son prétendu demi-frère.

En effet, comme nous aurions tous pu le faire avec cet instrument de recherche, Claude Vorilhon a fait usage d’un contenu de La Bible auquel le commun des mortels ne se réfère presque jamais, ce qui lui avait d’ailleurs permis de trouver ici et là, un ou des textes qui faisaient emploi du mot « porte » et qui pouvaient lui fournir l’avantage de renforcer sa première grande tromperie. Ce faisant il démontrait son intention fourbe… et qu’il savait très bien ce qu’il faisait ! Vous en doutez parce que vous n’avez jamais personnellement eu l’occasion de vous référez à ces notes? Auriez-vous oublié que, quand on a un père juif, même à temps partiel, il y a de fortes chances qu’on ait eu à quelques reprises l’occasion d’entendre parler de ces notes… de bas de page!

Une arme à deux tranchants

On se rappellera que Claude Vorilhon a écrit dans sa prétendue révélation que c’est avec la Bible, version d’Édouard D’horme, publiée à la Pleiade (NRF et Gallimard), que Iahvé lui aurait donné sa révélation. Or, c’est avec la même version que j’ai fait toutes mes recherches. Cela comportait un avantage certain : j’avais justement accès aux mêmes notes de bas de pages qui ont été si utiles à Claude Vorilhon. Et cet usage des notes de bas de page m’avait été utile déjà pour découvrir le vrai sens de l’expression « la Porte des Poissons » que l’imposteur avait utilisée pour mentir effrontément à ses futurs adeptes.

Plus encore, j’ai pu constater que les pages où il se laissait conduire par le contenu des notes de bas de page ont fini par lui fournir un contexte propice à lui donner finalement l’idée qu’il pourrait arriver à se faire passer pour « le » ou « un » Messie. En effet, dans Isaïe XXXII, la note disait : « XXXII i ss. Prophétie messianique. » Voilà donc qu’il pouvait se faire passer pour le « Messie » en récupérant Isaïe qui, il vaut la peine de le rappeler, a vécu environ 700 (entre 740 et 687) ans avant Jésus. Ainsi donc, le premier messie n’était pas encore né ni connu qu’Isaïe aurait essayé de disposer du sort du messie suivant en réglant en même temps celui (le sort) de l’Église qui n’était pas encore née du premier… Il fallait le faire. Mais il y a pire : l’imposteur a utilisé Isaïe pour attribuer à cette Église non encore née un comportement de « bandit » à un moment où « règnera un roi selon la justice » comme si des rois régnant selon la justice, il n’y en aurait eu aucun depuis Isaïe et durant les 2700 qui ont suivi. Et à quel roi pouvait bien s’intéresser logiquement Isaïe si ce n’est à ceux de la Judée dans les temps relativement proches ? En quoi les déveines et la mégalomanie d’un coureur automobile en 1970, issu d’une mère de descendance gauloise et d’un père juif, pouvaient-elles intéresser un prophète de la Judée né aux environs de 687 avant J.-C., fortement préoccupé par la situation de la « nation » d’Israël, dans tous ses écrits?

Aux fins de se faire passer pour un personnage important attendu depuis longtemps et prétendument annoncé par des prophètes, et non les moindres, l’imposteur s’est montré prêt à raconter n’importe quoi et à fausser les conclusions les plus connues des exégètes bibliques.

Un parti pris aveuglant

Par exemple, le parti-pris de l’imposteur à l’encontre de l’Église était si grand qu’il a osé attribuer à cette dernière l’expression « le roseau ployé » (p. 108, LVVDD, p. 76) que l’esprit des textes d’Isaïe et Jérémie attribue clairement au peuple d’Israël. Et la note de bas de page correspondant au verset 3 commençant par « Il ne brisera pas le roseau ployé… » (Isaïe, XLII, 3) permet de voir que I Rois XIV, 15; II Rois XVIII, 21 et Ézéchiel, XXIX, 6, utilisent eux aussi le mot « roseau » pour parler du peuple d’Israël.

Les commodes notes de bas de pages

Et pourtant une lecture patiente d’Isaïe, une référence à un des Index de la Bible et un parcours de renvois de bas de pages, prouvant qu’il faisait fausse route, Claude Vorilhon, dans un esprit fourbe, a trouvé matière à écrire toute la page 107 de son premier livre (76 dans LVVDD) en même temps qu’elle lui a donné matière à inventer le concept de la télépathie entre les Élohim et lui. Ainsi donc, il m’est maintenant devenu possible de dire d’où est venue à Claude Vorilhon l’inspiration qui lui a fait dire que les Élohim parleront par sa bouche.

