DU SENDY TOUT CRACHÉ!

ou

LE FAUX « PROPHÈTE DE L’ÈRE DES POISSONS »

Le présent dossier aura l’originalité de nous permettre d’« observer » que Claude Vorilhon alias Raël qui se prétend « le prophète de l’ère du Verseau » aura finalement vécu toute sa vie strictement dans les limites astronomiques de l’ère des Poissons, c’est-à-dire la même ère que… Jésus, et donc totalement en dehors de celle du Verseau dont il se revendique. C’est en effet ce que l’Histoire des sectes apprendra à nos petits-enfants quand on leur parlera de la prétention d’un faux prophète, auto-dénommé Raël, d’être né au moment du passage de la Terre « dans » l’ère du Verseau, ce qui était une véritable et gigantesque fumisterie.Dans le présent dossier le lecteur découvrira l’endroit où Claude Vorilhon alias Raël a trouvé son inspiration – et cela systématiquement – pour inventer sa révélation d’une prétendue rencontre avec un extraterrestre le 13 décembre 1973, comme on a pu le lire dans le dossier Les cinq points .Ce dossier sera donc celui dans lequel on verra comment est venue au faux prophète des Élohim l’idée de faire coïncider l’année de sa naissance avec l’année où la Terre devait censément passer « dans » l’ère du Verseau.Ma conviction profonde, après plusieurs mois de recherches et de réflexion sur cette extraordinaire affaire de fausse concordance entre le moment de sa naissance et le prétendu passage de la Terre « dans » l’ère du Verseau, est à l’effet que Claude Vorilhon alias Raël est un imposteur. Le présent dossier est le premier d’une total de 15 environ dont l’objectif est de faire la démonstration de cette conclusion et d’une autre conclusion importante dont je parlerai plus tard. Le lecteur ne sera donc pas surpris que le mot « imposteur » soit régulièrement utilisé dans ce dossier et ceux qui suivront pour nommer ce personnage qui s’est prétendu être « le dernier des prophètes ».Jean Sendy, dans son livre paru en 1970 [1] et intitulé l’ère du Verseau, cet auteur prolifique de littérature ufologiue qui a eu ses heures de gloire dans les années 1960-1970 auprès des amateurs d’ovnis, affirmait, selon ses propres supputations, et en s’inspirant du Mythe [2], (ce mot qu’utilise abondamment Jean Sendy pour évoquer l’ensemble des connaissances que les anciens nous ont légués par écrit, et par oral surtout, et qui sont selon lui d’inspiration extraterrestre), que le passage de la Terre « dans l’ère du Verseau » était arrivé en 1950, sinon que cela se produirait en 2700 (pp. 83-84 du livre l’ère du Verseau). En effet, il y écrivait : « “Entrer dans le Verseau” peut s’interpréter de deux façons : a. le Soleil d’équinoxe se lève dans le signe du Verseau depuis 1950 environ… b. le Soleil d’équinoxe se lèvera dans la constellation du Verseau à partir de 2700 seulement… » [3]Je ferai donc la démonstration que c’est à cet endroit précis de ses lectures des livres de Jean Sendy que Claude Vorilhon alias Raël a puisé son idée de faire croire faussement que son année de naissance, à savoir 1946, correspondait au moment astronomique où la Terre était passée de l’ère des Poissons « dans » l’ère du Verseau. Et je le ferai en prouvant sans qu’il en reste un doute que l’imposteur a systématiquement plagié le contenu de ce livre où cette suggestion lui était faite. Une telle démonstration ne permettra aucunement à l’imposteur de dire qu’il n’a pas lu ce livre. Un autre dossier complémentaire jettera sa prétention par terre. Il s’agit de Fausse vraie porte.

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[NDLA : La pagination à laquelle je ferai référence tout au long du présent dossier quant au livre de Jean Sendy l’ère du Verseau est celle de la réédition du livre en 1980, dans J’ai lu, collection L’aventure mystérieuse, no A376. De la même manière, je ferai référence aux deux premiers livres de Claude Vorilhon par le biais de leur réédition en un seul livre intitulé Le vrai visage de Dieu, dans sa version téléchargeable sur Internet, en présentant les références de la façon suivante, par exemple : LVVDD, p.80]

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Une preuve suffisante…

Le seul fait de constater au moment de l’écriture de cette section de mon blogue que, 62 ans après la naissance de l’imposteur, les astronomes constatent (au moment de l’équinoxe du printemps) lorsqu’ils « regardent » dans la même direction que l’axe terre-soleil, que nous sommes encore dans l’ère des Poissons, ce seul fait, dis-je, suffit en soi à démontrer le mensonge fondamental de Claude Vorilhon qui se prétend le prophète de l’ère du Verseau. Et donc, à démontrer son imposture. Mais ne nous privons pas du plaisir de disséquer son mensonge petit à petit.

…qui était difficile de voir avant

Une lecture systématique du livre l’ère du Verseau de Jean Sendy en ayant à l’esprit ce que l’imposteur disait sur les mêmes thèmes et les mêmes objets qu’a traité Sendy dans « son livre de 1970 » m’a permis de découvrir que Claude Vorilhon alias Raël a plagié systématiquement dans cette œuvre de Jean Sendy la matière à définir sa prétendue révélation.Et cette découverte jumelée à la ligne conductrice de mon dossier intitulé La fausse vraie porte, comme le lecteur pourra le constater éventuellement, donne un résultat renversant, car il permet de voir maintenant ce qu’il était difficile de voir auparavant. En effet, en regardant le présent dossier, Du Sendy tout craché, en parallèle avec celui intitulé La fausse vraie fausse porte, on a la possibilité de comprendre d’une manière transparente où l’imposteur Vorilhon a puisé toute la matière utile à devenir crédible dans son invention d’un message extraterrestre éventuellement lucratif.Si en 1970, c’est-à-dire 24 ans plus tard que sa date de naissance, au moment de s’inventer une révélation, l’imposteur, dans son intention fourbe, avait consulté des astronomes, ceux-ci l’auraient mis en garde concernant son hypothétique passage « dans » l’ère du Verseau aux alentours de 1946. Mais, ce faisant, il aurait brûlé son projet. Et de toutes façons, la vérité scientifique ne l’intéressait guère : il détenait déjà son filon pour exploiter d’honnêtes chercheurs de vérité et il n’était évidemment pas question de renoncer à son acte prémédité.

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À part cet indice « 1950 » identifié par Sendy et adopté par l’imposteur comme point d’appui à son imposture, qu’est-ce qui peut bien en plus me donner une aussi grande certitude d’imposture? vous demandez-vous. C’est ce que nous verrons dans la démonstration qui va suivre.

L’entrée « dans » l’ère du Verseau récupérée

Il n’y a pas que l’idée d’une ère du Verseau arrivant vers 1946-1950 que Claude Vorilhon a plagiée sur Jean Sendy. Et de loin. Le lecteur constatera maintenant que dans le livre de Jean Sendy l’ère du Verseau, publié en 1970, donc peu de temps avant que Claude Vorilhon eut la lucrative idée d’inventer une rencontre avec un extraterrestre, il a trouvé tout ce dont il avait besoin pour « sécuriser » ladite invention, au plan de la logique et de la cohérence,.On peut même imaginer que l’idée d’inventer une rencontre lucrative avec un extraterrestre lui est justement venue en lisant, dans l’édition originale, l’équivalent de ce que Sendy a écrit au bas de la page 83. Imaginez que vous êtes né en 1946 et que vous voyez ce « 1950 » présenté comme une des hypothèses du moment du passage de la Terre « dans » l’ère du Verseau. Admettez, cher lecteur, que cela ne vous laisserait pas indifférent… Il y aurait peut-être comme un petit velours ou un léger frisson dû au fait que vous vous verriez associé à un phénomène rare et unique. Et vous, vous n’avez aucune intention mercantile. Imaginez l’effet que cela a créé à l’imposteur qui, lui. cherchait à ce moment quelque chose pour le sortir de sa dépendance financière à l’égard de son épouse… vu que la crise du pétrole avait anéanti l’avenir de sa revue de course automobile…

Le faux prophète de l’ère du Verseau…

Entre 1946 et 1950, il n’y a que 4 années, s’est fort probablement dit le futur faux prophète en train de cogiter sur les modalités de son projet imposteur. Une différence de quelques années ne va sûrement pas être retenue contre moi, a-t-il sans doute ajouté. Et c’est tout à fait juste. On n’y aurait même pas penser…! Mais, de toutes évidences, cependant, Vorilhon n’a pas vu, et c’était faire preuve de grande naïveté, qu’un passage de l’ère des Poissons à l’ère du Verseau, que ce soit en 1946 ou que ce soit en 1950, ça allait être tout à fait pareil en terme de plagiat. On ne doit pas oublier que l’objet du présent dossier est le plagiat de Claude Vorilhon en tant que faux prophète… sur un auteur ayant publié avant lui des données qui n’étaient pas anodines et qui sont alors devenues communes.J’ai, à plusieurs reprises, personnellement entendu l’imposteur, comme s’il les préparait à répondre à cet argument, faire à ses adeptes une remarque de caractère temporel, qui semblait avoir un but préventif; genre : « que peuvent bien être quelques années par rapport à l’infini ».Mais, il n’est pas question ici d’infini dans le temps. Il s’agit d’un phénomène de caractère spatial qu’on est maintenant capable de « percevoir » avec assez de précision; d’un phénomène, à savoir le passage « dans » l’ère du Verseau, dont on est très sûr de ne pas pouvoir dire dans les prochaines années qu’on y est arrivé. Et ces années vont s’ajouter aux 62 qui se sont déjà écoulées depuis 1946… à savoir plus de 744 mois… Déjà qu’il s’était passé 27 ans entre 1946 et 1973, à savoir 324 mois d’une donnée perceptible sur le plan du déplacement du système solaire par rapport aux constellations. Ce déplacement pendant 744 mois, ça ne peut pas avoir des effets moins perceptibles…

… n’aura été qu’un faux prophète de l’ère des Poissons

Puisqu’on évoque le temps qui passe, qu’il s’est déjà écoulé plus de 60 ans depuis la supposée naissance symbolique du célèbre Auvergnat, coureur automobile, et que les astronomes ne nous annonce aucun passage « dans » l’ère du Verseau pour les prochaines 40 années, i.e. les prochains 480 mois, on peut alléguer avec toute la certitude nécessaire que l’imposteur prétendu prophète n’aura vécu finalement et exclusivement que « dans » l’ère des Poissons. Existe-t-il prise de conscience plus rigolote que celle-là? Et dans ces conditions, une question incontournable se doit d’être être posée à l’imposteur : comment peut-on prétendre pouvoir passer pour le prophète de l’ère du Verseau si on a vécu l’entièreté de sa vie dans l’ère des Poissons? Et comment peut-on croire que les extraterrestres se seraient prêtés à une si risible inconséquence?

À vrai dire, l’imposteur Vorilhon n’a jamais pensé que le temps du déplacement de notre système solaire dans notre galaxie pourrait être éventuellement utilisé pour démontrer son imposture. Avec de la chance, le faux prophète pouvait espérer quitter cette Terre avant que sa récupération fourbe du passage de la Terre dans une autre ère ne soit découverte; mais ce ne sera pas le cas, malgré tout le divertissement et la diversion dans laquelle il excelle, qu’il nous aura offerts et dont il aura fait preuve sur une haute échelle. Il aura beau se rendre jusqu’à 100 ans, notre Terre sera toujours « dans » l’ère des Poissons quand le faux prophète de l’ère des Poissons quittera sa douillette vie terrestre. Oui, oui. Laissez-vous aller. Les larmes sont permises!

 

SENDY, PRINCIPALE SOURCE D’INSPIRATION DE L’IMPOSTEUR

Claude Vorilhon alias Raël a inventé sa prétendue révélation en copiant dans d’autres livres une très grande part de ce qu’il a avancé dans ses livres dits « les messages » par les raëliens. Ses adeptes qui, avant d’adhérer aux dits « messages », ont lu les mêmes livres que l’imposteur durant les années 1960 concernant la possible existence des extraterrestres, ont eu l’impression qu’ils rejoignaient leur nouveau gourou dans des connaissances révélées et ils n’ont pas vu sur le coup le véritable sens de cette impression. Personnellement, j’ai eu longtemps cette impression bizarre d’une sorte de hiatus que je ne n’arrivais pas à cerner. En réalité, c’est lui, Claude Vorilhon le faux prophète qui nous rejoignait là où nous étions rendus dans nos connaissances, et non pas le contraire. Mais pour lui, ça importait peu. Ce qui comptait, c’était le résultat : exploiter une idée à la mode (les apparitions extraterrestres) pour accumuler des sous dont on sait maintenant, après avoir pris connaissance du dossier Mensonge dissimulé, que ce pourrait être ces toutes dernières années que la prétendue révélation lui sera devenue directement ou indirectement profitable. Le lecteur comprendra à la lecture du dossier Sa tirelire personnelle pourquoi je fais ici usage d’un conditionnel suivi d’un futur.

Des théories déjà révélées

Mais son plagiat le plus inspirant et le plus systématique, c’est à partir du livre l’ère du verseau de Jean Sendy que Claude Vorilhon l’a réussi. En effet, la très grande partie de ce qu’il dit avoir appris d’un extraterrestre, y compris la perspective de créer la vie en laboratoire, se retrouve, comme par hasard, dans le livre de Jean Sendy, l’ère du Verseau, publié en 1970, moins de trois ans, je le répète, avant la prétendue rencontre de Claude Vorilhon l’imposteur avec un Extraterrestre, donc très peu de temps avant qu’il s’eut mis à concocter son histoire inventée. « Alors comment le dernier des prophètes peut-il prétendre révéler ce qui a déjà été dit ou évoqué systématiquement par quelqu’un d’autre auparavant ? », me suis-je dis en faisant systématiquement l’analyse de l’ère du Verseau après ma sortie de l’organisation raëlienne.

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Soyons clairs : si je me réfère à l’ère du Verseau de Jean Sendy dans le présent dossier, ce n’est pas du tout parce que je voudrais vous le conseiller comme livre de chevet. Pas du tout, quoique sa lecture vous apporterait des connaissances intéressantes sur le plan astronomique et sur le plan mythologique. Ce n’est pas non plus pour prouver si Sendy et ceux que ce dernier a interprété ont raison sur le fond. Cela, c’est une toute autre affaire. C’est uniquement pour démontrer que Claude Vorilhon y a trouvé l’inspiration et la sécurisation nécessaire à l’écriture de son histoire inventée.

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Même si cela pourra paraître fastidieux à certains lecteurs, la lecture des lignes suivantes sera capitale pour acquérir une certitude encore plus grande que Claude Vorilhon alias Raël est bien un imposteur.

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1950 : la date toute désignée pour manipuler

Récapitulons. À défaut de pouvoir recourir en 1970 à une science astronomique aussi avancée que celle d’aujourd’hui, et en se référant au « Mythe », Jean Sendy, dans son livre l’ère du Verseau, offrait deux hypothèses alternatives : 1950 et 2700. Entre les deux, Claude Vorilhon avait choisi 1950. On a compris pourquoi; c’était irrésistible : il s’agissait d’une date récupérable à des fins occultes. 2700 ne l’était pas dans ce sens qu’elle n’allait avoir aucune utilité à son projet de « faire la piastre ». L’imposteur en herbes, qui s’intéressait de très près à la pensée de Jean Sendy, a préféré retenir la date de 1950 à cause de la proximité de celle-ci avec sa propre année de naissance, à savoir 1946. Rien d’étonnant à cela puisque il allait ainsi donner à sa naissance une aura de « sainteté » 4, comme un signe qu’il serait un être choisi par ceux d’en haut, ce qui le ferait alors paraître extraordinaire, un critère important pour l’invention, non seulement d’une rencontre avec un extraterrestre supposé être « dieu », mais surtout pour la fondation d’une religion dont le cadre pourrait être personnellement très lucratif.Une religion à faire atterrir en douce…Permettons-nous une quasi-digression utile, c’est-à-dire révélatrice des intentions de l’imposteur. Avouons qu’il n’était pas nécessaire que l’organisation qui allait découler de son projet imposteur ait dès le début toutes les apparences et toutes les propriétés d’une religion. Même que cela pouvait être contre-productif par rapport à ses objectifs personnels et par rapport aux perceptions auxquelles cela pourrait nuisiblement donner lieu, compte tenu de la clientèle à attirer qui pouvait être réfractaire. Mais il était important pour la réussite de son imposture d’en arriver un jour à répondre aux impératifs d’une certaine standardisation de caractère culturel. « Si la Scientologie est reconnue comme une religion, pourquoi pas la mienne aussi? »Pour moi personnellement, que ce fut une religion était parfaitement secondaire. Je préférais même que ça n’en soit pas une. J’en avais quitté une et je ne souhaitais pas me retrouver dans sa copie conforme ailleurs. Quand je suis personnellement arrivé dans l’organisation raëlienne en 1986, 13 ans après la prétendue rencontre de l’imposteur avec un extraterrestre, cette question d’être une religion baignait dans un flou artistique. Autrement dit, « on est une religion, athée il faut le dire, mais il vaut mieux ne pas trop insister pour dire que c’est une religion ». Cela finissait par divertir de la vraie réalité, mais la vérité était que nulle part on ne faisait confiance à l’imposteur au point de le reconnaître comme chef d’une religion. De la même manière que ses demandes répétées à Israël qu’on lui fournisse un terrain pour construire une résidence (dite « ambassade ») pour les extraterrestres, n’étaient pas prises au sérieux, comme il sera possible de le voir dans le dossier Lucrative fausse ambassade.

… dans la fausseté

Je constatais dans la version téléchargeable de la prétendue révélation de l’imposteur que ce n’était qu’en 1998 (25 ans après la prétendue rencontre extraterrestre) que la dénomination de « religion raëlienne » s’était mise à apparaître comme un acquis officiel. Et je craignais que ce fut l’enregistrement au Québec d’une « Église raëlienne » en 1995 que l’imposteur aura utilisé pour faire croire à la fondation d’une « religion raëlienne ». Le lecteur pourra connaître le détail de cet épisode en allant lire l’Annexe 1. D’ailleurs, il est parvenu à l’interne à le faire croire sans qu’on ait eut quelque matière que ce soit à comprendre comment cela était advenu. La réalité à cet égard est un vrai petit bijou de… manipulation.En écrivant le présent blogue, dans ma recherche pour apprendre où Claude Vorilhon avait-il pu en 1998 enregistrer la « Religion raëlienne » autrement que par pensée magique (sans doute lors d’une résolution interne d’une réunion-bidon du C. A. d’une des composantes de son organisation), j’ai découvert sur le site Internet intitulé Les Raëliens : Historique (dont un hyper-lien significatif à l’occasion du mot « Raëliens » mène à une nouvelle présentation du site officiel de l’organisation) j’ai découvert, disais-je, qu’il est écrit : « En janvier 1995, le Mouvement Raëlien Canadien est officiellement reconnu comme une religion par le gouvernement du Québec. La religion raëlienne est alors née. » Je n’en croyais pas mes yeux. Cette assertion est tellement fausse! On peut même très à l’aise ajouter : « et malhonnête! » 5 Le dossier Sa tirelire personnelle approfondira cette question et fera voir comment l’imposteur a essayé de contourner la difficulté à laquelle il faisait face relativement à une reconnaissance tardive de « sa religion ».

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La porte d’entrée de son imposture

Cependant, pour la découverte de son imposture, la phrase la plus importante de la prétendue révélation de Claude Vorilhon alias Raël se trouve dans son premier « livre qui dit la vérité » (ironiquement, le titre du livre). Elle est à la page 106 de l’édition de 1974 (LVVDD, p. 75) Elle dit ceci : « Et si vous êtes né en 1946 ce n’est pas par hasard. » Là on tombait dans le mystique de sa future religion. À vraie dire, cette phrase a été la première porte d’entrée de son imposture. Pour bien suivre, il sera très utile au lecteur de savoir que c’est ainsi que Claude Vorilhon apprenait à ses lecteurs l’extraordinaire coïncidence entre l’année de sa naissance (1946) et le prétendu passage de la Terre et de ses habitants de « l’ère des Poissons » dans « l’ère du Verseau », un événement que la plupart des gens ont cru chose faite dans les années 1960-1970 particulièrement parce que les « cartes du ciel » des astrologues étaient statiques (alors que la réalité scientifique voulait que cela arrive dans les années 2600-2700) ; et surtout parce qu’un contexte social (hippies, etc) menait à y croire tout naturellement.Cette fameuse phrase, « Et si vous êtes né en 1946 ce n’est pas par hasard. », personne parmi les auteurs qui ont cherché à démontrer le plagiat de Claude Vorilhon ne s’y est attardé, et personne, à ma connaissance, n’a scruté cette citation et, notamment, ce qui était écrit avant et après ladite phrase, à savoir ce qui en constituait le contexte. C’est dans le dossier Fausse vraie porte qu’on en verra toute la portée pour ce qui est du mensonge initial et fondamental de l’imposteur.