Inquiet de ce que j’entendais parfois de la bouche de l’imposteur, combien de fois me suis-je dit : « Les Élohim peuvent-ils vraiment penser ce qu’il est en train de dire-là » ?

Si Iahvé avait élaboré au profit de son prétendu prophète les interprétations que je suis à démasquer, nous serions obligés de dénoncer ce Iahvé comme étant un menteur invétéré. Claude Vorilhon alias Raël laissera-t-il encore longtemps Iahvé passer pour un menteur à sa place?

Et, ce qui est drôle finalement, car on peut accepter d’en rire, c’est que les textes de La Bible que l’imposteur a mis en preuve, après avoir récupéré à ses fins une porte de la muraille de la vieille Jérusalem, font parfois référence à la fourberie. Par exemple, il s’est permis de citer : « …on ne dira plus au fourbe qu’il est un grand. »; ou encore : « Quant au fourbe, ses fourberies sont criminelles ». (Isaïe XXXII, 5 et 7)

Aussi sera-t-il finalement risible de constater que les textes, récupérés par Claude Vorilhon aux fins de discréditer l’Église, ont été écrits par Isaïe bien avant que l’Église du Christ ne soit fondée. Les extraterrestres de Claude Vorilhon devaient être plutôt masos s’ils savaient, avant même que Jésus procède à la fondation de l’Église de Pierre (« Pierre tu es pierre, et sur cette pierre… »), que l’organisation qui en découlerait, développerait un total comportement de fourbes, même de fourbes criminels, si on accepte l’interprétation de l’imposteur. Et à ce compte, s’ils étaient capables d’assumer que cela se passe ainsi, pourraient-ils avoir assumé d’avoir un représentant fourbe et possiblement criminel à partir de 1973 dont les paroles d’Isaïe s’appliqueraient tout autant et pleinement à lui et à son organisation, qu’à l’Église catholique?

L’Église ou la sienne

Cette insistance de Claude Vorilhon à vouloir foutre à tous prix l’Église catholique par terre a fait de sa révélation un message anti-Église qui aura des répercussions pendant de nombreuses années. Et ce qu’il a écrit (p. 107, éd. de 1974, p. 76 de LVVDD) à cette fin l’a rendu très suspect : « L’Église, qui profère à l’adresse de Iahvé des propos aberrants et laisse à vide l’âme de ceux qui ont faim de vérité, c’est elle qui projette des plans pour anéantir les pauvres, pour faire en sorte que ceux qui ne peuvent pas comprendre, ou n’osent pas comprendre restent fidèles à elle, dans la peur du « péché », d’excommunication ou autres fadaises. » D’abord, comment peut-on honnêtement dire : « oser ne pas comprendre » ? Ne parle-t-on pas normalement d’oser pour des objets peu facile à réaliser… et comportant un défi? Donc ayant un aspect prioritairement positif. Ça lui donnait une belle jambe d’avoir un ennemi de cette taille à offrir.

Et je vous épargne le reste. Même si j’avais des raisons personnelles de m’éloigner de l’Église, cette partie de la révélation m’avait fait tiquer substantiellement. Et chaque fois que je suis revenu sur ce passage, je ne suis jamais arrivé à l’avaliser, celle-là : l’imposteur existait à peine comme prétendu prophète qu’il était déjà en guerre avec une autre religion. Mais il avait si bien enrobé sa prétendue naissance de tellement de « constellarité » que j’avais finalement assumé de passer par dessus cela.

*

Mais finalement : pas besoin d’extraterrestre !

Et mon intuition m’a finalement conduit là où se trouvait la réponse à ma question : qui l’a mis sur la piste de sa deuxième porte d’entrée de son imposture? De toutes évidences, il n’y a pas de hasard, comme on le verra. Ce qui était la ligne directrice de Claude Vorilhon dans sa recherche d’inventer une trame d’une portée astronomique et/ou astrologique, c’était le mot « porte ». Ce mot était véritablement son « moteur de recherche ». « Pour cela, dira-t-on, il a fallu que quelqu’un le mette sur la piste de départ. » Pour cela, en effet, oui, il avait besoin d’un coup de pouce… Mais pas celui qu’on pense.

Je me suis dis à un moment de l’écriture du présent dossier : « Qu’est-ce que j’aurais fait, moi, pour trouver l’expression ” la porte des poissons ” dans toute La Bible, si j’avais été à la place de l’imposteur ». Et c’est là que la réponse m’est venue aussi limpide que de l’eau de source. Tout comme la plupart des « bibles » ont des index ou des glossaires jouant un rôle analogue, la Bible de la Pléiade a ce côté commode qui fait que, pour les repérer où qu’ils se trouvent dans l’ensemble, tous les mots importants au plan théologique et sociologique sont regroupés dans une sorte de liste alphabétique avec référence aux pages et aux versets indiquant alors où on peux les trouver dans les différents livre de la Bible. Ce que, communément, on appelle un index. Il en est de même sur le plan géographique et historique. Ainsi donc, La Bible de la Pléiade comporte en outre un Index historique et géographique. J’ai d’abord cherché dans le premier à cause de la portée philosophique possible de ce qui me préoccupait et je n’ai rien trouvé.

Des efforts récompensés

Mais tenez-vous bien! À l’expression « Porte des Poissons », dans l’autre index, j’y ai découvert plusieurs renvois dont un au tome II, page 818 de la Bible, verset 10. Et qu’y avait-t-il à la page 818 ? Eh bien oui ! Vous l’aviez probablement deviné : Il y avait Sophonie I, verset 10 et les mots « porte des Poissons » juste au beau milieu d’une phrase plus complète que celle que l’imposteur avait citée… C Q F D. Eh oui ! C’est donc cher lecteur de cette manière que l’imposteur s’est retrouvé sur la piste de « la porte des Poissons? Tout simplement en utilisant, comme nous aurions pu le faire nous mêmes, vous et moi, un outil de La Bible, au plan de la recherche, c’est-à-dire, l’un des deux index de la fin du Livre. Et c’est donc ainsi que l’imposteur a trouvé les mots magiques : « l a p o r t e d e s P o i s s o n s ». Il n’a donc pas eu besoin d’un extraterrestre pour arriver à en traficoter le sens et la forme. Il a par lui-même trouvé dans La Bible la deuxième porte d’entrée de son imposture comme il avait trouvé dans l’ère du verseau de Jean Sendy sa première porte d’entrée. Il ne lui est alors resté qu’à nous présenter la chose de telle façon que nous soyons le moins tenté possible d’aller en vérifier l’authenticité, d’où le « . » final qu’il a pris l’initiative de mettre après les mots « porte des Poissons », un point qui n’existe pas dans le texte de Sophonie, comme on ne saurait trop le répéter. N’importe lequel chercheur en d’autres lieux, qui ferait une telle erreur serait décrié comme malhonnête et mal intentionné… Ce devrait l’être davantage dans une prétendue révélation. Seule une réédition pouvait corriger une telle apparence de malhonnêteté intellectuelle. Or l’imposteur a réédité son œuvre en 1998, 24 ans plus tard, et, quoiqu’il ait procédé à des corrections pour des erreurs du même type, il n’a pas enlevé le point final ( « . »), tout simplement parce que l’erreur lui était trop profitable et qu’il avait trop à perdre à focaliser sur cette question. S’il cherche à me contredire en répondant que personne ne lui a fait remarquer l’erreur, il me démontrera ainsi que son impardonnable astuce a été très efficace.

Une liste des portes

Revenons à l’index. Comme par hasard, dans cet index, presque tous les noms des portes de la muraille de Jérusalem, s’y trouvent alignées, les unes après autres, comme dans une liste, celle des Poissons étant la quatrième de la fin; comme dans une liste qui permet donc de croire aujourd’hui que l’imposteur savait très bien ce qu’il faisait, à savoir récupérer une simple et vraie porte, comme d’autres portes d’une muraille connue, en en faisant passer une comme ayant une portée astrologique, en en faisant donc une fausse porte. D’où le nom du présent dossier Fausse vraie porte des Poissons. Non seulement, Vorilhon était un menteur, mais il était très malhonnêtement menteur afin de se faire passer pour ce qu’il n’était pas. Voilà pourquoi on ne se trompe pas en utilisant le mot « imposteur ».

Une preuve largement suffisante ?

Le seul fait de constater que nous sommes encore, au moment de l’écriture de ce livre, dans l’ère des Poissons lorsque au moment de l’équinoxe du printemps on regarde dans la même direction que l’axe terre-soleil, suffit en soit à démontrer le mensonge fondamental de Claude Vorilhon. Et si Claude Vorilhon avait consulté des astronomes en 1970, au moment de la préparation de sa prétendue révélation, ceux-ci l’auraient mis en garde concernant son hypothétique passage « dans » l’ère du Verseau aux alentours de 1946. Mais cela ne l’intéressait aucunement. Il avait déjà son filon.