Des essais appréciés et précieux

D’autres auteurs, comme Martin Bisaillon et Maryse Péloquin, ont démontré une partie du plagiat de l’imposteur. Malgré qu’il ait fait œuvre très utile, l’auteur Martin Bisaillon n’avait pas fait l’hypothèse que cette section du premier livre de Claude Vorilhon ait pu être inspiré systématiquement d’un livre particulier de Jean Sendy. Et il semble que l’ère du Verseau de Jean Sendy ait malheureusement échappé à une analyse systématique de Maryse Péloquin. Sinon cela les aurait menés, par le biais de la notion d’Âge d’or, commune à Jean Sendy et à Claude Vorilhon, au mensonge fondamental de ce dernier : sa prétendue naissance devant coïncider avec le prétendu passage « dans » l’ère du Verseau, à la « porte des Poissons ». (Je reviendrai très évidemment sur ce dernier aspect dans le dossier La fausse vraie porte). Le lecteur qui voudra avoir une bonne idée de l’apport de Bisaillon et Péloquin sans devoir aller les lire dans leur intégralité, pourra se référer à une sorte de résumé que j’ai consigné à l’annexe 2 uniquement pour les fins de démontrer que leur apport est important.Personne cependant n’avait encore démontré qu’un auteur en particulier, Jean SENDY, et qu’un livre de celui-ci, l’ère du Verseau, paru en 1970, a pu être systématiquement la source primordiale de la prétendue révélation de Claude Vorilhon 6.

Une pêche quasi miraculeuse…

Ayant confié à Maryse Péloquin que j’étais à la recherche de ce livre de Sendy parce qu’il était fort vraisemblable que l’imposteur l’eut consulté systématiquement pour inventer son histoire, et vu la proximité de sa parution avec l’invention à laquelle l’imposteur travaillait alors, celle-ci me fit parvenir par la poste directement de chez le fournisseur, la version republiée sous forme de livre de poche. Merci Maryse de ce très beau cadeau.Un premier parcours rapide dans l’ère du Verseau aussitôt sorti de son enveloppe et un autre plus systématique plus tard m’a permis de comprendre qu’il s’agissait là de la source principale de la prétendue révélation de l’imposteur. À ce moment, en pigeant ici et là, partout sans presque chercher, je découvrais de nombreux objets faciles à relier à ceux que contient le premier livre de l’imposteur.Précisément, mon premier geste avait été d’ouvrir le livre, au hasard, à son premier quart environ, précisément en page 81. J’étais alors tombé sur le début du chapitre intitulé LE VERSEAU. Et en tournant une page de plus, je n’en croyais pas mes yeux de constater que mon hypothèse était juste quand j’ai lu, au bas de la page 83 de ce livre, l’extrait cité plus haut, et que je vous livre au complet : « “Entrer dans le verseau” peut s’interpréter de deux façons : a. le soleil d’équinoxe se lève dans l’ère du Verseau depuis 1950 environ… et dans ce cas nous sommes déjà engagés dans l’âge d’or des prophéties ».Dans l’empressement, en tournant ladite page pour voir la suite, j’ai vu qu’en haut de la suivante, Sendy évoquait une hypothèse « b. » à savoir « à partir de l’année 2700 seulement…et dans ce cas ni vous ni moi ne verrons l’ “Age d’Or” prophétisé. »

… et une table fort bien mise

Je n’ai pas été long à réaliser que j’étais tombé sur le « jack pot » : il avait pour nom « 1950 ». Et non seulement, je voyais ainsi confirmé mon hypothèse de départ, mais je voyais aussi que, pour bien analyser la matière et bien voir l’imposture, la table était fort bien mise.. Merci encore Maryse.Mais surtout, je constatais que le choix fait par l’imposteur n’avait pas été le plus judicieux.: il comportait l’énorme inconvénient d’éveiller le soupçon. Pour moi, tout partait donc de là.

Un lien très tentant

En effet, cet extrait de l’ère du Verseau de Sendy m’a permis, et il le permet à tous ceux qui peuvent y mettre du temps, de constater que Claude Vorilhon dit « Raël » a pu avoir un motif suspect et qu’il avait pu s’accrocher à une date qui pourrait paraître importante aux yeux du monde entier aux fins de se faire passer pour… un prophète. Étant né en 1946, donc aux « environs » de 1950 (Sendy avait pris soin d’écrire ce « environ »), cela donnait lieu à un lien incontournable parce que bien trop tentant. Donc, quelle aubaine pour le prétendu dernier des prophètes! Pour quelqu’un qui rêvait de s’enrichir grâce à l’invention d’une rencontre avec un extraterrestre comme il en avait évoqué la potentialité à un ami d’enfance en prenant « un pot » avec lui dans un habituel 5 à 8 (souvent jusqu’à 9 même) dans un bistro de Clermont-Ferrand.

Un « cadeau de grec »

De plus, il me semble permis de croire que Sendy, plagié par l’imposteur, a « priorisé » « 1950 » à « 2700 », à cause du Mythe, et que c’est aussi et peut être encore plus à cause de ses propres lectures, dont celles d’un certain Giorgio de Santillana, professeur d’Histoire et Philosophie des Sciences au prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology) et de son livre Hamlet’s Mill qui, semble-t-il, lui faisaient croire qu’il risquait peu de se tromper à propos du moment du passage « dans » l’ère du Verseau en se fiant aux théories contenues dans ledit livre. D’ailleurs, cela lui a fait écrire (p. 85) : « Si mon hypothèse est fausse, sa fausseté [celle de Santillana] sera évidente dans un avenir très proche ». Et si je dis « semble », le lecteur comprendra que c’est à cause du fait que Sendy s’est contenté, dans son livre l’ère du Verseau, de s’appuyer, lui, sur Santillana pour lequel il a une admiration débordante 7, sans même faire un minimum de démonstration afférente au phénomène du passage « dans » l’ère du Verseau, s’étant plutôt satisfait d’avoir fait valoir les théories de Santillana sur cette question dans un livre précédent. « … de chercher à le démontrer après Santillana… d’une façon sur laquelle il n’y a plus à revenir. », écrivait-il, p. 85). Sendy renvoyait ainsi ses lecteurs à l’obligation de trouver le livre de Santillana pour se faire une idée de ce qu’il « achetait » de Santillana, facilitant ainsi grandement les choses à l’imposteur qui n’aura pas eu à s’inquiéter de prendre un trop grand risque d’avoir l’air de copier Sendy sur quelque chose qui n’était pas très facilement accessible (en anglais par surcroit). Mais ce faisant, Sendy a, sans le savoir, facilité le fait qu’on découvre l’entourloupette dudit imposteur. Autrement dit, Sendy, sans s’en douter, lui a fait un « cadeau de grec ». Mais, au fait, l’imposteur, s’est-il alors procuré Hamlet’s Mill édité en 1969 à Boston?Sendy (p. 64) écrivait : « Giorgio de Santillana a décidément bien raison, les « Anciens » connaissaient l’univers mieux que les contemporains de Descartes, et la Tradition issue de la préhistoire transmettait effectivement, sans chercher à comprendre, des connaissances qui ne devaient être comprises qu’ ” au Verseau “… des connaissances qu’effectivement nous commençons à comprendre, maintenant que le soleil d’équinoxe est entré dans le Verseau. » L’imposteur ayant eu le privilège de lire cet extrait de phrase, peut-on vraiment penser qu’il a même pu s’imaginer une seule seconde qu’il pouvait faire le choix de « 2700 » plutôt que de « 1950 »? Cette question propose une hypothèse tellement farfelue à sa face même qu’il est parfaitement inutile d’essayer d’en faire ressortir quelque autre interprétation.Non seulement ils ont choisi de retenir l’année « 1950 » plutôt que 2700, mais il n’ont pas manqué tous les deux de détailler comment ça s’est passé. Revenons sur les mots qu’ils ont tous les deux utilisés et voyez par vous même cher lecteur. Ainsi donc, alors que Sendy, le premier, écrivait dans son édition de 1970 : « …maintenant que le soleil d’équinoxe est entré dans le Verseau. » (p. 64) l’imposteur, lui, à propos exactement de la même idée (p. 106, LVVDD, p. 75) écrivait dans son livre publié en 1974, et je souligne les mots communs, : « … le passage dans l’ère nouvelle du verseau. Le moment où le soleil se lève sur la terre le jour de l’équinoxe de printemps, ” dans ” le Verseau » . On voit très clairement que l’imposteur, tout comme pour Sendy, a voulu qu’on comprenne, par l’usage du mot « printemps » qu’il possédait bien la notion de caractère astronomique et surtout que le passage dans la « nouvelle » ère du Verseau était chose faite, ce qu’était exactement l’idée de Sendy. L’imposteur prétend avoir été choisi pour sa simplicité. Or, la simplicité aurait voulu qu’il dise que « la Terre était passée dans l’ère du Verseau ». Mais ce n’est pas cela que son plagiat sur Sendy l’avait conditionné à faire.

Tout à portée de main

L’imposteur a été très explicite. Il aurait pu chercher à s’en tenir à une récupération minimaliste des données du livre l’ère du Verseau de Sendy. C’eut été cependant prendre l’énorme risque d’inventer une histoire de rencontre avec un extraterrestre en situant celle-ci dans un tissu d’idées sans aucune commune mesure avec les « croyances » établies, les idées reçues ainsi que les connaissances acquises à propos du monde des OVNIS et leurs conditions d’existence. Et surtout sans commune mesure avec ce que les anciens avaient accumulé concernant un possible passage d’extraterrestres sur la Terre. Or, tout était là, compilé intelligemment, pour attirer efficacement l’attention des futurs adeptes ! L’ère du Verseau de Sendy allait alors procurer à l’imposteur en gestation toute la sécurité nécessaire à réussir une cohérente narration d’une rencontre extraterrestre inventée, principalement aux yeux des premiers adeptes que l’imposteur devait chercher à atteindre d’abord, sur la base de leurs émotions : les « curieux » (curiosité) du phénomène ovni. Pourquoi y aurait-il alors renoncé?Aussi, je le répète, il y a fort à parier que l’imposteur avait déjà lu l’ère du Verseau de Jean Sendy avant qu’il fasse part à son ami d’enfance, autour d’un verre historique à Clermont-Ferrand, de son idée de « regarnir ses goussets » grâce à l’invention d’une rencontre avec des extra-Terrestres. Cela est susceptible d’avoir alors donné à l’imposteur un énorme tremplin pour dépasser « la coche » ou « le hic » qu’évoquait Daniel Chabot dans une formation aux adeptes de Vorilhon quand il voulait leur faire comprendre la première condition à remplir pour aller vers un changement : le dépassement de ce « hic-là » juste une toute petite fraction de seconde. C’est ainsi qu’il a alors cheminé vers le plagiat systématique de la matière du livre l’ère du verseau de Jean Sendy, utile à l’écriture du sien, Le livre qui dit la vérité.Le lecteur trouvera ci-après, dans un premier temps une démonstration à l’effet que tout le livre l’ère du verseau lui a été utile. Et ensuite, une démonstration de l’ampleur du plagiat grâce à une comparaison entre les thèmes développés par Sendy et ceux que l’on retrouve dans la prétendue révélation de Claude Vorilhon alias Raël.

Grâce à un livre qui venait de paraître

On insistera jamais assez sur le fait que c’est sur un livre qui a paru en 1970, donc moins de trois ans avant, que l’imposteur s’est appuyé pour raconter qu’il avait prétendument rencontré un extraterrestre dans un ancien volcan à proximité de Clermont-Ferrant. Jean Sendy, bien connu dans cette région de France pour ses livres considérés comme de la littérature ufologique, et comme conférencier prestigieux lors du Festival (annuel) de la science-fiction de Clermont-Ferrand, publiait l’ère du verseau chez Robert Laffont.C’était un livre tout à fait adapté, et tombant à point, pour devenir le livre de référence par excellence d’un ambitieux personnage en mal de rentrées de fonds faciles. Le lecteur pourra connaître mieux Jean Sendy en se référant à l’annexe 3. Je me contenterez ici d’ajouter que Claude Vorilhon parlait souvent de Jean Sendy durant les premières années de sa mission, en l’affublant du nom de « mon ami Sendy ». À ce sujet, l’imposteur a déjà dit à une ex-raëlienne qu’il le connaît depuis leur jeune enfance… Est-ce vrai? Cela n’a pas d’importance. Ce qui est très important cependant, c’est que Vorilhon lui-même dise le connaître depuis si longtemps. À l’occasion de la sortie du premier livre de la prétendue révélation de Claude Vorilhon, la rumeur typique de l’organisation raëlienne 8, veut que Jean Sendy ait dit que ce n’était « pas juste que les ÉLOHIM ne l’aient pas choisi comme leur prophète » (compte tenu de tout ce qu’il a lui-même ” révélé ” à leur sujet).

Une affaire d’intelligence?

Bien des raëliens appuient leur croyance en Claude Vorilhon en lui prêtant une intelligence supérieure qui ne peut, pour eux, que confirmer l’authenticité de sa révélation. Pour la plupart des raëliens, c’est une préalable incontournable et incontestable. Posons-nous donc cette question de l’intelligence : fallait-il que Claude Vorilhon ait eu une très grande intelligence pour recevoir sa prétendue révélation, en admettant, pour les fins de l’exercice, qu’il s’est agit de cela? Et demandons-nous ensuite la question suivante : si ce ne fut pas une révélation, en fallait-il beaucoup d’intelligence pour pondre sa prétendue révélation?À la première question (fallait-il qu’il en ait une grande pour recevoir une telle rvélation?), je pense qu’on peut répondre « non ». Si on est un amateur de science-fiction, ce que fut l’imposteur, et qu’on a pu prendre des notes articulées, soit lors de conférences prestigieuses, ou lors de lectures pertinentes, je pense qu’une intelligence moyenne suffisait à faire ce que Claude Vorilhon prétend avoir fait : retranscrire des notes reçues d’un « éloha » 9.Pour ce qui est de la question alternative (…si ce ne fut pas une révélation…?), c’est fort différent. La réponse est « oui, cela exige une grande manifestation d’intelligence», si la prétendue révélation est née totalement du cerveau du révélateur. Plagiat ou révélation : même exigence intellectuelle. Par contre, une invention de toute pièce, elle, aurait signifié un très grand apport intellectuel. C’est à n’en pas douter.Il reste donc un doute qui mène à une autre hypothèse. La réponse serait-elle la même si l’on savait que le prétendu prophète a eu un « maître à penser » bien terrestre? C’est-à-dire une personne déjà très articulée, ayant déjà approfondi toutes les notions que suppose l’obligation d’écrire sur l’existence de « dieux » dans un espace cosmique donné ayant dû affronter des difficultés d’un ordre particulier pour venir coloniser la Terre. Évidemment, c’est « non » ; être quelque peu futé suffit. Dans ce cas, on parlerait simplement d’une habileté à reproduire les connaissances du « Maître à penser ». Et donc, de toutes façons, les raëliens se trompent profondément en croyant que les prétentions de Claude Vorilhon seraient vraies parce que la confection du contenu exigeait un grand apport intellectuel…

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Un maître à penser avait tout mâché pour lui

Dans son livre l’ère du Verseau, paru en 1970, chez Robert Laffont, (Claude Vorilhon a publié son premier livre en 1974) il se trouve des centaines d’éléments : des mots, des phrases, des notions, des prises de positions, une orientation générale, un modèle de comportement et même un schéma, qui ont, de toutes évidences, très largement inspiré Claude Vorilhon. Un début de lecture de paragraphes ici et là dans le livre de Sendy m’avait fait découvrir des notions commune à celles du premier livre de Claude Vorilhon. Cela m’avait fait me poser la question à savoir, qu’est-ce que Claude Vorilhon a bien pu y trouver ou apprendre? J’ai donc compris en le lisant systématiquement que ce fut plus que des bouts de phrases semblables ou identiques, contrairement à ce que d’autres auteurs ont pu découvrir avant moi; c’était : un esprit, une atmosphère, une école de pensée, une orientation idéale pour l’invention d’une prétendue révélation. En effet, s’inspirer, c’est plus que copier; c’est s’approprier la pensée et la présenter sous une forme différente; si habilement de manière différente parfois que l’analyse pour le faire voir peut devenir très ardue. Les voici donc (sauf ceux qui m’ont échappés, et ce n’est que partie remise) d’une manière qui pourrait encore être plus exhaustive, ces éléments qui ont facilité à Claude Vorilhon l’invention de sa révélation.Il y avait matière à inspiration, mais l’a-t-il utilisée ? pourrait-t-on dire après avoir lu le présent dossier. Je suis convaincu que cela est d’une telle évidence que, quand, vous aurez pris connaissance de ce qui suit, et du reste du blogue, vous n’en douterez plus.

Compenser l’ignorance

À l’analyse, j’y ai découvert que l’amateur de science-fiction de Clermont-Ferrand et prétendu ami de Sendy, dans un élan fourbe inégalé pour s’imposer comme prophète, nous a superbement menti. Et qu’il était donc possible de compenser l’ignorance en s’abreuvant du génie des autres.Pour contrer les effets de la découverte de son mensonge, Claude Vorilhon, qui ne manquait rien de ce que disait et publiait Sendy, mentira encore en disant qu’il n’a pas lu l’ère du Verseau de Jean Sendy. Cher lecteur, en lisant ce qui suit et en consultant la liste de plus de cent preuves consignées à l’annexe 4, vous ne pourrez pas prêter foi à ses nouvelles déclarations et donc à ce faux prophète en train de sombrer.

Sans Jean Sendy, c’eut été possible mais très compliqué

Sans Jean Sendy, Claude Vorilhon n’aurait jamais pu se risquer à écrire sa prétendue révélation. En effet, sans cette autorité, tout n’aurait été que bafouillage. Son intérêt pour l’apprentissage s’étant très peu développé (l’école, c’était pas sa tasse de thé), son grand projet a inévitablement exigé qu’il se réfère à un « Maître ». Voilà pourquoi le lecteur qui aborde le premier livre de Claude Vorilhon a comme premier réflexe de se dire : « Il faut être intelligent pour avoir écrit cela ». Ce que ce lecteur se dit plus tard quand il a continué sa recherche et qu’il a comparé la prétendue révélation aux écrits de Sendy. « Oui, mais cette intelligence, elle a été empruntée : elle vient de ce que Sendy a écrit. » Cette hypothèse du « Maître à penser » s’est substantiellement imposée à mon intellect quand j’ai pris le temps de relire certains passages de la prétendue révélation de Claude Vorilhon, surtout ceux qui précèdent et qui suivent la citation tronquée de Sophonie I que Claude Vorilhon a offert à ses lecteurs vers la fin de son chapitre intitulé « 1946 an un de l’ère nouvelle ». Ce n’est donc qu’une question de temps pour attacher tous les fils… ce que je ferai dans le dossier Fausse vraie porte.

UN FOND SUBSTANTIELLEMENT COMMUN

Que trouva donc CLAUDE VORILHON le faux prophète dans L’ère du Verseau de Jean Sendy? Énormément de choses, comme on le verra ci-après. Des choses importantes. En fait, tout ce qu’il faut pour inventer une rencontre avec un extraterrestre.

Être suffisamment connaissant du cosmos

CLAUDE VORILHON trouvera chez Sendy d’abord un cadre… pour son hypothèse extraterrestre. Imaginez cher lecteur que, pour vous remplir les poches, vous voulez faire croire que vous avez rencontré un extraterrestre. Vous devez vous douter que la première question qu’on vous posera sera la suivante : d’où venait-il? De la Lune? Du système solaire? De la galaxie? Ou d’une autre galaxie? Il faudra donc vous être bien préparé. Sinon, vous ne vivrez pas longtemps de votre invention.Ainsi donc, pour ce qui est d’« une autre galaxie », cela se sera vite réglé : trop trop loin. Quant à la Lune, c’est tout comme: beaucoup trop proche. Sendy a privilégié la galaxie. Claude Vorilhon l’a suivi. Il pourrait avoir à regretter ce choix car, de plus en plus, il pourrait être démontré que le système solaire se prête à cette hypothèse de provenance extraterrestre « galaxienne ». Le lecteur, à cet égard, pourra se référer à l’Annexe 5 intitulée Les écrits sumériens et Claude Vorilhon.Je me contenterai ici de poser la question suivante : pourquoi les Élohim n’ont-ils jamais fait référence aux écrits sumériens? S’ils, les Élohim, sont ce que Claude Vorilhon dit qu’ils sont, ils auraient dû connaître ces écrits (leur type d’écriture et même la langue) et leur contenu et en évoquer des extraits au même titre que des extraits de la Bible; et donc en parler avec beaucoup d’aise. Or sa prétendue révélation n’y fait manifestement aucune évocation ni allusion. A-t-il fallu que les dieux se fassent à ce point la guerre que les écrits des uns ne puissent être évoqués par les autres?