EN GUISE DE CONCLUSION

Plus on avançait dans ce dossier, plus on se rendait compte que le capital de bonne foi du prétendu prophète avait fondu, et qu’à sa place, une série d’astuces susceptibles de berner les futurs adeptes de Claude Vorilhon l’imposteur avait pris toute la place. Des astuces qui, prises isolément, ont pu paraître anodines, mais qui, réunies, on fini par donner le portrait très net qu’elles ont découlé d’une mise en scène préméditée comme un crime.

L’imposteur a utilisé La Bible de la Pléiade pour inventer sa prétendue révélation et donc pour y chercher et trouver les références les plus susceptibles de réussir à emberlificoter ses futurs lecteurs. Cela est une certitude sinon, pourquoi aurait il incité ses membres dans son premier livre à s’y référer exclusivement. Or je viens tout juste de démontrer que c’est avec cette « Bible » qu’il a réalisé son principal acte d’imposture.

On a vu dans ce dossier qui s’achève que ClaudeVorilhon alias Raël, s’étant rendu compte qu’il pouvait utiliser à son profit la fumeuse et totalement fausse théorie à l’effet que la Terre était passée « dans » l’ère du Verseau en 1946 à l’occasion de sa naissance, a cherché dans La Bible et découvert dans un de ses livres, très peu connu, IX Sophonie I, dont il a tronqué volontairement un extrait pour le tenir en dehors de son véritable contexte, et auquel il a fait dire ce qu’il était tout à fait malhonnête de lui faire dire à savoir, ô astuce suprême, que la révélation qu’il prétend avoir reçu allait être l’objet d’une « clameur » exceptionnelle quand la Terre serait passée de l’ère des Poissons, par la « porte des Poissons », à l’ère du Verseau. Ce faisant, il a échoué à confirmer le rôle messianique qu’il s’est lui-même attribué, faute de pouvoir faire des miracles comme son prétendu demi-frère Jésus.

On a constaté que cette astuce particulière n’était en rien fondée quand on a vu que la citation qu’il a utilisée pour ce faire était partie prenante d’un contexte menaçant qui ne pouvait absolument pas s’interpréter comme il l’a fait puisque que ledit emprunt à la Bible menait à une conclusion tout à fait à l’encontre de l’humeur qu’il cherchait à accréditer. En effet, la joie ne peut jamais naître de la menace, même en provenance d’un Extraterrestre du nom de Iahvé.

On a alors vu que la Porte des Poissons qui était, à n’en pas douter, une vraie porte d’un rempart interne de la vieille muraille de Jérusalem, a été transmutée malhonnêtement par l’imposteur, pour son profit personnel, en une porte destinée à paraître astucieusement « astrologique » ou zodiacale alors que ce n’était aucunement le cas. On a vu aussi que le faux prophète a aussi faussé le sens d’autres extraits de La Bible, dont certains extraits d’Isaïe pour bien envelopper son mensonge de départ et crédibiliser son personnage au maximum.

On a vu aussi que cette série d’astuces cherchait à renforcir une théorie que le temps s’est bien mêler de jeter par terre à l’effet que la Terre étant passée « dans » l’ère du Verseau autour de 1946-1950, cela devant être un signe fantastique que l’imposteur était le dernier des prophètes. Nous savons tous maintenant que nous sommes encore dans l’ère des Poissons. Cela est affirmé par les scientifiques qui ont la conviction que ledit passage « dans » l’ère du Verseau n’aura pas lieu avant 2700 environ, ce qui constitue une gifle magistrale à Claude Vorilhon alias Raël qui, ironiquement, se revendique de la science.

La question qui tue

Pour mettre fin à cette conclusion, posons-nous la question qui tue : puisque dans les références soit astrologiques ou soit astronomiques qui sont nombreuses sur Internet, on ne rencontre nulle part les expressions « porte des Poissons » ou « porte du Verseau », en tant que vocabulaire particulier, et donc à titre de conventions en usage; et que par contre, on trouve à profusion les expressions « maison du… » et « signe du… », pourquoi Iahvé, en donnant prétendument sa révélation à Claude Vorilhon alias Raël, aurait-il tenu à faire usage d’un vocabulaire nouveau qui n’allait avoir normalement que peu de résonance chez les Terriens? Lui qui souhaitait pourtant que la communication reste simple, aux dires de l’imposteur lui-même, entre leur dernier des prophètes et les dis humains. « N’étant pas un scientifique, vous ne compliquerez pas la chose et l’expliquerez simplement. N’étant pas littéraire, vous ne ferez pas de phrases compliquées et difficiles à lire du plus grand nombre. », faisait-il dire à l’extraterrestre. (p. 21, LVVDD p. 17). La raison est très simple : cela faisait partie de l’astuce et des « agrès de pêche » de l’imposteur ; ça n’avait alors rien à voir avec les extraterrestres… Mais, cela confirme très bien que l’imposteur a réellement cru qu’il y aurait des « poissons » pour mordre à l’hameçon.

*

Rendus où nous en sommes, dans ma recherche et mes constatations, si vous, cher lecteur, vous avez tout lu ce qui a été publié dans mon blogue jusqu’à maintenant, vous devriez avoir déjà conclu que nous avons à faire avec un véritable imposteur qui a littéralement prémédité son coup fumant.

Il devient donc maintenant possible de faire une autre hypothèse et nous allons la traduire en question pour le moment, à savoir : Se peut-il que tout au long de son parcours de faux prophète, en empruntant le visage d’un habile récupérateur de tout et particulièrement de ce qui lui donne une aura de connaisseur en tout, il ait utilisé son rôle de faux prophète pour en masquer un autre plus subtil, mais bien réel, à savoir celui d’un arnaqueur ou d’un escroc?

Je conseille au lecteur d’aller lire le dossier intitulé Lucrative fausse ambassade ou L’ambassade après 35 ans (qui devrait être disponible très bientôt). Ce dossier démontrera qu’après avoir réussi à se faire passer pour un prophète en récupérant La Bible à ses fins, l’imposteur a mis sur pied le projet qui allait lui rendre possible d’amasser substantiellement de l’argent sur la base de la croyance en sa prétendue révélation pour la construction d’un projet de résidence dite « l’ambassade » pour les extraterrestres dits les ÉLOHIM.

Dans ledit dossier, le lecteur trouvera de multiples preuves démontrant que l’imposteur a utilisé le projet de construction d’une résidence prétendument demandée par des extraterrestres de manière à « gagner du temps » pour faire en sorte que ses adeptes ne décrochent pas. Cette démonstration prend tout son sens du fait que l’imposture de Claude Vorilhon a déjà été démontrée à partir de questions plus fondamentales.

ANNEXES

Annexe 1

À propos de l’inégalité de la durée des ères

La totalité de la durée du cycle de déplacement de la Terre par rapport à l’ensemble des 12 constellations « choisies » est de 25 920 ans. Cette grande durée du cycle, divisée par 12 (constellations), donne donc comme moyenne de durée de chaque ère : 2 160 ans. Il s’agit bien d’une moyenne, car, ces constellations choisies pour leur emplacement commode les unes par rapport aux autres, et surtout par rapport à la Terre, personne ne les a « placées » là où elles paraissent être, pour qu’elle aient une apparence de place égale dans l’ensemble du cycle. Autrement dit : il faut « faire avec » ce qui est. Ainsi donc, on peut maintenant croire que la durée relative à la constellation des Poissons dépassera les 2160 années. Sachant que Jésus était de l’ère des Poissons, calculons d’une manière conservatrice à partir de sa naissance (comme si l’ère commençait avec sa naissance) jusqu’à nos jours et cela donnera ceci : 6 ans d’erreur du calendrier + 2008 ans depuis sa naissance i.e. 2 014. Or 2 014, c’est 68 ans de plus que 1946, date de naissance de l’imposteur Raël. Et les astronomes prévoient que le passage « dans » le Verseau aura lieu vers 2600, ce qui veut dire encore 586 ans. Ce qui voudrait alors dire que la durée de l’ère des Poissons aura été de 2 606 années, au lieu de 2160. Cela veut-il dire absolument que la durée de l’ère des Poissons est de 2606 ans ? Non, car il faut faire un rajustement de calcul découlant du fait de la précession, ce phénomène qui fausse les calculs, à savoir qu’il y a une inclinaison à considérer, de la Terre par rapport à son axe de rotation. Et donc un ajout à faire à l,encontre des prétentions de l’imposteur. Tout cela concourre à démontrer que l’imposteur a joué aux apprentis-sorciers avec une situation pour laquelle il n’était pas du tout préparé. Veut-on vraiment continuer dans cette direction ? Pour ma part NON. Il me suffit de savoir que :

1. en 1946, à la naissance de l’imposteur, nous étions dans l’ère des Poissons ;

2. en 1973, lors de sa prétendu rencontre avec un extraterrestre, nous étions toujours dans l’ère des Poissons ;

3. en 2008, au moment où je dénonce son imposture, nous sommes encore dans l’ère des Poissons ; et les astronomes prévoient que ce pourrait être le cas jusqu’en en 2600.