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Revenons donc aux « Galaxiens », c’est-à-dire à ceux qui vivraient loin de nous, mais à l’intérieur de notre Galaxie, à savoir la Voie lactée. Dans le premier chapitre de son livre l’ère du verseau, Jean Sendy fait constamment référence aux « galaxiens »; en page 25, il écrira : « Or nous ne possédons à ce jour aucune preuve de l’existence concrète de civilisations galaxiennes ». Donc, en choisissant la galaxie, sans jamais employer le mot « galaxiens », Claude Vorilhon a fait un calcul qui, à ce moment, lui est apparu très peu risqué.De plus, des pages 29 à 81 (pendant 52 pages), Claude Vorilhon y trouvera un véritable cours d’Astronomie 101, de quoi le sécuriser quant à de véritables erreurs qu’un amateur pourrait être porté à faire naturellement. N’oublions pas que l’imposteur aura tout à apprendre de son « Maître à penser ».

Fin des temps du secret

Pour Sendy (aux p. 74-75), l’entrée « dans » le Verseau met un terme aux « temps du secret ». Une notion clé. Il est évident qu’aux yeux de quelqu’un qui projète de se faire le prophète des extraterrestres, Claude Vorilhon ne pouvait être que celui qui mettrait fin à ce temps du secret. Aussi, tout son comportement fera de lui, surtout via l’usage d’une prétendue communication télépathique avec les Extraterrestres, le personnage par lequel tous les secrets se feront et se déferont. Même si cela devait prendre plus de 30 ans.

Répéter ce que même Voltaire savait en son temps

L’imposteur trouvera dans le livre de Sendy une confirmation de l’existence des «dieux » dont il avait besoin. Et de leur nom. En effet, s’appuyant sur des connaissances disponibles depuis Voltaire qui les a consignées dans son Dictionnaire philosophique, Sendy apprendra à Claude Vorilhon (p. 17), que le Dieu de La Bible est en fait « des dieux »; et il lui apprend aussi, grâce à la traduction de La Bible par l’équipe d’Édouard Dhorme aux Éditions de La Pléiade, (p. 17 aussi), que ce Dieu est pluriel.

Quelques lignes sur la mythologie

Mais, si Sendy évoque régulièrement l’existence de ces dieux (le Mythe), il n’élabore jamais dans ce livre sur ce qu’ils sont, se contentant de se limiter à ceux de La Bible. Claude Vorilhon n’en dira alors guère plus. On ne sera donc pas surpris que la « mythologie » fasse l’objet d’un seul paragraphe dans le livre de Claude Vorilhon. Il mérite d’être cité intégralement afin que l’on voit bien que les connaissances de Claude Vorilhon se limitent bien à celles de Jean Sendy.

Citons donc le prétendu prophète qui, on le comprendra par l’usage du mot « nous », fait parler l’extraterrestre: « La Kabale est le livre le plus proche de la vérité mais presque tous les livres religieux font allusion à nous plus ou moins clairement, surtout dans les pays où les créateurs avaient des bases : dans la cordillère des Andes, dans l’Himalaya, en Grèce où la Mythologie [NDLA : voilà le mot] contient aussi de grands témoignages, la religion Bouddhiste, Islamique, les Mormons, il faudrait des pages pour citer toutes les religions et sectes qui témoignent d’une façon plus ou moins obscure de notre œuvre. » Point. C’était tout, pour la « mythologie ». Le « pôvre », il n’avait pas eu droit, lui, aux cours de Mythologie auxquels, moi, j’avais eu droit à André-Grasset où le prof, un très sympathique sulpicien, nous rendait les dieux tellement vivants et vrais qu’il me fut très facile un jour de les convertir en extraterrestres…

La Bible, La Bible et La Bible

Claude Vorilhon s’est donc dit : contentons-nous de La Bible, le bébé chéri de Sendy, le Maître qui avait déjà, par son choix, fixé la limite du champ de Claude Vorilhon. Ce dernier y a donc trouvé un cadre global de référence. Celui de La Bible; le seul auquel se réfère lui-même Sendy depuis qu’il écrit. C’est encore le cas dans ce livre qui nous occupe. Page 11, Sendy écrit : « Or, moi, c’est du texte biblique que je pars. » On ne sera donc pas étonné que toute la révélation de Claude Vorilhon n’a que La Bible pour point d’appui éclairant.

La Genèse s’interprète…

Claude Vorilhon y aura aussi appris un premier grand élément de référence et son mode d’emploi, à savoir que la Genèse s’interprète à la lumière de données venant d’ailleurs… Cela allait servir à l’imposteur à confectionner au moins la moitié de son premier livre. Et à grandement impressionner ses premiers lecteurs. Sendy a écrit (p. 16): « C’est dans La Bible, en effet, et plus spécifiquement dans les onze premiers chapitres de la Genèse , que je cherche (et pense avoir trouvé) les recoupements les plus solides entre le Mythe issu de la nuit des temps et les ouvertures de la science d’aujourd’hui. » Oui, oui, oui, vous avez bien lu : « … et les ouvertures de la science d’aujourd’hui ». Cela deviendra le leitmotiv de l’imposteur pour toute la durée de sa prétendue mission. Et Sendy d’ajouter : « Il faut bien sûr lire la Genèse en faisant abstraction de toutes les croyances religieuses qui s’y attachent, la lire comme un ethnologue lit un mythe ” païen “, en y cherchant uniquement le fond éventuel de vérité historique. » L’élève n’a pas manqué de suivre le maestro Sendy. Pour ce faire il a cherché le plus possible à en réduire la portée en le faisant faire par l’Eloha prétendument rencontré. « Seules les parties de La Bible que je vais vous traduire sont importantes. Les autres, qui ne sont que des bavardages poétiques, je ne vous en parlerai pas. », lui faisait-il dire (p. 20). Cela lui donnait ensuite toute la marge de manœuvre pour ne traiter que ce qui apportait de l’eau à son moulin. Il a donc alors focalisé sur la Genèse.

…et qu’elle est incontournable

Voilà donc pourquoi Claude Vorilhon a commencé studieusement (!) son œuvre d’invention par l’interprétation de la Genèse alors que Sendy en faisait particulièrement la dernière partie signifiante de son livre l’ère du verseau. Et sans tout emprunté aux pages de l’ère du Verseau de Sendy qui traitaient formellement du contenu de la Genèse biblique, il y a trouvé la confiance qui allait lui permettre de faire ses propres interprétations, d’autant plus facilement d’ailleurs qu’il pouvait compter sur son « magasin » d’informations recueillies à l’occasion de bien d’autres lectures et de données glanées ici et là, surtout lors de son apprentissage de l’Histoire sainte, sans doute, comme ce fut le cas de toutes les personnes de mon âge et de son âge à l’époque en France. Et voilà surtout pourquoi, en ignare, Vorilhon a essayé de discréditer le seul élément qui pouvait encore avoir de la crédibilité dans son histoire, à savoir la religion catholique : pour éliminer la concurrence, n’ayant pas vu qu’il s,attaquait à un monument pas facile à déboulonner. Mais surtout, il n’a pas été long à constater que la Genèse devait être l’enveloppe par laquelle sa prétention d’avoir reçu une révélation extraterrestre devait passer.

Mais de la prudence avec la Genèse

L’imposteur aura-t-il trouvé dans le livre de Sendy une inspiration pour développer toute la partie de son premier livre qui porte sur la Genèse ? Au premier abord et en apparence, il semblait que ce fut peu le cas. Car, il semble avoir compris que s’il le faisait très ostensiblement, il se trahirait totalement quant à son plagiat. Voilà pourquoi beaucoup de gens, ayant constaté ce que contient cette partie du premier livre de Claude Vorilhon, y ont vu beaucoup de superficiel et très peu de réalisme scientifique, curieusement même puisque les interprétations étaient supposés venir des Extraterrestres censés être très connaisseurs de cette partie importante de La Bible. Même sa très sympathique théorie sur les « trompettes de Jéricho » commencent à « prendre l’eau »… Celles sur le « déluge » et sur la « manne » ont déjà coulé. Voir à cet égard, le site de Claire Labrie. Et quiconque se mettra au travail à cet égard, en jettera une autre grande partie par terre.Mais, en considérant ses rajustements de tir récents à l’égard de la couleur des premiers terriens, il est évident que l’ère du verseau de Sendy a joué un rôle encore plus révélateur que la première impression laissée.Il faut savoir d’abord que la Genèse était le point culminant annoncé par Sendy dans l’ère du Verseau. En donnant dans le genre de l’interprétation de la Genèse, pendant la première partie de son livre, et pendant presque la moitié de ce livre, l’imposteur a trouvé ainsi le moyen de se démarquer du « Sendy qu’il plagiait ». Il a tout simplement focalisé sur des objets différents en les servant à la sauce technologique ufologique et littéraire de l’époque. Cela explique que dans un « dessin » de son cru reproduit dans son premier livre (p. 24, édition du Message, ©1974), l’imposteur faisait passer les Élohim extraterrestres pour très peu évolués technologiquement parlant ce qu’il a cherché à corriger ensuite dans une réimpression de ce livre (en 1988) après une prétendue visite-éclair sur la planète des Élohim en 1975, qui, de toutes évidences ne lui a jamais donné une autre image de cette technologie que celle qu’il avait voulu représenter par le dessin de ladite page 24.

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NOTE IMPORTANTE

Cela me donne l’occasion de dire que les rééditions et/ou réimpressions du premier livre de l’imposteur représentent un tel fouillis en terme de qualité professionnelle que les chercheurs doivent faire des contorsions intellectuelles sans bon sens pour pouvoir s’y référer correctement. Cela est très révélateur du climat de cachotterie dans lequel il évoluait quant au fait de rendre accessible sa prétendue révélation qui constituait une imposture ! Il a dû longtemps attendre pour aller quérir du soutien… Quand il s’est senti à l’aise de le faire, le mal était déjà fait. Ainsi donc son édition identifié « ©1974 L’édition du Message » au dos de la page titre, mais identifiée de la Fondation raëlienne en bas de page couverture, ne comporte pas de date d’impression. Cependant une réimpression, toujours identifié « ©1974 L’édition du Message » au dos de la page titre, est identifiée comme ayant été l’objet d’une impression (en fait une réimpression non dite en tant que telle) en fin de livre, identifiée ainsi : « Achevé d’imprimer le 21 octobre 1988…» Cette réédition!!! ou réimpression!!! comporte des changements significatifs au niveau des figures ou dessins. Et ce changement n’est indiqué nulle part, et on n’y voit encore bien moins le nom de l’artiste qui les a réalisés, qui n’était pas de toutes évidences Claude Vorilhon. Mais, il saute aux yeux qu’on a voulu changer totalement la première impression (psychologique) laissée par la première édition, d’un amateurisme révélateur au plan de l’intégrité de l’auteur. Ainsi donc est disparu le dessin de la page 24 qui faisait passer les Élohim pour des retardés technologiques.De plus, l’imposteur nous a donné bonne impression en rendant sa révélation disponible sur Internet. Mais cela était-il si impressionnant que ça? Non pas vraiment. N’oublions pas qu’il l’a fait après 25 ans de vente à gros prix de cette prétendue révélation et après une impressionnante multiplication d’éditions. Mais ce qui est encore moins impressionnant, c’est qu’il a fait en sorte qu’on ne puisse pas faire de « copie/coller » d’extraits de cette prétendue révélation devenue téléchargeable. Le résultat? Chaque fois que l’on veut (pour vanter son mérite ou pour le critiquer) faire raisonnablement une citation d’une partie de son texte, nous sommes obligés de l’écrire totalement lettre après lettre alors qu’il serait si simple de faire un « copie/coller » de l’extrait visé. Avouez que dans les temps modernes d’aujourd’hui, cela frise la mesquinerie de sa part. Mais cela amène forcément la question suivante : Qu’a-t-il donc à cacher, l’imposteur?Finalement, il faut que l’on prenne conscience qu’il a en plus profité de cette nouveauté pour ajouter au mensonge. J’en fournirai des exemples à l’occasion des différents dossiers de mon blogue. Disons tout de suite que la photo qu’on voit à la page 108 (n. p.) et qu’on présente comme étant celle d’une mosaïque « photographiée à l’intérieur d’une synagogue vieille de 3500 ans près de Ein Gedhi près de la Mer morte en Israêl » n’est en fait que la mosaïque constituant le plancher à ciel ouvert qui reste de cette ancienne synagogue, ce qui n’est pas du tout la même chose. Je le sais parce que j’étais présent au moment de la visite des lieux et de la prise de photo par Léon Mellul qui y avait obtenu des autorités concernées la permission pour tous les intéressés de prendre les photos de ce plancher et de la svastika qui se trouve en son centre.

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« Filles d’homme »

Revenons au « plagiat » de l’imposteur. Une autre chose a profondément trahi le faux prophète : le premier élément de la Genèse que Sendy a tenu à interpréter se retrouve à la page 5 qui était en fait la première page de texte de l’ère du Verseau et qui équivalait à une introduction contenant des données incontournables pour les fins de notre propos. Car cette page fait allusion à une donnée fondamentale de l’histoire « inventée » (et plagiée) par l’imposteur.En écrivant cette première partie de son livre, Sendy y reproduisait non seulement une citation en alphabet familier aux « occidentaux », compréhensible pour tous, mais il le faisait aussi en hébreux, en caractères de 14 points (plus gros que celui présent ici. C’était donc impossible à louper. Il s’agissait de la citation suivante de la Genèse de La Bible (Gen. VI, 2) : « Les fils d’Élohim trouvèrent que les filles d’homme étaient belles, et ils se prirent des femmes de tout ce qu’ils choisissaient » Profondément subjugué, l’imposteur a évidemment repris cette question (p. 26) dans son premier livre. Aucun raëlien ne viendra oser contredire cette coïncidence sachant l’importance de cette citation dans leur credo. Qui osera alors dire que cela n’a pas influencé l’imposteur.Et pour vous en convaincre davantage, voyons par quels mots Sendy avait coiffé cette introduction : « Une explication, formulée au Moyen Age par Rashi de Troyes (1040-1103) et toujours enseignée dans les cours d’instruction religieuse juive, présente les ” fils d’Élohim ” qui donnèrent des fils aux ” filles d’homme ” comme des êtres célestes accomplissant une mission ” » (Genèse VI, 2)Cette page « 5 » du livre de Sendy, qui fut fort probablement la première page que Claude Vorilhon a vue d’une manière déterminante et qui a constitué sa première bouée de sauvetage, l’a fort probablement hanté jusqu’à maintenant et va probablement le hanter encore longtemps car elle a été péniblement déterminante dans l’orientation de son histoire inventée, et donc de son imposture. En effet, cette page « 5 » venait prédéterminer son invention à propos des premiers êtres humains terriens. Et à ce sujet, le plagiat comportait ses propres limites. En effet, nulle part, en l’occurrence, Sendy ne lui « a suggéré » une explication face aux races et à leurs couleurs distinctives. De là l’incongruité entre le chiffre « 7 » (races) de l’imposteur et le nombre de couleurs qu’on arrête généralement à 4 quand on a eu énuméré ainsi : « blanc, noir, rouge et jaune » et encore que le « rouge » est une donnée douteuse puisqu’elle s’explique probablement plus par l’effet de la circulation du sang que par la pigmentation de la peau, si ce n’est par un effet conjugué.Ayant vu plus loin la phrase suivante de Sendy : « Et ce fils de Noé n’avait aucune raison d’être nègre… » (p. 230), vous pensez bien que l’imposteur n’a jamais pensé ni jamais su jusqu’à tout récemment, grâce aux chercheurs scientifiques et à la codification de l’ADN, que les premiers humains pouvaient être Africains et donc possiblement noirs, contrairement à ce qu’il essaie de faire croire aux Africains en disant, comme on le verra plus loin, qu’il « ne pouvait pas le révéler avant… » Ce n’est en fait que de la pure récupération comme il en est devenu le spécialiste.Comme il ne pouvait pas emprunter l’explication de Sendy (car trop risqué qu’il soit taxé de plagiat) au chapitre s’intitulant Colonisation (p. 186), une explication se collant beaucoup trop à l’existence de terriens bien vivants quand les Extraterrestres sont venus coloniser la terre, l’imposteur a inventé de toutes pièces une théorie qui prend de plus en plus l’eau : celle de la création de 7 races de couleurs distinctes en même temps que d’un premier couple distinct de couleur noire. Le lecteur verra cette question développée à la fin du présent dossier.

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D’autres prétendues originalités « en prennent un coup »

Adam et Ève ne devaient pas manger du fruit défendu, de celui qui se trouvait dans l’arbre au centre de l’Eden. Il s’agissait en fait de l’arbre de la science (Vorilhon) ou de la connaissance (Sendy). On sait tous que « science » et « connaissance » sont tous deux des synonymes du mot « savoir ». Là où un des éléments originaux de Vorilhon « en prend un coup », c’est quand tous les deux disent qu’en mangeant de ce fruit, ils deviennent semblables aux dieux. Sendy en parle aux pages 216, 218, 221, 222, 228 et l’imposteur en page 24 .

Le déluge

La découverte d’un autre plagiat de Vorilhon sur l’œuvre de Sendy jette par terre une autre impression d’originalité de la prétendue révélation de l’imposteur. En effet, Sendy (p. 228) tient un discours qu’on pourrait appeler « celui de la terre brûlée ». Incapable de réfuter la théorie de l’inondation gigantesque appelée déluge, l’imposteur l’a reprise à son compte (p. 27) en la prêtant aux Élohim comme intention suprême pour se débarrasser de leurs créatures devenues prétendument gênantes. Vorilhon a été aidé en cela par Sendy qui écrivait en outre (p. 228) : Noé et ses fils constatèrent également que les Élohim avaient « tout détruit ». Comment peut-on croire que cette donnée inéluctable n’a pas obligé l’imposteur à concilier la notion d’une destruction massive des « créés » avec la recherche d’un résultat « X » de la part des créateurs? D’où un « déluge » honteusement prémédité par les Elohim dans la prétendue révélation de l’imposteur.

Un accent aigu manquant

En passant, vous avez remarqué cet accent aigu sur le E du mot Élohim utilisé par Jean Sendy? Cet accent, l’imposteur l’a toujours omis en citant La Bible, même s’il suggère à ses adeptes de se référer à La Bible traduite par Edouard Dhorme qui, lui, met l’accent aigu sur le « E » de Élohim. Ce comportement du faux prophète trahit ses tentatives de chercher à paraître se garder loin de son principal inspirateur, dont il a pourtant eu si grand besoin.

Entendu de son père juif?

Claude Vorilhon s’est rappelé l’existence de la « Kabbale » sans en connaître sa nature réelle. Le mot seulement lui était sans doute devenu familier à cause de son père, Marcel H., qui était juif et dont Claude Vorilhon, même en se prétendant prophète et ayant prétendument son vrai père « dans les cieux », a longtemps gardé une photo dans son portefeuille.Sendy évoque cette question de la Kabbale en écrivant, pages 23-24 : « Mais les scientifiques et techniciens ne lisent pas nécessairement La Bible, ne pratiquent pas nécessairement la Kabbale… ». Remarquons que Sendy n’a pas écrit : « ne lisent pas nécessairement la Kabbale ». Mais l’évocation de la « Kabbale » par Sendy n’est pas suffisamment élaborée pour que Claude Vorilhon en ait acquis une connaissance approfondie. Il se contentera de l’évoquer lui-même très brièvement et pas nécessairement d’une manière judicieuse. En effet, il en fera une courte allusion, aux pages 113 et 115 de son premier livre (LVVDD, pp. 80-81), en utilisant les mots « Livre de la Kabbale », au beau milieu d’une évocation suspecte et étirée de la distance des Élohim par rapport aux Terriens. En effet, la question de la « Kabbale » arrive comme un cheveu sur la soupe dans son premier livre censé dire la vérité. Ça allait servir à faire sérieux tout comme cela a cet effet chez Sendy. Mais Claude Vorilhon ne savait pas du tout comment traiter cette question sans se faire prendre bêtement à plagier. C’est sans doute pourquoi le futur prétendu prophète s’est mépris en évoquant l’existence du « Livre de la Kabbale » qui n’existe pas en tant que tel puisqu’elle, la Kabbale, relève de la tradition 10 orale, « …cet enseignement oral », écrit Sendy, (p. 24) et à propos du livre du grand rabin de Genève, Alexandre Saffran, publié chez Payot, que Sendy évoque à la même page, et qui s’intitule : la Kabale, qui est donc, cela dit ironiquement, un livre PORTANT SUR… la Kabale!Une définition en provenance du Rabbin Safran lui-même et tirée d’un article du Israël Magazine, Éditions Anaël, écrit par Pierre Lurcat et intitulé Qu’est-ce que la Kabbale? confirme mon énoncé et celui de Sendy : « La kabbale, telle que le rabbin Safran la définit d’emblée, est une doctrine de l’unité. Elle est aussi, selon son étymologie hébraïque, une Tradition, c’est-à-dire non seulement un legs des générations passées, mais aussi une transmission humaine de la révélation divine reçue par l’homme et transmise oralement de génération en génération depuis Moïse, qui l’a reçue de la “bouche de la Puissance divine”. » L’usage du mot « oralement » est encore une fois grandement à remarquer.En se référant au dictionnaire Petit Robert, à Wikipédia, l’encyclopédie informatique, et à la Bibliothèque d’Alexandrie, on peut voir combien l’imposteur a erré en parlant du Livre de la Kabbale 11, et donc en mal interprétant Sendy.De toutes évidences, toutes ces définitions ne correspondent pas à l’évocation qu’en fait Claude Vorilhon comme on le constatera en lisant les mots suivants : « Des traces de la vérité… La Kabbale notamment est l’un des livres les plus riche en témoignages… Si un jour vous pouvez en trouver un exemplaire…» (LVVDD, p. 80). En écrivant cela, Claude Vorilhon prouvait combien il s’est bêtement gouré en s’inspirant de… Sendy.