Or comment pourrait-on logiquement continuer à croire que Claude Vorilhon, l’imposteur, pourrait être né, en 1946, au moment du passage de la Terre « dans » l’ère du Verseau, comme il le prétendait dans son livre publié en 1974 ? Poser la question c’est y répondre.

Annexe 2

Carte de la vieille Ville de Jérusalem

Carte de la ville ancienne de Jérusalem, tirée de La Bible de la Pléiade, volume 1 Nouveau Testament, p. 914, qui permet très bien de situer la Porte des Poissons dont l’appellation est indiqué tout en haut de la carte avec renvoi au mur intérieur dit « Rempart d’Ézéchias » de la muraille de la vieille ville.

À venir

NB Afin de ne pas retarder encore davantage la livraison du présent dossier, j’ai pris la décision de le publier sans la carte qui devait se situer ici. Je m’excuse auprès des lecteurs de ne pas pouvoir maintenant leur rendre cette carte disponible, pour des raisons techniques au-delà de ma volonté. J’espère pouvoir pallier à cette difficulté dans les plus brefs délais. RD

Annexe 3

Autres indications quant à l’existence de la Porte des Poissons de Jérusalem

On verra dans Néhémie, chapitre 12, aux versets 38 et 39, que ladite Porte des Poissons en était une parmi d’autres de ladite muraille et qu’on pouvait même s’y déplacer en passant au dessus des dites portes :

« Le second choeur marcha à gauche, et je le suivais ainsi que la moitié [des princes] du peuple, sur la muraille au-dessus de la tour des Fours, on alla jusqu’à la muraille large ; et au-dessus de la porte d’Éphraïm, de la [NDLA vieille] porte de Yeshanah, de la porte des Poissons, depuis la tour de Hananeel et la tour des Cent, jusqu’à la porte des Brebis. On s’arrêta à la porte de la Prison. »

Annexe 4

Reproduction intégrale de Sophonie I (*), verset 1 à 18

(avec, en caractère gras, la partie du texte que l’imposteur a manipulé en mettant un point qui n’existe pas après les mots « Portes des Poissons » arrêtant ainsi la citation) :

1 Parole de Iahvé qui fut adressée à Sophonie, fils de Couschi, fils de Guedalyah, fils d’Amaryah, fils d’Ézéchias, aux jours de Josias, fils d’Amon, roi de Juda.

2 Je vais tout enlever sur la surface du sol - oracle de Iahvé -

3 j’enlèverai hommes et bêtes, j’enlèverai les oiseaux des cieux et les poissons de la mer, (les scandales avec les méchants), et je supprimerai l’homme de la surface du sol - oracle de Iahvé.

4 J’étendrai ma main contre Juda, et contre les habitants de Jérusalem, je retrancherai de ce lieu ce qui reste du Baal, ainsi que le nom des prêtres païens (avec les prêtres),

5 et ceux qui se prosternent sur les toits devant l’armée des cieux et ceux qui se prosternent, en jurant par Iahvé et en jurant par Milcom,

6 et ceux qui s’écartent de la suite de Iahvé, ceux qui ne recherchent pas Iahvé et qui ne le consultent pas.

7 Silence devant Adonaï Iahvé car le jour de Iahvé est proche : Iahvé a préparé un sacrifice, il a consacré ses invités.

8 Il adviendra, au jour du sacrifice de Iahvé, que je sévirai contre les princes, contre les fils du roi et contre tous ceux qui revêtent un vêtement étranger.

9 Je sévirai contre tous ceux qui sautent par-dessus le seuil - en ce jour-là - ceux qui emplissent la Maison de leur Seigneur par la violence et la fraude.

10 Il y aura, en ce jour-là, oracle de Iahvé, une clameur bruyante du côté de la Porte des Poissons et un hurlement du côté de la nouvelle ville et un grand fracas du côté des collines. [NDLA : le caractère gras a été ajouté pour faire mieux ressortir la citation que CLAUDE VORILHON a manipulée en la tronquant]

11 Hurlez, habitants du Creux, car il est anéanti, tout le peuple de Canaan, ils sont supprimés, tous les soupeseurs d’argent!

12 Il adviendra, en ce temps-là, que j’inspecterai Jérusalem avec des lampes, et je sévirai contre les hommes qui se figent sur leur lie, eux qui disent en leur coeur: Iahvé ne fait ni bien ni mal!

13 Leur richesse sera mise au pillage, leurs maisons en dévastation, ils bâtiront des maisons et ils n’y habiteront pas, ils planteront des vignes et n’en boiront pas le vin.

14 Proche est le grand jour de Iahvé, proche et imminent, la voix du jour de Iahvé est aigre, alors le héros poussera des cris.

15 Jour de fureur ce jour-là, jour de détresse et d’angoisse, jour de dévastation et de désolation, jour de ténèbres et d’obscurité, jour de nuage et de nuée,,

16 jour de trompette et de fanfare contre les villes fortifiées et contre les hautes tours d’angle!.

17 Puis je serrerai de près les hommes, ils marcheront comme des aveugles (parce qu’ils ont péché contre Iahvé); leur sang sera répandu comme poussière, et leur chair comme des excréments.

18 Ni leur argent ni leur or ne pourra les sauver, au jour de la fureur de Iahvé, quand par le feu de sa jalousie toute la terre sera dévorée, car il fera l’extermination, combien épouvantable! de tous les habitants de la terre.

NB La version L. Second de La Bible , 1910, titrait le même texte : Menace contre Juda et Jérusalem ce qui reflétait parfaitement la réalité.

(*) Ce livre de La Bible est intitulé ainsi : IX Sophonie Chapitre premier.

Annexe 5

Omission de texte sans préavis et comparaison quant à l’usage d’Isaïe, XXXII, 3 à 5):

«Les yeux des voyants ne seront plus englués et les oreilles de ceux qui entendent seront attentives. Les cœurs inconsidérés réfléchiront pour connaître et la langue des bègues se hâtera de prononcer des paroles claires. On ne qualifiera plus l’insensé de noble et on ne dira plus au fourbe qu’il est un grand… » J’ai mis en caractère gras la partie du texte que l’imposteur a omis, une partie qui indique bien que les mots doivent être pris au sens propre et non au figuré. Ainsi donc les yeux verront comme les oreilles entendront. Et tout comme la bouche parlera très distinctement.

Voici maintenant ce que CLAUDE VORILHON, sans même prévenir le lecteur d’une omission d’une quelconque manière conventionnelle, a rapporté : « Les yeux des voyants ne seront plus englués et les oreilles de ceux qui entendent seront attentives, on ne qualifiera plus l’insensé de noble et on ne dira plus au fourbe qu’il est un grand » cherchant ainsi à tout ramener au sens propre, ce qui est une tricherie.

En effet, on constatera qu’il a ainsi omis les mots : «… et la langue des bègues se hâtera de prononcer des paroles claires. »; compte tenu de son aspect concret et non moral, ces mots seraient venu contredire son objectif d’utiliser l’expression « les yeux englués » au plan moral. Quelle malhonnêteté ! De plus, comme il n’a pas identifié le verset qui aurait dû inclure les mots omis, il a fallu être persévérant pour trouver la citation et constater sa non conformité avec le texte original.

De plus, le chapitre commençait par « Voici que règnera un roi selon la justice ; les princes gouverneront selon le droit. » Ce qui prouve bien que la prophétie d’Isaïe ne visait ni l’Église ni « l’avènement » de CLAUDE VORILHON à titre de prophète. On a commencé à gouverner sur la Terre selon le droit bien avant « le règne » du faux prophète. Et on n’a pas attendu l’arrivée de l’ère du Verseau pour cela.

Annexe 6

De Jérémie à Isaïe et vice versa

Parler par sa bouche

Usage du mot « paroles » attribuées à quelqu’un, mis en relation avec le mot « bouche », qui est celle d’un autre d’où l’idée qui en découle librement à l’effet que l’un parle par la bouche de l’autre.

Dans le Livre d’Isaïe : Note « 7 Comparer Jérémie I, 9 », donc réf. à Jérémie pour le mot « bouche »

Dans II Jérémie : Note « 9 Comparer Isaïe VI, 7 », donc réf. à Isaïe pour le même mot « bouche ».

L’imposteur a utilisé cette notion pour inventer que les extraterrestres parlaient par sa bouche. Et il a fini par ajouter qu’il les entendait par ses oreilles. Il n’a pas donc pas eu besoin d’une révélation extraterrestre pour cela.

Des yeux englués

Et dans des pages proches (Isaïe, XXXII, 3 de même que 7) comme par hasard, il y a les extraits concernant les « yeux englués » et « fourberies… criminelles » qu’on retrouve toutes deux à la page 107 du premier livre de CLAUDE VORILHON.