Faire « ses premiers pas » dans le monde de l’infini

Continuons à découvrir ce que l’imposteur a trouvé chez Sendy dans l’ère du Verseau.De Sendy, Claude Vorilhon apprendra les notions d’infiniment grand et d’infiniment petit. En effet, (p. 20 et 21) tableau avec échelle à l’appui faisant appel à une page entière, originant du scientifique et vulgarisateur George Gamow, à partir d’une « idée d’Eddington », Sendy parle des « … analogies entre le prodigieusement grand de l’astronomie et le prodigieusement petit de la physique nucléaire ». Et comme Claude Vorilhon le fera aussi, il place l’homme au centre de l’échelle. Une autre leçon qui aura été profitable au futur prophète. Et sa certitude quant à l’infiniment grand pourra grandir à mesure de sa lecture des parties du livre qui explique la nature de notre galaxie dont Sendy dira qu’elle correspond à l’ensemble des galaxies selon « le postulat de médiocrité » 12. Sendy y donne un tel cours d’astronomie qu’il y est tout à fait concevable que Claude Vorilhon y a acquis le « sentiment » de l’infini de l’espace. Tout comme cela l’aura été pour tous les lecteurs de Sendy et de son livre.Rappelons en passant que Vorilhon tentait de dissuader ses adeptes de trop vouloir saisir l’infini en leur disant que cela pourrait les rendre fous.

Médiocrité, puis médiocratie

L’imposteur y trouvera une inspiration pour les discours à venir concernant les pouvoirs en place : sa fameuse « médiocratie ». En effet, Claude Vorilhon y a vu les mots « médiocre » et « médiocrité » qui y sont suffisamment souvent répétés par Sendy pour en influencer à jamais et pour l’éternité le prophète en herbes. Mais, toujours, Sendy vise à identifier la qualité qui ne découle d’aucun jugement, donc objectivement, contrairement à ce que fait Claude Vorilhon quand il applique cette dénomination aux êtres qu’il exècre, c’est-à-dire, ceux qui détiennent un pouvoir parmi les Terriens et qui pensent différemment de lui. L’objectif de Sendy est de confirmer ou d’infirmer que la nature des éléments du cosmos est médiocre, i.e. normale. Du même ordre partout. La normalité est une notion inéluctablement négative pour Claude Vorilhon.

Il est sûrement insécurisant d’inventer une révélation…

Qu’a trouvé de plus l’imposteur dans Sendy? Claude Vorilhon a sûrement acquis de la sécurité à la lecture de « l’ère du Verseau ». À mesure de la lecture de ce livre de Sendy, on devient de plus en plus convaincu que ce que Claude Vorilhon y a trouvé, au delà d’un cadre de référence et des détails indispensables pour la crédibilité de l’action » qu’il concoctait, c’est la sécurité psychologique, d’abord et avant tout. Par exemple, il avait besoin d’être sûr qu’on ne pourrait pas contester le fait que ses Élohim peuvent vraiment habiter une planète dans un « système solaire » viable de la galaxie. Pour cela, il a été très bien servi. A la page 91 de son livre, Sendy utilise ce qu’il appelle commodément « l’hypothèse de Llyod Motz » 13. À ce sujet, il écrit : « Si Motz a raison, n’est-ce pas, toutes les étoiles analogues au Soleil ont des systèmes planétaires analogues et la Vie a dû apparaître de façon analogue, puis se mettre à évoluer… or, des étoiles ayant à peu près la même masse que le Soleil, il y en a de dix à quinze milliards, dans la Galaxie. » Et Sendy d’ajouter pour terminer d’accréditer son avancée : « Il est bon de rappeler que Llyod Motz ne dit pas n’importe quoi. »Vu cette probabilité d’étoiles à systèmes solaires, Claude Vorilhon ne prenait donc aucun risque à dire que ses Élohim venaient d’une planète dans la Galaxie; qu’ils étaient donc des « Galaxiens », pour utiliser le langage de Sendy. Ne disposant cependant d’aucune information à l’effet qu’il manque une planète « visible » dans notre système solaire (ce que devaient savoir les Élohim), Claude Vorilhon a situé leur planète très loin dans la Voie Lactée. Dans son livre, page 114, il établit cette distance à 78 milliards de kilomètres du soleil… Dans sa recherche de sécurité, et sans s’en douter, il a pris le risque de se voir contredire un jour.

… d’où l’avantage de se référer aux spécialistes

À propos de « l’hypothèse de Motz », Sendy avait écrit (page 90 que « Llyod Motz arrivait à la conclusion qu’autour de toute étoile de même taille que notre Soleil, comme autour de toutes celles soit plus petites de 5% soit plus grandes de 10 à 20 %, il doit y avoir un système planétaire, avec une planète sur une orbite analogue à l’orbite terrestre… et que sur une telle planète l’apparition de la vie est infiniment probable. » Du bonbon; et de la réserve de sécurité pour Claude Vorilhon. Car la question est de savoir si Claude Vorilhon a pu profiter d’information d’apparence sûre. Pour écrire un livre de la portée que souhaitait Claude Vorillhon, un amateur plus fort en rime qu’en données astronomiques, avait énormément besoin d’être encadré sur les grands enjeux. Ce n’est donc pas là qu’il sera original. Mais il pourra le paraître dans les détails.

Devenir tout aussi incontestable que le Maître

Cet être, orgueilleux comme un paon, n’aurait jamais pris le risque d’être un jour démasqué sur une question de logique astronomique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il cherche constamment dans tout ce qu’il lit, que ce soit au plan de l’écrit comme à celui de l’électronique, à faire ressortir tout ce qui peut passer pour confirmer sa révélation ou tout ce qu’il a déjà dit, convaincu qu’ainsi il finira par y avoir un point de non retour, un point au delà duquel il sera devenu invulnérable et en apparence incontestable. De là des envois constants à ses membres leur indiquant comment penser sur telle ou telle question. Dont, entre autres, via l’envoi irrégulier d’un document informatique dit pompeusement le Raël-science.Aussi, nous ne serons pas surpris de découvrir dans le livre de Sendy de nombreux liens de parentés. Il s’agira, et je sais que cela est plus facile à un exraélien, d’être bien attentif sur les points de vue qui ont pu structurer la pensée du prophète autoproclamé. À cet effet, je rappelle que le lecteur trouvera à l’annexe 3 un certain nombre de références à des notions ou idées que Claude Vorilhon a systématiquement retenues de l’œuvre de Sendy pour la crédibilité et la sécurisation mentale de sa révélation.

« Croire en comprenant »

Claude Vorilhon alias Raël a trouvé aussi dans l’ère du Verseau l’inspiration pour développer une théorie qui fera fureur plus tard au sein de son organisation, celle du temps venu de croire en comprenant. En effet, Sendy écrivait en page 61 de son livre l’ère du Verseau : « Santillana accumule les preuves de ce qu’il affirme : les grands mythes issus de la préhistoire n’avaient pas d’autre but que de faire transmettre (par les générations auxquelles on ne demandait pas de chercher à comprendre, mais d’apprendre et de transmettre) un ensemble prodigieux et cohérent de science astronomique. » [NDLA : le caractère gras est de moi. J’ai mis en caractères gras, ce qui m’apparaît être la source mal assimilée du « croire en comprenant » que Claude Vorilhon a répété ad nauseam en ayant l’air de le réciter… ] L’insistance de Sendy me fait penser que ce n’est pas un hasard. Sendy ajoutait p. 63 : « Les générations avaient pour devoir d’apprendre et transmettre sans trop chercher à comprendre, jusqu’à la génération qui enfin «s’égalerait aux dieux » et comprendrait. » Et finalement, il écrivait aussi (p. 64) : « … les ” Anciens ” connaissaient l’univers mieux que les contemporains de Descartes, et la Tradition issue de la préhistoire transmettait effectivement , sans chercher à comprendre, des connaissances qui ne devaient être comprises qu’ ” au Verseau “… des connaissances qu’effectivement nous commençons à comprendre, maintenant que le soleil d’équinoxe est entré dans le Verseau. ». Selon moi, rien n’a autant inspiré l’imposteur que ces dernières citations. Et cela n’est rien. Ces notions de Sendy à propos du comprendre a inspiré à l’imposteur un chapitre de 5 pages (57 à 61 incl.) intitulé « Les hommes ne pouvaient pas comprendre » dont une très grande part est constituée de citations extraites de plusieurs endroits de La Bible censés démontrer l’utilité de comprendre. Par exemple, des vérités de la Palice du genre : on ne peut pas comprendre avant d’avoir appris à lire…

Ainsi donc, comme on le verra détaillé au point suivant, Sendy prendra parti pour une ère du Verseau qui arrive en 1950, un avènement qui coïncide avec un âge d’or prophétisé dans la Tradition (le Mythe). Or, avant d’arriver à cette prise de position, il nous annonçait que cette Tradition est porteuse de connaissances qu’on ne pourra comprendre qu’à l’ère du Verseau. Cette assertion était capitale!

La base de la croyance au prophète

Et pour Claude Vorilhon, quelle aubaine! Celle de pouvoir imposer un paradigme s’appuyant sur une équation qui serait la suivante : à la difficulté de compréhension des connaissances de la Tradition correspond la compréhension des mêmes connaissances dès qu’on est rendu à l’ère du Verseau. Or, selon lui, l’Ère du Verseau correspond à la période de la naissance d’un prophète du nom de Claude Vorilhon, dit Raël. Donc, ce prophète ne peut qu’être autorisé à fixer les règles de cette possible compréhension. Et même d’en faire un objet de croyance. Sera-t-on surpris qu’il ait dit, quand sa carrière de prophète a été lancée, qu’il est tout à fait dans l’ordre des choses de croire à ses supposées connaissances issues d’extraterrestres puisqu’il est maintenant possible de les comprendre. Ce qui est alors devenu dans le quotidien raëlien : croire en comprenant, ces mots à la base du credo raëlien.L’imposteur a poussé loin l’usage de cette trouvaille : il a fait de son rôle de prophète une question de foi pure. Il s’est ainsi attaché serré la plupart des raëliens. Il a fait de même pour chacune des croyances que contiennent « les messages » ; en réalité il n’y a aucun objet de compréhension. Il s’agit simplement de faits qui existent ou qui n’existent pas. Par exemple, relativement au fait qu’il ait rencontré Iahvé, ou Jésus, ou Bouddha, il n’y a aucune preuve et aucun objet de compréhension qui le justifient de l’avancer. C’est essentiellement une affaire de foi. Mais, faire adhérer les raëliens au fait qu’ils doivent croire en comprenant, ça marche. Ils n’y voient que du feu. Et c’est sûrement extrêmement jouissif pour Claude Vorilhon. En réalité cela ne s’explique que par la très grande flatterie que la chose génère chez les adeptes de l’imposteur. Imaginez : être parmi les premiers à comprendre!!!Cette théorie a été d’une utilité sans borne puisqu’elle a permis à Claude Vorilhon de se dédouaner par rapport à la notion conventionnelle de ce qu’est la croyance, cela faisant donc de sa religion une religion différente au plan de la foi. Et cette question de la compréhension n’est pas la seule à avoir été un objet d’inspiration pour Claude Vorilhon en termes de concept. Il en est de même pour l’égalisation des hommes aux dieux, une notion centrale dans la révélation de Claude Vorilhon. Mais rappelons-nous que cette notion spéciale lui est venue de sa lecture de l’ère du verseau de Sendy aux pages 20, 39, 42, 59, 61, 63 et 160.

« S’égaler aux créateurs », aux dieux, et comprendre

Ainsi donc, dans le premier livre de l’imposteur, dans un chapitre intitulé ironiquement La multiplication des pains (ne comportant que 15 lignes sur ce sujet sur un total de 52), tout juste après un chapitre où il venait de parler de l’impossibilité de comprendre des primitifs de phénomènes scientifiques, dans la phrase suivante que voici : « Mais la destruction [NDLA : de Sodome et Gomorrhe] a empêché l’homme de s’égaler aux créateurs, » (LVVDD, p. 45), l’expression « s’égaler aux créateurs », une notion de fond que Claude Vorilhon a maintes fois reprise dans ses discours, équivaut en fait au ″ s’égalerait aux dieux ″ « et comprendrait » de la page 63 de l’ère du Verseau de Jean Sendy. En effet, Jean Sendy, dans le contexte de son explication à propos de la compréhension des connaissances et de l’apport de la Tradition, a écrit : « Pour les Anciens, pour les prêtres-astronomes de Babylone, l’univers n’avait plus à être mesuré… les nombres étaient connus des dieux…Les générations avaient pour devoir d’apprendre et transmettre sans trop chercher à comprendre, jusqu’à la génération qui enfin ” s’égalerait aux dieux ” et comprendrait. » Claude Vorilhon n’a pas été long à comprendre qu’il lui fallait pour faire sérieux, associer : prophète / compréhension / ère du Verseau / égalisation aux dieux (Élohim). Pas très instruit, mais pas fou le faux prophète!

Une notion d’âge d’or installée depuis longtemps

Grâce à sa lecture de l’ère du Verseau de Sendy, Claude Vorilhon a pu faire une association avec une période prétendument fabuleuse : celle d’un Age d’or. Une très grande partie du livre de Sendy porte sur l’avènement de cet Age d’or, qui revient comme un leitmotiv.Par exemple, Sendy lui avait déjà donné un signe que l’Âge d’or prophétisé était arrivé puisqu’on faisait « porter notre voix partout sur la terre » via la radio (p. 78). En page 254, il lui disait : « Je me défile chaque fois qu’on me demande comment j’explique cette concordance entre la ” prophétie “, le symbolisme zodiacal et les faits de notre actualité quotidienne… entre l’entrée dans le Verseau d’une part, et de l’autre la conquête de la Lune et la délivrance de Jérusalem, notamment. Je ne comprends pas. La mariée est trop belle. » Encore une fois, la tentation devient trop grande. L’imposteur ne s’est pas posé trop de questions, lui. Il a pris tout cela pour du « confirmé » en écrivant, p. 106 (LVVDD, p. 75) que : « … et le verseau est là depuis 1946. Époque où le peuple d’Israël retrouve son pays : » d’où l’allusion à « la délivrance de Jérusalem ».Si pour Sendy, cela sert de preuve qu’il a vu juste, pensez-vous cher lecteur que cela n’a pas eu le même effet chez Claude Vorilhon, d’origine juive? C’est incontournable. Aux pages 106 et 107 (version téléchargeable LVVDD, p. 75), Claude Vorilhon a fait un point fort de cette concordance qui lui a permis d’ériger sa propre personne au rang d’objet incontournable du credo raëlien. C’est même devenu un sine qua non pour une adhésion. C’est d’ailleurs sur cette base qu’il m’a excommunié en mai 2005.Sendy (p. 63) écrivait : « Aussi loin que l’on remonte dans le passé, on retrouve l’Age d’Or associé, toujours et nécessairement, au ” Verseau “. Peut-on croire, encore une fois, qu’en voyant cela, l’imposteur aurait pu résister à la tentation d’associé 1946 / ère du Verseau / âge d’or / et sa prétendue rencontre avec un extraterrestre ? Alors qu’il en avait tout intérêt ?En effet, l’imposteur – « trop fort casse pas », a-t-on l’habitude dire en politique au Québec - n’a-t-il pas relié sa croyance en un « âge d’or » en faisant en sorte qu’on croit que la bombe d’Hiroshima a été le début d’un temps nouveau? Plus même. Il a tenté de faire croire à l’extraordinaire concordance entre sa naissance et cette bombe d’Hiroshima, comme si celle-ci était la fin d’une ère barbare et le début d’une ère de sagesse. Or que s’est-il passé depuis la bombe? La guerre de Corée. La guerre du Vietnam. La guerre froide est-ouest et la quasi catastrophe relié au blocus de Cuba. L’invasion du Koweit par l’Irak et l’intervention américaine. La course à l’armement nucléaire et ses séquelles imprévisibles pouvant survenir avec la Corée du Nord et l’Iran. C’est sans oublier l’atroce traitement de la Russie envers la Tchéchénie avec la main sur les yeux de toutes les autres nations. Puis l’invasion de l’Afghanistan à l’occasion du régime des Talibans. L’invasion de l’Irak par les américains et l’évidente incapacité des différentes nations de la Terre de se lever à temps pour rendre impossible le génocide qui a eu lieu au Rwanda. Puis le Darfour en conflit avec le Soudan. Et surtout, la traînée en longueur du conflit Israëlo-Palestinien. Pendant tout ce temps, l’utilisation de la bombe atomique n’a pas cessé d’être évoquée. Même aujourd’hui en 2008, on craint l’usage de ladite bombe par l’Iran et le Pakistan. WOW ! Quel Âge d’or !Qui croira que l’Âge d’or pouvait inclure cette période trouble? N’est-ce pas plutôt quand ces événements auront tous pris fin et qu’on sera passé à un tout autre registre que l’on pourra parler d’Âge d’or? Et surtout comment peut-on vraiment utiliser cette expression d’optimisme quand le conflit au Proche-Orient peut encore déflagrer et mettre fin à la viabilité de notre Planète. Il faut donc se rappeler que si Sendy a pris ses désirs pour des réalités, le prétendu prophète n’a pas manqué de le copier et d’être contredit dans les faits…

L’âge d’or prophétisé de Sendy

Ne doit-on pas plutôt croire que l’Âge d’or viendra avec une prise de conscience très marquée que la Planète est toujours en danger et qu’il est toujours plus que nécessaire que des décisions découlant d’une profonde concertation entre toutes les composantes de notre population terrienne soit enfin sur la route d’une réalisation absolument certaine. Ne doit-on pas croire par exemple que cet Âge d’or pourrait commencer avec des solutions efficientes comme la mise en place assumée par la très grande majorité d’un Accord de Kyoto sur lequel tout le monde pense qu’on ne peut pas reculer comme l’a fait le Canada d’un Gouvernement minoritaire conservateur ou que les «Grands » ne peuvent pas se permettre de s’abstenir de participer au plan, comme le font malheureusement les USA? Les Grands ne sont-ils pas les plus « coupables » relativement au gâchis? Toutes des questions qu’on ne se posait absolument pas, et loin de là, autour de 1946-1950, à la naissance de l’imposteur et pour lesquels le faux prophète manquait nettement de perspective en 1970 alors qu’il n’avait que 24 ans et qu’il était à peine sorti de ses frasques de pensionnats consécutifs et que seuls les jupons l’intéressaient au plus haut point!

L’Âge d’or version raëlienne par la force des choses

Même l’imposteur a fini par cesser de croire en sa théorie de l’Âge d’or prophétisé et prétendument arrivé. Devant l’évidence qu’il s’est gouré, il n’a pas beaucoup tardé à changer son discours à propos de l’Âge d’or : tout à l’opposé de sa révélation, cet Âge d’or s’est subrepticement muté en un résultat qui viendrait d’un travail incessant des raëliens grâce au fait qu’ils sont censés constituer « la conscience de l’humanité ». Une attribution de rôle si flatteuse pour eux qu’ils n’ont pas remarqué le changement de discours et surtout la portée dudit changement sur la prétendue révélation. Mais cette attribution de rôle fut si flatteuse qu’elle est devenue une couche de vernis qui se transforme en arrogance à la première adversité venue pour bien des raëliens non-avertis, donc bien loin de l’avènement de l’Âge d’or « reprophétisé » et reformulé.

En parlant de changement de discours

Pour ce qui est de l’environnement, ce n’est qu’en 2006 que l’imposteur a fait son chemin de Damas, ce qui ne veut pas dire qu’il a compris qu’il est en contradiction en roulant encore avec sa Jeep (4X4)… En effet, Claude Vorilhon a, jusqu’en 2006, nié un problème environnemental grave dû aux « Gaz à effet de serre » (GES).