Concernant l’expression « les yeux englués », les notes de bas de page expliquent, que les yeux englués viennent du fait que dans le processus consistant à rendre justice, on mettait pendant un certain temps de la glu sur les yeux de celui qui était jugé.

Des yeux englués… à la porte… de la Prison

Quant à Isaïe XXIX, 21, quand Claude Vorilhon utilisait l’expression « À la porte… », il amenait inévitablement le lecteur à croire qu’il s’agissait encore et bien sûr de la porte des Poissons, alors qu’il s’agissait cette fois d’une autre porte de Jérusalem, c’est-à-dire celle où l’on rend justice à proximité de la… prison.

Des yeux englués aux… « yeux englués »

L’imposteur semble ignorer que l’expression « yeux englués » n’a pas le même sens partout. Mais l’expression a l’avantage de le faire se promener d’une note de bas de page à une autre. Ce qui est bien commode pour « enrichir » son imposture.

__________

Notes de bas de page

1 Cette référence à la Bible d’Édouard Dhorme existe dans le livre l’ère du Verseau, de Jean Sendy aux pages 17, 188 et 279, édition J’ai lu; et on la trouve dans Le Livre qui dit la Vérité de Claude Vorilhon, en page 218 (la seule référence bibliographique de ce livre). Notez que l’imposteur n’a pas repris cette donnée bibliographique dans sa version téléchargeable de 1998. Normal : il avait fait l’erreur d’identifier cette source bibliographique. Mais, quand on bénéficie d’une révélation, on a forcément pas de source bibliographique.

2 Le mot « constitution », quand il est employé pour évoquer l’existence d’un organisme, réfère au geste ou à l’acte qui établit son droit d’exister (donc son aspect juridique) ; il en découle forcément un document dit « constitutif ». Or l’organisation raëlienne ne dispose à aucun niveau d’un tel document la reconnaissant officiellement comme religion raëlienne. Comme cela est expliqué dans le dossier Du Sendy tout craché, et repris dans le dossier Sa tirelire personnelle, l’imposteur a édifié, pour les fins spécifiques de la version téléchargeable aux pages 92 et 102, la phrase citée ci-après pour lui faire dire autre chose que la vérité, cela étant écrit ainsi en bas de page : «1. NDLR : Le 15 mai 1976 : dernière réunion du ” Madech “, constitution du ” Mouvement raëlien “, puis dès le 6 août 53 (1998) de la ” Religion raëlienne ” ». Il faut donc comprendre de cette note de bas de page - comme quoi les notes de bas de page ont parfois une grande importance - que le mot « constitution » appliqué aux mots « mouvement raëlien » réfère à une vérité alors qu’appliqué aux mots « religion raëlienne », il (le mot « constitution ») réfère à un mensonge, d’où l’entourloupette dont je parle dans le corps du texte.

3 J’ai fait cet exercice de recherche des références exactes parce qu’il m’était apparu que ce pourrait être utile à tous au moment d’une réédition ; j’ai vite désenchanté quand j’ai appris que le prétendu prophète ne voulait d’aucune façon retoucher son texte. On sait maintenant pourquoi. Rien que de mettre des points de suspension (« … ») à la fin d’une citation, là où il avait erronément ( !!!) mis un point final (« . ») qui n’existait pas dans le texte cité, pouvait provoquer un doute profond sur l’honnêteté de sa prétendue révélation. C’est sûrement un risque qu’il ne voulait prendre pour rien au monde. Même en 1998, quand il a réédité « ses messages », ce point final ( « . ») malhonnête en soi sur le plan intellectuel, il ne l’a pas enlevé… !!!

4 L’ère du Verseau en 2100, Zecharia Sitchin, dans La 12ème Planète, p. 205, par. 1. ; donc, 154 ans après la naissance de Claude Vorilhon.

5 Je disais au faux prophète à Santiago du Chili, dans un petit coin d’attente d’un restaurant qu’on nous mène à notre table, que je ne comprenais pas l’usage de l’imparfait dans ses livres, mais que je comprendrais sans doute un jour… On peut constater maintenant qu’il s’agissait en fait de banales fautes d’orthographe, de verbes devant se terminer en « ai » (pour signifier un passé simple) qu’il écrivait avec un « s » (ce qui en faisait un imparfait).

6 glu [gly] n. f. • v. 1175; ghe 1155; bas lat. glus, class. gluten 1¨ Matière visqueuse et collante, extraite de l’écorce du houx et des baies de gui. Prendre de petits oiseaux à des bâtons enduits de glu ( Þ gluau; engluer).