Date de la prétendue arrivée des Élohim sur la Terre

Il fallait un début. Oui, malgré que Claude Vorilhon prêche pour l’infini, donc pour une absence de commencement, il fallait un début à son histoire. Sendy le lui a fourni. Au chapitre intitulé « Cosmonautique » (p. 185), Sendy apprend à Claude Vorilhon une notion fondamentale qui sera très utile à l’invention de sa révélation. En effet, Sendy écrit (au premier paragraphe de ce chapitre) que « …les Galaxiens sont bien arrivés vers –22 000. », i.e. 24 000 ans environ avant 1973, la date prétendue de la réception d’une révélation par le prétendu prophète.

En reculant de 1973 au Wurm III…

Il ne restait plus à Claude Vorilhon qu’à trouver d’autres données pour faire des calculs qui justifieraient ses propres prétentions. Wurm III était la limite idéale que Sendy plaçait avant –22 000 (ans) dans le même paragraphe. Le faux prophète avait-il le choix de ne pas « acheter » cette limite dans le temps que constituait ladite glaciation identifiée par Sendy? Non, car il aurait pu alors faire arriver les Élohim en plein cœur de ladite glaciation. Et y avait-il même des survivants de cette glaciation ?Claude Vorilhon en a conclu que non. Voilà pourquoi, dans son invention, Adam et Ève devenant de purs symboles, il a tout fait recommencer à zéro par des créations d’humains en laboratoires, ceux-là même que Sendy suggérait plus loin, comme on le verra.

Et forcément, pendant le même temps, les extraterrestres devaient prendre de l’avance scientifique, ce que l’imposteur a évidemment fixé à 25 000 ans pour rester cohérent sans emprunter totalement les 24 000 de Sendy (un chiffre de déduction scientifique exempt de preuve), ce qui aurait été un indice de plagiat…. Mais, que Sendy dise vrai relativement au moment de Wurm III importe peu. Ce qui est important c’est que l’imposteur ait décidé d’en accepter les paramètres.

… une extrordinaire chance d’imposer un chiffre magique

On peut légitimement croire que Claude Vorilhon a trouvé dans l’ère du Verseau du Maître à penser matière à justifier le chiffre magique de 25 000 (d’avance scientifique des Élohim). 25 000, un chiffre qui paraît être une donnée révélée alors que dans la réalité, il est le résultat d’un calcul génial, admettons-le. Un chiffre magique permettant d’établir une « date » approximative d’arrivée de « ses » extraterrestres sur la Terre. Cette page 185, du chapitre intitulé Cosmonautique, était donc vraiment capitale. Sendy y apprenait à ses lecteurs, donc à Claude Vorilhon, à quelle période assez précise de la vie de la Terre les Extraterrestres seraient venus sous la forme d’une collectivité.

Croyance, théorie ou déduction ?

C’est donc de là qu’ont surgi les « 25 000 ans d’avance scientifique » dont parlent constamment Claude Vorilhon et les raëliens. Ceux-ci devraient être renversés d’y voir une telle coïncidence, toute spéciale, et si extraordinaire. En effet, rien de la prétendue révélation ne nous permet de savoir avec certitude si les « 25 000 années d’avance scientifique » desdits extraterrestres équivalaient vraiment à ces années qui se situent entre leur arrivée et le moment de la révélation de « la chose » en 1973. Ni le contraire d’ailleurs. Mais, c’était bien à ce moment, 1973, que Claude Vorilhon disait qu’ils (les Élohim) avaient 25 000 ans d’avance scientifique, une donnée relative qui ne pouvait être qu’une mesure du temps très aléatoire, cependant qu’aucune autre explication ne pouvait être avancée sans provoquer le rire.

Les calculs du faux prophète

L’imposteur savait calculer (et cela lui sera profitable durant toute sa vie de prétendu prophète), ce qui lui a permis d’établir une justification mathématique. Claude Vorilhon a avancée deux données : la première : 12000 ans de préparation de la Terre avant la « création des humains en laboratoire » sur la base des jours de créations identifiés dans la Genèse ; en fait, 12 000 ans de confection de la viabilité de la Planète, auxquels on a ajouté 13 000 ans de temps de présence de l’Homme sur la Terre depuis sa création ; cela entrant grosso modo dans les « 24 000 » ans de Sendy. Ou dans les 25 000 ans, pour faire un chiffre rond commode. En effet, de l’année –22 000 à l’année 1973, date de la prétendue révélation que l’imposteur avait choisi d’annoncer, tout comme on peut choisir la date de l’annonce de la naissance d’un bébé prétendument cloné!!!Voici alors le calcul justificateur : les 12 000 ans de préparation viennent du produit des 2 000 ans de durée d’un « jour » multipliés par le nombre de « jours » de la création, chaque « jour » équivalant à 2160 ans approximativement, selon, évidemment et encore, la donnée de Sendy (p. 189). Et le nombre d’années de l’occupation terrestre est justifié de la façon suivante : 666 (le « nombre de la bête » interprété comme un chiffre de générations) multipliés par 20 ans (la durée d’une génération) donne alors 13320. En additionnant les 12 000 ans de préparation aux 13 320 ans de vie humaine, l’imposteur est arrivé à 25 320 qu’il a arrondi à 25 000.Aboutir à une date relativement précise d’arrivée d’extraterrestres sur Terre en impliquant la Genèse et son nombre de « jours » de création (6) et faire arriver le tout dans une donnée dont le résultat est fourni gracieusement par un « ami » auteur, voilà qui ne pouvait que satisfaire un esprit qui cherchait une base crédible à son invention. Quelle jouissance c’eut dû être de faire concorder tout cela! Ainsi donc le personnage qui allait bientôt s’autoproclamer prophète serait celui qui révélerait une donnée improuvable autrement que par la bouche « d’un Eloha » : « …et vous faire entrer dans l’ère intergalactique avec nos vingt-cinq mille ans d’avance scientifique pour héritage » (LVVDD, p. 95). Sendy lui fournissait donc les chiffres qui justifièrent le calcul qui lui a permis d’avancer cela qui est devenu une croyance raëlienne indécrottable.

Une ambiguïté utile autour du Zodiaque

L’imposteur n’a pas découvert dans l’ère du Verseau de Sendy une distinction astrologie / astronomie. On ne la retrouve donc pas dans sa prétendue révélation. Cet amalgame a facilité son mensonge au sujet de la « porte des Poissons »… sur lequel portera le dossier Fausse vraie porte.Il n’y a rien de pire que de suggérer (ou de se faire suggérer ) à quiconque de se référer au Zodiaque pour l’amener à mêler astrologie et astronomie. Sendy ne semblait pas distinguer « astronomie » et « astrologie » ; la preuve se trouve à la page 185 où il a écrit : « Dans le prochain chapitre, nous verrons que le symbolisme zodiacal (aussi naturel à la Tradition que le symbole chrétien au christianisme)… ». Pas surprenant que Claude Vorilhon n’ait pas vu l’importance de les distinguer dans sa prétendue révélation. Cette confusion est généralisée dans le monde d’aujourd’hui comme ce le fut pour la période sur laquelle s’étend la notion de Tradition. Claude Vorilhon ne sentait pas le besoin de les distinguer. Bien au contraire. Il lui était utile de ne pas savoir ou de ne pas en tenir compte. Peut-on penser que Claude Vorilhon allait développer des théories que Sendy ne semblait pas lui-même avoir le goût d’approfondir? Évidemment, pas. Ce que recherchait Claude Vorilhon c’est le cadre crédible de son invention ! Zodiaque et Tradition semblent donc très bien liés autant pour Sendy que pour Vorilhon. Et tout autant astrologie qu’astronomie.

Programme ou plan cellulaire?

Que peut bien avoir découvert d’autre l’imposteur dans l’ère du Verseau? Tiens, quelque chose de très révélateur que le faux prophète ne saurait effacer facilement. Aux pages 160 et 175 version téléchargeable (LVVDD), Claude Vorilhon avait utilisé les mots « plan cellulaire », en les employant dans l’expression « transmettre son plan cellulaire », une expression qui est devenue très importante dans son organisation parce qu’elle sert à identifier le baptême raëlien, dans le rituel de l’adhésion. Durant les cérémonies où l’on s’apprête à baptiser, on explique que l’on transmet ainsi des données qui sont comme une photo de notre réalité génétique que les extraterrestres sont censés pouvoir reconnaître pour nous… recréer.Le Dr Marc Rivard qu’on a spécialisé dans l’explication de la chose au moment des baptêmes sera probablement surpris d’apprendre que Sendy, lui, en utilisant l’expression « programme cellulaire » (p. 271) disait : « Tout ce qui vit sur la Terre, animal ou végétal, possède un “programme cellulaire”, plus ou moins complexe selon le degré d’évolution depuis l’amibe primitive,… ». L’imposteur n’a pas utilisé le mot « programme », mais entre nous il aurait été plus adapté que le mot « plan », car après tout ne parle-t-il pas lui-même continuellement de notre « programmation génétique »?… Mais le mot « programme » l’aurait trop trahi… comme on s’en doutait bien.

Une date de naissance fantastique

Claude Vorilhon a trouvé dans Sendy une occasion extraordinaire d’asseoir son existence sur une coïncidence qui relève du fantastique. N’oublions pas que Claude Vorilhon était, avant d’écrire sa révélation, selon ses proches, un fan de science-fiction. De sa terne existence à celle de devenir un véritable personnage de ce genre littéraire, il n’y avait qu’un seul « petit pas » à franchir : celui de faire croire que sa place était toute désignée dans les écrits bibliques, le prélude à sa reconnaissance comme « Messie ».

Ici, je préviens le lecteur que les prochaines lignes seront quelque peu fastidieuses. Le futur prophète y comptait bien d’ailleurs. Le dédale n’est-il pas la meilleure des cachettes?

 

Trahi par des guillemets…

Nous étions à démontrer que l’imposteur s’est largement inspiré du livre de Jean Sendy, l’ère du Verseau. Continuons. Pourquoi faire autre chose quand on y est si bien servi? Le titre du livre de Sendy, l’ère du Verseau, auquel nous faisons allusion, ne fut pas le fruit du hasard. Sendy l’avait choisi parce que cet objet, l’ère du Verseau, allait être central dans son livre. C’était, comme j’en avais facilement fait l’hypothèse, la destination du livre. En effet, après avoir écrit plusieurs pages constituant un petit cours d’astronomie 101, ce qui avait une commodité pour le lecteur de placer la Terre dans un contexte galaxique (« Notre place dans l’univers », titre de chapitre, p. 44) et d’évoquer l’existence de possibles extraterrestres, « les Galaxiens », selon les mots qu’ils utilisent des dizaines de fois pour en parler, dans le même ordre d’espace, Sendy en vint, après avoir « questionné » des auteurs anciens et plus récents de même que la Tradition, à établir le moment du passage de la Terre “dans l’ère du verseau” avec des guillemets que l’imposteur a retenu sans raison et qui l’ont trahi, une autre fois, comme c’est pas possible (LVVDD, p. 75, par. 3). En effet, en gardant bien à l’esprit que l’imposteur avait nécessairement besoin d’être sécurisé dans son invention d’une rencontre extraterrestre lucrative, ne pas mettre les guillemets que Sendy mettait lui-même avant et après les mots l’ère du verseau ne pouvait que rendre le faux prophète fébrile et lui faire craindre une conséquence : celle que le lecteur en arrive à tomber ultimement sur le dernier livre de Sendy et sur son titre irrégulier : l’ère (sans majuscule) du Verseau (avec majuscule); un titre donc singularisé puisque d’habitude on fait commencer un titre par une lettre majuscule. Voilà donc pourquoi j’ai moi-même reproduit ces guillemets autour du mot dans chaque fois que j’ai fait usage de l’expression « passer “dans” l’ère du Verseau ». Je voulais singulariser la situation pour la rendre « distinctive ». J’espère avoir réussi.

…qui me furent salutaires

D’ailleurs, l’imposteur ne saura jamais combien ces guillemets avant et après le mot dans à la page 106 de son premier livre m’avaient mis sur la piste de son imposture. Sans cela, je n’aurais sans doute jamais cherché à analyser le livre de Sendy l’ère du Verseau, aux fins de découvrir son mensonge primordial. Dès que j’ai constaté que Sendy avait singularisé l’expression dans l’ère du verseau par l’usage de guillemets avant et après, j’ai eu le profond sentiment que je détenais la bonne piste. Pour moi, il ne pouvait pas ne pas y avoir une raison de caractère psychologique relié à l’usage de ces guillemets. Et ils ne pouvaient ne pas me mener loin.

Science-fiction n’égale pas science

Jean Sendy est un auteur de grande culture et donc une personne très fiable au plan des analyses impliquant des courants de pensée. Mais ses analyses demeureront quand même suspectes quand on voudra atterrir dans le champ scientifique, celui-là même que privilégie Claude Vorilhon maintenant. « La science est ma religion », c’est de cela qu’il fait placarder les salles de rassemblement de son organisation. Il n’avait pas de telles apparences de rigueur quand il lisait son « ami Sendy ». Mais, Sendy était un auteur sûr pour un personnage au caractère parasitaire, qui se devait donc de se fier à une valeur sûre.

1950 : début apparent d’un âge d’or

Mais pourquoi donc ce « 1950 » de Jean Sendy, un chiffre qui pris en soi ne semble vouloir rien dire? Très simple : malgré que la Tradition (voir son sens en annexe 5) soit désagréable à cause de ses superstitions, elle comporte des prophéties dont celle de l’avènement d’un « âge d’or », d’où l’expression « âge d’or prophétisé ». Sendy écrivait, (p. 85) : « J’aurai souvent l’occasion de revenir sur… mes raisons de penser que l’âge d’or prophétisé est pour maintenant et non pas pour dans sept à huit siècles ». Des éléments comme l’envoi de fusée dans le ciel et le fait d’être allés sur la Lune et l’usage de technologies avancées prêchaient aux yeux de Sendy pour confirmer l’avènement de l’âge d’or de la même façon que l’imposteur a justifié sa date du passage ” dans l’ère du Verseau par le fait que ” vous volez dans les cieux, vous faites porter votre voix aux quatre coins de la terre par les ondes radiophoniques, les temps sont venus pour que la vérité vous soit révélée. Comme cela était écrit [NDLA : dans un livre de Sendy?] tout arrive maintenant que la terre est entrée sous le signe du Verseau. » (LVVDD, p. 75) Rigolons un peu : si on se fie à Claude Vorilhon, la télévision, en 1973, les Élohim ne semblaient pas connaître!!! Nous on l’avait depuis 1952.

Une « voix » qui porte au plagiat

Profitons-en pour nous attarder un peu sur une partie de la citation précédente. Il y est dit : « …vous faites porter votre voix aux quatre coins de la terre… » Il est intéressant de constater qu’à la page 78, dans une partie qui se voulait argumentaire, du livre de Sendy, la même phrase était reproduite à une variante près. En effet, il y était écrit que les Médiévaux se fondaient sur la Tradition issue de la nuit des temps pour en déduire qu’ « au Verseau » les hommes … « feraient porter leur voix sur la terre entière,… ». Quelle attachante coïncidence!

Une position de scientifiques qui contredit le prophète

Donc récapitulons de nouveau. Sendy l’a dit. Ca ne peut être que 1950 car il y a coïncidence entre cette date et l’âge d’or prophétisé dans la Tradition caractérisant le Moyen Age, qui croyait que « les cieux » ont parlé aux hommes. Il n’y a qu’un hic. Et il est de taille. Pour la science, le bébé chéri du faux prophète, qui (la science astronomique) se fout bien des prophéties, le passage n’aura lieu qu’en 2600 environ, tel que l’affirme le Service informatique du Planétarium de Montréal reflétant ainsi ce que les astronomes savent avec certitude maintenant, étant donné qu’ils comptent sur des instruments précis pour déterminer dans quelle ère nous sommes présentement.Des extraterrestres incompétents ?Donc un extraterrestre aurait révélé à l’imposteur une information contraire à des connaissances scientifiques bien assises parmi les scientifiques de la Terre. Une connaissance qui nous concerne comme terriens et qui découle d’une réalité scientifique que nous avons la compétence de pouvoir vérifier avec une assez grande précision : celle à l’effet que nous sommes encore « dans » l’ère des Poissons. Et, par surcroît, une connaissance que les « Élohim » de l’imposteur auraient dû bien connaître, vu leur prétendue avance scientifique sur nous de 25 000 ans.

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Même l’ingénierie génétique du prophète n’a rien d’original

Et pour terminer, même le « fleuron » de la prétendue révélation de Claude Vorilhon, c’est-à-dire l’idée supposément nouvelle de l’ingénierie génétique prétendument pratiquée par les extraterrestres pour la création d’humains a trouvé sa source dans ce livre de Sendy. En effet, (p.191), Sendy écrivait : « Nous ne sommes pas dans la science-fiction, il est bon de le rappeler : le Pr Khorana, prix Nobel, est tout récemment parvenu à produire par synthèse un gène. Peut-on déjà envisager de produire des génies à volonté? » Et plus loin il écrivait : « Il s’agit de créer des lignées d’hommes au bagage génétique suffisamment pur pour éviter une dégénérescence physique ». Donc l’idée de créer des humains y était déjà présentée comme une possibilité du futur. La même évocation se retrouve à la page 225 où Sendy a écrit : « Au septième ” jour “, les Élohim étaient-ils restés immuables? Tout, dans le texte biblique, incite à penser que Platon avait raison d’affirmer le contraire. Les millénaires de vie sur Terre, en symbiose avec les microorganismes terriens, avaient-ils rendu le bagage génétique des Élohim compatible avec celui des hommes? Avaient-ils opéré sur eux-mêmes des modifications génétiques des Élohim compatibles avec celui des hommes ? » Qui osera dire que de telles évocations dans le livre de Sendy n’ont rien suggéré à l’imposteur? Mais il a plus important encore.

Dernière heure :

Une dernière trouvaille ajoutée

J’avais la conviction que l’imposteur avait littéralement copié Sendy sur une notion-clé qui passait pour être un objet primordial dans la pensée prétendument originale du dernier des prophètes. Mais pour moi, il ne pouvait venir que de Sendy. Il me fut long d’en trouver la preuve, mais le hasard m’a favorisé pendant que je cherchais autre chose. C’est grâce à mon dictionnaire des synonymes que j’ai été mis sur la piste de son plagiat. En voilà la preuve.

L’imposteur l’a concocté en changeant un mot-clé, par précaution. Sendy avait écrit : « renouveler » ; l’imposteur a alors écrit « recommencer ». De plus, les deux ont utilisé le mot « actes ». Déjà, en p. 24, Sendy écrivait : «” L’homme renouvellera les actes relatés au début de la Genèse” , écrit Alexandre Safran, grand rabbin de Genève, dans la Kabale (fayot), où il précise aussi que ” la Kabale remonte aux temps préhistoriques;” ».

Plus vague, mais émettant la même idée, Vorilhon écrivait (p. 168) : « … capables de refaire ce que leurs créateurs ont fait… ». De plus, tandis que Sendy écrivait : « …l’homme renouvellerait les actes des venus-du-Ciel » (p. 143), Vorilhon écrivait : « recommencèrent des actes de leurs créateurs » (p. 58), ce qui est tout à fait la même idée. Et en reliant la chose à l’ère du Verseau, Sendy écrivait (p. 174) : « la concordance entre le ” renouvellement des actes des Elohim ” et l’entrée dans le Verseau est purement fortuite (…) » . Le plagiat, lui, n’était pas fortuit…

Je pose encore la question : Qui osera dire que Sendy n’a pas inspiré l’imposteur ?

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Contradiction flagrante

Je ne saurais terminer ce dossier sans parler de quelque chose dont ne parlait pas Sendy parce qu’il ne savait pas. Là dessus, l’imposteur ne pouvait donc plus compter sur son « maître à penser ».Cela a donc donné lieu à une autre gaffe, ô combien significative, de l’imposteur à propos de la nature génétique des premiers Terriens. Pour qu’on se comprenne bien, rappelons-nous que l’imposteur avait écrit dans son premier livre que les Extraterrestres avaient créé 7 races sur la terres, chacune des races comportant un premier couple d’une même couleur. 7 couples, 7 couleurs donc. Cela avait pour effet de ramener Adam et Ève à une simple valeur de symbole.Or un événement s’est produit, d’apparence anodine d’abord, qui a mené l’imposteur à se contredire de la plus belle manière. En effet, une exraélienne qui a lu tout Sitchin 14, donc qui a pris connaissance d’innombrables données contenues dans les Écrits sumériens et rapportées grâce à la compréhension de l’écriture cunéiforme par Sitchin, et qui a ainsi appris de Sitchin, agissant alors comme traducteur d’une part desdits écrits, que des « dieux » ont créé un homme et une femme lors d’expérimentations génétiques particulières. Cela est-il vrai? Cela m’importe peu. C’est l’usage que l’imposteur en a fait qui m’importe à ce moment-ci. En effet, l’imposteur, lui, il a cru la partie dont on lui a parlé et il l’a étendue au sens qui lui convenait. Voyons cela de plus près.Cette exraélienne donc a fait alors part de sa découverte à certaines personnes par le biais d’un courriel, dont à quelques raëliens avec qui elle était restée en contact. Le courriel disait que l’une des deux personnes du premier couple était noire mais elle omettait de dire la couleur de l’autre personne. Cette information s’est évidemment faufilée jusqu’à l’imposteur qui profita de la première occasion importante, deux semaines plus tard, pour récupérer l’information à son profit. Il annonça donc lors d’une réunion publique au Congo ce que l’organe interne Contact a rapporté ainsi : “Et maintenant, ce qu’il m’est permis de dire aujourd’hui, c’est qu’il y a eu un premier homme et une première femme, et ils ne pouvaient être des 7 races. Ce que je peux révéler aujourd’hui c’est qu’ils étaient noirs.”Wow! Au delà de l’erreur qu’il faisait en avançant que les deux personnes du couple étaient noirs, et en disant plus tard qu’ « ils ne pouvait être des 7 races », l’imposteur contredisait sa théorie initiale à l’effet que la création était issue de la naissance de 7 premiers couples de races distinctes. En voulant prendre ses détracteurs de court, il venait de se gourer de la plus belle façon. Et de se contredire, par surcroît. Et, de la même façon qu’habituellement il se garde des portes ouvertes de manière à pouvoir s’abreuver des conclusions des chercheurs scientifiques, il a gardé une possibilité d’en dire plus, plus tard (« ce que je peux révéler aujourd’hui », disait-il à cet égard). Ce qui n’a pas manqué de se produire tout récemment.

Un compte-rendu scientifique salutaire

En effet, à l’occasion d’un compte rendu scientifique d’une équipe dirigée par Richard Myers, Professeur et Président du Département de génétique et directeur du « Stanford Human Genome Center » de la Stanford University School of Medicine de l’université anglaise de Stanford, que rapportait APA - Grande-Bretagne le 26 février 2008, et dans lequel on concluait que le « berceau de l’humanité » était africain, l’imposteur s’est empressé de faire passer ledit compte-rendu scientifique pour une confirmation de ce qu’il disait au Congo, en faisant parvenir à ses membres possédant un ordinateur, copie dudit reportage. Ce faisant, il venait, une fois de plus, de mettre en veilleuse sa théorie originelle des 7 premiers couples de races distinctes , en manipulant mesquinement ses adeptes une fois de plus.

 

Un scientifique qui se contredirait comme l’imposteur l’a fait serait honni de sa confrérie… Mais qu’est-ce ce petit acte mesquin à côté de l’avantage que cela comportait? Corriger sa propre révélation en flattant tout un continent alors qu’il était en perte de vitesse ailleurs, ça valait bien un geste fourbe de faux prophète imposteur à des fins personnelles et lucratives, non?!

EN GUISE DE CONCLUSION…

Une auto-incrimination certaine

Quoi qu’il en dira pour sa défense, Claude Vorilhon, le Claude Raël d’aujourd’hui, et le Raël qu’il n’a pas réussi à devenir, devra admettre le cas échéant qu’une aussi grande parenté de faits et d’idées en relation avec le concept de l’ère du Verseau développé dans le livre du même nom par Jean Sendy, est plus que troublante. Elle est éblouissante. Et je dirais même qu’elle est inéluctablement auto-incriminante.

Un maître à penser bien tentant

Si on ajoute à cette charge, les parentés par l’usage de termes et d’expressions communes particulièrement à d’autres auteurs (Maryse Péloquin et Martin Bisaillon), sans compter ceux qu’il cite constamment sans les nommer, il est évident que l’enquête qui se poursuit, par ma modeste contribution, sur le prétendu prophète, voit s’accroître sa pertinence. Pour ce qui me concerne, il y a une évidence que Claude Vorilhon a eu un « maître à penser » qui n’était pas extra-terrestre. Un « maître à penser » qu’il a été bien tentant de plagier vu sa notoriété.Claude Vorilhon avait donc un Maître à penser. À la lecture de l’ère du Verseau, il est devenu évident que Claude Vorilhon y a trouvé tout ce qui lui fallait, et uniquement ce qui lui fallait, pour atteindre son objectif : faire croire à une rencontre avec un extraterrestre et à la réception d’une révélation extraordinaire, cela devant par la suite lui procurer d’énormes sommes d’argent, exactement comme il avait fait part de son intention à un ami avec qui « il prenait un coup » très régulièrement à Clermont-Ferrand dans la période de vaches maigres qu’il traversait à l’époque.Après avoir développé la conviction qu’il avait trouvé dans le livre de Sendy, l’ère du Verseau, le bon filon pour démontrer que sa naissance n’avait rien du hasard, il ne lui restait plus qu’à trouver dans La Bible la citation qui prouverait que ce non hasard y était annoncé. Et que peut-être bien même cette naissance avait un caractère exceptionnel. Il a trouvé matière à réaliser cet espérance grâce à une astuce à propos de la « Portes des poissons » et à Sophonie. Oui, Sophonie I. Sans identification de versets. Bien entendu ! Ce que l’on verra dans le détail dans le dossier intitulé Fausse vraie porte.

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Le duo Sophonie / Sendy

Au restaurant où je mangeais en moyenne une fois par deux semaines, je suis entré avec, en main, le livre l’ère du Verseau de Jean Sendy, dans sa version « J’ai lu ». Dès que la serveuse eut vu ledit livre sur ma table, elle me dit : « Êtes-vous verseau ?» J’ai tout de suite constaté que ce n’était pas l’aspect astronomique qui lui est d’abord venu à l’esprit, mais bien celui qui est en relation avec le signe sous lequel on est censé être né. Donc le signe astrologique. Son réflexe a été celui de la plupart des personnes dès qu’elles voient les mots taureau, bélier, poissons ou verseau. Peu de gens, mais il y en a, dès qu’ils voient ces mots, pensent à des constellations et en font une affaire d’astronomie.Ce premier réflexe n’est pas du tout étranger à l’entourloupette que nous a réservée Claude Vorilhon autour de 1973 quand il s’est préparé à publier son premier livre censé dire la vérité. Il y avait un climat propice à cette entourloupette et il n’a pas manqué de le récupérer. De la plus belle façon, hélas!

Ce n’est pas que Sendy ait eu raison qui importe le plus

Que Sendy ait eu raison ou pas de choisir « 1950 » selon ses convictions « extraterrestres », ça importe vraiment peu. « Il avait droit à son erreur », comme dirait Claude Vorilhon en d’autres circonstances. Ce qui importe énormément cependant, c’est que Claude Vorilhon ait assis sa certitude sur le point de vue de Sendy. Un point de vue qui n’était pas scientifique. Qui tout au contraire découlait de supputations de caractère philosophique. Entre nous, cher lecteur, les Élohim, ces dieux de La Bible, comme aime bien le dire Claude Vorilhon depuis que l’expression a paru utile pour l’obtention de statuts pour son organisation au Québec, les Élohim supposément en avance scientifique, et forcément au plan des connaissances scientifiques, de 25 000 ans sur celles des hommes de la Terre, peuvent-ils, logiquement, et en s’appuyant sur leur vécu de voyageurs de l’espace, avoir dit à Claude Vorilhon que le passage de l’ère des Poissons dans l’ère du Verseau a eu lieu vers 1946, date de sa naissance. Évidemment, NON! Il relevait de la plus grande des fourberies que Claude Vorilhon tente d’accréditer la thèse que l’information lui ait été fournie par « un éloha » dans un ancien volcan de France. Il vaut mieux s’en rendre compte même 19 ans trop tard. Et il vaut mieux le répéter à haute voix pour que les futurs lecteurs de la prétendue révélation de Claude Vorilon ne passent pas béatement tout droit quand à la page 75 (LVVDD), ils liront : « La clameur bruyante c’est le bruit que fera cette révélation. Et si vous êtes né en 1946 ce n’est pas par hasard. »

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On ne révèle rien de ce qui a déjà été dit

Et pour qu’ils leur viennent à l’esprit qu’une révélation dont les bases, les paramètres, les pré-requis, les préalables et tous ce que le lecteur pourra trouver en terme d’encadrement, sont déjà présents sous une forme ou sous une autre dans les écrits d’un autre auteur en particulier, n’est pas et ne peut pas être une révélation. Ce ne peut être qu’un PLAGIAT.

Des plagiats plus précis

Au-delà des plagiats qui ont été évoqués plus haut, le lecteur trouvera à l’annexe 3 ceux qui sont plus directement perçus, soit parce que les expressions ou les mots sont communs, soit parce que la parenté des dénominations est évidente même si les mots ne sont pas totalement communs. Par exemple : « précession des équinoxes » (13 fois), « âge d’or » (18 fois), « s’égaler aux » Élohim, ou aux Galaxiens vs aux extraterrestres, ou aux créateurs (8 fois), etc. J’ai trouvé des centaines de troublants points de comparaison et de coïncidences ou concordances de cette ordre-là et autant de sujets ou d’objets d’inspiration qu’on retrouve dans la prétendue révélation de l’imposteur.Des coïncidences plus qu’il n’en fautEn attendant d’avoir attaché tous les fils, il est bien évident qu’une conclusion s’impose. En effet, 1 coïncidence une fois ne peut être que le fruit du hasard. 3 coïncidences, ça commence à ressembler à du plagiat. Mais des centaines de coïncidences, c’est le signe évident qu’une imposture s’est progressivement installée. Et s’il y a imposture, il y a forcément imposteur.Au fait, reste-t-il quelque chose de vraiment significatif que Claude Vorilhon aurait pu se faire révéler par un Extraterrestre et qui ne lui a pas été suggéré par Sendy et d’autres auteurs? Pas grand-chose de significatif, probablement. Et une recherche encore plus exhaustive démontrerait fort probablement que beaucoup d’autres choses provenant de Sendy ont inspiré l’imposteur. Pour ma part, ce qui ressort de la comparaison est déjà largement suffisant pour me convaincre que Claude Vorilhon le prétendu dernier des prophètes est un faux prophète « plagieur » qui n’est donc pas ce qu’il dit être, et ce qu’on appelle alors un imposteur.

Une ridicule position de caractère astrologique

En attendant d’avoir un portrait complet, rions-en : on verra dorénavant un Claude Vorilhon dans la ridicule situation d’avoir essayé de faire croire que sa naissance coïncidait avec le moment où la terre passait « dans » l’ère du Verseau en s’appuyant sur une donnée astrologique alors qu’il se revendique ostensiblement de la science. Et qu’avec le temps, on a pu constater, grâce à la même science, que la Terre est encore « dans » l’ère des Poissons, plus de 60 ans après la naissance de l’imposteur, ce qui fait de ce dernier un faux prophète de l’ère des Poissons, même pas alors du Verseau.Des initiés de la civilisation des Sumériens aux astronomes de notre civilisation actuelle, il y a une réponse à toutes fins pratiques commune : la Terre passera « dans » l’ère du Verseau entre l’année 2400 environ (les Sumériens) et 2600 environ (les astronomes actuels), c’est-à-dire, pas avant au moins 392 ans d’aujourd’hui, en 2008. Ou encore, pas avant 454 ans après la date de naissance de Claude Vorilhon l’imposteur.Cette situation à elle seule aurait pu suffire à démontrer que Claude Vorilhon est tout simplement un faux-prophète. Mais se contenter de ce cas patent serait se priver d’un très grand plaisir : celui de voir jusqu’où il était prêt à aller en inventant sa révélation et en la copiant chez des auteurs soucoupistes, ufologistes ou honnêtes chercheurs de la vérité concernant les origines de la vie sur la Terre, comme l’ont démontré Maryse Péloquin dans son livre Raël Voleur d’âmes. (Trait d’union, 2004) et Martin Bisaillon dans Raël Enquête sur le Mouvement raëlien (Les intouchables, 2003); et comme le démontre au delà de toutes espérances ce dossier qui s’achève.Après s’être inspiré systématiquement de Sendy qui s’appuyait systématiquement sur La Bible, il ne restait plus à l’imposteur qu’à utiliser ladite Bible pour confirmer ce qu’il prétendait révéler. Et, comme on le verra dans le dossier La fausse vraie porte ou La fausse porte des poissons, c’est bien ce qu’a fait le fourbe personnage Vorilhon. Ce sera, en fait, le plus important dossier pour ce qui est de la démonstration primordiale de l’aspect imposture de Claude Vorilhon quant à sa prétendue révélation d’une rencontre avec « un Éloha ».Le lecteur verra en lisant cet autre dossier que, en récupérant la Bible et en donnant une identité et une personnalité aux extraterrestres qui jusque là n’étaient pour les amateurs d’ufologie que des anonymes, l’imposteur a profondément menti afin de confirmer son invention d’être né au moment où les Terriens passaient « dans » l’ère du Verseau; un passage qui n’a pas encore eu lieu.Le lecteur trouvera en Annexe 6 d’autres éléments d’inspiration du faux prophète Raël dans l’ère du Verseau de Jean Sendy commentés brièvement.

P.-S.

Pour terminer, revenons sur cette phrase que Jean Sendy écrivait dans l’ère du Verseau (p. 191) : « …le Pr Khorana, prix Nobel, est tout récemment parvenu à produire par synthèse un gène. Peut-on déjà envisager de produire des génies à volonté? Euh… Mais il ne s’agit de rien de tel, ici. Il s’agit de créer des lignées d’hommes au bagage génétique suffisamment pur pour éviter une dégénérescence physique. » Qui pourra nous faire croire qu’un extrait semblable lu par l’imposteur dans l’ère du Verseau ne lui a rien suggéré d’important à propos d’ingénierie génétique ? De toute évidence, c’est Sendy qui devait passer pour le génie qui a eu la « bonne intuition ». Pas l’imposteur Vorilhon.

Et pourtant…

Selon Alain (qui ne fut jamais raëlien), l’auteur du site Un faux prophète parmi les hommes?, Jean Sendy, à la page 233 de son livre Les Temps Messianiques (collection Énigmes de l’univers, éditions Robert Laffont, 1975), qui était plutôt sceptique au début face à l’histoire racontée par l’imposteur Vorilhon, écrivait: Je ne croyais pas un mot de cette histoire, dans laquelle je voyais une variante de l’aimable fumisterie du brave jeune homme qui, ayant lu mes livres, a décidé d’appeler “les Elohim” ces extra-terrestres auxquels il attribue les platitudes qu’il débite dans des conférences. Pour me faire changer d’avis, il aura fallu que j’entende Claude Poher évoquer l’affaire à la radio […] On aura compris que le « brave jeune homme » dont parlait Sendy était Claude Vorilhon l’imposteur. Et on aura compris aussi que Sendy, il le croit, lui, qu’il a été une source d’inspiration pour l’imposteur…S’il a lu les deux premiers livres de l’imposteur attentivement, mieux que n’importe qui il a pu, lui Sendy, se rendre compte que c’est plus qu’à de simples plagiats isolés ou épars que l’imposteur s’est adonné : c’est à une transposition de contenu systématique, les points de vue d’intellectuel averti et super-cultivé en moins.Mais, cela vu et lu, nous sommes bien obligés de comprendre que Sendy a aussi fini par se laisser avoir par l’imposteur… En effet, lui aussi, Jean Sendy, à cause du prestige de Claude Poher, ingénieur français, docteur en astronomie, fondateur et premier directeur du GEPAN ((Groupement d’Études des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) créé au CNES (Centre Nationale d’Étude Spatiale - France) en 1977, a vu dans les histoires de Vorilhon un complément impressionnant à tout ce que nous avions lu sur les extraterrestres: une identité et une personnalité jusqu’alors de caractère anonyme. Mais là semble s’être arrêtée la réaction de Jean Sendy. Je ne comprends alors vraiment pas pourquoi Jean Sendy s’est aussi facilement laissé damer le pion par Claude Vorilhon !S.V.P.. s’il vient au lecteur une idée géniale à cette égard, prière de m’en faire part. Pour le moment, il ne me vient qu’une idée à ce sujet : Sendy savait déjà, lui, au moment de l’édition du premier livre de l’imposteur en 1974, qu’il avait à moitié erré sur le moment du passage « dans » l’ère du Verseau et donc que Vorilhon était un imposteur. Il n’a donc pas cherché à s’y associer plus qu’il n’était nécessaire de le faire… d’autant plus qu’en mettant trop « le doigt sur le bobo », la situation allait finir tôt ou tard par porter le nom de « scandale ». Et le scandale éclabousse toujours plus largement qu’on le souhaiterait !

Et, tiens, une autre explication me vient. Pourquoi pas ? Sendy aurait-il fini par avoir peur de la menace psychologique que l’imposteur a insérée d’une manière fourbe en page 143 de l’édition de 1975 (LVVDD, p. 198-199) de son deuxième livre, et qui se lit comme suit : « Et ceux qui agissent contre le Guide des Guides et essaient de l’empêcher de mener à bien sa mission ou qui le côtoient pour semer la discorde parmi ceux qui le suivent verront également leur vie devenir un enfer…» ? Si vous saviez, cher lecteur, le nombre de raëliens qui se « tiennent tranquilles » à cause de ce bout de texte menaçant !!! Pourquoi ne serait-ce pas le cas de Jean Sendy aussi ? Qui a, on le sent clairement dans l’ère du Verseau, un profond respect pour les Élohim à qui l’imposteur prête ces paroles menaçantes.

 

Cela étant dit, cher lecteur, si vous n’avez retenu que l’emprunt erroné de l’imposteur Claude Vorilhon sur Jean Sendy à savoir l’année « 1950 » en tant que moment du passage de la Terre de l’ère des Poissons « dans » l’ère du Verseau, vous aurez alors fait le strict nécessaire pour aborder avec une préparation psychologique adéquate, le dossier que j’ai annoncée comme étant Fausse vraie porte et qui s’intitule dans le dossier La vraie Porte des Poissons.

ANNEXES

Annexe 1Une « Église raëlienne » en 1995 et une « religion raëlienne » en 1998par Roland DussaultUne « Église raëlienne » a été reconnue au Québec en 1995 et il y a prétention qu’une « religion raëlienne » a été constituée en 1998. Y aurait-il un lien? En effet, selon la version téléchargeable du livre de l’imposteur, (LVVDD, pp. 92 et 102), dans une phrase visiblement concoctée pour obtenir un effet de crédibilité maximale, il a été écrit : «1. NDLR : Le 15 mai 1976 : dernière réunion du ” Madech “, constitution du ” Mouvement raëlien “, puis dès le 6 août 53 (1998) de la ” Religion raëlienne “. Regardons bien la portée qu’on a donné au mot « constitution » : en effet, ce mot « constitution » est valable pour le « Mouvement raëlien » tout autant que pour la « Religion raëlienne ». Et remarquez combien il est ironique qu’on ait utilisé le mot « dès » qui signifie, dans la réalité, que cela se passait 25 ans après 1973. À l’intention des chercheurs, cette note du faux prophète servira dans le futur de point d’appui chez ceux qui voudront faire croire que la « Religion raëlienne » existait officiellement, ce qui est en soi une imposture monumentale.Mon vécu dans l’organisation du faux prophète Claude Vorilhon me permet de lire entre les lignes certaines des choses que le commun des mortels ne peut pas voir facilement à propos de cette organisation. En 1992-93, si je me rappelle bien, je fus chargé par Victor Legendre 1, le Guide national de l’organisation au Canada à cette époque, d’entreprendre des démarches aux fins de faire reconnaître le Mouvement raëlien comme religion au Canada. Après consultation d’un avocat au dossier, il s’est trouvé que c’est au Québec qu’il y avait une ouverture juridique pour l’atteinte d’un statut proche de, mais non correspondant, à celui qui était visé. On voulait celui d’une religion; on ne pouvait y obtenir que la reconnaissance d’une « église » par opposition à celle d’une « communauté religieuse ». Pas plus. C’est la raison pour laquelle les objets de la nouvelle charte comportaient presque tous dans leur verbatim l’expression suivante : « de la religion raëlienne ». Cette technicalité ne changeait rien à la portée, mais cela permettait de lancer de la poudre aux yeux. C’est durant le mois de juin 1994 qu’une requête formelle a été déposée et c’est dans les derniers jours de l’année 1995 que je fus avisé par une lettre provenant des bureaux du Registraire du Québec que nous avions été reconnus comme « Église raëlienne ». À cause de la méthode de réception et de distribution du courrier dans l’organisation, ce n’est qu’en début janvier 1996 que j’ai vraiment pu prendre connaissance du contenu de ladite lettre.Mais je n’ai jamais entendu dire que le Mouvement avait été enregistré comme religion raëlienne ailleurs, jusqu’à ce que j’en vois l’annonce succincte dans deux notes de bas de page du livre téléchargeable via Internet Le vrai visage de Dieu (LVVDD, pp. 92 et 102) lors de mes recherches sur l’imposture de Claude Vorilhon alias Raël, dans les mots que j’ai rapportés plus haut dans la présente note.__________1 Victor Legendre est cet ex-guide de niveau 5 nommé par l’imposteur Vorilhon, qui a quitté l’organisation raëlienne vers 1992 et qui dirige depuis ce temps une organisation d’obédience raëlienne dissidente dénommée l’Ordre des Apôtres des derniers temps. M. Legendre a procédé il y a plusieurs mois à l’ordination de prêtres raëliens comme son poste le lui permettait avant son entrée dans la dissidence. Est-il nécessaire de dire que si Claude Vorilhon n’a jamais reçu de révélation d’extraterrestres dits les Élohim, l’action, même de bonne foi, de M. Legendre, n’a alors pas plus de fondement que le Mouvement raëlien. Mes regrets, Victor!Annexe 2Martin Bisaillon et Maryse Péloquin avaient déjà découvert une partie du plagiat de Claude Vorilhonpar Roland DussaultL’auteur et journaliste Martin Bisaillon dans son livre Raël Enquête sur le Mouvement raëlien, Les Intouchables, 2003 et Maryse Péloquin, dans Raël Voleur d’âmes, Trait d’union, 2004, nous avaient mis sur une piste. Ils avaient constaté que des mots, des expressions et des interprétations, trouvés dans d’autres livres, se retrouvaient, mots pour mots ou dans son économie générale, dans la prétendue révélation de CLAUDE VORILHON, dit Raël, intitulé Le livre qui dit la vérité.Le premier, Martin Bisaillon, dans son chapitre intitulé Vorilhon a-t-il plagié son œuvre? (p. 247) grâce au site Internet et à une recherche perspicace de Jean-Sylvain Delroux, nous met sur la piste de constatations de rapprochements avec le contenu des livres de Jean Sendy : La Lune clé de La Bible, Julliard, 1968 et Ces dieux qui firent le ciel et la terre, Robert Laffont, 1970. Delroux a aussi mis Bisaillon sur la piste de George Adamski. Et de son livre Les soucoupes volantes ont atterri, publié en 1952. Merci à Martin Bisaillon pour ce travail de pionnier et un hommage spécial à Delroux pour son pif gigantesque.La seconde, Maryse Péloquin, et nous devons lui rendre un hommage pour ce travail fastidieux, mais combien important pour démasquer le prétendu prophète, a parcouru plusieurs livres d’auteurs différents dans lesquels le prétendu prophète a puisé de la matière à pondre une « originale!!! révélation ». Elle en a analysé six, desquels elle a retenu plusieurs preuves de plagiat, dont certaines tout à fait irréfutables. C’étaient, dans l’ordre où ils apparaissent dans son livre : Nelson Bond, auteur de science-fiction (genre littéraire dont Claude Vorilhon était un fan) et son livre La ruse de la bête, paru en 1942 (mettant en vedette le personnage « Yawa Eloem »); trois livres de Jean Sendy ( La Lune clé de La Bible, Julliard, 1968; Ces dieux qui firent le ciel et la terre, Robert Laffont, 1969 et l’ère du Verseau, Robert Laffont, 1970 ) auxquels on peut ajouter Les cahiers de cours de Moïse, édité en 1963 chez Juliard et réédité en 1972 dans J’ai lu (le dernier sans doute que Claude Vorilhon aura feuilleté avant d’écrire sa prétendue révélation); de François Biraud et Jean-Claude Ribes, Le dossier des civilisations extra-terrestres, 1970, chez Fayard; Robert Charroux et son Livre des secrets trahis, publié en 1965 chez Robert Laffont; puis, de Brinsley Le Poer Trench, Le peuple du ciel, 1970, J’ai lu; Le Livre d’Urantia, publié en anglais en 1955 et en français en 1961.Les découvertes de Bisaillon et Péloquin étaient déjà très accablantes en soi pour l’imposteur, mais mises ensemble, cela amochait assurément la crédibilité du prétendu prophète. Voilà pourquoi Claude Vorilhon a évité de s’en prendre à eux légalement. Moi-même qui était encore raëlien quand leur livre a été publié, je ne pouvais pas ne pas admettre qu’ils apportaient des arguments tout à fait probants à l’encontre du « dernier des prophètes ».Mais aucun des deux, pour des raisons que j’ignore – merci cependant pour ce privilège accidentel - n’avait eu le réflexe d’analyser en profondeur le « dernier nouveau » livre de Sendy, l’ère du Verseau, publié avant que ne paraisse le premier livre de Claude Vorilhon en 1974 et surtout d’analyser, dans ce livre, tout ce qui était en relation avec l’ère du verseau comme matériel utile à démontrer non seulement un plagiat, mais aussi un motif de plagiat. Pour ma part, cette analyse de l’ère du verseau comme contenu évoquant la notion essentielle du même nom dans l’œuvre de l’imposteur Vorilhon, fut mon premier réflexe; tout simplement parce que c’est sur cette notion que je me suis fait avoir en 1986. Je suis donc parti de l’hypothèse que Claude Vorilhon avait pu se laisser attirer par le dernier livre de Sendy paru en 1970, donc avant sa prétendue réception d’une révélation de la part d’un E.T. et, aussi, parce que j’ai eu un irrésistible goût d’aller vérifier de très près de quel contexte a été tiré la seule citation de Sophonie de La Bible, que Claude Vorilhon a mise dans son Livre qui dit la vérité, qui était en même temps, la plus importante citation de la révélation inventée par Claude Vorilhon alias Raël. Tout simplement finalement parce qu’il m’est apparu impossible de dissocier les deux notions essentielles que je voyais surgir dans les deux cas : une ère du Verseau arrivant en 1950 (selon Sendy) et une ère du verseau arrivant à l’occasion de la naissance de Claude Vorilhon en 1946 (selon l’imposteur).Je diffère quelque peu d’opinion avec M. Jean-Sylvain Delroux concernant l’inexistence de connaissances astronomiques de Claude Vorilhon car, celles dont ce dernier avait besoin, c’est justement dans le livre l’ère du Verseau de Jean Sendy qu’il les a trouvées. Et, fait extraordinaire pour un chercheur comme moi, ni Martin Bisaillon ni Maryse Péloquin n’ont fouillé ce livre de Sendy avec ce sentiment d’urgence. Normal, car c’est dans ce livre de Sendy que je pouvais obtenir la confirmation, pour ne pas dire la certitude, de l’endroit du Livre qui dit la vérité où je m’étais fait avoir.Annexe 3Sendy par Roland DussaultBrièvement, qui est ce Jean Sendy dont ne parle pas encore mon Dictionnaire? C’est un auteur qui s’est spécialisé dans les années 1960-1970 dans l’interprétation de La Bible aux fins de démontrer que des Extraterrestres sont venus sur la Terre dans les temps que couvrent les écrits bibliques. Il l’a fait dans les livres : Les cahiers de cours de Moïse, Julliard, 1962; Les dieux nous sont nés, Grasset, 1966; La Lune clé de La Bible, Julliard, 1968; Nous autres gens du Moyen-âge, Julliard, 1969; Ces dieux qui firent le ciel et la terre, Laffont, 1969; l’ère du Verseau, Laffont, 1970, réédité en 1980 dans « J’ai lu ».<!–[if !supportEmptyParas]–> <!–[endif]–>Je me suis principalement intéressé à son ouvrage l’ère du Verseau dès quej’ai fait l’hypoth`se que Claude Vorilhon s’en est largement inspiré dès qu’il a su sa parution et dès qu’il eut l’idée d’inventer une révélation lucrative avec un extraterrestre.Dans ce dernier livre (non le dernier cependant), quoique sans préface ni introduction formelle, Sendy nous y apprendra, page 53 que l’objectif de son livre n’était pas de « former des astronomes, mais de permettre à ” l’honnête homme “… de comprendre de quoi il est question. » Voilà bien là ce qui s’appliquait à Claude Vorilhon qui projetait de faire de l’argent avec l’invention d’une révélation extraterrestre.Je ne saurais trop insister pour que le lecteur se rende sur Internet à « Wikipedia » afin de prendre connaissance de toutes les « réalisations » de Jean Sendy. Et puisqu’un lien hypertexte mènera le lecteur à une rubrique Wikipedia sur Raël et le Mouvement raëlien (via la notion que « Sendy aurait inspiré Raël »), je ne saurai trop prévenir le lecteur que cette rubrique, quoi qu’elle ait commencé à être critique à la section « sites critiques », demande à être lu avec beaucoup de circonspection, car les raëliens se sont occupés de bien paraître dans cet encyclopédie d’essence populaire. En ce sens, j’incite le lecteur a se référer à tous les sites critiques.Annexe 4Plagiat par Claude Vorilhon alias Raël de mots, d’expressions et de notions comparables dans l’ère du Verseau de Jean Sendy parue précédemment

par Roland Dussault

 

Ce qui suit est en fait « la cerise sur le sundae », puisque tout un chapitre fort éloquent et révélateur est écrit sur le plagiat de Claude Vorilhon.Les références y sont faites à partir de la réédition dans le J’AI LU, no 376, de 1980, originellement chez Laffont en 1970).CODE : La première pagination indiquée sera celle de Sendy (S) et la seconde sera celle de Claude Vorilhon (V), présentées comme dans l’exemple fictif suivant : « (S : 26; V : 160) »NB La pagination est celle du livre Le vrai visage de Dieu qui contient les deux premiers livres de Claude Vorilhon, identifiés I ou II (par ex. : I, 106) si nécessaire. Les très rares références au livre Accueillir les extraterrestres, seront introduites par « Acc. »AAdam et Ève : le bien et le mal Vs premiers hommes et le mal (S : 220, V: 23, 27, 48)Âge d’or (S :156, 179 , 223, 228, 232, 233, 235 V: 106)Âge d’or prophétisé est pour maintenant, L’ - 1950 Vs 1946 (S : 85, V: 106 )Âge d’or et Verseau (S : 73, 143, 163, 205, 234, 235 V: 106 )Àge d’or, Verseau et 1950 (S : 205, 224, V: 106)Âge d’or, réalité du passé Vs Ce sera lui (S : 156, V: 104)Âge d’or : « venue de l’Âge d’or » vs « arrivé à l’Âge d’or » (S : 63, 83, 84, 131, V: 106)Âge d’or : Venue de l’Âge d’or où tout serait compris (comprendre) (S : 63, V: 27)Arbre de la connaissance et le “Serpent » : devenir semblables aux dieux (S : 216, 217, 218, 222, 228 V: 24)Arche de Noé, même explication (S : 227, V: 37)Avance scientifique : « Avance sur nous d’une petite trentaine de millénaires Vs « 25000 mille ans » (S : 41, 166, V: 95)Avance scientifique : « En avance sur nous » (S : 168, V: 59, 86, 95, 194, 214)BBien et le mal : (Voir) Adam et Ève et le malBible : (Voir aussi) Texte bibliqueBible, récit historique (S : 218, V: notion appliquée en outre entre les pp. 20 à 43)Bible d’Édouard Dhorme (S : 17, 188, 279, V: 218 et enseignements oraux )C

Cerveau : purée de pommes de terre d’hier (S : 34, V: comparaison analogue dans son enseignement oral)

 Comprendre:

     « … connaître… mais comprendre est mieux »  VS  “Croire en comprenant“: (S : p.118 , CV: verbalement)

     Pas capable de comprendre Vs Enfin comprendre (S : 160 , V: 78, 79, 86)    Comprendre, Temps de VS « temps venus » de (S : 20, 39, 42, 59, 61, 63 V : 27, 58, 66, 76, 78, 86)Cultes, origines des : « J’avais consulté l’origine de tous les cultes ou religions » Vs « Tous les cultes sont issus » (S :110, V: plus de 12, dont 8, 81, 150 et 160)DDécalage : “L’amazonien n’a jamais vu… Vs Décalage de civilisation (S : 111, V: 68, 69)Déluge: Installations détruites Vs Toute vie détruite (S : 225, 227, 228 V: 27, 37)Dieu barbu : « Zeus barbu » Vs Dieu à la barbe blanche (S : 264 V: 74, 103)Dieux : (Voir aussi) ÉlohimEÉlohim agissaient comme un seul homme Vs Pluriel (S : 197, V: 20, 77, 126)Élohim, Altruisme des Vs faire bénéficier les hommes de… (S : 223, V: 26, 59, 67, 95, 104, 208)Élohim : créateurs et recréation des moustiques Vs « créations simples » (S : 187, V: 83)Élohim, enseignement des… et Bible (S : 166, V: révélation raëlienne)Élohim et l’atmosphère terrestre (S : 210, V: 18, 20,34,38,93,102)Élohim : faits comme vous et moi Vs leur ressemblance (S : 166, V: 23)Élohim: « Fils d’Élohim » (S : 5; V: 1-36).Élohim, Héritage des (Voir) Héritage scientifique« Élohim mot pluriel » (S : 17, 157, 188, 197, 224 V: 1- ).Élohim : S’égaler aux dieux vs aux Élohim (S : 63, 113, 174, 176, 210, 214, V: 27, 45)Élohim : S’égaler aux dieux, « dans le verseau » depuis 1950 Vs 1946 (S : 42, 171 V: 45)Élohim : Venus du ciel Vs Ceux qui sont venus du ciel (S : 11, 12, 59, 98, 181, 195, 198, 204, 207, 209, 214, 219, 222 V : 20, 56, 97)Élohim : (Voir aussi) dieuxÉternité : êtres éternels Vs « éternels » (S : 195, 196, 197, V: 94, 96, 97, 98, 99, 100, 101, 147, 148, 149, 150, 156, 168, 175, 176, 183, 197, 194, 197, 198, 199, 200, 201, 203, 204, 210, 214)Évolution et anti-évolutionnisme (S : 203, V: 8, 74, 83, 84)Extraterrestres dans la galaxie (galaxiens) Vs Planète des Élohim ayant son soleil propre (S : 7, V: 80)Expériences scientifiques ou laboratoires (S : 127, 163, 191, 214, 215, 229 V : 19, 21, 22, 25, 100, 149, 198)Ézéchiel : Gros focus Vs Tout un chapitre (S :111, V: 65 à 74)F« Filles d’hommes » (créés) Vs « filles des hommes (créés) (S : 5, 229, V: 26)GGalaxiens supérieurs (Voir) Supériorité (Obsession de la)Génétique : Espèces ressuscitées Vs Recréer un être mort (S : 200, V: 140 )Génétique : Expérience… (Voir) « Expériences scientifiques »Génétique : Gènes par synthèse Vs Élohimisation (objectif) (S : 191, V: ses enseignements oraux)Génétique : « …mangeons les molécules de St-Louis… » Vs Effets sur les neurones (S : 193, V: dans ses enseignements oraux)Génétique : « matériel de vie » monté dans l’Arche Vs cellules de toutes espèces d’animaux (S : 231, V: 27)Génétique : Ressusciter l’espèce (S : 201, V: 28)Génétique : Sujets de laboratoires Vs laboratoires des Élohim (S : 191, 214, 215, V:19, 21, 22,, 25, 100, 149, 198)Génétique : Vaisseau clos chargé de matériel génétique Vs Espèces dans l’arche sous forme de cellule préservée (S : 214, 227, V: 28)HHasard Vs Le hasard n’existe pas (S : 255, V: son langage quotidien)« Héritage scientifique », par Vs « Héritage scientifique des Élohim » (S : 232, V: 68, 91, 92)Homme – milieu : Homme au milieu de l’échelle (S : 20, 21, V: Acc. 44)Hommes nouveaux, ère du Verseau exige des Vs Raëliens, conscience de l’humanité (S : dos du livre, V : tout son enseignement)IInfini: (S : 162, V: plus de 50 fois sur 28 pages)Infini : Haut : Ce qui est en haut… comme ce qui est en bas (S : 261, V: 123)Infini : « Prophète inspiré de l’infinité de Dieu » Vs Prophète de l’infini (S :165, V: Ses enseignements oraux + )Infinité de Dieu Vs éternité des Élohim (S : 165, V : 96-97)Insultes : « imbécile » Vs imbécile, stupide (S : 273, 267, 272, 273, V: (imbécile) 90, 134, 158, 188, (stupide) 78 92, 142, 157, 174, 181, 222)Intelligence des extraterrestres Vs Pouvoirs ou facultés supérieurs (S : au moins 15 réf., dont 111, 183, V : 23, 25, 84, 86, 95, 100)Israël, Dispersion Vs menace de dispersion encore (S : 252, V: 162, 208)JJour : Un jour égale 2160 ans = 2000 ans terrestres (S : 189, V: 20)Juifs : peuple issu du croisement des créateurs avec les créés (S : 229-230 V : 177 et Acc. 23)Juifs : supériorité d’extraterrestres VS « …nombre de génies que cette race a enfanté » (S : 112, 116, 144, 148, 149, 183, 188, 197, 199, 213, 223, 277, V : 25)KKabale, La : (S : 24, V : 81)Kabale : Livre de « La Kabale » (S : 24, V: 81)LLucifer (- Satan) laissé sur terre VS les Créateurs exilés dont Lucifer est (S : 197, V: 26 )MMédiocratie : « médiocrité des civilisations galactiques » Vs médiocratie (S : 124, V: une obsession lors de ses enseignements oraux)Médiocrité vs médiocratie (S : 39, 41, 128 V: 23-24 (Livre La Géniocratie, et dos de ce livre), ses enseignements oraux).Messie (« Enfanter le…) du Verseau » Vs Il prétend être ce Messie (S : 251, V: 61, 199, 200, 213)NNoé : « les créés ont un nom » VS ce « créé » des extraterrestres que Claude Vorilhon nomme (S : 229 V : 27, 28, 138, 200)OObscurantisme (S : 152, 154, 164, 176, 260, 264 V: 26, 153, 156, 164, 165, 177, 191, 192, 201)PPeuple juif (« Les filles d’hommes étaient belles… ») Vs Notion du peuple gagnant le concours d’intelligence (S : 5, V: 25 et enseignements oraux )Planète : Coloniser une autre (S : 15, V: langage quotidien )Précession des équinoxes (S : 83, 143, 189, 206, 207, 241, 242, 243, 244, 246, 265, 266, 267 V: 106)Prévoir : Temps de mûrissement Vs 9 mois d’accouchement d’une femme enceinte (S : 267, V: enseignement oraux )Primitifs : ne doivent pas savoir Vs ne peuvent pas savoir (S : 198, V: 27 et tout le chapitre « Les hommes ne peuvent pas comprendre »)Primitifs : Ancêtres primitifs Vs primitifs de toutes périodes (S : 12, 27, 211, 215 V: 27, 30, 31, 32, 33, 41, 43, 47, 51, 72, 100,104, 112, 138, 140, 143, 145, 147, 149, 153, 161, 171, 191, 192, 194, 196, 199 (ancêtres), 203)Prodigieusement petit et prodigieusement grand Vs Infiniment petit et infiniment grand (S : 20, V : 82, 140, 141, 147, 194, 199, 215)« Programme cellulaire » Vs « plan cellulaire », transmission du (S : 271 V: 160, 175 le rite du baptême raëlien, et ses enseignements oraux)Progrès de la création : Laisser Noé tenter sa chance vs Laisser les hommes progresser (S : 226, V: 83)RRaces : Juifs et couleurs des races (Voir) Juifs issus du croisement des créateurs avec les créés.

Religion = religare = relier (S : 238, V: parfois « religere » dans ses enseignements oraux; mais « religio », Acc. 124)

« Renouvellement des actes des Elohim » Vs « recommencement des actes des Créateurs » (S : 24, 143, 174 ; V : 58, 67, 168) SScience : « …les ouvertures de la science d’aujourd’hui Vs « La science confirme ses messages » (S : 16 , V : ses enseignements et raël-science)Secret : « Fin des ” temps du… ” » Vs Fin du… (S : 74, V: 23, 26,29, 50, 53, 54, 57, 80)Signes des temps : Mathieu : XXIV (signes, visant le futur) Vs XXIII (pas de signes, visant le passé) (S : 235, V: 112 et 113)Supériorité (Obsession de la) : (S : 11, 112, 116, 144, 148, 149, 183, 188, 197, 199, 213, 223, 277 V: 23, 25, 84, 86, 87)Surnaturel : « refuser toute intrusion du… » Vs « pas d’âme » (S : 219, V: 140, tout le chapitre Ni Dieu ni âme)Svastika : même graphisme (mais symbole improvisé dans le texte (S : 261, V: 123 et couverture de ses livres)Symbole : Étoile de David Vs usage raëlien (S : 261 à 265, V: 124, édit. de 1974 [NB Les dessins des pages 122 et 123 n’ont pas été reproduits])TTexte biblique, partir du : (S : 16, V: concrètement, toute la révélation)VVenue des extraterrestres : « il y a 25000 ans » Vs « en leur faisant gagner 25000 ans » (S : 40, V: 81)Venus des cieux il y a 23000 vs 25000 ans ou avance scientifique ou Iahvé a 25 000 ans (S : 41, V: 100).Venus du ciel : (S :11, 12, 59, 181, 195, 198, 204, 207, 209, 214, 219, 222 V: 20, 56, 97)« venus du ciel », Arrivée des vers –21000 -22000 VS Venue des Élohim il y a 25000 ans (S : 185, 225, V: 74, 81)« venus du ciel » : Tradition (Chinois inclus) Vs Tous les livres religieux (S : 256, V: 81)Verseau et comprendre vs « tout le monde alors comprendra » (S : 20, 42, 61, 63, 64, 118, 123, 160, 174, 176, 207, V: 76)Verseau et renouvellement des actes des Élohim Vs « capables de refaire ce que leurs créateurs ont fait… » (ou « entreprendre de »…) (S : 24, 143, 174, V: 67, 168)Verseau : fin des temps secrets Vs nouvelle révélation (S :74-75, V: toute la prétendue révélation)Verseau, Passage dans le : « dans le verseau » Vs « dans » le Verseau (S : 42, V: I-106)Verseau, Passage dans le : « dans » le verseau depuis 1950 Vs « depuis 1946 » (S : 42, 206 V: 75).Voix (de la radio) : « … feraient porter leur voix sur » VS « faites porter votre voix » (S : 78, V: 106)NB Un supplément possible

Faute de pouvoir passer encore de longues heures sur cet exercice, j’ai mis fin à la présente recherche en renonçant à compléter des comparaisons et leurs références réciproques, qui resteront alors en réserve. On comprendra qu’il se pourrait, quand j’aurai alimenté la totalité du blogue, que j’y ajoute un supplément. J’en ai d’autant plus le goût que je n’ai pas, sauf très rares exceptions, vérifié le contenu du livre Accueillir les extraterrestres » publié en 1979, après que l’imposteur eu reçu de toutes parts, du moins on le prétend, des questions à l’égard de contradictions perçues par les lecteurs. Le deuxième livre avait été l’occasion de corriger le tir de la prétendue révélation reçue. Pourquoi pas celui-là aussi? RD

Annexe 5Les écrits sumériens et Claude Vorilhonpar Roland DussaultClaude Vorilhon l’imposteur a, comme Sendy, privilégié l’idée que des Extraterrestres aient pu venir de notre galaxie, la Voie lactée, sans pour autant provenir de notre système solaire. Mais, il pourrait avoir à regretter ce choix car, de plus en plus, il pourrait être démontré, par des découverte astronomiques permises éventuellement par le développement de la technologie concernée que le système solaire se prête à cette hypothèse d’une provenance extraterrestre « galaxienne ». Cela correspondrait alors à une hypothèse qui existe dans un écrit de Zecharia Sitchin, La 12ième Planète.Sans élaborer plus qu’il ne le faut car ce n’est pas l’objectif du présent document d’accréditer une hypothèse de cet ordre, qu’on me permette de rappeler que Sitchin, dans ledit livre avance, sur la base de ce qu’il a lu dans les écrits sumériens ayant pour support des tablettes d’argile avec écriture dite cunéiforme (en forme de petits coins), qu’il existe (et c’est lui qui l’avance) une planète actuellement très lointaine circulant sur une orbite très élancée faisant passer la dite planète dans le système solaire entre Mars et Jupiter, là où il y a la problématique Ceinture des astéroïdes dite « le firmament » dans lesdits textes. Selon Sitchin, cette planète est celle des Annunakis, autre nom des Nibiriens, les habitants de ladite planète qui a nom Nibiru.Rien dans la prétendue révélation de l’imposteur Vorilhon n’ouvre la porte à une telle réalité. Vorilhon se donne même la peine d’établir d’une manière très arrêtée la distance entre ses extraterrestres et nous, ce qui constitue en soi une différence importante eu égard à la thèse de Sitchin. Stratégiquement parlant, rien n’empêchait pourtant les extraterrestres de dire à leur prétendu prophète la vérité à cet égard si cette vérité est celle découverte par Sitchin, d’autant plus que la constatation d’une telle réalité laisserait des années et des années de temps d’adaptation aux Nibiriens comme aux Terriens avant que cela devienne problématique, si c’est le sort qui devait nous être réservé.De plus, entre ce que Claude Vorilhon l’imposteur a élaboré dans sa prétendue révélation, dans son livre paru en 1974, et ce que Zecharia Sitchin a écrit dans La 12ième planète, il y a aussi une autre différence notoire : selon Vorilhon, d’après ce que les extraterrestres lui ont prétendument révélé, le Déluge a été provoqué par les Élohim (de la Bible) en provoquant un gigantesque raz-de-marée pour se débarrasser de leurs créatures humaines (qu’ils se sont mis à craindre) alors que Sitchin, lui, raconte avoir lu dans les tablettes d’argile sumériennes que c’est le passage dans le système solaire, entre Mars et Jupiter, de la 12ème planète, celle des Annunakis, qui a provoqué le déluge.Nous pourrions élaborer longtemps sur les différences entre les deux thèses. Une démonstration peut être faite à l’effet que cette seule différence à propos du déluge est d’une importance capitale quant aux conséquences. Car le prochain retour de cette planète dans nos parages pourrait être à nouveau problématique. Pourtant le faux prophète a explicitement paru accepter les conclusions de Michel Beluet, ce sympathique bougre qui fut parmi ses premiers Guides, à qui l’imposteur a demandé s’il y avait concordance entre ses « messages » (comprendre : sa prétendue révélation) et le contenu du livre La 12ième Planète de Sitchin, des conclusions qui étaient une manière commode de tourner les coins ronds et qui ne pouvaient pas contredire le « dernier des prophètes », vous pensez bien.

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Comme on l’apprend en se donnant la peine de chercher un peu, les écrits sumériens - les Écrits de la Mer morte sont de ceux-là - dont s’est inspiré Zecharia Sitchin pour écrire La 12ème planète La surprenante et véritable Première Chronique de la Terre, (c. 1976, c. 1988) sont encore plus importants que la Bible pour découvrir comment le « Dieu » de La Bible a pu chercher à se rendre unique (monothéisme).

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Si des auteurs comme Jean Sendy (que Claude Vorilhon a systématiquement plagiés) ont développé la thèse à l’effet que les Élohim sont des extraterrestres, ils n’ont pas pu compter eux-mêmes sur les « écrits sumériens » pour approfondir la question. Mais ce sont ces Écrits sumériens et les Écrits de la Mer morte, qui en livrent la meilleure part, à mon point de vue, même s’il faut leur accorder un regard critique.Malheureusement pour Claude Vorilhon, quand il les a plagiés ces auteurs, comme Sendy, ce qui lui a permis d’atteindre une certaine cohérence aux yeux de ceux qui ont lu Sitchin, les Écrits de la Mer morte étaient peu disponibles; l’Église catholique les ayant rendus à toutes fins pratiques inaccessibles en les cachant dans les cryptes du Vatican. Mais surtout, Sitchin, qui y avait accès puisqu’il était capable de se référer autant aux écrits en hébreux qu’en sumérien, était en train de préparer un livre - La 12ème Planète - qu’il n’a publié, et qu’en anglais, en 1976, trois ans après sa prétendu rencontre avec un extraterrestre dans un ancien volcan de France et un an après avoir prétendument fait un voyage-éclair sur la planète des Élohim. Pas de chance pour l’imposteur!Si les deux se réfèrent par la force des choses à des textes anciens, on ne sent pas chez Sitchin ce parti-pris judéo-chrétien qui nous saute aux yeux, et nous met mal à l’aise en lisant la prétendue révélation de Claude Vorilhon alias Raël. On n’a pas besoin d’avoir fait un doctorat ès sciences religieuses pour savoir que le monde n’a pas eu que des origines judéo-chrétiennes, M. Vorilhon.Il s’est malheureusement passé trop peu de temps entre le moment où Claude Vorilhon faux prophète en herbes a eu l’idée de récupérer les écrits existants pour inventer une « nouvelle cosmogonie » et le moment où il a décidé de la publier. Il s’est trop facilement laissé griser par l’effet qu’il entretenait chez ceux qui étaient allés l’écouter à la salle Pleyel à Paris, remplie à craquer et qui l’ont écouté à l’émission de Chancel, Le grand échiquier. Autrement dit, il s’est gouré à cause de son impatience et de son empressement à faire de l’argent sur le dos de ceux qui l’ont suivi sur des bases fragiles à cause de leur goût insatiable de savoir sur l’existence des extraterrestres.Dans ces circonstances, il se devait de parler d’une révélation.Il avait pourtant eu la chance d’arriver avec des textes en français distribués dans un monde strictement francophone pendant que Sitchin publiait en anglais le fruit de ses recherches dans des écrits sumériens, dont il était devenu maître en terne de compréhension, en plus d’être capable de comprendre l’hébreux, des compétences que Claude Vorilhon ne possédait d’aucune façon.Pourquoi les Élohim n’ont-ils jamais fait référence aux écrits sumériens? S’ils, les Élohim, sont ce que Claude Vorilhon dit qu’ils sont, ils auraient dû connaître ces écrits et leur contenu. Et même la langue. Donc en parler avec beaucoup d’aise.Claude Vorilhon a, lui, choisi d’offrir un contenu correspondant au plus petit dénominateur commun : celui qui découlait de La Bible uniquement. Les Élohim, eux, étaient censés être capables d’en offrir un correspondant au plus grand dénominateur commun : celui de tous les écrits anciens existants.Claude Vorilhon a préféré en inventer une de toute pièce en la présentant comme une révélation. Il voulait n’avoir jamais à donner des preuves au-delà de ce disait La Bible. Il a été chanceux de ne jamais avoir eu à être confronté à des spécialistes des langues du Proche-Orient ou du Moyen-Orient qui, eux, n’ont sans doute jamais voulu perdre leur temps avec Claude Vorilhon.En réalité, sans vouloir trancher sur le fond, la vérité ne pouvait pas être bien loin de ce que disaient les textes anciens. Le problème en était un d’accès à ces textes. Si Vorilhon avait pu lire La 12ième planète avant d’arrêter son imitation de révélation, il aurait été obligé de modifier de fond en comble sa prétendue révélation. À cet égard, l’épisode du déluge ne serait plus du tout le même et l’éventuel retour des Elohim prendrait une toute autre dimension, surtout si il y avait démonstration d’équation entre Élohim, Annunakis et Nibiriens. Sendy lui-même, s’il avait pu savoir à propos du contenu des tablettes sumériennes, aurait écrit un livre très différent. On peut même penser qu’il se serait exempté d’écrire l’ère du Verseau.Annexe 6D’autres éléments d’inspiration du faux prophète Raël dans l’ère du Verseau de Jean Sendypar Roland DussaultHumanistes et médiévauxJean Sendy (p. 62) oppose les « Humanistes » aux « Médiévaux ». Il n’a pas donné à son son livre le sous-titre « fin de l’illusion humaniste » pour rien. Tout au long du livre, il donnera raison aux médiévaux car il leur attribuera le rôle de porteur de la Tradition sur laquelle il appuiera toute sa thèse. Et c’est de cette idée qu’il fera découler une hypothèse de l’ère du Verseau arrivant en 1950 (p. 83, dernier par.). Claude Vorilhon, l’imposteur, que cela arrangera parfaitement, achètera cette hypothèse en la faisant arriver en 1946, année de sa propre naissance, une croyance qu’il a réussi à imposer à ses adeptes.

L’humilité et l’expérimentation

Sendy (p. 66, par. 4) écrit : « L’humilité doit demeurer la vertu dominante de tout expérimentateur : une pointe d’orgueil et c’est foutu, l’expérimentateur oublie les limitations de son outillage, il en vient à se persuader que ″ ce qui n’est pas visiblement faux est nécessairement juste ″. Tôt ou tard, cela allait servir Vorilhon.Il y avait compris au départ qu’il devait paraître humble. Et cela le rendait capable de dire qu’il n’était pas important. Qu’il n’était en fait que le messager. Et tout ce qui se faisait dans son organisation avait un caractère de laboratoire. Quand son orgueil a pris le dessus, l’expérimentation a cessé. C’était normal, il était devenu infaillible. Et quand on est infaillible, on a pas besoin des conclusions des laboratoires. On impose alors ses propres conceptions.

Les idées reçues

Sendy (p. 134, par. 2), au début de son chapitre intitulé Giordano Bruno (comme à plusieurs autres pages auparavant), fait la guerre aux Idées Reçues. En page 151, il écrivait : « On se méfie pas assez des Idées Reçues ». Et ne devrait-on pas ajouter : « Et de ceux qui cherchent leur confort personnel dans l’enseignement de la Bonne nouvelle ». Les Idées Reçues ne sont-elles pas celles auxquelles on s’est habitué? Celles dont on ne se méfie plus, comme celles de Claude Vorilhon, pour les raëliens.

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Notes de bas de page

1 Toute l’œuvre de Jean Sendy aura inspiré l’imposteur Vorilhon, mais jamais autant que le livre qu’il (Sendy) a publié en 1970, quelques mois avant que Claude Vorilhon alias Raël ait décidé d’inventer qu’il a rencontré un Extraterrestre dans un ancien volcan à proximité de Clermont-Ferrand le 13 décembre 1973. Ce livre, à savoir l’ère du Verseau, qui était le dernier publié par Sendy, avait paru dans un contexte particulier : une comédie musicale faisait rage à travers le monde dont une de ses chansons - Aquarius - était sur toutes les lèvres; et la thématique dudit spectacle laissait croire que la Terre était passée « dans » l’ère du Verseau et, elle laissait place à un imaginaire en relation avec les Extraterrestres. Ce livre paru en 1970, réédité en 1980, dans J’ai lu, collection L’aventure mystérieuse, no A376, comportait 282 pages. C’est cette édition que j’utilise tout au long de l’élaboration du présent dossier en guise de références aux pages concernées.

2 Le Mythe, ce serait la transmission de l’ensemble des récits mythologiques dont on dit de plus en plus qu’ils pourraient mettre en cause des extraterrestres. Tradition des temps fabuleux et héroïques, selon le Dictionnaire encyclopédique universel, Quillet-Grolier, 1965. Jean Sendy ne définit pas le mot très formellement, mais il en identifie ainsi des éléments : « Le Mythe décrit des “dieux ” qui mangent les fruits de la Terre, respirent le même air que nous… » (p. 12) ; « le Mythe ne se contente pas de dire des dieux qu’ils “avaient des connaissances prodigieuses”; il rapporte ce que les hommes ont retenu de l’enseignement de ces « dieux » : il transmet des connaissances (en astronomie, notamment) dont les historiens des sciences n’ont jamais pu expliquer comment des néolithiques auraient pu faire pour les acquérir par leurs propres moyens. » (p. 12); « Le Mythe décrit aussi des machines, volantes notamment, et des installations “divines”… » (p. 14) ;

3 Le soleil d’équinoxe. C’est le soleil du moment de l’année où la nuit et le jour sont d’égale durée. On utilise cette donnée pour vérifier si on a changé d’ère ou si au contraire on est toujours dans la même. Une vérification lors de l’équinoxe du printemps conventionnellement démontre encore en 2008 que nous sommes « dans » l’ère des Poissons et que nous ne sommes pas près du moment où nous serons « dans » l’ère du Verseau. 

4 « Sainteté ». Cohérent avec l’esprit de son plagiat, plusieurs années plus tard, Claude Vorilhon l’imposteur insistera pour que les journalistes l’appellent « Sa Sainteté ». Il deviendra alors la risée de tout le monde des média.

5 malhonnête! » La requête déposée ne comportait aucunement une transformation du Mouvement raëlien canadien (MRC) en « Religion raëlienne », cela étant impossible au plan statutaire puisque les deux entités relevaient de deux juridictions très distinctes (l’une fédérale et l’autre provinciale). Pendant plusieurs années, le MRC a continué à fonctionner officieusement en parallèle avec l’Église raëlienne sous prétexte qu’il y avait des « causes pendantes » (en justice) du côté du MRC. Voir aussi et particulièrement l’annexe 1 à ce sujet.

6 L’ère du Verseau m’est apparu hors de tout doute la source primordiale de la prétendue révélation de Claude Vorilhon. Aucune preuve ne fut apportée qui démontrait autant de concordances aussi concentrées à propos de contenus commun et qui ne s’appuyait pas que sur quelques ressemblances entre des mots.

7 Giorgio de Santillana, professeur d’Histoire et Philosophie des Sciences auprestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology) est le co-auteur du livre Hamlets Mill écrit avec la collaboration de Von Dechend. Sendy est tellement convaincu que l’on sait ce qu’il a déjà dit de la pensée de Santillana pour lequel il avait une admiration sans borne qu’il s’est quasi contenté de dire dans l’ère du Verseau qu’il a déjà fait valoir son point de vue dans un livre précédent sans qu’il soit nécessaire de le répéter. Pour avoir une idée du type de thématique développé dans leur livre Hamlets Mill, selon Scientox. Histoire humaine, « Les professeurs Santillana et Von Dechend dans “Le moulin d’Hamlet” déclaraient que des parallèles entre les différents continents, que se soit Orphée jouant de la lyre ou celui écorché vif avec les fifres “on touche du doigt quelque chose qui ressemble fort à une énigme, car de tels récits ne peuvent procéder d’influences directes…” » Merci à Internet qui m’a mieux fait connaître Santillana. Mais l’imposteur n’a pas pu hélas, en son temps de plagiat intensif, compter sur le même avantage que moi.

8 La rumeur est un phénomène typique de l’organisation raëlienne. En effet, on y fait un tel cas de la discrétion que cela donne lieu à l’existence d’un mode sûr de transmission de l’information quand en haut lieu on cherche manifestement à l’occulter. Ainsi, beaucoup de raëliens savent des choses qu’ils sont convaincus d’être les seuls à savoir. Il faut ajouter que les guides ont développé une manie symptomatique qui consiste à se parler constamment entre eux en public de bouche à oreille, une habitude désagréable à « constater » quand on est le public.

9 Claude Vorilhon dit qu’il a rencontré un « Eloha ». Or ce mot est féminin; pourtant, il dit avoir rencontré « UN Extraterrestre »: Claude Vorilhon a fait constamment référence au fait qu’il a rencontré « un Éloha » dans un ancien volcan de l’Auvergne. Il faut savoir que le mot « éloha » est un mot féminin. Il aurait donc rencontré une femme extraterrestre? Tout le contraire de ce qu’il a avancé.

10 Tradition orale : c’est une forme de redondance que de le dire ainsi puisque la tradition est en soi un phénomène oral. Les parties de la définition de la Tradition tirée du dictionnaire Robert qui s’applique le plus à Sendy sont les suivantes : ● (1488) Doctrine, pratique religieuse ou morale transmise de siècle en siècle, originellement par la parole ou l’exemple. ● Ensemble de doctrines et de pratiques ainsi transmises. La tradition juive (Kabbale, Talmud), islamique (hadiths).

11 Claude Vorilhon parle du « Livre de la Kabbale ». Définitions que le Petit Robert, de même que Wikipedia et un document de la Bibliothèque d’Alexandrie donnent du mot Kabbale :● Selon le Petit Robert: kabbale [kabal] n. f. • 1532; hébr. rabbinique qabbalah « tradition » ¨ Tradition juive donnant une interprétation mystique et allégorique de la Torah. L’école, les docteurs de la kabbale. Þ ésotérisme, herméneutique. Spécialiste de la kabbale (kabbaliste n.). — On a écrit cabale.●Wikipedia dira : « Une tradition philosophique et ésotérique juive ».● Selon la Bibliothèque d’Alexandrie: “The legacy of Ha Qabala dates back well beyond Adam and Eve, to whom its secrets were disclosed by Enki (Samael) and Lilith, who were jointly defined as the ‘Tree of Knowledge’. “The word Qabala relates to ‘tradition’ and to ‘how it was obtained’. It emphasizes the intuitive grasp of the absolute truth of the ancient Masters » (Trad. libre : «Le dogme de la Kabbale remonte bien jusqu’à Adam et Éve à qui ses secrets ont été dévoilés par ENKI (Samael) et Lilith, qui l’ont conjointement définis comme l’”Arbre de la science”. Le mot Kabbale réfère à la ” tradition ” et au ” comment elle a été obtenue”. Elle insiste sur la compréhension intuitive de la vérité absolue des anciens Maîtres… »Ces définitions interdisent qu’on puisse honnêtement parler de l’existence d’un livre intitulé « Livre de la Kabbale ».

12 Médiocrité : « le postulat de médiocrité » est une notion développée par von Hoerner. Elle est expliquée à la page 39 du livre de Sendy. Elle fait référence à une notion objective. Un récupérateur naturel, comme c’est le cas de l’imposteur Vorilhon, cherchera naturellement à en faire un usage subjectif en l’appliquant aux êtres humains et particulièrement à ceux qu’il exècre.

13 Motz : Astronome rattaché à l’Université de Columbia en 1963, selon Sendy.

14 Zecharia Sitchin est une des très rares personnes à pouvoir comprendre l’écriture cunéiforme que l’on retrouve sur les tablettes d’argile sumériennes et qui date d’environ 8 000 ans.